Sceptique

29 avril 2017

L"ALLIANCE ENTRE MARINE LE PEN ET NICOLAS DUPONT AIGNAN EST ELLE UN RISQUE?

Le très mauvais accueil de cette annonce par les électeurs du maire de Yerres, Yvelines, ne dit rien qui vaille pour lui. Pour Marine Le Pen, je suis plus optimiste (sans pour autant souhaiter son succès). Elle a amendé son programme dans le bon sens, un peu moins anti-Euro. L'électorat de NDA, aisé et informé, n'aurait pas suivi son maire dans une croisade anti européenne trop poussée. Le report des voix de debout la France sur la Présidente du Front National est moins que certain. Il est possible que le désir de relever le standing de son électorat a davantage séduit Marine Le Pen, que le caractère de son nouvel allié. Son bénéfice pourrait être mince, sans rapport avec le changement de profil. Mais se sentir moins seule a sûrement pesé.

Les commentaires à chaud de l'annonce, ne lui attribuent pas un impact déterminant sur le déroulement du deuxième tour. 

À suivre...

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À PROPOS DE LA HAINE.

J'écoutais de matin la retransmission d'un "Vingt-qatre heures en question", de Yves Calvi,, sur LCI. Le sujet était, justement, la haine qui explose en cette fin de campagne présidentielle. Des experts en la matière (histoire contemporaine) faisaient un parallèle avec les années 1930, trait d'union événementiel entre la crise de 1929, et le déclenchement de la deuxième guerre mondiale. La place, dans cette tranche d'histoire, de la violence nazie.

Je fais une différence entre le système haineux, inventé et appliqué par Hitler et ses ouailles, et celle qui se répand depuis cinq ans dans notre société. Qui me semble d'une autre nature que celle, systématique, de cette catastrophe. À l'occasion de laquelle la haine était obéissance.

Celle qui explose aujourd'hui me parait relever de l'incompréhension, de la perplexité qui en découle, du manichéisme qui en résulte Nos contemporains ne comprennent plus le temps qu'ils vivent, la glose qui prétend la décrire et la rendre compréhensible. La haine doit neutraliser la peur, l'opacité du présent. Il faut tuer le perroquet pour qu'il se taise.

On arrive à des situations burlesques, comme celle de ces lycéens qui expriment leur haine, tant pour Emmanuel Macron, que pour Marine Le Pen. On pourrait percevoir une pensée anarchiste, festin des crocodiles. Alors qu'il ne s'agit que d'une pensée magique qui bouche un trou, ou qui écope la barque percée.

Marine Le Pen propose un repli national, économique, politique, ethnique. Elle l'enveloppe soigneusement de papier de soie. Mélenchon proposait le modèle vénezuélien, Emmanuel Macron....SE propose. Pas de grande théorie, pas de modèle historique à retrouver, la vie de famille élargie, sans disputes. Sa dernière visite à Oradour sur Glane vise à nous prévenir d'un recours à la haine agie.

Cet évitement de la haine est prêté, comme avantage, à la démocratie bien réglée. C'est le modèle qu'il faut défendre, malgré son défaut constitutif, l'avantage donné à la majorité. IL faut renoncer à la toute puissance, sans partage. Dur, dur!

On y va, en trainant les pieds, en mangeant son chapeau, s'il le faut. Dans huit jours, nous serons fixés. Pourvu qu'on ne se trompe pas!

Sceptique

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28 avril 2017

"C'EST UN DIALOGUE DE SOURDS!"-QUOI, QU'EST-CE-QUE VOUS AVEZ DIT?"

Je rappelais, dans mon billet d'hier, la répétition de l'issue fatale de la totalité des conflits sociaux survenant dans la ville d'AMIENS.

J'avais écrit "quasi totalité". Mais j'ai été pris d'un doute. Je n'avais aucun souvenir du sauvetage d'une entreprise en difficulté, à la suite d'une négociation "normale". Si un lecteur informé peut m'éclairer, qu'il n'hésite pas à le faire. 

