Sceptique

04 novembre 2019

MON HOMMAGE AU PROFESSEUR LARENG.

Je l'ai connu quand j'exerçais la médecine générale dans la région de Toulouse, j'ai suivi la mise en place dans les hôpitaux parisiens des services d'urgence, absorbant rapidement le travail des gardes assumées par les généralistes. Et j'en ai éprouvé les performances comme patient, n'ayant d'autre solution que me présenter dans un service d'urgences, pour y recevoir les soins, que je savais indispensables et urgents. J'ai pu évaluer les avantages de la méthode d'accueil, de tri, et de prise en charge, mise au point par le Professeur Lareng et son équipe.

Et j'ai compris son succès, enflant de mois en mois, d'année en année, amplement mérité par le système mis au point. Le succès des urgences est fondé, mérité, irréversible. Il ne faut pas compter sur un reflux venant du public. Il serait l'effet d'une réduction artificielle de l'offre. Par contre, son inflation régulière pourrait souffrir d'un manque de moyens humains. Un urgentiste est un spécialiste.

Tout le mal que les inévitables esprits chagrins ont déversé sur les urgences n'est qu'injuste. Il n'y a pas à chercher des coupables d'abus. Les besoins de soins découvrent l'offre et s'en saisissent. Il n'y a, jamais, nulle part, d'abus de la demande, tandis que l'offre peut être débordée. La méthode mise au point, sur le modèle de la médecine de guerre, ne souffre que de son succès. Dans l'état actuel de l'offre de soins, maintenir les urgences est déja une performance. Elle ne peut pas être dépassée. Le, ou les, yakas, sont vains.

Pas sceptique en la matière.

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03 novembre 2019

À CHACUN SA VÉRITÉ, BONNE OU MAUVAISE.

Àun moment donné, tout, même le vrai, n'est pas bon à dire. Car il y a forcément quelqu'un que la vérité dérangera.

Ainsi du Mali, où le sang français, mais aussi le sang malien, vient de couler plus que de raison.

Était il possible de l'éviter? 

Difficilement. Une guerre, c'est toujours du sang qui coule

Géographiquement il y a deux Malis. Celui du sud, peuplé de paysans, celui du Nord, fief des nomades, vivant de divers négoces trans sahariens. La Kalachnikov est leur outil le plus utile. Ils savent mieux s'en servir que les paysans du Sud-Mali.

Du temps de notre impérialisme, nous nous occupions de ces deux parties. Avec les mêmes soldats. Une commodité.

L'indépendance a fait des deux Malis un seul. Protégé, défendu, par une même armée. Majoritairement formée de paysans.

Mais au Nord-Mali, les peuples sahariens, nomades, défendaient eux-mêmes leurs trafics divers, qui assuraient leur subsistance. Ils n'acceptaient pas l'autorité des sédentaires, qui formaient le gouvernement et....l'armée.

Il s'est avéré une division de fait du Mali, saharien et nomade au Nord, nigérien,sédentaire, et paysan au sud.

Plus peuplé et sédentaire, le Sud a dominé ethniquement et politiquement. Mais les nomades du Nord ne l'ont pas vraiment accepté. Leur économie, commerciale et mobile, n'était pas dépendante de celle du Sud, rurale et paysanne. L'ensemble malien, héritier de la décolonisation, s'est trouvé fissuré ethniquement, économiquement, et, bien sûr, politiquement. Des oppositions dangereuses menaçaient  un mali artificiellement unifié. Le conflit latent a éclaté à l'articulation entre les deux parties, la saharienne, et la sahélienne.Il a fallu que la France fasse intervenir son armée, protégeant les zones sahariennes contigües au cours du fleuve Niger. Nous y sommes toujours.

La solution serait la séparation des deux Malis, celui du Nord, saharien, celui du sud, nigérien. L'orgueil hérité de la décolonisation, les serments, y font obstacle. Il ne reste que la guerre, qui promet de durer.

Plus guerrier, le nord devrait dominer l'ensemble, alors que par le nombre, et le poids économique, c'est le Sud , qui devrait recevoir les instruments du pouvoir. Les germes de division semés par la colonisation et sa dislocation, s'affirmeront, tôt ou tard. S'il y a conflit armé, le plus fort ne sera pas le plus nombreux, mais....le plus guerrier. Il nous reviendra de trancher! Encore!

