Sceptique

13 décembre 2017

NOTRE DAME DES LANDES: RETOUR À LA CASE DÉPART?

Emmanuel Macron a promis de prendre une décision sur cette affaire, que d'aucuns considèrent comme un "casus belli". 

La lande qui devait se transformer en un aéroport international, remplaçant celui qui existe à Nantes, trop juste, et excessif en nuisances, a été occupée par une troupe d'opposants déterminés, contestant le droit des nantais de se pourvoir de cette porte sur le monde.

Entre quelques précieuses "niches écologiques" d'animaux divers, et d'humains conservateurs, voulant rester sur des terres vendues et payées, il y a de quoi faire pour un allié qui s'est proclamé "zadiste"(zone à défendre"), rassemblant des individus engagés dans la défense de la nature brute, contre l'homme moderne qui prétend la soumettre à ses besoins, "artificiels".

Il est évident que l'homme n'est pas un oiseau, que dès Clément Ader et quelques autres, son désir de voler ne pouvait être que délirant. Il y est arrivé, au delà de toute espérance, mais, heureusement pensent les zadistes, le combat pour le faire aterrir et se contenter du plancher des vaches, est désormais engagé. 
Il me semble qu'autour de notre terre, il y a à chaque instant 80.000 vols d'avions commerciaux en cours. Du pain sur la planche!

Il y a eu, assez récemment encore, l'espoir sérieux de voir anéantie cette pratique, par l'épuisement du kérosène. Hélas, tous les jours, on en trouve, qui permet de repousser le "peak oil" annoncé urbi et orbi.

Ceux qui font commerce de ballader les humains dans le ciel ne manifestent aucune inquiétude, et commandent des gros porteurs (mais pas trop), pour satisfaire une clientèle, encore au berceau. On m'objectera qur l'homme ment comme il respire, depuis toujours, et pour toujours.

D'aucuns attendent qu'il prenne la vérité en pleine figure. D'autres voudraient réduire le délai, de quelques années à quelques mois. Les zadistes de N.D.D.L. sont là pour ça.

Leur mobilisation à l'annonce d'une décision annoncée par le Président de la République, à la suite d'une nouvelle consultation des experts, a ravivé la grogne des opposants, décidés à s'opposer à la réalisation d'un projet, "bouclé" jusqu'au dernier mètre cube de béton.

Le préalable sera d'évacuer la zone de tous les ennemis du projet. Les responsables des forces de l'ordre en tremblent déjà. Ils en ont déjà tellement vu!

La fin lamentable des révolutions industrielles a été annoncée et préparée dès le premier lingot d'acier. Constatant qu'elle tarde à arriver, les hommes lucides veulent passer aux actes pour faire table rase, revenir au bon vieux temps*. Ils sont déjà , en nombre, sur place, ils passeront aux actes dès qu'il y aura motif. Comme un "feu vert" du Président Macron.

Exceptionnellement, sur cette cause, il hésite. Partagé entre sa responsabilité de chef de l'état, veillant sur le bien être de ses mandants, et celui, attrapé au vol, de la planète, qui gémit, face aux demandes exorbitantes des hommes.

Les satisfaire, c'est parjurer. Les négliger, c'est manquer à son serment politique, de gouverner la France pour le bien-être, la prospérité, les libertés, de ses habitants. Quel que soit leur vote.

Les français l'ont chargé de s'occuper d'eux, pas des grenouilles! Recommandées, elles, par les zadistes,  sur les dents.

Ces derniers sont tellement déterminés, à mener une vraie résistance, voire un vraie guerre, que les responsables du maintien de l'ordre craignent d'être débordés, de ne pouvoir contrôler leurs troupes, assaillies et poussées à bout.

Les "écolos" ont fait un pari: que le Président, n'oublie pas ses sentiments. Qu'il soit écolo avant d'être président, qu'il choisisse les grenouilles de NDDL, avant les nantais.

Le problème, de taille, c'est qu'il lui reste quatre ans et demi de mandat à accomplir, qu'un mauvais choix lui ferait perdre la confiance de sa majorité, son autorité sur les autres serviteurs de l'ÉTAT.

Les uns voudraient qu'il soit faible, les autres qu'il soit fort. Pour qui? Pour quoi? Il ne devra pas se tromper!

Sceptique

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L'ORDRE RÈGNE, AUSSI, À CARACAS.