Quand même, évoquant les échanges entre les leaders des grévistes, le Courrier Picard titre "DIALOGUE DE SOURDS". L'auteur de l'article ne semble pas s'en émouvoir, s'en inquiéter pour l'avenir.

Par définition, un dialogue de sourds n'aboutit à rien. Pour le représentant des propriétaires, l'affaire est faite. Les fabrications seront transférées à Lodz, Pologne. Ce qu'il ne veut pas lâcher, c'est la production de l'usine avant la grève, qui a une valeur à la fois marchande et contractuelle. Elle a été commandée par un client, qui ne la paiera qu'à la réception. La défaillance de l'usine justifiera un dédit, et le départ du client vers un autre fournisseur.

Si tout se passe comme jusqu'à maintenant, l'usine amiénoise de Whirlpool sera fermée et abandonnée. Je rappelle qu'elle n'a plus de valeur comptable. Encore une de moins, dira-t-on.

Il y a cinq ans, les chefs des grévistes auraient rêvé, comme ceux de Florange et de Grandange, d'une nationalisation, demandée par le Ministre Montebourg. Mais refusée par le Président Hollande, qui devait avoir des raisons. La première étant, que nulle part au monde, une usine nationalisée ne tient financièrement la route. Même un État peut souffrir d'une anémie. "Il faut bien mourir de quelque chose" disent les blasés.

Sceptique

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EMMANUEL MACRON, UN EXAMEN DE PASSAGE RÉUSSI.

Emmanuel Macron a bénéficié, hier soir, d'une émission du Journal de TF1, "Présidentielle 2017". Il a eu à répondre à des questions et commentaires de journalistes, mais pas à croiser le fer avec sa concurrente, ou un de ses représentants.

Cet examen de passage m'est apparu comme particulièrement réussi. Il balaye les doutes et les objections. Le projet de Macron couvre toutes les attentes des français, et ne s'égare jamais dans une théorie, une séduction, une exclusion. Il se veut rassembleur, et s'en promet les moyens. Sa pensée économique est orthodoxe et pragmatique. Il dénonce les erreurs de sa concurrente, les risques qui remplissent ses pensées, mais il n'attaque pas sa personne. Il n'oublie aucune catégorie de français, et ses idées pour les faire mieux vivre en France sont originales et convaincantes.

À mon avis, il devrait être élu Président de la République, Dimanche en huit. Le rêve des partis éconduits de contrôler le Parlement a peu de chances de se concrétiser. Il n'est, en plus, pas raisonnable, et contraire à l'esprit de la constitution*.

Sceptique

*Des députés de LR conserveront leur siège grâce à leurs mérites personnels. Il vaudrait mieux que le soutien du parti LR soit discret, tout en étant efficace.

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27 avril 2017

UN PRÉSIDENT COURAGEUX À AMIENS.

Deux visites, hier, aux grévistes de l'usine Whirlpool d'Amiens, dont la délocalisation à Lodz, en Pologne a été décidée par ses proriétaires. Sûrs d'y trouver une main d'oeuvre...ukrainienne, qualifiée et moins chère.

À qualité égale, mais à coût moindre, nous ne faisons pas le bon poids. Car nos entreprises, pour délit de sale gueule, sont taxées lourdement avant d'avoir produit. La production a une bonnne avance en matière de prix.

Notre industrie ne peut se maintenir que par une qualité exceptionnelle, le caractère périssable de ses produits,  ou leur appartenance au luxe. Depuis des décennies, la belle ville d'Amiens perd une par une ses principales usines, toutes ou presque de nationalité américaine.

Question: ces usines se sont elles installées avec la bénédiction de l'ancienne municipalité communiste, dans l'après-guerre 39-45? Grâce à notre "politique industrielle",qui n'a jamais fait marche arrière, elles ont mis la clef sous la prorte, une par une.

Toujours est-il que conformément à notre habitude, notre État est intimé de faire "quelque chose", dès qu'une déconfiture, ou une décision de délocalisation, est annoncée. Et, conformément à la culture syndicale locale, la disparition de l'entreprise, la friche industrielle, sont la conclusion obligée du conflit.