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UNE TEMPÊTE:ON LA SUPPORTE, OU ON S'EN PROTÈGE?

Il y a deux tempêtes à encaisser, ces jours prochains. Une naturelle, production de l"Atlantique et de la saison, et une sociale, de saison, aussi, mais planifiée par des hommes. De mauvaise humeur. Personne n'aurait l'idée d'une maitrise, par les hommes, d'une tempête bretonne. Mais pas plus de celles que les hommes infligent à leurs semblables, pour des raisons sur lesquelles ils n'en peuvent mais. Ils ne les tuent plus, mais leur gachent la vie, quelques heures ou quelques jours. Il y a de la détestation dans l'air, pesante. Ils se disent pas assez heureux. D'autres diraient "insatisfaits".

Àmon âge je ne devrais pas être surpris. Mais pourtant....après tout, le chemin de fer et les trains n'ont pas existé de tout temps. Ce n'est qu'une question d'habitude!

Et si on s'y faisait?

Sceptique

 

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01 novembre 2019

100%DES CHEMINOTS VEULENT VOIR DISPARAITRE LE STATUT DE CITOYEN FRANÇAIS.

LA RÉALISATION DE CE VOEU LEUR ASSURERAIT LA FIN DES CRIAILLERIES DE TOUS CEUX QUI ATTENDENT DES CHEMINOTS UN SERVICE RÉGULIER DES TRAINS QUE LES CITOYENS FRANÇAIS ACHÈTENT ET LEUR CONFIENT, POUR LES EMMENER À LEUR TRAVAIL, OU EN VACANCES. ILS VONT JUSQU'À ATTENDRE QUE CE SERVICE S'AJUSTE À LEURS BESOINS, LABORIEUX, OU RÉPARATEURS.

Hélas, chaque jour qui passe consolide la volonté des conducteurs et servants des trains de ne pas céder d'un pouce aux exigents usagers qui réclament d'être transportés où ils le veulent, et quand ils le veulent. Que ce soit pour leur travail, ou leurs vacances.

Ils sont offusqués de ce qu'il leur soit demandé de travailler quand ils préféreraient être en vacances, et inversement.

Depuis les semaines que l'incompréhension dure, les usagers ne peuvent se mettre dans la tête que les cheminots SONT en vacances, et ne peuvent donc travailler.

Comment faire coïncider les fantaisies des voyageurs avec les nécessités physiques et morales des cheminots? Jusqu'à présent, aucune solution n'a été trouvée à l'incongruence des besoins essentiels des deux parties. Un projet de nouvelles négociations a été arrêté au 1er Juin 2020. Les parties recrutent les volontaires acceptant de participer aux négociations. Pour le moment, il ne s'est proposé que deux parties d'usagers. Ceux qui veulent des trains pour leur travail, et ceux qui les demandent pour leurs vacances.

À suivre,

Sceptique

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31 octobre 2019

LES MESSAGES NON ÉCRITS DE L'EXPÉDITION ÉLIMINANT AL BAGDADI

L'exploitation des informations, la préparation de l'expédition, dans tous ses détails, a été minutieuse, très réfléchie. Ses aspects punitifs n'ont pas été oubliés. L'expédition a été codée sous l'appellation Kayla Mueller, une jeune humanitaire américaine, capturée, violée, puis tuée, par Al bagdadi en personne. Mais l'objectif principal était Albagdadi, le mystérieux chef  du califat islamiste, ,plaçant tous les actes à venir de l'organisation, sous l'égide islamiste.

L'homme et sa famille se dissimmulaient dans une maison, localisée par le renseignement américain, probablement épaulé par la coalition formée contre la force djihadiste.

L'attaque ne pouvait être exécutée que par des moyens aériens adaptés, des hélicoptères, qui ne devaient partir, ni de trop près, ni de trop loin, pour ne pas éveiller la méfiance.

Quand l'attaque s'est déclenchée, sa cible a fait mouvement vers les caches préparées, emmenant ses enfants.

Al bagdadi a cependant échoué à organiser sa fuite, et acculé, il s'est donné la mort à l'aide des explosifs fixés dans ses vêtements. 

