Sceptique

14 juillet 2018

GRÈVE SNCF: TOUT DOUCEMENT, LA RAISON FAIT SON CHEMIN.

Ces jours ci, je me suis rendu à la rencontre de mon invitée, dans une de ces gares "pour travailleurs", qui accueillent par centaines leurs voitures. "Ils" vivent en province, mais travaillent à Paris. Il m'a fallu de la patience pour trouver une place de stationnement, et encore plus pour la retrouver après avoir récupéré ma passagère.

Dont le train, il faut le souligner, était entré en gare à la minute annoncée. J'ai pensé à la grève qui serait toujours en cours. Rien ne la rappelait. Elle est régulièrement "prorogée" par les syndicats les plus durs. Mais elle n'est plus visible.

Pourtant, de tous les niveaux concernés, utilisateurs, et décideurs politiques, il n'est monté de prières ou de supplications en direction des bourreaux justiciers. Peu à peu, ceux-ci ont réduit leur participation, ont repris leur travail. Les besoins en trains des "autres" travailleurs ont été globalement satisfaits. De l'avoir pris le matin ne donnait pas à craindre qu'il n'y en aurait pas le soir.

Pour autant, que je sache, aucun recul, aucun accord en comprenant un, mineur ou majeur, n'a été signé. Le "statut" disparaitra par non application aux recrues. C'est tout. 

Il appartiendra aux syndicats grévistes de la cesser, de permettre à leurs mandants de retrouver leurs émoluments d'avant. Il n'y aura pas eu d'agenouillements, d'usagers, de politiques affolés. Une paix faute de combattants.

C'est la première fois qu'une grève des cheminots ne met pas à genoux la population et le gouvernement légitime de la République, que les hôpitaux ne sont pas engorgés par les insuffisances respiratoires provoquées par les gaz d'échappement des embouteillages. On sent que "la paix des braves" va s'imposer, sans triomphe de la partie...non perdante.

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12 juillet 2018

LA MORT DE NAOMI: UNE CAUSE POSSIBLE, MAIS LE DÉFICIT HUMAIN PERSISTE.

L'automédication par la jeune femme, de douleurs abdominales, par un antalgique commun, très consommé en France et dans le monde, et capable de déclencher une hépatite foudroyante, est une hypothèse plausible, consolidée par les résultats de l'autopsie.

Cette cause du décès n'excuse pas la faute humaine de la régulatrice des appels au SAMU. La tonalité de la plainte, le manque de mots, sont de bonnes raisons de se méfier, et de confier la plaignante à une équipe médicale. Si on ne peut pas la situer exactement, il y a eu un moment où la perte de chances s'est constituée.

Je ne vois pas comment les parents de la victime pourraient  faire réfuter les résultats de l'autopsie, qui doit comprendre l'anatomie pathologique du foie, et les recherches de substances toxiques. Il y a eu perte de chances, la carence du samu, il y a eu malchance (l'idiosyncrasie au paracétamol est réellement rare, mais non moins réellement gravissime).

Il y a eu une faute humaine, il n'y a pas eu de faute médicale.

Sceptique

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10 juillet 2018

FIN HEUREUSE DE LA MÉSAVENTURE DE DOUZE ADOLESCENTS EN THAÏLANDE.

Leur situation était angoissante, et les autorités thaïlandaises, toutes militaires, laissaient entendre que le coût humain du sauvetage ne devrait pas être exorbitant. Il n'y a eu qu'une victime, un sauveteur qui a manqué d'oxygène. Tous les enfants et leur guide farfelu ont été extraits, en trois jours.

On ne peut que féliciter tous les participants, thaïlandais et étrangers, accourus, de leur succès, très difficile et risqué. 

La solidarité humaine, aiguillonnée par la médiatisation internationale, a facilité cette heureuse issue. La sagesse qui suivra, peut-être, sera une autre histoire!

Sceptique

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09 juillet 2018

LE CONGRÈS, UNIQUE OBJET DE LEUR RESSENTIMENT!

Pourquoi?

Parce qu'à part les "godillots" de LREM, aucun parlementaire ne veut prendre une part de responsabilité dans le gouvernement de la France. 