La coïncidence de cet événement tragique, et de l'élection présidentielle, a nécessairement concerné les candidats du deuxième tour, dont l'un ou l'autre sera élu Président de la République dans dix jours.

Marine Le Pen est donc venue faire son bruit à l'entrée de l'usine. Pour elle tout est simple. Le retour du pays à la case départ, celle qui a vu progressivement la formation d'une Communauté Européenne d'inspiration libérale, formant un marché commun, d'une part, un marché ouvert sur le monde, d'autre part. Le tout inspiré par les pays très industrialisés, faute de pouvoir faire partie des villégiatures. Là où il fait froid et moche, on bosse, là où il fait chaud et beau, on se repose, on prend sa retraite.

Les choses, évidemment, ne sont pas aussi simples que ça, tous les peuples de l'Europe ont une culture industrielle datant d'avant la folie des vacances. Qui, sauf pour les retraités, ne durent pas toute l'année.

Marine Le Pen a donc affirmé avec conviction, que grâce à la sortie de l'Europe et de l'Euro, le statu quo ante serait rétabli. Si Whirlpool voulait fabriquer ses sèche-linges, il devrait le faire en France, point-barre.

C'est ce qui est dit chaque fois qu'un investisseur étranger veut faire sa valise. Avec le résultat qu'on sait. Il laisse l'usine* et la valise, vide, mais pas le compte en banque, ni les brevets.

L'autre présidentiable, Emmanuel Macron, enfant du pays, en plus, est aussi venu discuter avec les grévistes, mais dans l'enceinte du Tribunal du Commerce. Il a d'abord laissé déverser sur sa tête les moqueries et les insultes préparées à son intention. Dès qu'il a réussi à se faire entendre, il a dit la vérité, celle de la France, de l'Europe, du Monde. L'impossibilité de s'en passer, de revenir à l'ancien temps, celui des frontières. Le repli sur soi ne peut rien arranger, il faut faire partie du Monde, que ce dernier ne soit pas "sans nous". Il faut être "plus modernes", et non "moins modernes".

Il a été écouté, le calme est revenu, il a pu repartir, sans avoir promis ce que promettaient ses prédécesseurs, une nationalisation, une commande massive de sèche-linges, pour les hôpitaux, les pensionnats, les casernes.

Une impression de clarté prolonge ce double psychodrame, le premier à base de pensée magique, le second, seulement de raison, de science économique**.

La ville d'Amiens aura été soumise à un test en grandeur nature, qui devrait orienter son vote du 7 Mai 2017: test négatif, majorité pour Marine Le Pen. Test positif, majorité pour l'enfant prodige du pays, Emmanuel Macron.

Sceptique

* Les batiments sont soumis à l'amortissement, sur cinquante ans. L'entreprise peut déduire de son bilan un cinquantième de son immobilier. Au delà, il n'a plus de valeur comptable. L'entreprise en faillite ou délocalisée à l'intitiative de ses propriétaires est supposée ne rien perdre à les abandonner. Les friches industrielles, bien mal nommées, font partie d'un nombre croissant de paysages.

**La science économique devrait être considérée comme une "science dure". Mais pratiquement toujours infiltrée de théories assimilables aux passions, elle est classée, sous ses diverses formes, parmi les sciences humaines, non réfutables, même les plus désastreuses. En France, la science économique est balayée par la passion de l'ignorance.

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26 avril 2017

TRISTES PRIMAIRES!

MÉFIEZ-VOUS DES IMITATIONS!

Cette recommandation concluait souvent les publicités, particulièrement celles dont il fallait se méfier. Le système des primaires, inspiré de l'américain, où il règne de puis longtemps, a été adopté par le parti socialiste en vue des présidentielles de 2012*. La sélection de François Hollande à l'issue de ses deux tours est apparue comme facile et pacifique. Sa représentation s'est inscrite dans les mémoires.