L'opération a été une réussite complète, sans effets collatéraux indésirables. Comme ce fut le cas pour le corps d eBen Laden, il a été immergé à partir d'un navire, ne permettant pas sa localisation précise, et un culte par ses fidèles.

Si l'élimination d'un chef djihadiste de ce niveau est doublement importante, vengeant ses victimes, et l'éliminant des forces ennemies, elle atteste qu'elle n'est pas invulnérable, que son camp n'a pas la victoire assurée.

Elle ne veut pas dire que la bataille est finie, que la guerre en cours, non plus. Le mouvement fanatique est gravement affaibli, et les opérations de nettoyage seront indispensables à la consolidation du succès. Il est cependant exploitable comme information: le terrorisme, sous ses pires formes n'est jamais invulnérable. 

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30 octobre 2019

ET SI NOUS CESSIONS D'AVOIR PEUR DE L'ISLAM!

Là où l'islam est religion d'état, obligatoire, toute puissante, Vérité avec un V, l'islam, religion, dispose d'un pouvoir  sur les populations, que la loi civile soutient, confirme.

Avant l'apparition de l'Islam, au septième siècle après J.C., c'est le christialisme qui s'était imposé aux populations de l'Empire Romain, et à ses envahisseurs de lépoque, les peuples germaniques. L'Islam arriva via l'Espagne, qu'il conquit complètement, puis passa à notre territoire, romain,  chrétien, puis germanique. Les armées arabes parvinrent à hauteur de Lyon. Une bataille incertaine arrêta leur avance à Poitiers, puis les fit refluer vers le sud. les siècles suivants ramenèrent les conquérants arabes au détroit de Gibraltar.

Ce fut aussi notre cas, jusqu'à notre révolution, qui vit rapidement la séparation de la Loi et des religions officielles. Lesquelles perdirent le soutien, l'exécution de leurs propres jugements. Les religions perdirent leurs droits séculiers, du fait de leur inexécution.

Je décrirai un autre exemple, celui de notre État Civil. Autrefois tenu par l'Église, dont l'acte de baptême tenait lieu d'acte de naissance. Ainsi, jusqu'à la mort.

Bonaparte trancha définitivement entre les deux systèmes. Seul le civil eut force de loi. Le religieux, le baptême et les sacrements avaient leur valeur propre, mais ne faisant pas loi. Il y eut deux catégories d'actes, mais une seule avait force de Loi.

La fin de notre dix-huitième siècle, marqué par les guerres napoléoniennes, avait bouleversé les rapports de forces entre les territoires chrétiens, tous européens, et les terres d'islam, vaguement unis par la puissance turque, nettement affaiblie, tant en Afrique du Nord qu'en Europe. En mer Méditerranée, la piraterie entretenue par les mahométans était affaiblie par les coups portés par les marines européennes, ainsi que par les forces navales étasuniennes, inspirées du modèle britannique, mais imprégnées de l'esprit étasunien.

Dans les années 1830, les armées françaises entreprirent la conquête de l'Algérie, mettant fin aux pirateries nord-africaines, à l'ouest, et lybyennes, à l'est. La sécurité des mers, celle de la navigation en méditerranée, constituèrent un changement considérable dans cette région jusque là incontrôlée par les marines européennes.Une nouvelle venue, la marine des États-unis, permit de mettre fin, définitivement, à toute activité de piraterie. La Méditerranée devint une mer "normale", navigable en totalité.

La suite a occupé, avec plus ou moins de bonheur, l'histoire de cette région. La liberté des mers a coïncidé avec la conquête de l'Algérie, exploit des nostalgiques de la Grande Armée et des conquêtes de l'Empire. On sait la suite, la décolonisation de toute l'Afrique du Nord.

Mais ce n'est pas une vraie fin. Une autre histoire, qui commence.

On s'aperçoit que les indépendances ne sont pas des fins. Des débuts incertains, qui ne mettent

pas fin à la phase précédente .

Sceptique

 

 

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29 octobre 2019

DES FRANÇAIS PÈTENT LES PLOMBS À BAYONNE. LA RAISON Y TROUVE SON COMPTE.

UN PRÉLUDE À UNE GUERRE DE RELIGION? UNE PRISE DE CONSCIENCE, C'EST MIEUX!