La partie gauche des parlementaires rêve d'une sixième République, copie conforme de la quatrième République( 'Ah! la Quatrième, ses délices, une place de Ministre pour tout le monde quelques jours par an, le pied, inoubliable! Arrachée brutalement par un militaire, rappelé aux afffaires....bloquées.

La partie droite s'accroche à l'oeuvre du Général, contre laquelle tout le monde a protesté, jusqu'au moment où la loterie du pouvoir leur a délivré un billet gagnant. Du gros lot. Tout en crachant dessus, personne ne l'a boudé, refusé.

Ces deux parties, si elles se piffaient, se seraient bien alliées contre le Président élu, qui leur a pris le pain dans la bouche. Mais les deux veulent la mie, et, surtout, se haïssent franchement, s'entendant, par contre, contre le Président en titre. Dont ils boudent les avances.

L'outil du Congrès est nié, saboté. Ce ne sera qu'un ratage du Président. Le même sort que le premier, réuni dans la foulée de son élection.

Le Président Macron va-t-il comprendre, cette fois-ci? Qu'il est l'élu du peuple, mais pas des professionnels de la politique? 

La situation créée n'est pas conforme à l'esprit de la Vème République. Mais elle n'est pas en conflit avec la lettre.

Le Président ne dispose que de son propre parti, de ralliements individuels. Il peut gouverner, légitimement, et efficacement. Lui demandons-nous plus? Non, il me semble. C'est lui qui s'en désole. Il n'y a pas de quoi!

Sceptique

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ASSAINISSEMENT N'EST PAS ASSÈCHEMENT.

C'est précisément pour assainir le financement des partis politiques qu'il est devenu, sous la forme d'une base égale, calculée, logiquement, sur les performances électorales du parti receveur, payé en partie par l'État, garant de l'égalité des moyens.

Nous formons une démocratie, dotée des institutions les plus sophistiquées, et en même temps, claires. L'égalité, des chances, y est rappelée ligne après ligne, tellement....c'est nécessaire. Car elle "fend le coeur" de tous les partis politiques. Et des hommes, et femmes au pouvoir, gênés par la présence de rivaux d'autres partis.

Il fut un temps où le financement des partis politiques, honteux, et secret pour tous, finit par envoyer devant des tribunaux de bon appétit, leurs trésoriers, et leurs commanditaires les plus actifs. Eux ou leurs "fusibles" se retrouvaient condamnés à des peines sans incarcération, mais réduisant leurs droits politiques (inéligibilité). Des coups rudes pour les partis et leurs cadres.

Nous n'aimons pas prendre des leçons de l'étranger. Toute honte bue, nous nous sommes mis à leurs méthodes franches. Un chat est un chat, un sou est un sou. Le souci de l'égalité a abouti à notre système. Mais nos tendances inégalitaires s'expriment tôt ou tard. Leur "projection"* sur les "autres" libère nos scrupules. Même sans fondement, la méfiance fait partie de notre nature.

Je ne sais pas sur quels éléments un parquet financier s'est fondé, mais toujours est il qu'il a bloqué la subvention d'État versée au Rassemblement National, nouveau nom du Front National. Le parti de Marine Le Pen est mis sur la paille. Sa Présidente crie à la discrimination, et annonce qu'elle fera appel aux dons. L'injustice qui lui est faite, à l'instigation de qui, recrutera peut-être des donateurs outrés par l'injustice.

Les mauvaises habitudes du quinquennat de François Hollande, qui a vu diverses manoeuvres judiciaires dans la vie politique, persistent. Une institution qui s'est vu attribuer un moyen de contrôler la vie politique, ne s'en désaisit pas pas spontanément. Ce qu'un chef a fait, c'est à un autre chef de le faire. Les "bénéfices secondaires" font trainer les décisions d'assainissement.

Je n'ai pas entendu que les autres partis politiques se soient solidarisés avec le Parti de Madame Le Pen. C'est courant. Chaque parti, en France, s'accomode du malheur des autres, ne pouvant croire qu'il puisse, à son tour, être victime de la même disposition tordue.

Sceptique

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08 juillet 2018

L'INÉGALITÉ DE LA RICHESSE DÉPEND-ELLE DE LA PSYCHOLOGIE DU POSTULANT?

"Évident, Docteur Watson!

On m'objectera les heureux hasards des loteries, mais le fait de jouer témoigne du désir de devenir riche. Sans avoir d'effort à faire pour  y parvenir.