Maduro, le successeur de Hugo Chavez, a beaucoup souffert il y a quelques mois de l'action d'une opposition paraissant motivée, tenace, héroïque. Le pays ruiné, la population, manquant de tout, ne perdait rien de plus à harceler un pouvoir disqualifié, malgré son inspiration castriste, dopée au Mélenchon.

D'un jour à l'autre, le monde attendait sa chute. Elle approchait, mais sans jamais atteindre le but.

Quelques dizaines de morts plus tard, quelques centaines d'emprisonnés de plus, et quelques habiles manipulations constitutionnelles imposées, le régime Maduro a récupéré la santé. Il vient même de gagner les élections municipales. L'ordre règne à Caracas. Il est difficile de savoir si le peuple est content. Les nouvelles de "LUI" (le peuple) sont indirectes, sous formes d'élections triomphales.

Pour autant, le fidèle supporter français de Maduro n'a pas souligné de ses compliments le nouveau présent. On se demande anxieusement pourquoi. Mauvais esprits comme toujours, nos médias ne fêtent pas le retournement de la situation, telle qu'on peut la supposer du silence général. La majorité triomphante de Caracas est inaudible, alors qu'elle aurait le droit de faire un feu d'artifice...s!

Nos questions perverses vont donc rester sans réponse.

Sceptique

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12 décembre 2017

ÉLECTION DU PRÉSIDENT DES LR: XAVIER BERTRAND NE SUIT PAS.

Sans être attendu, le geste de Xavier Bertrand, Président de la Région des Hauts de France, ne surprend pas. Il a, constamment, condamné certains thèmes de la campagne de Laurent Wauquiez, élu, Dimanche, Président des Républicains. 

Ces thèmes se rapprochaient trop de ceux du Front National, que Xavier Bertrand a constamment combattus, depuis que le parti fondé par Jean-Marie Le Pen représente l'extrême droite en France. Tellement présent dans le Nord de la France, que ce n'est que grâce au retrait de la Gauche socialiste, que Bertrand et les siens ont étés portés à la tête de la nouvelle Région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, re-baptisée HAUTS DE FRANCE.

Xavier Bertrand est une personnalité politique importante de cette région. Député Maire de Saint-Quentin, dans l'Aisne. Brillant orateur, efficace organisateur, il a tenu une place essentielle dans la campagne présidentielle de 2007, qui a porté Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République. Il en a été, par la suite, Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, puis, Ministre du Travail. Il a toujours gardé un oeil sur sa région, et, en particulier, il a âprement défendu le projet de canal Seine-Nord, depuis cinq ans en sommeil.

Tout naturellement, il a préféré se retirer du niveau national pour se consacrer à la Région, dans ses nouvelles limites, une des plus pauvres de France., des plus touchées par la désindustrialisation, et le chômage qui en résulte. Il ne se démène maintenant que pour cette cause.

Qui dit pauvreté, toutes causes confondues, dit présence en force du Front National. Qui a remplacé progressivement le Parti Socialiste et le Parti Communiste, délaissés par la classe ouvrière pour des raisons différentes. Le quinquennat, socialiste, de François Hollande, n'a pas épargné les habitants de la grande Région.

Les coups fourrés qui ont marqué la campagne présidentielle de cette année, funeste, tant pour la gauche que pour la droite, ont ouvert un boulevard à un candidat dont l'âge et le style ne disaient rien de bon aux politologues patentés, ou aux politiciens sûrs d'eux et dominateurs. La politique n'étant pas une science, elle s'est plantée, et c'est le surdoué amiénois qui s'est retrouvé au sommet du cocotier.

Il y est toujours, ce qui pour les vieux briscards de la politique, est proprement un scandale. La campagne de Laurent Wauquiers n'a pas décroché de ce "bashing" anti-Macron, et a offert en perspective un duplicata du Front National. "Il" a gagné, sur ce terrain étroit. Mais la participation n'a été que de la moitié des encartés. Pas fameux pour la suite!

C'est tout pour aujourd'hui!

Sceptique

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11 décembre 2017

LAURENT WAUQUIEZ PRÉSIDENT DES LR. ET MAINTENANT?

La victoire de Laurent Wauquiez à l'élection du Président des LR n'a pas été une surprise. Par contre, une abstention de plus de 50% est un mauvais signe. Pourquoi la moitié des encartés d'un parti qui méritait sa réputation de militantisme et de cohésion, n'a pas fait le modeste effort de voter, sans avoir à s'habiller et à sortir, grâce à l'internet?

