Sceptique

22 mai 2017

PHILIPPE MARTINEZ, LE TRAVAIL, LA RÉPUBLIQUE.

Philippe Martinez, le "patron de la CGT, a une définition particulière du travail. Une occupation, pas trop fatigante, et la mieux payée possible, fournie aux travailleurs par des entités dédiées à cette fourniture, les entreprises, et l'État. 

Les objets de l'occupation, productions ou services, leur destin, sont indifférents. Le paiement des salaires, les cotisations sociales, les congés payés, referment le chapitre. L'Èconomie avec un grand É, n'existe tout simplement pas.

Non seulement il ne voit pas la nécessité d'une rentabilité d'une activité quelconque, mais la question est tout simplement indécente. L'Économie, si on veut l'appeler ainsi, doit être une source au flux constant, suffisant, et inépuisable. Ce qui se passe en amont, et en aval, n'est pas à considérer.

Il ne comprend donc pas cette manie qu'ont les patrons, les économistes, et les politiques, de se préoccuper d'un meilleur fonctionnement de la machine à faire des emplois. La machine doit faire des emplois, point-barre.

Les politiques et les économistes ne doivent avoir aucune autre préoccupation que d'empêcher les entreprises de fermer, de laisser en plan leurs salariés. L'idéal serait que la société les prenne en charge, assure le financement des salaires, la fiction d'une activité, la présence des salariés à leur poste. Les productions et les services n'ont plus d'importance.

Que les politiques, chargés des affaires courantes des autres catégories d'habitants, accomplissent cette tâche, mais ne se mêlent pas de ce domaine réservé des syndicats. Qu'ils abandonnent la prétention de gouverner le pays qui leur a été confié par ses citoyens électeurs. Les travailleurs en font partie, mais relèvent de l'autorité de leurs syndicats. Qui disent les droits, séparés de la politique.

Le Président de la République n'a pas de compétence dans ce domaine . S'il veut s'en mêler, ça chauffera pour lui, il est prévenu. Sa légitimité est supplantée en ce point*. C'est, en tout cas, ce qu'a rappelé Philippe Martinez, fort de l'expérience du précédent quinquennat.

Sceptique

* Élie Cohen, économiste, analyse sur le site Telos, les prémices du bras de fer entre Emmanuel Macron, le bien élu, et l'armée syndicale (qui ne fait pas partie de celles dont le Président est le chef légitime). Se référant au passé, il n'est pas du tout optimiste pour l'avenir. Il faudra pourtant bien trancher entre les pouvoirs. Ce sera une question de volonté, de résistance, et de tactique.

Le peuple souffrira, criera grâce....comme toujours.

 

Posté par Sceptique à 18:23 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

21 mai 2017

ET SI TOULOUSE ÉTAIT UNE TOUNGOUSKA EN MODE MINEUR?

Le procès de la destruction de l'usine AZF de Toulouse (Septembre 2001) va connaitre une quatrième édition, sur les mêmes bases, celle d'une théorie chimique inventée, celle d'une implication exclusive de l'encadrement

Le Nitrate d'ammonium n'explose pas "comme ça". Ce n'est pas un explosif, seulement un comburant, pouvant entrer dans la fabrication d'un explosif peu sophistiqué.. 

La revue des cas de vraies explosions de ce produit chimique implique deux conditions: un confinement du produit dans un contenant rigide, résistant, un incendie qui le chauffe jusqu'à la dislocation de la molécule, la libération massive d'oxygène, qui accélère jusqu'à l'explosion l'incendie causal. C'est ce qui est arrivé, en 1947, au "liberty-ship", chargé d'ammonitrate, en feu dans la rade de Brest. Les prémices de l'explosion, meurtrière et dévastatrice, ont duré plusieurs jours.D'autres cas, de wagons-citernes, de camions-citernes, sont répertoriés. Sans ces conditions, le nitrate d'ammonium ne participe pas à une explosion.

Rien de tout ça à Toulouse, en Septembre 2001, peu après les attentats destructeurs à New York et à Washington. La tentation de la similitude n'a pas duré longtemps.

L'enquête à Toulouse s'est enfermée dans la démonstration de fautes cumulées de l'encadrement de l'usine. Aucune autre hypothèse n'a été retenue ou même explorée. La répétition obstinée de l'hypothèse initiale, dépourvue de vraisemblance, et faute de faits nouveaux, aboutira au même résultat: le doute, encore le doute. Les lyncheurs seront frustrés.

