Sceptique

22 septembre 2018

RÉFLEXIONS SUR UN "APPEL AU PEUPLE"

Je suis troublé par un appel aux dons, à la fondation pour la recherche médicale, qui existe bien,focalisés sur la maladie d'Alzheimer. Les personnalités qui prêtent leur voix insistent sur le dépistage précoce et la mise en route d'un traitement.

Or, à ma connaissance, il n'existe pas encore de traitement efficace de cette maladie, qui est une tragédie pour les familles qu'elle touche, par le poids de la dépendance qu'elle crée, et par la rupture de communication, verbale et affective, entre le ou la malade, et ses proches.

Les quelques médicaments qui étaient proposés depuis ....quelques mois ou années, viennent d'être sanctionnés par un déremboursement par l'Assurance Maladie, pour cause d'efficacité non établie.

Tout, en fait, reste à faire, et la recherche repart de zéro. Pourquoi ne pas le dire?

D'autant que sur l'ensemble de la population âgée, l'incidence de la maladie a diminué. De 25%, ce qui n'est pas négligeable, mais reste insatisfaisant. Les raisons ne sont pas connues. L'amélioration globale des conditions de vie, de qualité des soins, de la nourriture, a du participer à cette diminution de sa fréquence. Mais pas à l'évolution des cas déclarés.

La recherche médicale est pour une bonne part, mobilisée par cette maladie, qui accable les couples, les familles, et l'ensemble des sociétés. La recherche est à l'échelle mondiale, toutes les sociétés qui bénéficient de l'allongement de l'espérance de vie, sont concernées, et participent à la recherche. Qui n'a pas que ce problème à traiter. Les fléaux qui gâchent la vie de l'humanité sont encore nombreux, et de nouveaux apparaissent. Par sa faute, ou non, ils mobilisent l'ensemble des sociétés, dont la nôtre, qui a ouvert cette voie, il n'y a pas encore deux siècles. De fatalistes, les vivants sont devenus exigeants!

Notre État, nos responsables politiques, ne se sont pas désintéressés de la qualité de vie de leurs mandants, et je me rapelle que le Président Nicolas Sarkozy avait créé une fondation officielle vouée à cette maladie. Elle doit toujours participer à la recherche.

Le jour où, quelque part dans le monde, sa solution sera découverte et confirmée, elle ne restera pas secrète...ni cachée dans un tiroir pour ne pas ruiner "tous ceux qui vivent de cette maladie". Ce soupçon a toujours la cote!

Sceptique

 

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21 septembre 2018

DE L'USAGE DE LA PSYCHIATRIE CONTRE LES MAL-PENSANTS POLITIQUES.

On se souvient de cet usage par les dirigeants soviétiques post staliniens, à une époque où ils étaient débordés par des contestataires, qui n'avaient plus peur des camps de redressement des idées. 

Pour autant, ces idées étaient dérangeantes, voire destructrices du bon ordre, de l'unanimité de l'opinion du peuple soviétique, en faveur du marxisme-léninisme.

Comment combattre les opposants, les idées sulfureuses qu'ils colportaient, sans altérer l'image que le régime voulait se donner?

Comment l'idée de faire de la contestation un trouble mental leur est elle venue, avec pour conséquence un traitement psychiatrique imposé aux mal-pensants, placés directement en hôpital psychiatrique? 

D'une logique qu'une victime, finalement "élargie", et autorisée à venir en France (quelle imprudence!), n'a pas réfutée.

Les communistes estimaient alors que leur doctrine, "marxiste-léniniste", avait tout d'une science. Une science n'est pas une opinion. C'est une vérité démontrable. Elle ne peut qu'être réfutée, à partir de faits nouveaux, qui rendent caduque les démonstrations antérieures.

En l'absence de ces faits nouveaux, non compatibles avec la théorie en cours, la contestation d'une science résulte d'un dérangement mental. CQFD! C'est cette logique qui a permis de "soigner" le délire de ceux qui rejetaient le marxisme-léninisme, socle de LURSS.