Et maintenant? Nous arrivons à la fin de l'année, période de renouvellement des adhésions. L'abstention pour l'élection du Président promet une réduction du nombre d'adhérents à ce grand parti, et des craquements internes, déjà annoncés par les engagements de personnalités en faveur du Président Macron.

Dont le nouveau Président des LR s'est déclaré l'ennemi et le rival déterminé, peut-être même sans faille, sans concession, sur quelque sujet que ce soit.

Pendant ce temps, le Président Macron et sa majorité gouvernent, et concrétisent nombre de projets portés par François Fillon, notre candidat bien désigné. Bien qu'il n'y fut pour rien, Emmanuel Macron, qui était juste derrière Fillon dans l'opinion, était mieux classé par les sondages qu'aucun "Plan B" étudié par le parti. De plus, François Fillon ne voulait pas se retirer, ce qui aurait été interprété comme un aveu.

Le ralliement de notables LR au  Président Macron n'a pas été surprenant, le programme de ce dernier étant nettement compatible avec celui que portaient les Républicains. Pour beaucoup de leurs électeurs, la ressemblance des programmes, tant par l'esprit que par la forme, le choix d'Emmanuel Macron au second tour a été un réflexe naturel. Les premières décisions de l'élu, la composition de son gouvernement, comptant trois ministres, dont le Premier, venant des Républicains, ont achevé de séduire un grand nombre d'électeurs de ce parti. Ils n'ont aucune raison de changer d'avis à bref délai, encore moins d'adopter une posture d'opposant, à l'invitation de Laurent Wauquiez.

Ce dernier n'ignore sûrement pas que l'esprit de parti est toujours plus faible à droite qu'à gauche, qu'inversement le souci de l'intérêt général domine à droite. Aujourd'hui, cet intérêt est entre les mains du Président Macron et de son parti, la République en Marche. Laurent Wauquiez promet de lui mettre tous les bâtons dans les roues qu'il pourra trouver. C'est une intention qui ne fait pas partie de la mentalité de la droite française. Elle n'a jamais joué à ce jeu là. Laurent Wauquiez pourra-t-il marquer des points tout seul?

Sceptique

 

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UNE RÉFLEXION SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE.

Les désastres qui frappent la Californie, riche, peuplée, et très travaillée, sont, bien sûr, mis sur le compte d'un réchauffement climatique, dont l'humanité serait totalement responsable, par ses activités diverses, dévoratrices d'énergie, et chargeant notre atmosphère en CO2, gaz à effet de serre (faible).

Mais le réchauffement du climat, non discutable, est lui même un activateur, global, des activités biologiques, et, donc, d'une décharge augmentée et multicentrique de CO2, et également de la fourniture de l'atmosphère en vapeur d'eau, bien meilleur gaz à effet de serre que le CO2.

Dans les zones humides, le CO2 est absorbé par la végétation, qui augmente sa masse. Augmentation qui ne semble intéresser personne. De plus, la végétation équatoriale, surtout, est rarement en condition de brûler et de re-larguer le CO2 stocké . Elle est plutôt productrice de méthane, bon gaz à effet de serre.

Quelles sont les parts des activités humaines et des activités biologiques naturelles dans l'élévation de la température moyenne de notre terre, et la modification visible et mesurable des climats des zones tempérées? C'est un casus belli potentiel.

Les températures moyennes des zones tempérées n'ont pas encore rattrapé celles de l'optimum médiéval, qui permettait la culture de la vigne, à une latitude, en Europe, bien plus élevée qu'elle l'est encore, au bout d'un siècle de réchauffement.

Le refroidissement rapide constaté à partir des années 1500, appelé par les climatologues "petit âge glaciaire", a fait reculer la limite nord de la culture de la vigne de plus de cent kilomètres, englobant la région de Paris. 

La marche du réchauffement s'est accompagnée d'une remontée de cette limite, toujours orientée sud-ouest-nord-Est, maintenant au Nord de Paris, sur des terres bien ensoleillées, mais les "vins" produits ne risquent pas de faire de la concurrence aux productions viticoles réputées depuis des siècles.

Ce dont on peut être sûr, c'est que le refroidissement du climat à partir du seizième siècle a été "naturel", et catastrophique pour les hommes concernés. Une colonie scandinave, installée au sud  du Groënland a été subitement coupée de sa base européenne par le développement de la banquise, et affamée par l'anéantissement des cultures importées de l'Europe, pourtant nordique.

On ne voit pas, non plus, comment l'homme préhistorique aurait pu contribuer à la déglaciation de toute cette région, quelques millénaires auparavant. La terre a connu des changements climatiques dans les deux sens, pour des raisons non élucidées, mais totalement "naturelles".