Il faut refaire, dans les limites du possible, l'enquête. Repartir de zéro, des témoignages initiaux, des effets sismiques, anormaux pour l'hypothèse retenue, et qui ont du laisser des traces dans le sous-sol. Une enquête scientifique, sans préjugé socio-politique.

Il en va de l'honneur d'hommes, bombardés boucs émissaires. De l'apaisement des victimes. De l'arrêt de cette série de procès sans issue...juste.

Sceptique

P.S. Je n'ai pas fait état de ma propre hypothèse. Qui écarte une responsabilité humaine, et suspecte un évènement naturel rarissime, mais pas inconnu: l'explosion en haute altitude d'une météorite. La rareté de ces faits tient à l'angle d'entrée de la météorite dans la haute atmosphère. L'entrée tangentielle, la plus fréquente, consume la météorite sur plusieurs milliers de kilomètres. Son explosion achève ce parcours, spectaculaire, mais sans danger.

Par contre, si l'entrée dans l'atmosphère se rapproche de la verticalité, la météorite va rapidement rencontrer une atmosphère de plus en plus dense, offrant une résistance comparable à celle d'un solide. Entre l'échauffement et ces forces mécaniques, la météorite explose. Les débris et l'onde de choc ("big bang") continuent leur parcours, et atteignent le sol, faisant des dégâts proportionnels à la masse et à la vitesse.

L'exemple historique le plus connu est celui de la Toungounska, survenu en 1908 en Sibérie, perçu par ses rares habitants, mais étudié par une expédition scientifique vingt ans plus tard. Autour du point d'impact, des arbres étaient couchés comme les rayons d'une roue, sur des milliers de kilomètres carrés. D'autres recherches, depuis, ont retrouvé dans le sol du point d'impact de la matière météoritique, et des remaniements dus à l'intense compression.

Ce n'est pas parce qu'en Sibérie il y a de la place qu'un tel fait ne peut survenir dans un petit coin de France, occupé par une grande usine d'engrais. Si la probabilité est plus que faible, elle n'est pas nulle. Le temps mis à étudier la Toungounska autorise une recherche tardive sur le site d'AZF. De toutes les traces d'un impact, qui a produit des effets sismiques plus élevés que ceux de l'effondrement des twin towers, à New York, en Septembre 2001(information recueillie par Google)

Sceptique

P.S. Ce billet a été mis en ligne, plus sommaire, et sous un autre titre, il y a quelques jours. Mon insistance se fonde sur la mise en cause d'hommes que je crois innocents.

Posté par Sceptique à 16:45 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

LES RÉPUBLICAINS: LEUR DÉSIR D'UNE COHABITATION EST UNE BÊTISE.

Je n'emploie pas la dénomination "la droite et le centre", car je pense que l'initiative n'appartient qu'au parti "LES RÉPUBLICAINS", la force principale de la "droite de gouvernement". 

Elle se voyait des droits sur l'alternance, le remplacement, paraissant inéluctable, de la gauche...de gouvernement, disqualifiée par l'échec global du Président François Hollande.

Malheureusement, le candidat désigné pour mener la campagne de "la droite et du centre", François Fillon, a été victime d'une attaque médiatique, révélant des faits présumés délictueux, datant de près de vingt ans, ne faisant l'objet d'aucun interdit à l'époque, et pas davantage maintenant. Mais plus pour longtemps*.

Ce dévoilement de faits de népotisme, d'emplois familiaux présumés fictifs, a fait intervenir immédiatement un parquet spécialisé, qui a "mis en examen" le candidat, désigné par les deux tiers des militants consultés. Présumé innocent, François Fillon s'est maintenu, mais n'a pu franchir le premier tour. Emmanuel Macron, en rupture avec le Président François Hollande, dont il ne supportait pas les faiblesses, et fondateur d'un mouvement politique nouveau, l'a devancé, et a été désigné pour le second tour, rival de Marine Le Pen, candidate du Front National.

Très logiquement, Emmanuel Macron a rassemblé la plupart des votes du premier tour, hostiles à la candidate du Front National, et a été élu Président de la République, avec les deux tiers des suffrages, rassemblés sur son nom. Ses mérites personnels, son intelligence et sa compétence, ne faisaient pas de lui un "pis aller", mais un vrai changement, d'homme, d'esprit, de méthode.