Des français, bien chauffés, (depuis quand?), se sont attaqués à la paisible mosquée de Bayonne, y ont tiré des coups de feu, heureusement sans tuer, mais par inexpérience. De part et d'autre, on a eu chaud. Les vatenguerre de religion, particulièrement! Ils ont pris publiquement conscience de leur bêtise!

Les musulmans présents, visés pour ce qu'ils sont, musulmans, ont eu chaud, aussi, et quelques blessures. Les assaillants n'étaient pas des tireurs d'élite.

Mais tous les penseurs politiques, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, ont pris conscience de l'état de l'opinion, chauffée à blanc, de la voie sur laquelle le peuple français s'était aventuré. Les poitrines des  meneurs d'opinion, qui ont pris conscience de leur responsabilité, ont raisonné sous leurs coups sur leur poitrine.

Un peu de recul, trois bonnes années, permet d'équilibrer les responsabilités. Ce sont les islamistes qui ont frappé les premiers. Mais ils ont été mis hors d'état de nuire pour de bon, à quelques méfaits près.

Nous avons choisi de ne pas user de la vengeance aveugle. Il faut s'y tenir. Il n'y a qu'une façon d'être aveugle! Ne pas vouloir voir.

Bref, la société française, ses représentants lucides, ont pris conscience de la stupidité particulière d'une guerre de religions. Les serments de s'en abstenir ont foisonné. Même les porte-parole de l'islamophobie se sont mis une pièce d'or sur la langue. Un bon moyen pour la fermer!

Si nous décidions une fois pour toutes de ne plus faire un fromage des religions, y compris de la nôtre, si nécessaire, c'est pour le coup que nous serions sereins. Se convaincre, d'abord, que les religions n'ont pas d'avenir, seulement un présent. Précaire et révocable, de préférence. La préférence des dieux nous reste à jamais inconnue C'est d'ailleurs ainsi que la loi de 1905 les définit. Une croyance, partagée, mais jamais universelle.

C'est beaucoup demander, j'en suis conscient, mais ce but est unique.

Sceptique

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28 octobre 2019

FAUT-IL ÊTRE INQUIET POUR LA LAÏCITÉ?

Malgré l'encombrement de l'espace public par des religions diverses, le moindre recul fait apparaitre le vide religieux réel. Notre société se présente comme laïque. Le religieux forme des ilots occupés par quelques uns, qui doivent montrer leur ferveur, et leurs exigences, pour être vus, plus rarement entendus. Sans ce militantisme, notre société apparait globalement comme sans religions. Il faut aller les chercher, aller vers leurs monuments, les manifestations publiques qui sont admises, certains jours, en certains lieux précis.

On ne parle que des religions qui font l'effort d'attirer l'attention, par l'accoutrement des fidèles, par les manifestations publiques des cultes, ou des convictions.

M^me les jours sacrés, voués à une religion, ne sont pas également spectaculaires, surtout si elles sont multiples. Une forme de discrétion s'impose*. C'est, en tout cas, ce que je ressens, en comparant le présent avec mes souvenirs de l'enfance, et de l'adolescence. La religion est passée de beaucoup à presque rien, sur l'ensemble du territoire. Les fêtes spécifiques parviennent encore à lranimer certaines, à les rendre visibles un moment.

Toutes sont susceptibles aux manifestations d'hostilité, de non considération. De plus, ce qui fleure la persécution, remet sa cible sur ses gardes. Toutes les religions n''attaquent plus, sauf encore une mais protestent en cas d'attaque, en proportion de sa virulence. La laîcité est par essence une attitude pacifique.Ce qui n'est pas attendu, par principe, d'une religion. Une vérité doit être offensive! La laïcité est le fait des religions tiédies, qui veulent toujours combattre, mais sans s'imposer.. Le mélange de diverses religions au sein d'une société les place face à un dilemme: ne pas combattre les erreurs(toutes sauf une!).

Rassurons-nous, si on peut dire! La faiblesse de la laÏcité, c'est la laïcité! Aucune religion ne peut comprendre, l'accepter sans arrière pensée. Comment peut on être laïque????

Sceptique 

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25 octobre 2019

UN CACTUS NOMMÉ RÉUNION.

Le Président Emmanuel Macron s'y est frotté, avec la bonne humeur du père Noël, mais n'a pas été payé de retour. La Réunion était en pétard.

S'agissait il de mouches en incursion, ou simplement affamées?