À droite, c'était naturellement le Président du parti qui était proposé aux militants, puis, aux électeurs. Après 1958, année marquée par le retour au pouvoir du Général De Gaulle, paraissant le seul capable de gérer la guerre d'Algérie, une nouvelle constitution, "présidentielle", écrite à sa convenance, fut promulguée. Il en fut, tout naturellement, le premier élu, par le Parlement. Parmi ses nombreux actes de cette période, il prévit que l'élection présidentielle suivante se ferait de la manière qu'il préférait: un suffrage direct, universel, uninominal et à deux tours. Nous y sommes encore.

Mais il n'y a plus, soixante ans plus tard, de personnalités "naturellement" aptes à participer à la compétition. Plus exactement, il y en a maintenant trop. Malgré les filtrages en amont, pas moins de onze pour cette élection, au premier tour. Seuls les deux premiers peuvent participer au second tour.

C'est le parti socialiste, alors dans l'opposition, qui conçut, pour lui-même et son obédience, le système des primaires, à deux tours, chargeant les militants de sélectionner, par leur vote, le candidat qui sera présenté aux électeurs de tous bords, participant à l'élection "officielle".

Le premier tour classe, par le nombre de suffrages, les postulants. Seuls, les deux premiers participent au deuxième tour, dont le résultat désigne le candidat de la coalition à l'élection présidentielle. François Hollande, en vue de la Présidentielle de 2012. Ce choix ne fut accompagné d'aucune polémique, d'aucune contestation.

En face, le Président sortant, Nicolas Sarkozy,"naturellement" candidat à sa succession, fut soutenu sans défaut par le parti UMP, ses cadres, ses militants, ses sympathisants. Mais il fut battu par le candidat socialiste, François Hollande.

Il ne fallut pas cinq ans pour faire apparaitre ce choix comme mauvais. Un choix, mauvais à tous ses étages. L'erreur ne fut pas imputée au système, mais à la capacité naturelle de l'homme, à feindre, à tromper. "On ne s'y fera pas prendre deux fois." Premier intéressé, le Président François Hollande prit la décision de ne pas se représenter. Son successeur, Benoît Hamon, légitimé par la primaire, a fait un peu plus de 6% au premier tour du scrutin présidentiel de cette année. FLOP de la primaire.

Entretemps, la Droite et le Centre, comptant de multiples présidentiables, conformément à leurs nouveaux statuts et leurs engagements, se sont dotées d'une Primaire à deux tours. Qui ont désigné, haut-la-main, François Fillon, comme LE candidat à l'élection présidentielle, disposant, de droit, de tous les moyens du parti LR, et du soutien sans faille de ses personnalités .

On connait la suite, la dénonciation de soit-disant malversations, vieilles de vingt ans, une action judiciaire immédiate, un déluge de commentaires malveillants. Une troisième place, éliminatoire, au premier tour de la présidentielle. La mise hors course, concomittante, du principal parti de droite, les Républicains.

Tant à gauche qu'à droite, la primaire n'apparait pas comme permettant un bon choix, à court terme, et à long terme. Non seulement le procédé n'est pas sélectif à coup sûr, mais il pointe du doigt l'homme (jusqu'ici) à abattre. Il fait des millions de victimes, flouées, et une brisée, à jamais. Il sera sûrement abandonné, il ne convient pas aux français, mauvais joueurs, tricheurs en raison du niveau de pouvoir.

Sceptique

*En 2007, il y eut une primaire au parti socialiste, encore simple, qui fit apparaitre Ségolène Royal comme la préférée. On connait la suite. Elle n'en redemande pas.

 

 

 

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25 avril 2017

LE PROBLÈME FRANÇAIS, C'EST LA HAINE!

Une élection, à onze candidats pour un vainqueur (ou une....), ça fait dix déçus, sans compter leurs électeurs.

Pour la plupart, les candidats déçus remballent leurs espoirs et leur déception, quelquefois, mettent fin à leur vie politique (pas à l'autre, heureusement). Certains insistent, tous les cinq ans, en raison de la haute estime qu'ils ont de leurs idées, en raison inverse du résultat obtenu au précédent essai. Ils ne comptent que sur eux-mêmes pour reconnaitre leur génie. À force, à force, se disent ils...

