Sceptique

26 septembre 2016

65 MILLIONS DE FRANÇAIS, ET MOI, ET MOI...

J'écoutais, ce matin, sur France Inter, l'entretien de Cohen avec François Fillon, ancien Premier Ministre, et candidat à la présidentielle de 2017. J'ai été impressionné par le calme, la sagesse, la modération et en même temps la fermeté de l'homme politique. Le journaliste était là pour le provoquer, le pousser à la perte de contrôle. Normal, dans ce métier.

En fin d'entretien, François Fillon a été mis en communication avec des auditeurs, désirant l'interroger. Trois, en tout.

Chacun n'a exposé que ses craintes personnelles, les conséquences possibles pour elle, ou lui, des réformes considérées comme indispensables par le responsable politique. Chacun, chacune, a présenté la politique comme l'art de leur plaire, individuellement, ce qui est statistiquement improbable. Avec gravité, François Fillon a exposé les tenants et aboutissants des actes politiques, embrassant des foules, diverses, et non des individus.

La chanson de Jacques Dutronc, traitant avec humour et légèreté le conflit inévitable entre l'individu et tous les autres, est revenue dans ma tête. La place de ce billet est dans la catégorie "l'homme éternel".

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25 septembre 2016

"HAUTS DE FRANCE", ENTRE SOURIRES ET GRIMACES.

L'information me vient du Courrier Picard. Depuis peu, grâce à sa version numérique, il fait partie de mes sources régulières.

Xavier Bertrand, à la tête des Hauts de France, fait ce qu'il a promis lors de sa campagne. Il met le paquet sur l'emploi. Son domaine de compétence a eu sa part du naufrage de l'industrie. Là où il y a des usines, les usines trinquent.

La faute à qui? Jusqu'il y a peu, celle des patrons. Xavier Bertrand fait partie de ceux qui mettent en cause la politique. Comme politique, il rame à contre courant, et comme élu il cherche des solutions, il met son nouveau pouvoir dans la balance.

La Région s'efforce de faciliter la vie des chercheurs d'emploi, dorlote les entreprises en difficultés, étudie la solution de coups de pouce financiers(subventions), noue des contacts avec une entreprise d'intérim (Adecco), profite de son expérience en matière de formation professionnelle.

Son résultat, en quelques mois, presque 700 emplois sauvés ou créés. Sur un ton un peu pincé, le quotidien diffuse l'information politiquement incorrecte. Au passage, il épingle l'opposition stérile assumée par le F.N.

Fidèle à son engagement, l'ancien Ministre du Travail ne recule devant aucune innovation. S'il lui faut subventionner des entreprises, il le fera.

Sceptique

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22 septembre 2016

LA FRANCE DOIT-ELLE ÉVOLUER VERS LE "VÉGANISME"?

Le titre de l'article collectif publié par "Le Monde" daté du 21 Septembre (page 21), est affirmatif. Il est combiné avec un éditorial condamnant la dérive de notre société vers une dissimulation honteuse d'une phase majeure de l'offre de viande, l'abattage. Ce passage nécessaire est caché, non représentable, et si nos besoins sont satisfaits, toute une partie, inévitable, allant de nos prés à nos assiettes, est soigneusement occultée. 

De temps en temps, des héros, micro en main, ou camera à l'épaule, se faufilent dans ces lieux secrets, inavouables, et font parler ceux qui se chargent de transformer des bêtes vivantes en viandes de toutes sortes et de tous prix. Ces humains marginalisés accomplissent cet acte machinalement, le coeur et l'âme blindés. Un ratage du geste sera corrigé plus loin, la bête à moitié morte agonisera jusqu'à ce qu'un autre tueur l'achève. 

La publication du reportage fera son effet, elle soulèvera les coeurs, et fera rougir de honte les omnivores qui sont devant leur télé. Quelques uns se convertiront au végétarisme. Pour un temps, ou pour toujours.

Ils deviendront végétariens, continueront à manger du poisson, des "fruits" de mer, des oeufs, et boiront du lait, sans dommage pour leur santé.