Non, simplement, les réunionnais se plaignent d'être mal payés d'avoir à garder une île qu'ils jugent inconfortable et difficile d'entretien. Ils préféreraient Tahiti, pour ses lagons et ses plages sûres ou la Corse, proche de la métropole, et davantage gâtée, pour des raisons historiques.

Je suis de leur avis. Il y a trop de pierres, et pas assez de sable, les bains de mer sont à bonne température, mais les lagons peu profonds exposent le ventre aux madrépores rugueux. Par contre les poissons sont de toute beauté, et leur spectacle est inoubliable. Celui des requins n'est, par contre, pas recommandé. Il est possible, si on aime, de participer à des pêches au gros.

Les paysages sont grandioses, dans quelque point de l'île où on se trouve. Enfin, il y a le volcan, la fournaise, au sud-est, très souvent actif, et s'offrant en spectacle. Mais le danger, réel, oblige la sécurité de l'île à interdire les accès au volcan, dès qu'il est en éruption.

Les éruptions ne sont pas explosives, les laves sont fluides, mais les humains sont fascinés jusqu'à perdre la raison. L'administration ne peut prendre le risque de divagations près des coulées de lave. Les photos aériennes, prises par les pilotes de l'île, constituent une activité précieuse pour les deux parties, aviateurs et photographes.

Que reste-t-il aux marcheurs? Des sites drandioses, des cascades, des paysages volcaniques.

Les réunionnais sont quelque peu blasés, leurs problèmes économiques se rapellent à eux. J'ai rappelé les handicaps économiques des dom-tom, sans solution dans le contexte économique en vigueur (excessive). La solution ne semble pas encore proche. Il ne reste que l'assistance, pour la majorité des réunionnais.

Sceptique

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24 octobre 2019

LES MAUVAISES HABITUDES.

LLe Chili, pays d'Amérique du sud, a refait parler de lui ces derniers jours, rompant avec une longue période de paix civile, après la dictature, longue et dure, des militaires. J'ai la mémoire des faits, des meurtres, des disparitions, mais, surtout, des exilés sud-américains, argentins, chiliens, brésiliens, qui avaient choisi la France. Ma maison, celle oùje coule ma retraite, a été construite par un architecte chilien, exilé. Lui, et d'autres, argentins, uruguayens, chiliens, fuyant les dictatures militaires allergiques aux hommes "de gauche". J'en ai connu un certain nombre, hommes, et femmes, exerçant des métiers intellectuels (psychologie, psychanalyse, en majorité, tous repartis dès la chute, groupée, presque synchrone, des dictatures militaires. Les charmes de la France n'ont retenu personne, à l'exception de quelques enracinés, intégrés solidement.

Mais l'amérique latine reste....latine. Si le nationalisme est vif, l'engagement idéologique, à gauche, mais aussi, à droite, fait aussi partie de la sensibilité sud américaine. Qui s'exacerbe régulièrement, mais sans tomber  dans la dictature, que tous les pays de l'amérique du Sud ont connue pendant un temps. Soit de droite, soit de gauche, en réaction. Les pouvoirs politiques sont maintenant stables et libéraux, connaissant des crises d'autoritarisme, préservant les normes démocratiques. Bon sang ne saurait mentir!

La crise que connait le Chili est partie d'un problème de transports publics. Faut-il payer pour les utiliser, ou leur caractère "public" implique-t-il la gratuité de fait. Ça dépend, dirait-on en France!

En France, il est admis de payer, et licite d'esquiver (de moins en moins souvent!)

Mais à Rio de Janeiro, dans les années 1950, un touriste étranger ne prenait pas le risque d'emprunter un transport public, fgratuit, de fait. Il ne pouvait déchoir, alors qu'il avait les moyens de prendre un taxi. J'ai appliqué les recommandations de mes hôtes. Qui m'ont aussi fait valoir que les transports publics n'étaient pas entretenus, et tombaient souvent en panne.

En france, nous n'avons pas connu cette cause de clivage. Dans nos transports publics, la fraude est maintenue au minimum, et vouée à disparaitre. Il en persiste peu d'exemples.

Voilà ce que me rappelle la crise chilienne. Ellle ne semble pas risquer de virer à une dictature. C'est une période résolue!....pour ce siècle, au moins.

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