Par contre, du côté des électeurs, des deux sexes, de nos jours, la débauche d'insultes et d'injures, serait à faire rougir la victime, si elle y portait attention. Elle pose la question de la raison des auteurs associés.

Le manque d'amour fabrique les vaincus, la haine salue le vainqueur, même à confirmer, car il ne l'est qu'au premier tour. Il est arrivé (Avril 2002) que le vainqueur provisoire soit récusé au second. En principe, il ne faudrait pas vendre la peau de l'ours....mais l'homme est un homme.

Le vainqueur attendu en est un, il a quelques raisons de se croire déjà élu pour de bon. Ses électeurs des deux sexes, aussi. Les déçus et les déçues du premier tour, certains candidats évincés, se déchainent.

Le quinquennat attendu, déjà promis, sans risque réel d'être démenti, met en rage l'ensemble des déjà déçus. Ils établissent le catalogue de ce qui nous attend de négatif, essentiellement la répétition, à l'identique, de celui qui a déçu tout le monde, de droite,  et de gauche. Comme le futur vainqueur a été couvé par le Président en fin d'exercice, et non candidat, prudemment, à sa réélection, il est déjà vu comme le repreneur de ses erreurs. De quoi avoir peur, en effet.

C'est en conclusion de son initiation, à un poste élevé, que Emmanuel Macron a fait le tour des faiblesses de son mentor, et n'a plus voulu en partager la responsabilité. Ce qui a été une surprise, c'est sa déclaration de candidature à la Présidence de la République, et la création d'un nouveau parti politique à sa dévotion. 

La deuxième surprise fut la ruée d'adhérents à ce parti, à son chef, propulsé avec enthousiasme vers la "magistrature suprême" par les amis, anciens, et nouveaux. Le rassemblement symétrique des ennemis, anciens collègues jaloux ou choqués par sa trahison, n'a pas été moins précipité. C'est le chef de l'État bafoué qui a été le moins sévère. En bon "père", moderne, il s'est même incliné, semblant préférer le fils prodigue, aux bien sages de sa grande famille.

La présence de l'ingrat, "gonflé", muni d'une liasse de parrainages, au premier tour, excita les concurrents inquiets, de tous bords. Tous lui cherchèrent des puces, en firent une collection, l'étrillèrent lors des grands "shows" organisés par les médias. Il n'avait pas moins de dix concurrents. Qui cherchèrent à le troubler, à lui "rabattre le caquet".

"Aux résultats'", comme on le dit sur les champs de tir! Il est sorti premier du premier tour. Il n'a qu'une concurrente au second, accablée d'adversaires. Les évidences le donnent vainqueur, l'édification de la montagne de problèmes qui l'attendent est en cours, les fleuves de vinaigre et de bile amère, débordent. Les prophéties sont noires. Nous sommes bien en France, c'est sûr!

Sceptique

 

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23 avril 2017

UN SECOND TOUR LE PEN-MACRON.

Le verdict est tombé, incontestable. Le second tour opposera Marine le Pen et Emmanuel Macron, dont les scores étaient égaux (23%), selon les premiers résultats, ceux de la campagne. Les calculs ne laissaient pas envisager  une quelconque bascule des scores.

François Fillon a appelé à voter pour Emmanuel Macron, Hamon a fait de même. Le leader de "En Marche" sera notre prochain Président de la République. Je fais confiance en son intelligence, disposition que je lui ai reconnue dès que je l'ai connu, à travers ses actes,ses déclarations, et son livre. Cette intelligence, je la vois comme la garantie qu'il saura adapter ses décisions à la réalité, qu'il ne s'obstinera pas dans l'erreur, le cas échéant. Trop intelligent pour être dogmatique, ça me semble sûr.

En plus, pour la même raison, exempt de haine, de mépris, de méfiance, de jalousie. Nous avons bien besoin de ces qualités. Pendant cinq ans, pour commencer. D'ores et déjà, je lui souhaite une belle victoire et un quinquennat réussi, pour le bonheur des français.