L'idée maitresse des Républicains est de reconquérir, grâce aux élections législatives, une majorité absolue des sièges de députés, aux dépens des autres partis, soutenant le Président, comme "La République en Marche", ou s'y opposant pour d'autres raisons (Parti Socialiste, Extrême Gauche).

Depuis le début de la Vème République, un nouveau Président bénéficie d'une vogue dans l'opinion, transformée en vague de bulletins favorables à ses soutiens, et de députés fidèles, constituant une majorité pour le Président en exercice, pour toute la durée de son mandat, égale à celle de la législature. 

Il n'est pas moins habituel qu'au bout de cinq ans, les intentions de votes sont inversées. 

Cette nouvelle Présidence débute dans un contexte différent, puisque l'ex-majorité, et l'ex-opposition, sont également désavouées, au profit de ceux qui se sont rangés sous la bannière du nouveau Président, Emmanuel Macron. Le jugement populaire devrait logiquement confirmer le résultat incontestable de l'élection présidentielle, et porter à l'assemblée nationale une majorité de députés engagés à soutenir le Président Macron.

Je pense que les espoirs des Républicains seront déçus. Que, de toute façon, le Président dispose de moyens constitutionnels propres à contrer les obstacles placés sur sa route. À si peu de temps écoulé du mandat du Président, le "bras de fer", s'il est nécessaire, sera gagné par lui. Le parti Les Républicains en ressortira affaibli et déconsidéré.

Sceptique

*Le président Macron envisage de mettre fin à ce droit d'employer des membres de sa famille. C'est dans l'air du temps, personne ne s'y opposera.

Posté par Sceptique à 07:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

20 mai 2017

LE VOTE CATHOLIQUE, EN FRANCE, EST IL UNE RÉALITÉ?

Sa réalité est invoquée par Antoine de Tarlé, dans un article très récent sur le site Telos. François Fillon s'en réclamait, comptait sur lui pour le porter à la Présidence de la République. Cet électorat, évalué par Antoine de Tarlé à 15% de l'ensemble,  a-t-il compté réellement dans le score de François Fillon au premier tour?

J'ai suivi, le mieux possible, les commentaires des lecteurs du Point, postérieurs à la mise sur la place publique des faits reprochés à François Fillon.

Des rejets, parfois violents, brûlant l'homme qui avait été adoré, étaient, il me semble, moins nombreux que les affirmations de fidélité, essentiellement motivés par le projet de redressement économique et de l'emploi de François Fillon. Chiffré et bien expliqué, il inspirait une confiance qui balayait les reproches suggérés par le battage médiatique.

Malgré tous ses efforts, François Fillon n'a pas repris tous les points perdus à cause des poursuites qui troublaient ses partisans, et n'a pas franchi le premier tour. Il s'est retiré de la vie politique, et a conseillé à des électeurs de voter pour Emmmanuel Macron. 

Le "péché" n'est pas, à mon avis, la principale cause de son échec. Le défaut de fidélité des Républicains, la longueur de leurs dents, ont bien davantage compté. La sensibilité catholique aux aberrations qui résultent du "mariage pour tous" n'a pas ce poids dans l'opinion. Les aberrations sémantiques que pointe Fillon dans la loi Taubira, semblent laisser indifférents les français. Cela fait plus de cinquante ans que le choix des mots est privé d'importance par les faiseurs d'opinion. À part les pinailleurs, qui se raréfient au profit des ignorants, qui va se gendarmer pour des "cuirs"?

Quant à celui qui a conquis le titre envié de Président de la République, son passage chez les jésuites ne semble pas l'avoir imprégné de religion. Il est simplement tolérant, appliquant le principe politique, "être le président de tous les français".

La laïcité tient bien sa place dans l'esprit des français se réclamant du christianisme, ancestral, mais réduit à un "principe de précaution".

Sceptique

Posté par Sceptique à 09:12 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

16 mai 2017

AH, QUEL BONHEUR, AH, QUEL BONHEUR, D'AVOIR UN PRÉSIDENT PHILOSOPHE!

On savait qu'il avait été "bûcheur", un élève surdoué, curieux de tout, tâtant de tout. Dilettante, quand même, il n'avait pas tous les diplômes décernés par l'enseignement supérieur français. Même pas Normalien, vous rendez-vous compte? L'ENA, dans la botte, c'est tout!

Il faisait cependant l'admiration de ses condisciples, de ses professeurs. Au delà de ce cercle privilégié, les français sont vaccinés contre l'épate. La République n'est plus considérée comme ayant besoin de savants, depuis longtemps.