Dans tous les autres cas, le désir de devenir riche s'étaye sur le choix d'une activité lucrative, une volonté d'en acquérir les moyens, une analyse lucide des facilités et des obstacles pouvant se trouver en travers du parcours. Aucun ne doit dominer la volonté de réaliser le projet. Au bout de la réflexion, la marche vers son but sera décidée et soutenue, prenant appui sur les réussites intermédiaires.

Le contexte socio-économique doit être favorable, capable de laisser une place à un projet non programmé. La société ne doit pas être hostile aux initiatives et aux réussites individuelles. Mais le facteur individuel est le seul "actif". Alors que l'acceptation du projet individuel est passive ."Nihil obstat".

Si on approfondit l'analyse des facteurs moraux, psychologiques, positifs, ou négatifs, de ces choix, le dédoublement des influences religieuses, qui portent les arguments moraux est patent:

Le catholicisme, dont le texte désavoue la richesse et son porteur, le riche soutient une position négative, qu'il lui faut nuancer, car sans les riches, d'où viendrait l'argent nécessaire à l'ÉGLISE?  Mais cette catégorie sociale ne devait pas trop se voir. Il était préférable que la richesse acquise en reste au niveau atteint.La recherche d'un développement n'était pas franchement encouragée.

La réforme protestante, qui a supprimé le sacrement de pénitence, et a postulé une tolérance de la réussite, sous condition d'un bon usage, en conscience, de la richesse acquise, a changé complètement la psychologie collective de la société: la réussite est le signe d'une approbation divine, qui crée des devoirs envers les autres membres de la société. L'observance de ces devoirs absout de toute faute le bien acquis. Celui qui a réussi doit mettre la grâce divine au service de la société, par les moyens les plus divers. Les fautes sont individuelles, et le restent. L'auteur en restera comptable, jusqu'à sa mort.

Ces influences religieuses sur notre rapport à la réusssite (individuelle), ne sont plus aussi visibles, mais restent réelles*. Nos clivages politiques s'y superposent, encore plus, de nos jours, qu'il y a quelques années.

Sceptique

*Il y a quelques mois, j'ai pu lire les productions, polémiques, d'un mouvement français se réclamant d'un libéralisme.....on ne peut plus dogmatique. Bien hexagonal, en fait.

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07 juillet 2018

LA LOI DU PLUS FORT EST ELLE LA MEILLEURE?

Je me reposais cette question banale, à l'annonce d'un Nième coup de force du Président des États-Unis, Donald Trump, qui ne connait que ça, et le met en actes, si les protestations (de ses conseillers), ne sont pas trop vigoureuses.

Mais en alimentant la question du bellicisme de Donald Trump, j'ai découvert des chiffres stupéfiants se rapportant à l'histoire des États-Unis.

En seulement 239 ans d'histoire indépendante, 222 comprennent une guerre. QUATRE-VINGT-TREIZE POUR CENT!Plus souvent contre les tribus indiennes et les concurrents européens du colonisateur anglais, première cible des indépendantistes américains. Les espagnols possédaient des enclaves sur le territoire "simplifié" des États-Unis. Ils eurent droit à en être chassés. Nous, français, fort occupés par nos affaires européennes, et pas vraiment très attachés à nos conquêtes, avons réglé le problème par un chèque. À la hauteur?Pas à la hauteur? Le temps n'est plus aux regrets.

Les États-Unis, es-qualité, sont donc très belliqueux, ils ont' "la gachette facile". Leur pacifisme n'est qu'un sous-produit, quand les désireux d'en découdre "ont cherché leur salut dans la fuite".

Pour le moment, le Président américain n'est pas vraiment passé aux actes guerriers, ni en Corée*, ni au Mexique, ni au Vénézuela, ni ailleurs. Des menaces, des "moulinets", mais pas plus. Le plus sérieux, la guerre économique déclarée au reste du monde, si elle est réelle, ne fait ni bruit, ni dommages visibles. Le grand ennemi, la Chine, le principal rival commercial, est provoqué par des hausses massives de tarifs douaniers. L'OMC et ses règles sont envoyées à la poubelle.

Bien sûr, la Chine rend aux États-Unis "la pareille", et l'Union Européenne, également maltraitée, se défend avec les même armes.