Mais l'homme, doublement sapiens, se contente de moins en moins souvent de cet accommodement. Les plus logiques étendent le raisonnement. La suppression de la souffrance animale a un prix, l'éradication de l'offre d'alimentation carnée, de tous les produits secondaires de l'élevage, comme le lait et les oeufs. Et pour qu'il y ait une suppression de l'offre, il faut celle de la demande. 

La disparition de la demande ayant peu de chances de résulter d'un consentement unanime, il est indispensable de légiférer. La solution est forcément politique, et il faudra au préalable convaincre une majorité, prévoir des poursuites et des sanctions dissuasives envers les entêtés.

Les signataires, présumés "de stricte observance" de ce nouveau régime, ne comportent aucun médecin. La contestation sérieuse de cette voie ne peut venir que d'eux. Ils invoqueront les besoins des enfants, dépendants, pour leur survie et leur croissance, de protéines que seuls les produits d'origine animale peuvent leur apporter. Des cas de morts d'enfants soumis par leurs parents à ces carences, ont rendu vigilants ces professionnels. Comment appliquer le régime, assumer ses conséquences, et les dissimuler à une société devant être soupçonneuse? L'article ne dit pas un mot de ce risque, qui n'est pas immédiat actuellement*. L'adhésion au véganisme se produit encore au bout d'une assez longue réflexion, ou d'une "sommation" par la lecture renouvelée de prescriptions alimentaires émanant de multiples gourous, parfois médecins en rupture, d'ailleurs. Ce sont forcément les plus convaincants.

On retrouve à propos de ce problème, celui de la possession de la Vérité. Il faut passer par cette prétention, avec aplomb, pour être convaincant et efficace.

Sceptique

*Les cas que j'ai évoqués ont entrainé des poursuites et des condamnations dissuasives. Ces chapitres de la loi devront être annulés en cas de légalisation de la pratique alimentaire. Comment punir un usage généralisé?

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21 septembre 2016

BARACK OBAMA, UN PRÉSIDENT, UN BILAN.

Barack Obama, élu Président des États Unis il y a huit ans, arrive en fin de mandat. Il sera remplacé, soit par Hillary Clinton, démocrate, épouse de l'ex-Président Clinton, première femme à se présenter à la Présidence des États Unis, soit par Donald Trump, conservateur, milliardaire et populiste, coqueluche des "petits blancs", qui ont perdu peu à peu leur importance, leur poids politique dans la société américaine. La question que ses électeurs potentiels ne se posent pas est sa capacité d'assumer les responsabilités internationales des États-Unis dans le monde. Elles restent majeures, à un niveau qu'il plait à beaucoup de minorer, pour laisser le leadership mondial au Camarade Poutine, ou au chinois Xi Jinping.

Obama vient de prononcer devant l'Assemblée Générale de l'ONU un discours sur l'état du monde, guère réjouissant, mais depuis longtemps, et certainement pour longtemps.

Il a sa part de responsabilité, qu'il est pourtant difficile de cerner. En contrepied des va-t'en-guerre qui l'ont précédé, il a adopté une façon de s'en mêler, "avec des pincettes". Pas d'envoi d'expéditions punitives ou restauratrices, Des coups "en douce" (si l'on peut dire), limités aux chefs ennemis, repérés par ses services secrets. Des mini-guerres, "presse-bouton", laisant les mains propres.

Ses alliés lui reprochent ce déficit d'engagement, tant diplomatique que militaire, laissant libre cours aux rodomontades du Russe et du Chinois, ou même de quelques sous-fifres mal élevés. Son laisser-faire dans le conflit israélo-palestinien a (peut-être)* aggravé son blocage.

Cette pause de la surpuissance américaine était sûrement désirée par les électeurs américains, qui n'ont jamais applaudi aux interventions diverses de l'histoire contemporaine. Par contre, elle n'a pas été imitée par les "ennemis héréditaires" des américains, qui en ont profité pour renforcer leurs positions, se servir en territoires ou en lieux d'importance stratégique. Le pacifisme d'Obama n'a pas eu d'effet. Mais cette absence d'effet devrait ouvrir les yeux de ceux qui dénigrent les États-Unis, et lèchent les bottes de leurs ennemis. L'histoire montre que la paix ne bénéficie pas, finalement, à ses ennemis. S'ils veulent en profiter plus encore, le monde libre retrouvera sa partie la plus forte et la plus précieuse à ses côtés.