Vouloir infléchir ce réchauffement en pesant, négativement, sur les activités humaines, qui ont permis sa prolifération, puis l'ont suivie "à la culotte", jusqu'au renversement médiéval, me semble vain.  L'adaptation de l'habitat, déjà entrepris, reste lent, car l'habitat a une forte empreinte culturelle, plus rigide que les technologies, surtout sous nos climats, tels qu'ils sont en moyenne. Nous ne bâtissons pas pour dix ou vingt ans!

Dans la vie d'un homme moderne, l'âge  de bâtir se situe entre trente et cinquante ans. Les limites de cette tranche d'âge sont, collectivement, peu mobiles. La stabilité professionnelle et familiale la conditionnent, et notre époque, à cet égard, est peu favorable.

J'ai de sérieux doutes sur la capacité de l'humanité à modifier le cours du réchauffement par des actions concrètes et acceptables, dans les conditions de liberté de décision qui sont les siennes. Les candidats totalitaires offrent, bien sûr, leurs services. Les accepter serait un pari dangereux.

Aux jeunes générations de choisir, le plus raisonnablement possible.

Sceptique

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09 décembre 2017

LA MEILLEURE DÉCISION DU PRÉSIDENT MACRON.

Ma philosophie ne m'avait pas préparé à ces funérailles nationales de notre Johnny. J'ai essayé de les fuir pendant toute la journée, mais toutes les chaines d'info, sans la plus petite exception, m'ont poursuivi de zapping en zapping*. Même à cette heure, où tout est fini, nos journalistes glosent à tout va.

Mais je rapproche ce grand rassemblement national à ceux qui ont suivi les plus atroces attentats commis sur notre sol, contre ceux qui avaient la malchance d'être là. C'était, aussi, des grand-messes, mais toutes religions mêlées, dont les représentants désavouaient les meurtres, ne leur accordaient aucune excuse. 

Même si, dans leur premier mouvement, les musulmans avaient été choqués par les caricatures du journal satirique, souvent installé sur ce créneau, le plus grand nombre, des adultes, avaient été horrifiés par la vengeance des fanatiques, se réclamant de l'État Islamique. La raison s'imposait à eux. Rien de bon, pour leur communauté, ne pouvait déboucher d'une guerre civile, qui aurait révélé la faiblesse de la partie musulmane.

Je ne pouvais imaginer la déification de notre chanteur. Il avait été adulé par la génération de mes enfants, peut-être par mes petits enfants, mais n'était jamais l'objet de discussions fiévreuses, ou enthousiastes. Il ne m'est jamais arrivé de désirer l'écouter la durée d'un concert. Son chant "prenait aux tripes", mais je n'en ai jamais redemandé.

Mon premier sentiment en voyant l'engagement spectaculaire de notre jeune Président de la République, a été de lui affecter une signification politique, rallier les fans du rockeur.

Mais le fleuve des commentaires m'a apporté l'information-clé. Johnny Halliday, intéressé depuis toujours par la politique et ses acteurs, avait fait une démarche d'approbation et de soutien auprès d' Emmanuel Macron, dont la réaction a été réciproque et passionnée."Ils" étaient faits pour s'entendre. C'est très sincèrement que le Président Macron a éprouvé la peine de voir "partir" l'ami chanteur, et a rejoint les foules d'admirateurs. Auxquels il a offert ces funérailles grandioses et ferventes, leur participation sans limites. Ce samedi 9 Décembre(2017), a été celui de Johnny Halliday, adulé par tout un pays, des plus modestes à son Président, en personne, simple comme un ami de toujours.

Il faut en prendre acte, accorder à notre plus haut responsable l'humanité, qu'on imagine mise au coffre fort.

Certes, notre Président est resté sobre et digne, mais pas froid, bien présent, d'un bout à l'autre de l'interminable cérémonie. Malgré l'ingratitude habituelle de notre peuple envers ses élus de ce rang, ils ne pourront pas  oublier sa présence au milieu d'eux, durant toute cette journée.

Ce n'est pas par calcul qu'Emmanuel Macron a offert ces obsèques à la famille et aux fidèles admirateurs de Johnny Halliday. Il rendait l'amitié spontanée et sincère que le chanteur lui avait apportée. Il révèle, en même temps(!), sa capacité de reconnaissance, d'amitié franche et fidèle, malgré sa durée bien courte.