Les économistes semblent s'accorder sur un plus important dommage à l'économie américaine, que l'inverse. La note, "salée", sera payée par les électeurs américains. Tout le monde rêve d'une ouverture des yeux américains, avant la prochaine échéance. 

Il me revient le souvenir d'un dessin animé: des petits êtres parvenaient à entraver les pieds d'un géant, qui tombait de tout son poids, projetant la terre, autour de l'excavation produite par le choc. Ah, le pouvoir du dessin animé!

Prémonition?

Sceptique

*Comme je l'ai proposé dans mes billets consacrés à la Corée du Nord, la fin de la crise résulte de la reconnaissance de ses échecs dans la mise au point d'un vecteur fiable, capable de remplir la mission pour laquelle il est conçu. Le monde, dans son ensemble, a évité d'humilier le fanfaron, a applaudi son revirement pacifiste. Lui et son peuple (non consulté) ne courront plus de risque. Le protecteur chinois a contribué de tout son poids à cette issue.

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06 juillet 2018

L'ÉTAT PRÉFÈRE-T-IL UN VOYOU EN PLEINE FORME À UN FLIC CABOSSÉ?

C'est le sentiment que l'actualité laisse supposer, avec sa multiplication d'agressions à l'encontre de policiers, en service, ou hors service.

Leur état de policiers n'étant pas secret, vivant dans un milieu ouvert, ils ou elles, ils et elles, sont pris pour cibles dans leur quartier de résidence. Quant à ceux qui ont eu la gachette trop rapide lors d'une agression, ils voient au dessus de leur tête deux foules vociférantes, l'une qui les applaudit, l'autre qui les accuse, et demande leur mise en prison. Dans leur dernier cas, il s'agit d'un CRS. Les faits sont CONTRE LUI l'équilibre de la balance de la justice, justifie qu'on charge le plateau le plus élevé. Un commentateur d'un média (LCI) juge même qu'un CRS est présumé incompétent en matière de police locale. Il n'a d'autre mission que le maintien de l'ordre.

Son acte, avoir tiré sur un voyou connu, refusant un contrôle, et faisant une marche arrière pour se débarrasser des flics importuns, a entrainé la mort du voyou, et.....la mobilisation de tous ses amis de son quartier, ce qui a valu à la ville de Nantes une X et unième émeute gratinée, très destructrice.

Il est normal qu'un flic qui a tiré et tué sa cible en rende compte à la justice. Ses collègues en attendent la reconnaissance de la justification: légitime défense, refus d'obtempérer. Il y a toujours un "mouvement d'opinion" prônant le désarmement des policiers, mais il ne fait pas le poids face à l'évidence: les voyous sont armés, il doit y avoir égalité des risques et des chances! Et même, un plus en faveur de l'ordre public.

Il n'est peut-être pas nécessaire de faire trainer la décision, toujours susceptible d'un appel! Les policiers ont besoin de la présomption de leur valeur professionnelle. La présomption inverse reste trop fréquente!

Sceptique

P.S. La garde à vue du CRS auteur du coup de feu mortel, a obtenu un résultat: L'auteur du coup de feu en est arrivé à penser qu'il avait peut-être tiré à tort, accidentellement. Ceux qui voudraient sa peau l'accablent encore plus. Il ne perdrait rien pour attendre? J'espère qu'il sera protégé!

P.S.2 Tenir pour certaine la volte face du CRS impliqué, au bout d'heures de garde à vue,  de questions autant de fois répétées que nécessaire, ne me semble pas très solide. À l'avocat du mis en examen, maintenant. Le secret met pour un temps la vérité entre parenthèses. À suivre?

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05 juillet 2018

PÉTITION EN VUE DU TRANSFERT DE MON CORPS AU MUSÉE DE L'HOMME (APRÈS MA MORT, ÉVIDEMMENT!)

Il n'y a pas d'âge pour sortir de l'idiotie. Je viens d'en avoir la preuve!

Il parait qu'il y a un risque majeur à porter son linge de corps neuf, avant de l'avoir fait laver au préalable. On peut se retrouver couvert d'eczéma, suintant, ravagé par le grattage, à faire fuir les foules, sur le passage desquelles on se trouve. 

J'ai failli mourir idiot, mais curieusement, mon ignorance m'a protégé, je ne l'ai jamais fait, qu'il vienne du commerce patenté, ou du marché, dont j'aimais l'atmosphère, et le bon vieil habilleur (aussi vieux que moi), auquel j'étais fidèle.