Sceptique

*L'impasse est bilatérale et également entretenue.

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20 septembre 2016

LES CANDIDATS DE LA DROITE SONT-ILS SANS IDÉES NEUVES?

C'est une remarque globale du quotidien L'Opinion, politique et économique, dirigé par Nicolas Beytout.

On peut le dire, oui, mais notre pays est-il en état de supporter un, ou des, traitement(s) expérimentaux?

Sa maladie est une hémorragie chronique, et sa conséquence, l'anémie. "Graisseuse", comme on disait autrefois, quand on ne comprenait pas la fatigue chronique des obèses. Les règles générales de la mécanique ne paraissaient pas applicables à l'être humain.

Il est maintenant bien compris, mais pas par tous, qu'un pays puisse être affaibli malgré un budget pantagruélique . Le diagnostic est la défaillance du coeur. Le premier traitement est de soulager l'organe.

Le second? Le traitement du coeur! Ducon!

D'autres fois, j'use de la métaphore de la locomotive. De l'ancienne, autonome, à vapeur. Il faut que le foyer soit bien garni de charbon (ça date, hein?), que la chaudière ne soit pas à sec...d'eau, et enfin, qu'il n'y ait pas de fuite de vapeur!

Nos gouvernants d'aujourd'hui et leurs supporteurs utilisent aussi l'image du train. Mais uniquement du point de vue du confort des voyageurs. Somptueux, luxueux, à faire rêver. Mais à l'arrêt, en gare, accumulant le retard, mettant en pétard les passagers frustrés, proches de la crise de nerfs. "Mais que fait le gouvernement?", crient-ils.

Le gouvernement fait distribuer des sandwichs, des bouteilles d'eau, et des oreillers. C'est tout ce qu'il pense pouvoir faire.

Ses opposants, qui se préparent à le remplacer, envisagent, eux, de remettre en état de marche la locomotive. Mais pas en donnant des coups de clés sur les roues et les organes moteurs. Et c'est là leur limite. Ils n'ont pas la clef de la soute à charbon. Ils en sont réduits à chercher cette clef, condition "sine qua non". Ce n'est pas une idée extraordinaire, effectivement!

La suite au prochain numéro.

Sceptique

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19 septembre 2016

ENTREPRISES ET RELIGIONS: LOGIQUES EN CONFLIT.

Toute religion construit une logique, définissant ce qui est compatible avec elle et ce qui ne l'est pas. Ce n'est pas leur exclusivité, d'autres institutions humaines se dotent d'une logique définissant ce qui leur convient et ce qui ne leur convient pas.

Il peut y avoir un conflit spontané entre la logique particulière et la loi générale. Cette dernière peut être considérée comme prévalente dans tous les cas, ou limitée face aux conditions particulières indispensables à l'institution considérée.

Ainsi, avec une acuité relativement récente, la question de la religion et de sa logique particulière est posée pour les entreprises, publiques, ou privées, surtout. La loi de 1905 ne s'y applique pas systématiquement. Mais ce n'est pas,non plus, un lieu public.

Si on pose la question de la finalité d'une entreprise, on s'entendra souvent répondre qu'elle est faite pour donner des emplois. Ce qui ne donne aucune idée de son fonctionnement, de ses objectifs réels,de ses règles propres.

Un problème particulier avec la religion se pose pour les entreprises dites "de main d'oeuvre", sans spécialité, d'un niveau de formation moyen ou faible. Elles ont à répondre de plus en plus souvent à des demandes d'interruptions du travail pour la prière, ou d'aménagements d'horaires, ou de congés motivés par des astreintes religieuses comme le Ramadan.

Il est improbable que de telles demandes soient compatibles avec les buts de l'entreprise: fournir des produits ou des services à des clients. Mais leur recours à l'arbitrage de la loi générale est vain: "Elle" ne dit rien à ce sujet, pour l'espace privé. Comme on le sait, ce problème a été réglé pour le service "public". Les pratiques et les signes visibles de l'appartenance religieuse y sont interdits.