Mais elle devrait** imposer à l'opinion, facilement haineuse, féroce, la reconnaissance des qualités humaines de son jeune Président. Sa popularité devra gagner plusieurs points solides.

Sceptique

*Je ne connais que ce néologisme anglo-saxon pour signifier les exploits de la télé-commande.

**Le conditionnel, forme prudente de l'emploi d'un verbe, s'impose.

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07 décembre 2017

LES ÉTATS-UNIS, L'ISLAM, ET ISRAËL, ENTRE RAISON HUMAINE ET RAISONS DIVINES.

Le geste de Donald Trump, décidant de transférer l'Ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem, reconnue capitale de l'état juif, fait grimper aux rideaux le reste du monde, effrayé par l'audace, et particulièrement le monde islamique.

Car si les juifs sont dans le vrai en réaffirmant qu'ils ont été les fondateurs de la ville, à la fois politique et religieuse, pour revendiquer son retour comme possession, l'islam doit s'appuyer sur un décret divin, révélé par son prophète, qui pose comme définitive et donc éternelle, la prise de possession par les armes, au temps de l'Égire, de la ville sainte, alors chrétienne depuis six siècles, comme devraient l'être, théoriquement, toutes les conquêtes musulmanes. Le poids symbolique de Jérusalem justifie un droit particulier.

Quand les israéliens, à l'occasion des guerres qui leur ont été faites, en ont chassé les armées arabes, ils ont repris, convaincus de leur droit, leur bien, pièce maitresse de leur histoire, mais en respectant les ajouts du conquérant musulman, quatorze siècles auparavant. Seuls les fondements du second temple, détruit par les romains, subsistaient. Il n'ont fait que continuer les rites d'espérance et de contrition qui étaient leur lot depuis l'action de Rome.La logique de refus de l'existence de l'État juif a contraint les pays arabes à invoquer le caractère éternel de l'annexion islamique, pourtant conséquence, elle même, d'un rapport de forces.

La victoire est l'oeuvre de Dieu. La défaite, dans ce cas, ne résulte pas de son désaveu. Ses droits ne sont pas concernés.

C'est toute la difficulté des manipulations de l'histoire par les religions. Elles font dire à Dieu ce qu'il leur plait d'entendre, et les faits perdent toute importance.

Aux dernières nouvelles, le Prince Héritier Salman, d'Arabie Saoudite, qui a décidé de bousculer le fixisme arabo-musulman, de l'adapter à la réalité du monde, ne s'est pas associé à l'unanimisme du monde arabe.

Il y a sûrement beaucoup à espérer de ce changement, qui pourrait déclencher un mouvement symétrique de la partie israélienne.

Sceptique

post-scriptum: Donald Trump a pris seul cette décision, prévue par un vote ancien des parlementaires américains. Elle a, bien sûr, dépendu de son sentiment personnel, et non d'une obéissance à un ordre divin. Ma première interprétation a été d'humaniser l'action, dont l'effet devrait être une mise en mouvement d'une situation bloquée par la crispation de toutes les parties. Elles veulent toutes gagner, avoir totalement raison. C'est à partir de cette position à la fois unique et générale que les multiples négociations ont échoué. Il a suffi qu'une des parties revendique une satisfaction totale de ses exigences. Les autres ne pouvaient faire moins!

Les pieds de Donald Trump dans le plat représentaient l'humanisation de la question, même s'il est probable qu'il a fait une prière avant de décider. S'il peut y avoir, un jour, une solution, elle ne sera qu'humaine, les trois représentations du dieu unique disant chacune leur position, arrêtée, par le truchement d'humains. L'arbitrage sera le fait des hommes.

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06 décembre 2017

LA MORT DE JOHNNY HALLIDAY.

La mort du chanteur ne pouvait être une surprise. Il a eu le courage de "crâner", d'être un artiste, donné à son  public, presque jusqu'à la fin, mais le cancer a ses règles, et, au stade atteint, "il n'y a plus d'espoir".

Nos rites qui accompagnent la mort ont beaucoup changé. Plutôt que l'accompagner avec humilité, elle tend à être exorcisée, dès qu'elle concerne des personnalités. "Elle" ne devrait pas "déranger".

Les moyens d'enregistrer définitivement l'oeuvre des artistes, permettront à ses passionnés de le réécouter sans limites. Il restera vivant comme tous les créateurs que la renommée a placés au sommet, sans contestation ni doute.

Sceptique

 

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04 décembre 2017

LES CORSES: DES PAS VERS QUOI?