Je disais donc que je n'avais pas payé le prix de ma négligence, que ma peau semble avoir résisté, profitant de mon ignorance.

Si les savants d'aujourd'hui affirment avec autant de force ce danger, c'est qu'il doit être vrai. D'y avoir échappé, si longtemps (oui, oui!), signifie que mon corps dispose d'une résistance exceptionnelle.

C'est pourquoi j'offre mon corps au Musée de l'Homme. Livraison différée, quand même*!

Sceptique

* Que l'institution interpellée ne me prenne pas au sérieux! Je ne le suis pas, et ne constituerais pas une bonne publicité!

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03 juillet 2018

LES PRISONS ET LES HOMMES

Pendant des millénaires, le maintien de l'ordre des sociétés a reposé sur la peine de mort ou le bannissement. La prison ne semble avoir concerné que les dominants, se faisant de l'ombre entre eux. 

L'évolution vers ce qui devient la norme des sociétés modernes, l'égalité de la sanction pour un délit défini, quelque soit le statut social de l'auteur, est difficile, en raison de la résistance des classes dominantes. Et la fin de la peine de mort dans la plupart des mêmes sociétés, a réduit à un unique moyen les sanctions des actes délictueux à criminels: la prison.

Elle a un double but, sanctionner, et mettre hors d'état de nuire. La plupart des sociétés que j'évoque, s'efforcent de respecter l'égalité des citoyens devant la Loi, et sanctionnent les faits, et leurs auteurs, de manière égale, sans égard pour le statut social de l'auteur des faits.

Il en est résulté, en un temps relativement court, un développement du recours à la prison, d'abord, pendant la période d'instruction des faits, ensuite comme sanction, dont la durée est liée à la gravité des faits, évaluée par les juges.

Entre ses pôles de prévention, d'instruction, et enfin de sanction, le système carcéral, les prisons, est une des principales préoccupations des États. Du nôtre en particulier, car il se heurte à l'ambivalence des citoyens, qui d'un côté, en réclament pour améliorer leurs sentiments de sécurité et de justice, et de l'autre, les refusent, soit en raison du voisinage annoncé, soit pour le prix à payer. Toujours trop beau et trop cher!

Les réalisations sont systématiquement en retard sur les besoins calculés. Elles sont toutes frappées par la suspicion, ou l'espérance, qu'on puisse s'en évader.

Sur ce point, l'expérience internationale est un "pot commun" dans lequel tous les états,tous les condamnés à de longues peines,  et tous les cinéastes, peuvent puiser.

Si l'évasion d'un camp de prisonniers de guerre, concept justement oublié par les hommes d'aujourd'hui, n'est pas un délit, celle d'une prison où le condamné effectue sa peine, aggrave son cas. Cette certitude n'empêche pas le sentiment de nécessité, la préparation de l'acte d'évasion, et sa réalisation, forcément complexe et onéreuse, accessible seulement aux délinquants disposant de moyens financiers et humains. L'exploit de Redoine Faïd fait partie de ces exceptions.

Les coups réussis forment souvent le scénario d'un film.....sans droits d'auteur, autres que pour le réalisateur!

La France est elle un pays mal placé, en termes de sécurité de ses prisons? il est toujours facile de le dire, dans un cas comme celui que nous venons de vivre. Une partie de l'opinion est ambigüe, admirant le bandit qui se moque du gendarme. Il semblerait qu'il y ait eu un dysfonctionnement, qu'une information parvenue à la direction soit restée sans effet immédiat, mais inscrite pour la Saint Glinglin (un de nos Saints Patrons!).

Si le fugitif examine le rapport bénéfices-risques de son exploit, son expérience lui rappellera sûrement qu'il sera à tout coup perdant, sauf sous le rapport de la renommée, de sa légende. Il sera admiré, mais il aura droit à un supplément d'incarcération, à un resserement de sa surveillance. La gloire, les rires sarcastiques des témoins, compenseront-ils la sanction propre à son évasion.

Il n'y a pas de doute, on essaie d'être "comme on se préfère", et on en paye le prix. Notre bandit, frime. Libre ou repris, on ne l'oubliera pas de sitôt!

Sceptique

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