Sceptique

18 octobre 2017

MADURO, ENFIN DICTATEUR!

Notre maduromane national doit être heureux, mais il pourrait rester discret. Son ami, son modèle, vient de remporter une ultime élection, dont il ne peut qu'être satisfait. Il n'y a plus de trace d'opposition dans le résultat.

La force et quelques morts finissaient par vider les rues, mais les urnes se remplissaient toujours de bulletins hostiles. Le dernier scrutin a comblé de satisfaction son organisateur obstiné. La misère est maintenant, au Vénézuela, accessible à tous ceux qui pensent mal. L'opposition ne répond plus.

Il n'est pas impossible que Jean-Luc Mélenchon cache son plaisir. À quoi bon triompher? Nous ne sommes pas dans une période électorale, qui ferait resonner une musique vénézuélienne exploitable. Les représentants des français à l'Assemblée Nationale et au Sénat, sont au travail, de sape, pour certains, de construction, pour les autres. Les français, accaparés par leur présent, ne sont pas obsédés par l'échéance de 2022.

Mais il n'est pas interdit de penser aux vénézuéliens.

Sceptique

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17 octobre 2017

RÉFLEXIONS SUR LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE DES RÉPUBLICAINS.

Ce parti qui, sous un autre nom, mais avec les mêmes personnalités, a porté au pouvoir Nicolas Sarkozy, puis, a perdu la bataille présidentielle deux fois, en 2012, et cette année, malgré le quinquennat raté de François Hollande, a quelques raisons d'être "tourneboulé".

Le torpillage de la candidature de François Fillon a brisé ses espoirs. Il était réellement le meilleur choix, extérieur aux espérances réelles du parti. Qui s'est fissuré sous le choc, ou s'est débandé, pour être précis. François Fillon n'était pas porté par le coeur du parti, mais par sa chair, celle des militants et des sympathisants, surtout.

Emmanuel Macron en est devenu immédiatement plus visible. Ses rivaux de gauche ne lui faisaient pas d'ombre, ses rivaux de droite encore moins. Sa victoire surprise s'est amorcée à ce moment là.

Le Parti (les Républicains) n'avait personne capable de lui barrer la route, et encore moins un bloc d'électeurs assurés, "perinde ac cadaver". Les partis qui peuvent se vanter de disposer d'électeurs de cette mentalité, sont rares et petits. Ce n'est pas un trait majeur de l'électeur français ordinaire.

Emmanuel Macron est donc notre Président, et, par beaucoup de points, un substitut de François Fillon, aussi sérieux, mais plus séducteur.

Mais il n'est pas de la "famille", et la famille, en politique, c'est sacré! 

 Du côté de Macron, il semble par contre qu'il n'a pas l'esprit de famille. Il préfère manifestement la recomposition, autour de lui. Il a fait quelques emplettes chez les Républicains, sûrement plus qu'il n'y parait.

En tout cas, les ralliements ne sont pas massifs, mais de qualité, et solides. Ils participent à la politique du Président.

Le réflexe du parti LR est de les renier, de les exclure. Et de se positionner comme meilleur opposant au Président, de se mélanger aux autres, tout en protestant de sa pureté.

Par cette posture, ils se conforment au modèle dont ils juraient être sortis. Il faut croire qu'il est, en fait, naturel.

Sceptique

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16 octobre 2017

GAULLIEN, ET LUI-MÊME, TOUT À LA FOIS.

Il a bien fait de parler, et il a bien parlé, tout en restant concis et sobre, clair et pédagogue. 

Il fallait s'y attendre, cette prise de parole a séparé comme par un coup d'épée ceux qui ont décidé de ne rien accepter, de ne rien comprendre. Par idéologie, la plus clivante possible, pour que le Dieu de gauche reconnaisse les siens.

Par ambition personnelle, pour continuer à se voir le calife, le bon, le vrai, le "qui a toujours raison". Il suffit de le répéter trois fois.

Ce ballet des égos va continuer, je le pense. Que ce soit sur sa droite ou sa gauche, tout sera mal, tout incident ou vrai malheur sera retenu contre LUI.

Quel passage de ses propos m'a fait le qualifier de "gaullien"? Sa réponse à la question:"que pensez vous de Donald Trump?

"Les États-Unis sont nos alliés!" Maintenant, et toujours. Sous entendu:"je ne reconnais que des états." Et d'ajouter, aussi, l'importance du soutien américain aux actions que la France assume en Afrique sahélienne. Le côté insupportable de Donald Trump n'altère pas notre choix.