On salue poliment nos prix Nobel, sans toujours chercher ce qui leur a valu cette récompense.

Quant à la politique, si le savoir donne quelques chances de plus, il est de bon ton d'en affirmer l'inutilité. L'ignorance, l'inculture, ne sont plus, depuis longtemps, des obstacles à une belle carrière.

C'est pourquoi l'ambivalence a accueilli Emmanuel Macron, quand il est sorti de l'ombre que lui faisait son "inventeur" et son mentor, le Président François Hollande. "Il" n'était connu que d'un cercle très restreint.

Quand il a annoncé, "me voilà, je me présente....à la présidence de la République, que pouvait-on dire d'autre que: "Il est gonflé!

Cela voulait quand même dire que la philosophie ne lui suffisait pas, qu'il voulait "aller au charbon", dévier la trajectoire, vers l'abyme, de la nation France. Pas simplement être le prophète de sa disparition.

Tout de suite, il a soulevé des foules, qui se sont rangées sous sa bannière, il a rallié des hommes politiques, qui ont misé sur son avenir. Il i a hérissé tous les haineux du territoire, de toutes obédiences. Ce qui fait beaucoup de monde. 

Les élections présidentielles ont eu lieu. Le principal rival a été plombé par une action médiatico-juridico-politique bien menée, dont il ne s'est pas remis. Mais son testament a été:"votez Macron!"

En deux tours, l'affaire a été pliée. Emmanuel Macron a été bien élu Président de la République avec les deux tiers des votes exprimés.

Après les rites de passage traditionnels, il s'est installé à l'Élysée, et son quinquennat vient de commencer.

Tout de suite, il a été "spécial". Par son ordre de priorités, autre que celui des rites. Il s'est arraché la nomination de son Premier Ministre, mais lui a tenu la bride pour le gouvernement, réduit à quinze ministres, hommes, et femmes à égalité. Une première difficulté mathématique. Il les veut, aussi, d'immaculée conception. Est-ce indispensable? En tout cas, le pays ne semble pas en souffrir. L'administration assure l'intérim.

Il semble avoir bien pesé les volets politique et moral. En matière politique, il a annoncé une parité gauche-droite, en moralité, je me répète, la blancheur Persil. Une vraie rupture!

Mais je reviens à mon sujet, qui est aussi le sien. Selon la philosophe  Sperantu Dumitru, qui enseigne actuellement en France, la politique du Président Macron serait inspirée par l'américain John Rawls, qui a conçu le "libéralisme égalitaire", et par l'indien Amartya Sen, dont les travaux ont abouti à la définition d'un indice de bonheur des peuples, ayant pris toute sa place dans les statistiques, et récompensé par le Prix Nobel d'Économie. Un de mes amis, féru de statistiques, me l'a fait découvrir, mais sans me révéler sa filiation.

Cette information est capitale. L'oeuvre qu'engage le Président Macron est à la fois personnelle, et fondée sur une science humaine. Le projet est savant, pas fantaisiste. Le problème est la résistance des français aux sciences, toutes confondues. Allons-nous, ou non, faire de la résistance?

Sceptique

Posté par Sceptique à 19:04 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

L'AUTRE DAME DE PARIS.

C'est Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris, qui s'est montrée à la limite de la grossièreté, lors de la visite protocolaire du Président élu, Emmanuel Macron, le jour de son intronisation.

Lui a eu la noblesse de faire semblant de ne pas s'en apercevoir. 

"L'autre Dame de Paris" ressent plus d'une déchirure de cette victoire prévisible. Elle lui fend le coeur, et quelques autres organes. 

L'objet de son coeur, pour la Présidence de la République, était le doux Benoît Hamon, avec sa hotte de Père Noël. Les électeurs au coeur dur l'ont boudé, en majorité, et ne lui ont même pas préféré le flamboyant magicien, Jean-Luc Mélenchon. On peut supposer que, logiquement, Madame Hidalgo, se serait consolée par le succès d'une autre extrême gauche. Hélas, les parisiens ont préféré Emmanuel Macron.

Ce triomphe d'Emmanuel Macron, souriant, mais "dur en affaires", lui est resté en travers de la gorge.

Car la Maire de Paris avait à faire son deuil d'un prédécesseur accomodant, sans exigence à propos de Paris, capitale de la France en voie de sublimation, sans plus de force face à son indépendance de fait, qu'à celle de la bouseuse Notre Dame des Landes.