Rassurons-nous, ça n'a duré qu'un temps. L'évolution de la politique du PCUS a continué sous la forme d'un auto-démontage jusqu'à son terme. Un peu trop loin pour les nostagiques de l'ordre communiste. Il est maintenant simplement "poutinien". La politique a retrouvé son caractère sacré, réservé à son clergé.

L'injonction signifiée par un juge à Marine Le Pen d'avoir à se soumettre à un examen psychiatrique, est sous-tendue par la même logique: les idées trop éloignées de la moyenne en cours sont en rapport avec un trouble mental. J'ai lu dans une autre analyse, que les attendus du juge se référaient à un risque que ces images des atrocités commises par DAECH portent atteinte aux enfants qui les découvriraient. Les enfants courrent d'autres risques (théoriques) en fréquentant internet.

En supposant que Marine Le Pen se soumette à l'injonction, et que le psychiatre désigné** déclare qu'il faut être fou pour penser comme ça, quelle sera la décision du juge? Comment la formulera-t-il? Qui l'exécutera?

La situation imaginée sera, à première vue, "ubuesque". Elle parait compromise dès ce premier stade: se trouvera-t-il UN psychiatre volontaire pour cette mission? Il y a sûrement beaucoup de psychiatres français hostiles au Front National et à sa cheffe, mais il est douteux que l'un d'eux se prête à cet usage de sa spécialité. C'est une limite éthique qui va de soi. Une clause de conscience explicite ne semble pas nécessaire.

Sceptique+++

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20 septembre 2018

QUAND COMPARAISON N'EST PAS RAISON.

Lu quelque part sur internet: quelques mots d'Éric Zemmour:": "Je rêve d'un Poutine français."

Il ne faut pas en rêver. Il ne disposerait, ni d'une Sibérie, ni de gachettes faciles.

Sceptique

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APRÈS LA CANICULE, UNE SÉCHERESSE.

Les deux phénomènes s'enchainent, car ils ont la même source, le Sahara. C'est sur ce désert torride que se forment les anticyclones qui font barrage aux dépressions formées au dessus de l'Atlantique. Les climatologues orthodoxes nous les promettent depuis des années, comme conséquence logique du réchauffement climatique. Évident comme phénomène, peut-être mis abusivement sur notre dos, comme si les climats avaient attendu l'homme pour changer.

Les efforts demandés à l'humanité de contenir, et même, réduire, notre goinfrerie énergétique, ne sont sûrement pas inutiles. Suffiront-ils à stopper le réchauffement constaté, constitue une première question. La seconde, bien plus tragique, est celle d'une régression très importante de nos besoins énergétiques. On en est encore à "que l'autre commence!"

Les "bonnes raisons" s'opposent....à d'autres bonnes raisons...les nôtres. Les COP se succèdent et se ressemblent...par leurs effets.

Pendant ce temps là, en France, peut-être partout ailleurs, les peuples grondent contre le prix des carburants, ces saletés!

L'économie mondiale est comme un vélo, divisible en millions, puis, en milliards de vélos, dont l'arrêt entrainerait les chutes en série. Vers un drame humain dont personne ne veut....tel qu'il serait en vraie grandeur! Le mistigri d'une sobriété énergétique conséquente passe de mains en mains, de peuples en peuples, qui s'en défaussent au plus vite.

Les vrais écologistes souhaitent cette mise en panne mondiale, en assument ses conséquences, qu'ils préfèrent ne pas évaluer, mais les politiques chargés de corps et d'âmes*, la refusent en responsables du présent.

Les politiques se divisent, âprement, en jusqu'auboutistes de la régression, et en fatalistes, porteurs d'oeillères et de boules quiès. Dans chaque direction, c'est la fin du monde, ou la fin d'un monde. "Alea jacta est" est le point de vue des plus sages. Ils essaient d'embellir la marche vers l'inexorable.

Je ne compte absolument pas sur mon prêche pour faire tomber la pluie. Je m'excuse!**

Sceptique

*Une concession à ceux qui croient en l'existence d'une âme.