Il vaut mieux amadouer le Président américain, plus affectif que rationnel, que lui renvoyer ses insuffisances. Les américains s'en chargent. Ils n'ont pas tardé à s'en apercevoir. Ils ont à l'oeil leur Président.

La conjoncture économique mondiale est le vent favorable qui doit aider le Président Macron, lui permettre de récolter ce qu'il a déjà semé, et ce qu'il va semer, encore. 

Les "succès" des agitations et des blocages demandés à leurs troupes par l'opposition de gauche ont fait "pschitt". Les excommunications lancées par l'opposition de droite, glissent sur la peau de leurs cibles, sans qu'ils frémissent. La spécificité de l'opposition de droite, c'est aussi la critique de ce comptait faire François Fillon!

Sceptique

 

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15 octobre 2017

LE PARQUET NATIONAL FINANCIER N'EST IL QU'UN "PARQUET", OU EST IL, AUSSI, UN TRIBUNAL?

"IL", le PNF, se manifeste beaucoup ces jours-ci, "il" parle, et fait parler de lui.

J'étais surpris, hier, qu'il joue "la cour des comptes", en épluchant les dépenses de l'intendance de notre principale opération extérieure, que notre Président a héritée de son prédécesseur.

Aujourd'hui, il lance une procédure contre l'ancien Président Sarkozy, qui, pas né de la dernière pluie, au courant des méthodes de la police, s'en est protégé autant qu'il a pu, en se servant d'un portable attribué à un autre nom.

Nicolas Sarkozy a donc aggravé son cas en se méfiant, et avoué par là même sa culpabilité, sa destinée de délinquant.

Qu'il ne soit pas un enfant de choeur ne surprend pas. Il ne l'a sûrement jamais été. Mais il me semble qu'en le poursuivant, conformément à sa fonction, le commentaire confié au "Monde" est un jugement. Le parquet s'assied! Sur les principes qui le définissent.

C'est une idée qui me traverse l'esprit, mais le PNF ne préparerait-il pas, déjà, le dossier qui livrera à la justice le tout frais Président Emmanuel Macron? Il y aurait déjà, sûrement, des applaudissements à cette hypothèse*.

Une autrre, une dernière, qui aiderait à comprendre l'ensemble de cette constellation, serait que le Président Macron se débarrasserait bien de ce "machin" hollandais.

P.S. J'oubliais de donner, à l'intention de mes lecteurs étrangers, le sens des mots qui décrivent notre système judiciaire: le Parquet, ce sont les procureurs, des magistrats qui défendent les intérêts de la société, de son État. Lors de leurs interventions, ils s'expriment debout....sur le parquet. Les juges du Siège, sont ceux qui ayant entendu toutes les parties (accusation, défense, témoins), prononcent un jugement. Ils restent assis quand ils prennent la parole.

Sceptique

*Voir mon billet daté du 13 Octobre, où j'évoque la possibilité de ce projet. Il n'est pas possible tant qu'il est en exercice. Mais en 2022, on aiguisera les couteaux!

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13 octobre 2017

LE PARQUET NATIONAL FINANCIER VA-T-IL REMPLACER LE PRÉSIDENT MACRON À LA TÊTE DE NOS ARMÉES?

Le Parquet National Financier, c'est sûr, ouvre sa journée, très tôt, par la lecture des journaux, sentant encore l'encre fraiche. À la recherche d'informations apétissantes, à croquer et déguster avec le café chaud. Les malheurs de François Fillon avaient déjà attiré l'attention sur ce rite matinal. Voilà que notre Président , fraichement élu, pourrait bien voir débouler à l'Élysée une délégation de haut niveau de cette institution judiciaire.

Elle vient d'aller fouiller les registres d'une institution militaire qui a la charge des transports destinés à nos militaires de l'Opération Barkhane, qui essaie de contenir la pression djihadiste sur le Mali sahélien, partant du Nord Mali saharien.

Comme nos moyens de transports aériens ne suffisent pas à cette obligation essentielle, celle de "l'intendance qui suit", nous devons recourir à des gros porteurs de conception russe, servis par des équipages ukrainiens, dont les performances sont sans commune mesure avec nos A-400 .Le tarif est à l'heure de vol, autour de cinquante mille euros, l'heure. Il faut noter qu'un reportage de télévision a été consacré  à ce sujet il y a un ou deux jours*

Je n'en suis pas sûr, mais ce recours devait déjà exister sous la Présidence de François Hollande, décideur de cette "opération extérieure", salvatrice de la République du Mali, telle que nous l'avons baptisée.