Paris est "la chose" d'Anne Hidalgo, les parisiens sont ses hôtes chouchoutés, et reconnaissants d'être protégés des envahisseurs banlieusards, occasionnellement utiles, mais pollueurs permanents. Ils sont les derniers à se plaindre de l'exterritorialité que tisse patiemment la Maire de Paris. Paris, Ville libre, c'est tentant. Paris, capitale, c'est lassant.

Actuellement, la grande affaire est le prestigieux choix de Paris pour la prochaine Olympiade. La fois précédente est trop ancienne. "On" en attend une pluie d'argent, qui fera du bien aux finances de la ville, mises à mal, selon d'autres sources, par Madame Hidalgo en personne.

Le Président Emmanuel Macron est tout à fait prêt à peser de son poids politique en faveur de la candidature de la ville de Paris. Ce qui semble déranger Madame Hidalgo, c'est de lui devoir ce coup de main.

Sceptique

Posté par Sceptique à 10:36 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

15 mai 2017

EMMANUEL MACRON, UN PRÉSIDENT RASSEMBLEUR ET VOLONTAIRE.

Notre nouveau Président est entré en fonctions hier, Dimanche 14 Mai 2017. Toute la journée a été consacrée par les télévisions à cet évènement, ressenti en France et dans le Monde comme exceptionnel et prometteur. 

Rassembleur, Emmanuel Macron exprime ce désir dès sa prise de décision de postuler la fonction, pour avoir les moyens d'agir. Il a fondé son parti, rassemblé des soutiens de toutes parts, et les a engagés, pour finir, dans l'ultime bataille, celle des législatives.

C'est le seul point faible de son entreprise, car la plupart des fidèles enthousiastes qu'il va lancer à l'assaut des circonscriptions, sont sans la moindre expérience d'élu, même du premier niveau*. Les titulaires des mandats à l'Assemblée Nationale ont ,généralement, une expérience d'élus locaux, départementaux, ou régionaux, avant de réussir à être élus au niveau national. Ils sont, depuis le début de leur carrière, formés, sélectionnés, et soutenus, par leur parti politique. Il est exceptionnel qu'un parlementaire ne doive son élection qu'au zèle de son parti. Son "équation personnelle" pèse lourd, son expérience d'élu local, municipal, départemental, régional, progressive sur plusieurs années (et mandats), en rajoute.

Les inconnus, les "ménagères de cinquante ans", qu'En Marche lance dans la bataille, feront ils le poids? La statue du commandeur comptera beaucoup. Vraiment beaucoup!

Je ne souhaite pas, en particulier, qu'un parti qui se situe comme "concurrent", parvienne à la possibilité de bloquer la politique du Président, approuvée par les deux tiers des électeurs. Le Président dispose du droit de dissolution, une arme à double tranchant. Il faut que le moment de s'en servir soit bien choisi. À chaud plutôt qu'à froid. Plus tôt, que trop tard.

Ce que j'espère, pour ce Président vraiment très prometteur, par lui-même, c'est qu'il parvienne à réaliser ses objectifs.

Il y a beaucoup d'ennemis de la France, en France même. "Ils" l'attaquent parce qu'elle n'est pas conforme à leur projet, incapable de recueillir un consentement dans les urnes. Il leur faut le moteur d'une révolution, accouchée d'un désordre, nécessaire et suffisant. "Ils" sont patients, mais obstinés. Ils sortent du bois dès qu'il chauffe, à prendre feu.

Pour le moment, notre jeune Président n'y fait pas allusion, même s'il ne peut ignorer qu'il les trouvera en travers de son chemin. Il lui faudra plus que son sentiment de sa légitimité pour s'y opposer. Car "Ils" ne reconnaissent aucune autre légitimité que celle qu'ils se décernent.

Je ressens cette élection comme celle de la dernière chance.

Sceptique

*Le premier niveau vraiment formateur est celui de maire d'une commune, même petite.

 

Posté par Sceptique à 06:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

13 mai 2017

L'ÉTAT ET SON FRIC.*

En ces temps de changement de Président et de déclaration des revenus au service des impôts, la question de la part de l'État prend une acuité certaine.