**Je ne sais pas si j'y suis pour quelque chose, mais, depuis, la pluie est tombée!

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19 septembre 2018

ALEXANDRE BENALLA DEVANT LA COMMISSION DU SÉNAT.

 l'adjectif qui qualifie la dite commission, ne me revient pas..les sénateurs n'étant pas des monstres assoiffés de sang, je n'ai pas d'inquiétude pour lui, et je doute qu'il en sorte une demi-livre de vérités nouvelles.

Quant à l'amitié qui a lié Emmanuel Macron et Alexandre Benalla,elle est née lors de la campagne présidentielle, pour la sécurité de laquelle, le sieur Benalla a été prêté par le Parti Socialiste au camarade Macron.

L'amitié réciproque vient de ce que pour Benalla, le candidat Macron avait des traits de personnalité, qui lui manquaient , mais  lui plaisaient.

Et, inversement pour Emmanuel Macron, Alexandre Benalla avait des facilités pugilistiques qui faisaient envie au brillant intellectuel trop bien élevé, pas dans le ruisseau, comme on disait. Cette complémentarité a fait l'affaire du président putatif.

Ne pas comprendre cet échange à notre époque encore très psychologisante fait douter de la culture des protestataires. À moins qu'il s'agisse d'une passion de l'ignorance. "Je le sais, mais je ne veux pas le savoir!"

Pour résumer, malgré les différences de statut, le futur Président et son garde du corps sont devenus copains.

Qu'apportera l'interrogatoire de la commission sénatoriale? Probablement rien de plus que ce qu'on sait déjà. Le Sénat estimait indispensable d'entendre Mr Benalla, pourquoi pas? Apportera-t-il des informations qui manquaient?  On verra. 

Ayant monté en épingle cette affaire, les ennemis jurés du Président Macron peuvent difficilement reculer, avouer leur manoeuvre. 

Sceptique

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RECTIFICATION

LU DANS LE POINT: Alexandre Benalla, l'homme qui a fait vaciller la macronie.

Je dirais plutôt:"Alexandre Benalla...., l'homme dont on se sert, pour faire vaciller la macronie 

Car, quand on examine les choses de près, c'est "peanut" comme dirait Trump!

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18 septembre 2018

L'OFFRE DE SANTÉ EN FRANCE: UNE ÉQUATION À QUELQUES INCONNUES.

La situation, en France, depuis quelques annnées, se caractérise par une diminution de l'offre privée traditionnelle, d'une médecine générale en cabinets privés, gérés par les praticiens. Les jeunes médecins sont très peu tentés par ce mode d'exercice. Ils le connaissent par les remplacements de ces praticiens, mais ils ne s'y engagent pas, même gratuitement, avec la certitude d'un revenu confortable. "Il" demande trop de travail, de disponibilité.

Ces jeunes diplômés ne viennent pas seulement des facultés nationales? D'autres, rebutés par les difficultés du système français, très exigeant, vont faire leurs études dans d'autres pays de l'Union Européenne, comme l'Espagne, ou la Roumanie...Leur diplôme est valide dans toute l'Union Européenne. Ils ou elles ne se jettent pas sur les cabinets proposés, ou en deshérence affirmée. Les "primes" offertes par les communes qui le peuvent, ne leur font pas franchir le pas. Le stakhanovisme n'est pas leur tasse de thé.

À ce propos, le souvenir des méthodes soviétiques tente  quelques commentateurs politiques, qui verraient bien une sorte de travail forcé pour nos carabins. Ils aiment la force, à n'importe quelle sauce.

Ces méthodes, leur environnement politique, ne sont pas au programme de ceux qui guignent le pouvoir avec quelques chances.

Il est un fait: les jeunes diplômés n'ont pas envie de travailler comme les anciens, proches de la retraite, avec de lourdes clientèles sur les bras. Il n'ont pas envie de se fixer, même avec un revenu confortable, mais au prix de deux fois 35 heures par semaine. Une fois leur suffit.

Le Président Macron a pris la décision de supprimer le "numerus clausus", ce qui devrait doubler la "production, dans le délai d'au minimum dix ans. Une innovation, à laquelle j'ai pensé, serait une fonction d'assistant, salarié, plus proche du médecin, ou de l'officier de santé, que de l'infirmier.