Il résulte de l'absence de textes clairs que les employeurs, qu'ils autorisent les pratiques religieuses, et offrent le temps nécessaire, ou qu'ils refusent, au nom des nécessités de la bonne marche de l'entreprise, sont dans une forme d'illégalité, même si, pour la même raison, elles ne peuvent être attaquées en justice.

Paradoxalement, la situation de nos entreprises privées, non rattachées au service public, est moins claire en France que dans les pays musulmans. Selon l'importance de l'ouverture de leur économie, la pratique religieuse est renvoyée aux heures disponibles, ou elle interrompt, le temps nécessaire, l'activité de toute l'économie, jusqu'au coucher du soleil, sûr et certain.

La clarification de notre droit en la matière devait faire partie du projet de loi modifiant le droit du travail dans le sens d'un assouplissement, d'une meilleure adaptabilité de nos entreprises aux réalités d'aujourd'hui. On sait l'accueil qu'elle a reçu, l'âpreté non résolue du refus des principaux syndicats.

Il ne faut pas s'attendre en période électorale à une avancée du pouvoir sur ce terrain difficile. Les entreprises, privées, ou publiques, quand elles sont provoquées, se débrouillent.

Sceptique

 

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18 septembre 2016

LES DANGERS DES RÉSEAUX SOCIAUX.

Il y a quelques années, sous le titre "Pour vivre heureux, vivons cachés", je rapportais la mésaventure d'une jeune iranienne, confondue, sur le réseau Facebook, avec la jeune victime de la répression, tuée d'une balle dans le coeur. Les services secrets du régime, avisés de l'aubaine, faisaient pression sur la presque homonyme, pour qu'elle se proclame la soit-disant victime, et bien vivante.

La "preuve" aurait été faite du peu de sérieux des médias occidentaux, mais après? La jeune femme, ne prisant guère la manipulation par les sbires du régime, et bien que privée de passeport, s'était dépêchée de prendre un taxi pour l'aéroport, et de prendre un avion, à destination de la Turquie. Elle avait du "arroser" un certain nombre de fonctionnaires pour accomplir sa fuite.

De Turquie,  elle avait appelé un cousin installé en Allemagne, qui lui avait envoyé la somme nécessaire pour le rejoindre, et, une fois en Allemagne, passer pour quelques mois au statut de réfugiée.

Cette fois-ci, c'est une toute autre histoire, rapportée par "Le Monde", le suicide d'une jeune italienne, qui avait commis l'imprudence de tourner des vidéos érotiques, et de les confier à de "bons amis"....

Les vidéos se sont vite retrouvées sur le réseau, où elles ont accompli les parcours variés, prévisibles en raison de leur intérêt.

Jetée en pature sur la place publique, la pauvre fille n'a jamais pu faire disparaitre, malgré des jugements favorables, ces videos croustillantes mais "softs" de l'ensemble des réseaux sociaux. C'est au prix de sa vie, qu'à titre posthume, elle a été reconnue victime des hommes.

Je n'ai pas de doute sur la vanité de cet avertissement. Mais je le mets en ligne quand même. Facebook peut m'attendre longtemps.

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TRUMP, CLINTON:LA PESTE? OU LE CHOLERA?

Par une déclaration publiée par La Presse, de Montréal, l'ancien Secrétaire d'État à la Défense, Robert Gates, républicain, mais fait de l'étoffe des grands serviteurs d'un État, celui des États-Unis, en l'occurrence, n'y va pas "avec le capuchon du stylo" pour "exécuter" le candidat Donald Trump.

"Il est irrécupérable", conclut-il, incapable de passer de l'ignorance crasse à un savoir apaisé sur tous ceux qu'il exècre et a copieusement insultés.

Surtout qu'il n'annonce pas, en les désignant, qu'il confiera les affaires difficiles, de la défense, et des relations internationales, à des experts, de son bord, ou non, mais avant tout compétents et pragmatiques. "IL" se présente comme le sauveur des américains qui ont peur....pour leur confort, leur bien-être, se proposant de mettre à bonne distance les "croquants" basanés ou enturbannés. Son programme électoral se limite à ces proclamations, qui paraissent suffisantes à une masse qui gonfle tout doucement. Tandis que la cote de Madame Clinton vascille parfois vers le bas, à chaque vapeur, ou quinte de toux.