On sait que le quinquennat de François Hollande s'est caractérisé par une inflation des dépenses et des prélèvements de l'État, et qu'en contrepartie, la situation de la machine à sous a continué de se détériorer, par défaut de "matière première", la quasi stagnation de l'activité économique, du niveau de vie, et une hausse irrésistible du chômage. De plus, comme à la fin du précédent quinquennat, les faillites d'entreprises, tenues secrètes par consentement mutuel, se multiplient.

Du côté des victimes, et de leurs défenseurs, la compréhension du phénomène n'a pas évolué. Elle est pétrie d'ignorance. "On" ne veut pas voir d'où vient le mal.

Le nouveau Président, fraichement élu, ne dispose pas encore du pouvoir. Le Président François Hollande et ses ministres le tiennent encore, et le chauffent au rouge. Il ne faudra pas que son successeur s'y brûle.

Heureusement, la machine à sous de l'État fonctionne....parfaitement. Malgré le mauvais esprit qui l'environne.

Il, le mauvais esprit, a imaginé d'en accentuer l'aspect persécutif, par l'adaptation forcée du prélèvement à la source. Il y a des pays qui le pratiquent depuis toujours, à la satisfaction des citoyens. Qui n'ont pas à se plaindre de mouvements intempestifs et de grande ampleur des sommes demandées. 

C'est tout le contraire, depuis toujours, en France. On y observe des bouffées de boulimie étatique, et des hausses nécessaires à sa satiété, toute relative. L'économie des ménages, et l'économie marchande, subissent un coup d'arrêt, avec ses conséquences sociales, et il faut que l'État fasse marche arrière.

Deux préjudices "agrémentent" le projet concocté par le quinquennat qui s'achève: une année comptable escamotée, dont le montant nul devra être subi par le gouvernement à venir, la mise à la charge des employeurs et des caisses de retraite de la collecte, par ponctions sur les salaires et les pensions, et leur reversement à l'État, sans un centime pour le travail effectué. 

Le système est tellement kafkaïen, que, pour ne pas compromettre la réélection du Président Hollande et celle de ses parlementaires, il devait être mis en route, ou à la poubelle, par le nouvel élu, si ce n'était pas le bon. L'hypothèse pessimiste était une alternance au profit de la droite. Elle devrait l'appliquer, avec le préjudice financier et moral attendus, ou faire redémarrer le système en cours.

Le phénomène Macron, qui a créé une surprise, a en même temps rassuré. Son créateur, bien élu, n'est pas réputé tracassin, au contraire. Mais le Secrétaire d'État au budget s'est empressé de signer les décrets d'application du futur système. Le nouveau Président pourra empêcher sa réalisation, à laquelle les employeurs de tous niveaux sont très hostiles. Or, justement, "il" voulait éviter un nouveau débat budgétaire dans la foulée de son élection, à laquelle il manque encore une majorité parlementaire "sur mesure", la partie la plus difficile de cette présidence, prometteuse, mais menacée par diverses mauvaises surprises. 

Les marches de l'Élysée ont été soigneusement savonnées. C'était pour Fillon, mais finalement "ils" ont préféré l'empêcher. "Ils" ne s'attendaient pas à voir débouler l'invraisemblable Macron. Il faudra qu'il fasse gaffe quand il le descendra, "pour aller au charbon"!

Ainsi va la France!

Sceptique

*J'avais une envie de vocabulaire argotique, fleuri et imagé. Fric ne nécessite pas un dictionnaire spécialisé.

 

Posté par Sceptique à 02:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

10 mai 2017

BRÈVE DE.....LÉGISLATIVES!

Mon point d'exclamation essaie de représenter la mauvaise surprise du Président, passé par les étapes conseiller, puis Ministre, avant de parvenir, d'un dernier bond, à la Présidence de la République. 

Il s'est fait une idée très personnelle de la fonction de député, et a le désir sincère de la déprofessionaliser, contre la tendance lourde, observée depuis les premiers temps républicains.

La politique est devenue un métier, appris solidement "sur le tas", à partir de bases favorables, comme des études de droit, ou des plus générales, d'un niveau suffisant. Les diplômés en sciences politiques, formés par l'Université, ou quelques "écoles" dédiées, ont un avantage certain. Il faut pouvoir répondre aux questions des électeurs, ou traiter leurs sollicitations.

La qualité des politiques tient aussi à leur désir de servir la chose publique, en passant par les niveaux de l'organisation de la République. Le premier vraiment sérieux est celui de maire, responsable d'une commune.