L'opération en question dure, et commence à nous coûter cher. Les frais exorbitants, mais indispensables des transports divers au profit de nos troupes, émeuvent nos comptables, mais ne relèvent que de la volonté du chef des armées, le Président Emmanuel Macron. 

Sera-t-il mis en examen par le PNF? "Il a de l'appétit!"

Sceptique

*Le PNF regarde la télé, aussi.

 

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LE RETOUR DE CANTELOUP

L'humoriste-imitateur a été le pousse-café du 20 heures de TF1 pendant une bonnne partie des années Hollande. 

C'était un excellent moment, qui se faisait attendre, après la pub et les "chers voisins". Le personnage du Président, ses tics, sa tenue, son langage, capté et retravaillé en studio, faisait rire franchement. L'humoriste  semblait tenir tellement à sa proie, qu'il a continué son émission au delà de la Présidentielle et de son résultat, jusqu'à la passation de pouvoir, et un peu au delà.

Je me demandais ce qu'il allait faire du nouveau Président, Emmanuel Macron. Qui était sorti des difficultés de son entrée en politique-spectacle, où il abusait de l'emphase. Bien installé maintenant dans son rôle, il ne prête plus sa tête aux moqueries. Tiré à quatre épingles, svelte, souriant, mais sérieux, sûr de lui, où est le défaut de sa cuirasse?

La rentrée en scène de Canteloup a effectivement un aspect laborieux, au point qu'il n'a même pas laissé son fétiche au vestiaire! François Hollande et tout ce qui fait rire de lui tiennent encore la plus grande place. Il faut reconnaitre qu'il trimballe un vrai chargement! Mais si l'auteur du pastiche en restait là, le public serait frustré.

Canteloup ne pourra pas récupérer autant de matière première auprès de Macron, qu'il a pu le faire avec Hollande, une vraie mine. Je lui souhaite une recherche fine et fructueuse. Que ses fidèles soient patients!

Sceptique

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12 octobre 2017

LES DIFFICULTÉS DE L'AGRICULTURE. LA TENTATION DU SMALL IS BEAUTIFUL.

L'agriculture a fait faire un bond inimaginable à l'espèce humaine. Mais de premier métier, elle est devenue le dernier, dès qu'on rapproche les revenus du travail et ceux du capital investi. Pour le bonheur des autres humains, elle bénéficie d'une passion, celle des agriculteurs. Ils s'accrochent, au delà du désespoir.

Dès ses débuts, elle a été un risque. Tous ces produits, qui auraient demandé cent fois plus de temps pour la cueillette, c'était tentant. Il a fallu que les communautés humaines se défendent des voleurs faméliques. Les guerriers ont pris de l'importance. Tellement que les paysans sont devenus leurs obligés.

Si l'humanité a fait un bond en nombre, en quantité, les guerres, les razzias, les massacres, aussi.

La même observation peut être construite pour l'élevage. Il est vite tombé dans l'escarcelle des guerriers. Montés sur leurs chevaux, ceux là.

Mon introduction, étayée par les traces laissées par les protagonistes, mais aussi par les organisations sociales qui se sont prolongées et consolidées, et entrées, telles quelles, dans l'ère historique, raccorde le passé lointain et le présent obstiné. L'agriculture et l'élevage, dans leur forme traditionnelle, ne sont pas heureux. Sans les passions de leurs serviteurs, il ne devrait plus en être question.

Impossible, me direz-vous! Cette impossibilité fait partie du problème. Passé, présent, et futur.

Ceux qui ont les reins solides, qui ont de la surface, ou ont la chance de pouvoir choisir une production à forte valeur ajoutée, s'en sortent bien. Mais ceux qui s'occupent du pain, du beurre, et du bifteck, gémissent, à bon droit, et en vain.

Heureusement, les plus aisés d'entre eux disposent de tracteurs, pouvant servir d'armes lourdes et mobiles. Un barrage par ci, par là, et toute l'activité courante est empêchée. Les "gros" fournissent plus de moyens que les petits. La jalousie doit rester au vestiaire.