Le spectacle des élections américaines de cette année n'apporte rien de bon à l'image de la démocratie. Qui, périodiquement et un peu partout, vire à la farce grâce à la présence et à la popularité d'un clown. Les raisonnables "serrent les fesses"! Si nous récoltions un Duterte, que deviendrons-nous?! À l'échelle des States et du monde, ça ferait un sacré désordre. C'est pour le coup qu'une empoignade nucléaire avec l'autre clown, le nord-coréen, deviendrait plausible.

L'histoire contemporaine est sur ce sujet, ambiguë. Bush junior a laissé de vilaines traces dans le monde, mais pas un désastre général, définitif. "Il" avait derrière lui une administration américaine qui faisait tampon.

Il en serait sans doute de même aujourd'hui. Le respect de la constitution, de la voix du peuple, est compatible avec des mises en garde discrètes, mais fermes. Si le Président...n'est pas trop têtu..

Souhaitons aux américains qu'ils soient lucides en majorité, qu'ils s'épargnent, et à nous, avec eux, une lourde erreur.

Avec Hillary Clinton, ce ne sera peut-être pas "fumant". Mais avec Trump, ce sera sûrement "too much".

Sceptique, avec un bémol.

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17 septembre 2016

ACCIDENT DU VOL MS 804 D'ÉGYPT AIR: LA VÉRITÉ HORS D'ATTEINTE?

Cet Airbus de la compagnie Égypt-Air, parti de Roissy Charles-de-Gaulle, s'est trouvé subitement en perdition à l'approche de sa destination, et s'est abîmé en mer, tuant ses 66 passagers et son équipage. Grâce aux moyens mis en oeuvre pour récupérer les boites noires et un maximum de débris, une enquête, sous la conduite des égyptiens, a pu aboutir,sinon à des conclusions définitives, du moins à des éléments importants.

Dans les suites immédiates du drame, les signaux automatiques précédant la disparition des radars de l'appareil, et son silence définitif indiquaient le déclenchement d'un feu à bord, sous le plancher, partant du niveau des toilettes et diffusant vers l'avant, et atteignant l'ordinateur de bord gérant les commandes. Il semble en avoir résulté des manoeuvres brutales, peut-être une accélération pour compenser une crainte de décrochage, affectant finalement les structures de l'appareil et provoquant sa chute. 

Rien, à l'époque de l'accident, ni après, ne permettait d'affirmer une explosion à bord. Aucune revendication d'attentat n'a été lancée.

Ce qu'on sait, c'est que l'appareil et son équipage avait accompli avant ce vol une somme anormale de trajets avec très peu de repos et de contrôle technique dans de bonnes conditions.

Très récemment, nos gendarmes spécialisés dans ce type d'enquête ont été convoqués par les enquêteurs égyptiens afin de constater la présence de "traces "de TNT sur des débris récupérés. Mais il leur a été refusé, par décision de justice, d'approfondir leur enquête, de l'élargir aux autres débris.

Du coup, le gouvernement français a refusé de signer une déclaration conjointe confirmant la valeur de preuve de ces traces, en faveur d'un attentat. 

Ce double refus pèse lourd....sur la confiance réciproque. C'est tout ce qu'il est possible de dire pour le moment.

L'étonnant, c'est qu'à la suite de la perte d'un autre avion de ligne, parti de Charm El Cheich vers la Russie, l'Égypte, dont la sécurité aéroportuaire avait été mise en cause, avait violemment refusé l'hypothèse d'un attentat, revendiqué par l'E.I., jusqu'à ce que les preuves en aient été rapportées par l'enquête...aidée par les précisions données par les auteurs, fiers de leur coup.

Pour cet accident là, c'est la maintenance, du matériel....et de l'équipage, qui semble en cause. Quelques mauvais points pour la compagnie nationale. Mettre un mouchoir dessus, soupoudré de TNT, ne trompera personne.

Sceptique

 

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16 septembre 2016

FUSION BAYER-MONSANTO:" SAUVE-QUI-PEUT?" OU "EN AVANT, TOUTE"?