Sceptique (pas trop, en cette occasion).

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LES ÉTATS-UNIS, LA CHINE, LA CORÉE DU NORD...

Sur la chaine LCI, hier, j'écoutais un aréopage de journalistes et "d'experts", sérieux, essayant de comprendre le jeu dangereux en cours, entre les trois partenaires.

Dans ce jeu, le plus petit, Kim Jong Un, dictateur de la Corée du Nord, s'active à la mise au point de son armement nucléaire, et, surtout, à celle des vecteurs trans-continentaux pouvant les transporter jusqu'au coeur de son ennemi juré, les États Unis d'Amérique.

Les dits États-Unis, représentés par leur Président, fraichement élu, Donald Trump, essaient de l'en empêcher, en évitant, toutefois, d'utiliser l'action directe, toujours susceptible d'avoir des conséquences mondiales.

Ils tentaient donc d'obtenir de l'éminent protecteur chinois qu'il ramène à la raison le petit roi de Pyong Yang.

Les experts objectaient, qu'en fait, le protecteur chinois se faisait remettre sèchement à sa place par l'ombrageux Kim. Le chinois n'insistait pas, déjà bafoué par son protégé, contournant les sanctions économiques décidées il y a quelques semaines. Tous les trafics sino-coréens continuent, au vu de tous.

Le seul handicap nord-coréen était son incapacité, jusqu'ici, à mettre au point le missile indispensable. Mais comme il y mettrait le prix, il devrait logiquement y parvenir, et la donne serait alors changée. Pour le monde entier, Chine et Russie comprises.

Normalement, mais ce n'est pas garanti, l'arme nucléaire ne peut plus être utilisée, car les ripostes anéantiraient le monde entier. À commencer par le fou qui aurait tiré le premier. L'arme nucléaire serait donc devenue une arme de paix, à condition que ses possesseurs soient de bonne volonté. On a pu le constater avec les dernières parvenues à ce niveau. Elles se contentent de leurs conflits intérieurs, ethniques ou religieux.

Prendre le pari que Kim Jong Un aura cette sagesse, serait prématuré. Ronger son frein dans cette affaire serait une étape de plus pour Donald Trump, dans la marche qui s'impose à toute puissance nucléaire. Qui se résume, depuis des décennies, à  s'en remettre à l'autre, non défini. 

Ce qui ressortait des conclusions des participants à ce débat, c'était l'attente des Nord-Coréens que l'ennemi américain demande lui-même à discuter avec eux. C'est fort possible.

Sceptique

 

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22 avril 2017

CHÈRE GUYANE, CHERS GUYANAIS, SUITE, MAIS PAS FIN....

Les grévistes ont bien joué, ils ont laissé du temps au temps et à la faiblesse infinie. Qui lui offrait 1milliard 85 millions, alors qu'ils en voulaient deux et demi à trois. "Ils" auront tout. 2,5+1,8= 4,3 Mds, si je compte bien. Payable par le prochain pouvoir, bien sûr. Nul besoin de faire un budget rectificatif, ce sera l'affaire des successeurs.

Le pactole fera des heureux en Guyane, mais il ne réglera rien. Je lis ça et là que la Guyane est pleine de richesses. Je ne vois pas lesquelles. 

La "métropole" devra régler l'ardoise, cadeau de bienvenue au successeur. Et quand l'argent sera dépensé, il faudra recommencer.

Je tire mon chapeau aux auteurs de ce hold up. Ils ont choisi le bon moment, et la bonne cible (ou la bonne pomme, si vous préférez). "Elle" s'en fout puisqu'elle s'en va

Que pourra faire le successeur? (je fais l'impasse sur l'hypothèse de LA successeure.) Revenir, partiellement, ou totalement, sur la parole de l'État? Après tout, il en aura le droit. Ces quatre milliards trois cent millions ne figurent pas au budget en cours de réalisation.

Tout dépendra du vainqueur.

Sceptique

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