Le combat, contre la société des consommateurs, ne peut bouleverser la situation. De quelle importance pourrait être un changement, mot magique? Aucune, si on s'en tient aux informations, aux termes des traités de paix. Tôt ou tard, le problème de la raison du plus fort se repose.

Il apparait vite que le passage de la faiblesse à la force n'est pas simple. Les producteurs sont handicapés par....leurs produits. Périssables. Ne pouvant pas attendre la Saint Glinglin. Ce n'est permis qu'à leurs adversaires, qui disposent des mêmes produits, mais transformés et mis à l'abri de la dégradation naturelle.

L'arbitrage juste, impartial, pragmatique, appartient au pouvoir politique. Mais ses solutions ne peuvent être perennes.

Il me semble qu'il appartient aux faibles d'imaginer la meilleure façon d'être plus forts. Par l'union, la cohésion.

Jusqu'à ce jour, les agriculteurs et les éleveurs se préfèrent, en majorité, petits, et pauvres. L'image préférée est le couple de "l'angelus", de Millet.

Ils s'en plaignent, mais ne changent pas de modèle, et exigeraient plutôt qu'il devienne le seul, en bénéficiant, toutefois, d'un prix garanti à leur production, protégée, aussi, par nos frontières. Solution impossible pour les autres productions, industrielles et conservables.

Demander aux forts de devenir faibles, ou à l'État de fermer les frontières aux produits du monde, ne nous vaudrait que la rétorsion du monde.

Dans l'état actuel d'un monde qui ne nous attend plus, cette pensée conservatrice, rétrograde, qui a des défenseurs..non concernés par les conséquences, est mortifère.

Ce que personne ne désire, mais ce que tout le monde subit. Et l'agriculture n'est pas le seul lieu de naissance de cet obcurantisme. Des pans entiers de notre opinion sont frappés, qui bloquent toute évolution, à coups d'arguments...religieux*. Et l'on sait combien ce modèle d'argument a encore du poids dans notre culture.

Sceptique

*J'ai le souvenir d'un débat avec Gilles Éric Séralini, le célèbre pourfendeur des OGM. Il commençait toutes ses phrases par "Je crois", ou "Je ne crois pas". Il en est resté là, mais finalement, il a gagné.

 

 

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11 octobre 2017

LE PLAN CATALAN.

 Le Président de la "Generalitat" Catalogne, Mr Puigdemont, a donc prononcé son discours, affirmant les droits, moraux, et aussi, politiques, à l'indépendance.

Il s'est appuyé sur les résultats du référendum du 1er Octobre, donnant 90% des voix au oui à l'indépendance, malgré les désordres résultant des interventions de la justice, et l'absence de tout contrôle équilibré, comme il est d'usage dans les démocraties évoluées. Cette proportion de 90% ne s'était jamais vue jusqu'alors, lors de scrutins consacrés à cet enjeu.

Il a donc mis sur la table tous les arguments favorables à sa cause, mais il demandé au Parlement Catalan de différer la proclamation d'indépendance, le temps nécessaire à la négociation avec Madrid, devant être conclue par la renonciation de l'État espagnol à sa partie catalane.

Cette apparence d'improvisation sage et souple est dénoncée par l'analyse qu'en fait le journal L'Opinion, de Nicolas Beytout. Qui y voit l'aboutissement d'un plan très précis, élaboré par les partis catalans appréciant à des degrés divers l'idée de l'indépendance de la province. Bien préparée, dans tous ses détails, la marche vers l'indépendance doit franchir les obstacles un par un, sans heurts, sans doutes ou réserves imprévues.

Même l'aspect économique, négatif, est pris en compte sereinement. Comme notre Révolution "n'avait pas besoin de savants", la Catalogne libre n'a pas besoin de la prospérité qui lui faisait regarder de haut le reste de l'Espagne. 

La fuite des acteurs de cette prospérité ne trouble pas les indépendantistes, dont une partie est, d'ailleurs, hostile au modèle "capitaliste". On se serrera dignement la ceinture!

J'ai envie de dire:"ça promet!". 

L'indépendance est un jouet, qui cassera peut-être, qui ruinera probablement la Catalogne, qui la jettera, avec la même probabilité, dans la besace d'une dictature qui veillera à son silence. Les indépendantistes tiennent à leur principe, même s'il risque d'évoluer vers une "république populaire", dont la part "populaire" est contrainte au silence.

L'Espagne se retrouve dans la situation de 1936, mais sans militaires.

Sceptique

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10 octobre 2017

FAUT-IL RENIER CHRISTOPHE COLOMB?