En se plaçant sur le point de vue supposé des deux acteurs de cette acquisition, de l'un, par l'autre, à grands coups de milliards de dollars, on ne peut se dire que du côté de l'acquéreur, il ne peut s'agir de folie douce, ou d'"épisode maniaque", pour faire "pro".

Monsanto n'avait, semble-t-il, pas envie de se vendre, et il a fallu que Bayer mette des liasses de plus sur la table. L'allemand a emporté l'affaire, n'a pas fait peur à ses propres actionnaires, et, finalement, tout le monde est content.

Sauf les écologistes, de grand et petit poil, et les passionnés du "small is beautiful", dont les limites ne sont pas fixées. Le pot sur le balcon en fait partie. Nous avons entendu leurs porte-paroles. La fin du monde agricole est en vue. Tous esclaves, pas moins.

Mais si on postule que les hommes d'affaires ne sont, ni des rêveurs, ni des joueurs, il est permis d'interpréter cette affaire comme la preuve d'une confiance absolue en ce modèle d'agriculture, parti du moyen-orient, pour conquérir le monde raisonnable.

Raisonnable, car acceptant la réalité, sans mettre un mouchoir dessus, ou se bander les yeux.

Chasseur-cueilleur, prélevant sa subsistance dans la nature, l'homme a été confronté au sort commun du monde animal, le respect, de fait, de l'équilibre strict, constant entre préleveurs et prélevés. Nos ancêtres ont connu les affres du retour, bredouille, de la chasse, de la pêche, de la cueillette. 

Quand des plus malins ont eu l'idée de semer une partie de leur cueillette de céréales, d'autres, d'enfermer dans des enclos les moins malins de leurs fournisseurs de viande ou d'oeufs, ce nouveau savoir faire s'est répandu, très lentement, à notre échelle de temps actuelle, mais il a conquis la quasi totalité du monde...possible. Il y a des parties du monde, trop chaudes, trop froides, trop sèches, inaptes à l'agriculture et à l'élevage...des animaux localement disponibles.

Agriculteurs ou éleveurs, les hommes ont découvert la concurrence, l'intérêt pour les "garde-mangers" qu'il se constituaient. Si ces concurrents n'étaient pas capables d'en faire autant, ils n'avaient aucun mal à se servir, détériorant, au passage, les précieuses denrées.

L'époque moderne, survenue des milliers d'années après ces débuts difficiles, a apporté des solutions à ces prélèvements indésirables, aux gachis qu'ils laissaient derrière eux. Le paysan, l'éleveur, n'avaient plus à payer cet impôt arbitraire, parfois à 100%.

Même pas deux siècles plus tard, de saintes personnes viennent les rappeler à la charité. Ils doivent laisser aux voleurs de tout poil, ce dont ils ont besoin, ce qui leur plait. S'ils gaspillent, prennent plus que leurs besoins, leur appartenance à la nature les excuse de tout. L'homme, qui s'en est exclu lui-même, n'a rien à dire, rien à faire.

Les prévisionnistes de Bayer, Monsanto, et quelques autres, sont convaincus que les agriculteurs et éleveurs ne s'applatiront pas aux pieds de ces prêcheurs, qu'ils continueront, même en secret, sur les terres conquises par cette nouvelle religion, à défendre les fruits de leur travail. Il n'y a pas que la France, toujours plus engagée dans la régression,  dans le monde. Son auto-exclusion de ce marché ne pèsera pas lourd sur les chiffres mondiaux, sur l'activité du nouveau géant de l'industrie au service de l'agriculture et de l'élevage. 

"Ils" savent, aussi, que toutes les incantations adressées aux peuples inconsciemment prolifiques n'arrêteront pas leur inconséquence, que seule une amélioration des niveaux de vie et culturels pourrait y parvenir. Pour éviter les famines, touchant plus les cigales que les fourmis, le maintien au plus bas niveau possible des prélèvements sur les récoltes restera le meilleur moyen de compensation de la poussée démographique.

Voilà pourquoi Bayer n'a pas lésiné pour conclure l'affaire. "Elle" a confiance dans l'avenir. Le sien, en tout cas.

Sceptique

 

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