Sceptique

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17 septembre 2018

UN PRÉSIDENT NE DEVRAIT PAS PARLER COMME ÇA (II)

Le Président Emmanuel Macron a connu une jeunesse, à la fois brillante par ses dispositions, et par son environnement familial et scolaire, favorable à ses performances intellectuelles. Mais la facilité avec laquelle il est parvenu aux niveaux les plus hauts de notre enseignement, n'est pas répandue à l'ensemble de la population, dont il a la charge comme Président de la République.

Si, en principe, chaque citoyen dispose de la liberté de choisir les bases de sa vie, et l'essentiel de son avenir, cette liberté peut rencontrer des obstacles à son épanouissement. Qui s'appellent études, diplômes, expérience.

Ce sont ces obstacles, propres au sujet, ou à son environnement familial, social, géographique, culturel, qui créent les différences au terme de l'enfance et de la jeunesse. L'égalité des chances n'est que formelle. Elle n'est jamais "réelle".

Il est sûrement plus difficile d'arriver à la fonction présidentielle qu'à celle d'aide-jardinier. L'environnement de la jeunesse permettant d'accéder à la première, ne peut qu'être différent de celui qui ne peut viser qu'à être aide jardinier.

L'élection à la Présidence de la République d'EMManuel Macron était justifiée, méritée, et sa compétence à exercer pleinement son mandat, sans le moindre doute. Mais ce n'est pas seulement une tâche d'administrateur, mais aussi une fonction politique, qui en diffère totalement: "elle" est permanente, 24 heures sur 24, et à 100%. C'est sûrement le plus difficile à observer. Emmanuel Macron a des réflexes de compétiteur, par moments, alors qu'il est élu et bien élu.

En tout cas, se projeter dans la problématique de ses administrés, ne fait pas partie de ses obligations, lui porte tort, ternit son image, dont il a besoin.

Je souhaite qu'il en tienne compte dès que possible, et qu'il accomplisse son quinquennat comme il en est capable, comme ses électeurs l'attendent.

Sceptique

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16 septembre 2018

LE DERNIER PROCÈS DE L'AFFAIRE MÉRIC.

J'ai été surpris de ce que ce dernier jugement soit passé outre aux doutes sur l'usage, par un des protagonistes, d'un "coup de poing américain". Les experts n'ont pas été formels sur ce sujet.

En relisant les articles consacrés aux faits et aux procès, j'ai conclu que les haines qui ont déclenché, de part et d'autre, les violences physiques, étaient toujours aussi intenses, et ont joué leur rôle dans les conclusions. Dont le point faible conduira nécessairement à un appel de ce jugement.

La fracture de notre société en sortira encore un peu plus ouverte. De toutes façons notre vie politique, sociale, ou simplement humaine, cultive nos mauvaises humeurs, en fait notre raison d'être.

Les efforts du Président de la République pour dire les mots en lesquels il croit, sont attendrissants. Mais il aura sûrement à revoir ses diagnostics et ses traitements. De cheval plutôt que homéopathiques. Notre pathologie est au delà d'un placebo.

Sceptique

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14 septembre 2018

EMMANUEL MACRON ET L'HISTOIRE.

Je ne peux en vouloir à Emmanuel Macron, de ses jugements de la guerre d'Algérie. Il n'était pas encore né quand elle s'est terminée..

Mon propre jugement remonte plus haut, sa conquête en 1830. Une foucade de nostalgiques ou d'envieux des exploits de la Grande Armée, menée par l'Empereur. L'Algérie ne présentait auncun intérêt politique ou économique.

L'expédition punitive de Sidi Ferruch aurait du en rester là. Il ne restait presque plus rien de la piraterie qui écumait cette partie de la Méditerranée, et prenait les coups de toutes les marines européennes, et même, de celle des États-Unis.

La conquête a été difficile, et meurtrière de part et d'autre, et nous a obligé, dans la foulée, à contrôler militairement, et politiquement, le Maroc et la Tunisie, qui ne pouvaient pas assurer la sécurité sur leurs frontières avec l'Algérie. Les protectorats en furent les conséquences.