La maladie est apparue aux États-Unis, conséquence, entre autres, de la bévue du navigateur italien, sous pavillon espagnol.

Redécouvrant* que la terre était ronde, sphérique, et non une galette plate flottant dans l'espace, les navigateurs de l'époque, examinant les "portulans", ont imaginé qu'en partant vers l'Inde ou la Chine par la voie ouest, créée logiquement par la rotondité de la terre, il n'y aurait aucun obstacle, contrairement à la voie directe, ouest-est.

Chhristophe Colomb parvint à convaincre la Reine Isabelle de Castille de lui financer une expédition "expérimentale", et il partit quelques mois plus tard avec ses trois caravelles.

Le voyage fut assez long pour faire naitre le désespoir parmi les équipages, quand soudain une terre apparut. C'était une grande île, baptisée Hispaniola, partagée maintenant entre la République Dominicaine et Haïti. 

Quant aux humains de l'endroit et de l'époque, les indiens caraïbes (selon notre dénomination), ils accueillirent les étrangers avec leurs flèches. Leur réplique à l'arquebuse détermina la suite de l'histoire, mais pas le jugement de la dite histoire, qui a connu de multiples variations. La plus récente est:"qu'allions-nous faire dans ces caravelles?!"

Toute question a droit à au moins une réponse. Après l'enthousiasme initial, accordant la légitime propriété aux découvreurs, au nom du rapport de forces, don de Dieu, il ne faut pas l'oublier, les horreurs commises ébranlèrent le jugement des hommes d'église. Dieu avait-il voulu ça? Le diable était-il le véritable inspirateur?

L'idée a fait son chemin. Qui était déjà long, depuis l'instauration de l'Église Catholique, Apostolique, et romaine. Les hommes d"église étaient déchirés entre les principes légués par le Christ, et les besoins terrestres de la bonne cause. 

Celle-ci étant maintenant solidement installée, malgré la concurrence d'autres religions et de mécréances diverses, la part "terrestre" de la cause pèse nettement moins que la céleste, nettement plus exigeante moralement. L'auto-critique a pris une place importante et des formes diverses**. 

Un procès est ouvert à l'encontre de Christophe Colomb, dont la requête aurait été démoniaque. En effet, la curiosité des géographes rappelle celle d'Ève et d'Adam, réincarnée, quoiqu'inversée, dans les personnes de Christophe Colomb et d'Isabelle de Castille.

La restitution pure et simple de la conquête(les deux continents et la terre qui les relie) s'avère compliquée. Les descendants des propriétaires sont moins nombreux que ceux des envahisseurs indélicats, qui ont, en plus, invité de nombreux amis.

C'est pourquoi la destruction des statues de Christophe Colomb est prônée comme substitut à une restitution intégrale. Pas con, hein?

Sceptique

 *Les astronomes grecs en avaient eu la préscience.

**Le schisme protestant a poussé l'Église à examiner ses responsabilités, ses dérives (la contre-réforme)

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08 octobre 2017

BRÈVES FIGARESQUES...

La lettre du Figaro fait partie de ma pitance quotidienne. Il me semble que mes trouvailles d'aujourd'hui sont particulièrement transparentes, saisissables..

Est-il possible d'être chrétien dans un monde qui ne l'est plus? Ça c'est bien vrai! aurait dit la regrettée Mère Denis! Les chrétiens d'aujourd'hui haïssent aussi bien que les autres, sans même s'en apercevoir. Heureusement, les évangiles sont écrits, ils seront re-découverts un jour, quand la pression de la haine générale sera moins forte.

"Kim Wall" a trouvé la mort en entrant dans le sous-marin danois (privé). Ainsi est commenté le rassemblement des morceaux de la pauvre journaliste, trop professionnelle, trop consciencieuse, trop belle, surtout. J'aurais plutôt écrit, "a reçu". Ce n'était pas ce qu'elle cherchait. On ne trouve la mort que quand on la cherche*.

Natacha Polony s'emmêle un peu les pinceaux en essayant de démêler ce qui distingue Emmanuel Macron et Dominique Strauss-Kahn, sur le nuancier gauche-droite. Il faut relire avec attention ses lignes, pour retrouver son jugement:"Macron a raison, et DSK se plante." On est bien d'accord!

Ce sera tout pour aujourd'hui.

Sceptique

*Il est vrai que l'expression est plus souvent employée que nécessaire.

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