 Le nationalisme corse a commencé à crier fort dans les suites de notre décolonisation, de notre départ de l'Algérie. C'est dans les années qui ont suivi le grand retour, qu'une invitation à passer des jours de vacances, émise par une parente native de l'île, m'a fait prendre pied dans les pénates d'un peuple alors peu aimable, jaloux du bonheur des algériens et de quelques autres.

Par dessus le marché, un certain nombre de "colons" chassés de l'Afrique du Nord, craignant de manquer de soleil, s'étaient jeté jetés sur la plaine orientale, en friche depuis toujours, pour re-créer leurs plantations d'agrumes, et avaient transféré en Corse, de fait, leur aventure nord-africaine, avec, dans leurs fourgons, leurs braves ouvriers et leurs familles. La Corse n'avait pas ces précieuses fournitures en rayon.

Je n'ai pas retenu l'ensemble des slogans peints en blanc un peu partout. "Francesi fora" dominait, et domine encore dans ma mémoire. C'était, effectivement, la condition de base d'une indépendance de la Corse. 

Il est licite de se demander pourquoi on en est toujours au même point tant d'années plus tard. La réponse est simple: le peuple corse, après deux siècles de parcours avec la France, et le trait d'union napoléonien, inscrit profondément, n'est pas en majorité en faveur d'une séparation. Il se méfie. L'histoire de la Corse n'est pas un long fleuve tranquille. La contemporaine est encore très chargée en plomb, et sent la poudre.

Le pouvoir régional est tombé aux mains des partis autonomiste et nationaliste, il y a deux ans. Ils n'ont pas perdu la confiance de leurs électeurs, et ils viennent d'obtenir la majorité d'une minorité de votants (- de 50%). Les nationalistes autonomistes et indépendantistes garderont le pouvoir local. La partie autonomiste, majoritaire, est satisfaite. Elle a le bon sens de vouloir garder le beurre et son argent. Avec le temps, il y a des évidences qui s'imposent.

Remarquons en passant que le peuple français n'est pas consulté.ÇA NE LE REGARDE PAS!*

J'ai eu l'occasion d'écrire que la Corse ne faisait pas partie de la partie fondatrice de notre histoire. Elle avait été à la fois, pour ses maitres génois ou toscans, rebelle et dépendante. Et inversement. Gourmande, la France a accepté le cadeau coûteux. Et puis, l'histoire brillante de la Révolution et de l'Empire a scellé le destin des deux "mauvaises têtes".  Pourquoi cette alliance par le sang a-t-elle craqué? La partie française est toujours perplexe. Il appartient aux nationalistes de mettre la vérité sur la table. Nous n'avons aucun argument nouveau pour les retenir. Ils doivent convaincre la majorité du peuple corse. Solidement. Un "cousin" corse me disait, à l'époque, que le baton de maréchal potentiel ne faisait plus recette au sein de la jeunesse. On peut la comprendre. On avait décroché de ce pouvoir vingt ans plus tôt..

Ce qui devra être clair de notre côté, c'est qu'une réconciliation devra être antérieure au divorce. Que cette procédure ne sera pas rattrapable, et sans pension. Après, nos descendants verront, de part et d'autre.

Sceptique

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03 décembre 2017

L''ORDRE RÈGNE À PARIS-MONTPARNASSE.

Pour la deuxième fois en quelques mois, un "bug informatique", comme on dit quand on veut paraitre informé, a paralysé le trafic ferroviaire, en partance ou à destination de cette gare qui dessert tout l'ouest de la France, de la Bretagne jusqu'aux Pyrénées.

Je ne sais pas comment ça se passe sur les autres réseaux ferrés de l'Europe continentale. Leur publicité ou les récits de leurs déboires ne sautent pas les frontières. 

Nous apprenions à l'école que nous avions le meilleur et le plus ponctuel des réseaux ferroviaires, et cette conviction a fait de nous les plus grincheux des voyageurs. Avec raisons, je précise.

Ces pannes, en tous cas, et en tout cas, ne sont d'abord pas immédiatement localisables, et jamais immédiatement réparables. Aucun système de signalisation ou d'aiguillages n'a ses commandes doublées. Il ne faut pas vexer ses ingénieurs, tous polytechniciens.

Cela fait quelques années que l'usage du train est une loterie, dont le gros lot n'est qu'une arrivée à l'heure.

Mais, "on" nous le rappelle de divers côtés, c'est, ce sera, à prendre ou à laisser. Revenir à la SNCF d'avant guerre n'est qu'un rêve*.

Sceptique

*anti-syndical!

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