En ces temps de renouvellement total de la classe politique, il faut que le peuple se voit offrir un bon choix, et les partis politiques portent une attention intéressée aux investitures. Que leurs candidats aient des chances d'être élus, et les capacités de s'y maintenir. Ils seront, aidés, soutenus, encadrés, mais si possible, bien choisis. Comme ils seront critiqués, la solidité de leurs nerfs sera précieuse.

Ce "curriculum vitae" doit s'appliquer aux hommes et aux femmes de tous âges qui se sont ralliés avec passion au jeune prodige .

"IL" doit maintenant trouver parmi eux un minimum d'hommes et de femmes capables d'inspirer confiance aux électeurs, et à lui même, leur chef. Je ne suis pas surpris d'entendre qu'IL aurait du mal!

En même temps, IL est assailli de demandes d'élus de tous rangs, se ralliant opportunément à lui, et en situation de se soumettre au jugement de leurs électeurs** Son onction aurait du poids pour l'élu en renouvellement, mais moins sûrement pour LUI, pour la fidélité qu'il est en droit d'attendre. En raison de l'urgence, de l'improvisation, le contrat est plus fragile.

Un cas illustre le dilemme, celui de Manuel Valls, premier ministre inamical et jaloux, mais victime de ses erreurs de tactique, et que la Raison a ramené au trublion, devenu, haut la main, Président de la République.

Le tout jeune président va-t-il prononcer la parole salvatrice de son ex-supérieur? Les demi-soldes de la Hollandie retiennent leur souffle.

Il faut se représenter que ces "suspenses" sont au nombre de 577!*

Sceptique

*Sans compter celui du Premier Ministre.

**Les adversaires naturels de la Hollandie sont tentés de rester ceux de la Macronie. Ils voudraient donc ne rien devoir au Président, qui lui, par contre, serait quelque peu leur obligé. Ils voudraient  former une opposition capable de le neutraliser!

 

Posté par Sceptique à 06:52 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

09 mai 2017

CONTRE LE PRÉSIDENT MACRON, LES FORTERESSES SYNDICALES ET POLITIQUES.

IL n'est sûrement pas surpris. Les obstacles qui se dressent contre lui, affichant la contestation de sa légitimité, et de celle de nos institutions, n'étaient que noyés dans le flot des électeurs, se pressant dans les bureaux de vote, ou défoulant leur joie dans les rues, sur les espaces voués à la fête. 

Les rues, ils n'en étaient que les occupants illégitimes. "Elles" sont la propriété de ceux qui se voient le vrai pouvoir, légitimé par leur force.

IL, le jeune Président, les a rencontrés plus d'une fois au cours de sa campagne. ILS auraient bien voulu le décourager, lui signifier que le vrai pouvoir, c'était eux, depuis toujours et pour toujours. Mais dès qu'ils se retirent, repus et fatigués, le pouvoir qui se croit légitime reprend les rues, les nettoie, efface les traces, répare les dégâts.

Aujourd'hui, comme tout le monde rappelle ce que le Président élu annonçait avant de l'être, ce pouvoir annonce qu'il s'y opposera farouchement, tout de suite. Il y a pour eux urgence, car c'est par ordonnances que le nouveau Président prendra ses premières décisions. Les débats, les tergiversations, les votes des parlementaires ne dévoreront pas de temps. Sa signature, leur proclamation, auront force de Loi.

Un tel empressement, du côté présidentiel, ne s'est pas vu depuis dix ans, au moins, et la mobilisation des opposants pouvait attendre la fin des grandes vacances, qui suivent immédiatement le renouvellement des pouvoirs.

L'urgence de la réaction est en proportion de la crédibilité de l'élu, qui a déjà fait montre de son esprit de décision, ne serait-ce que par sa marche à pas forcés vers le vrai pouvoir, celui du Président de la République.

Le Président savait d'où viendrait la première attaque. Les attaquants savaient l'urgence de passer aux actes. Il n'y a pas de réelle surprise. Il se fichent de l'offense faite aux électeurs, aux institutions républicaines. Depuis toujours, ils répondent par leur veto à l'initiative du pouvoir légitime. Souvent, ils l'emportent, parfois, non.

Le pays, depuis cinq ans, a un grand besoin de décisions, de remèdes à ses blocages, à ses pannes, ses mises hors service diverses.

Ce sera la première grande épreuve à surmonter. Il a suffisamment de connaissances et d'expérience, pour y faire face. Mais sa victoire n'est pas certaine.

Sceptique

 

Posté par Sceptique à 09:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]