La population européenne de l'Algérie ne voulait pas imaginer que le désir d'indépendance qui animait les marocains et les tunisiens, se répandrait et se renforçerait dans une partie croissante de la population algérienne, instruite et politisée. J'ai le souvenir du déni exprimé par des fonctionnaires en charge de l'ordre, en réponse à mes doutes.

Le déclenchement des hostilités dans la journée du 1er Novembre 1954 fut une énorme surprise, témoignant de l'organisation et de l'importance de l'indépendantisme en Algérie. On allait découvrir assez vite ses racines multiples, en Tunisie, en Égypte, et ses chefs politiques.

Mais la population d'origine européenne l'accueilla comme un mauvais signe, devant mettre fin à sa présence et à ses activités. Elle fit immédiatement pression sur le gouvernement pour qu'il vienne à leur secours, qu'il engage la lutte contre le FLN.

La guerre proprement dite, sur le terrain, mais aussi sur le territoire français, progressa en intensité, en dureté, en "coups" portés au FLN, comme la capture de quelques dirigeants, dont l'avion fut détourné. Ses premiers mois furent marqués par des embuscades meurtrières subies par les troupes françaises non préparées. Il fallut rappeler ceux qui venaient de terminer leur service militaire, et les unités d'élite, formées de parachutistes, de légionnaires.

La guerre est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux militaires, selon Clémenceau. Le pouvoir politique prit son rôle au sérieux, mais pas de manière à rassurer les civils en Algérie, et les troupes engagées dans le combat, sur l'ensemble du territoire algérien.

Une armée républicaine fait ce qu'on lui commande de faire. Gagner, et tout faire pour gagner. Ou perdre, et y aller mollement. Or le pouvoir politique de l'époque était divisé sur la guerre.

Elle dura près de quatre ans, marqués par une reprise de contrôle du terrain algérien par les forces françaises, dont l'insurrection en faveur de la prise en mains par le Général De Gaulle, fut déterminante.  

Le Général De Gaulle, appelé à diriger le gouvernement, comme Premier Ministre commença par rétablir l'autorité du pouvoir civil, entreprit la réforme constitutionnelle renforçant l'autorité de l'État, puis annonça son intention de négocier avec l'autorité politique de l'insurrection algérienne. Lz population européenne de l'Algérie se révolta, avec le soutien de généraux prestigieux, et de quelques unités d'élite. Mais De Gaulle tint bon et la sédition militaire capitula. Le commandement militaire reprit en mains toutes les unités

Les négociations avec la rébellion algérienne aboutirent aux accords d'Évian, et la population opposée à l'indépendance se manifesta sous la forme d'un mouvement usant de la même méthode que le FLN, le terrorisme. L'OAS, tandis que le gros de la population de souche européenne se prépara à l'exil.

À l'occasion de cet exil massif, une grande partie de nos supplétifs, les harkis, furent abandonnés à la vindicte du FLN, et furent massacrés, tandis qu'une autre était évacuée par leurs officiers vers la "métropole", contre l'avis du gouvernement en fonctions.

Notre pays mit plusieurs années à se remettre des divisions politiques causées par la guerre d'Algérie. Le Général de Gaulle, premier Président de la Vème République, dont il avait suivi l'élaboration, a eu la sagesse d'amnistier tous les protagonistes ayant participé aux séditions ou à l'OAS. La paix civile a été rapidement rétablie, faute de motifs à combattre, et de combattants.

Devons-nous battre notre coulpe des péripéties de la conquête, de la colonisation, puis de la guerre de libération, finalement achevée par une solution politique, l'indépendance de l'Algérie? Je suis d'avis que non. Les guerres ne sont jamais en dentelles, ou sans épisodes tragiques ou douloureux. Elles sont favorisées par les rapports de forces déséquilibrés. Notre époque moderne a la chance de disposer d'institutions internationales, dont la fonction est de substituer les négociations aux conflits sanglants et meurtriers.

Les hommes font l'histoire, mais ne la maitrisent pas. Elle ne peut être évaluée qu'après-coup, quand elle est racontée sans passion.

Sceptique

 

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