Sceptique

24 août 2016

INTEMPÉRIES DU PRINTEMPS: LA RÉCOLTE DE RAGOTS SERA BONNE!

Il est habituel de voir des hausses de prix des récoltes, lorsque leur abondance est à la baisse. Les producteurs sont à la fois déterminés par les prix du marché, et par la nécesité de retirer de leur récolte un revenu permettant de vivre. 

L'agriculture est le premier des métiers, par l'ancienneté, et le dernier, par sa rentabilité et ses incertitudes. Il devrait avoir disparu, mais il est associé à une passion, grâce à laquelle nous ne mourrons pas de faim.

À chaque métier ses jaloux, ses haineux, ses détracteurs. Les malheurs des paysans excitent leur bile. Ainsi, quelques bonnes âmes ont lancé , "urbi et orbi", l'information selon laquelle les vilains auraient gonflé de près de 40%, le prix des pommes de terre.

Et de s'apitoyer sur les pauvres, privés d'une nourriture de base.

Mais le Courrier Picard de ce matin publie le rectificatif d'un professionnel de ce produit. Il s'agirait du prix des primeurs, cultivés sur des sites bretons, et traditionnellement plutôt chers. Les pommes de terre de consommation courante sont encore en terre, et seront récoltées en fin d'été. Rien, encore, ne permet de dire que la récolte sera déficitaire, et donc, chère.

Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose!

Sceptique

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23 août 2016

LA GUERRE DES PETITES BÊTES ET DES GROSSES BÊTES.

Au fond, l'histoire de la nature, depuis l'apparition de la vie, peut se résumer à ce schéma: une sorte de pulsion, d'ambition, enracinée dans le vivant, fabrique des espèces de plus en plus grosses, avec des raffinements de complication, et, périodiquement (quelques millions d'années quand même), un changement radical des conditions de vie (température, humidité), élimine toutes les espèces incapables de s'adapter. Les plus grosses, comme par hasard. La nature ne sait pas ce qu'elle fait, on peut dire. C'est une machine, programmée, fabriquant des copies de modèles, livrés à eux-mêmes une fois achevés. Des erreurs sont commises. La plupart sont "léthales", provoquant la mort prématurée du "nouveau modèle". Parfois, l'erreur répond à un besoin, donne un avantage au raté. Il transmettra l'erreur à ses descendants, qui formeront une variation mieux adaptée du modèle. Tant que l'environnement est stable, la grosseur est plutôt un avantage...de puissance. Un bouleversement de l'environnement l'annule.

Restent donc les petites. Ça va de nos souris, à nos diverses bactéries, en passant par les insectes....les plus petits.

Et ça repart. Toujours plus grand, plus haut, plus lourd. Les dinosaures ont laissé des traces. Ils avaient essaimé dans le monde entier, profitant d'un climat chaud et humide *, rivalisant en taille, en poids. Un bon morceau de matière planètaire, en promenade dans l'espace, s'est fait accrocher par notre champ gravitationnel, et s'est abattu sur notre terre, dans le golfe du Mexique, en faisant un cratère en conséquence, en dispersant des millions de tonnes d'eau et de poussière dans la haute atmosphère. La terre s'est retrouvée dans une obscurité glaciale, pendant.....des années. Suffisamment pour faire crever de froid et de faim toutes les bêtes à bon appétit. Les plus grosses évidemment. On estime à une vingtaine de kilos le poids maximum des individus de toutes espèces ayant pu survivre au désastre.

Je vous rassure tout de suite: nos ancêtres avaient alors la taille d'une souris, et, heureusement, il n'y avait pas de chats. Leurs ancêtres étaient encore plus petits.

Quelques dizaines de millions d'années se sont encore passées, avec un retour de la lumière solaire, relançant l'évolution des espèces vers plus de poids et plus de taille. 

Parmi lesquels les hommes, dont la posture s'est redressée, dont la tête a grossi. Ils ont fini par se parler, et, dès lors, snober les autres bêtes. 

Faisons un saut jusqu'à aujourd'hui. En quelques millénaires, "l'être parlant" a imaginé et réalisé tout ce qui pouvait lui rendre sa vie plus sûre, plus confortable, plus agréable. Le long d'une large bande ceinturant l'hémisphère Nord, entre les latitudes trop froides au nord, et trop chaudes, au sud, qu'ils appellent "tempérées", les hommes ont fait disparaitre progressivement, la faim, la soif, le froid, et un peu plus tard, la plupart des maladies. Il meurt toujours, mais beaucoup plus tard, sauf exceptions qui se raréfient.

Le drame, qui douche notre satisfaction, est que ce progrès a plus de mal à s'étendre vers les parties de la terre qui ont un climat plus rude, trop froid, ou trop chaud, trop sec, ou trop humide. Nos avantages y atteignent un prix trop élevé, ne permettant pas leur généralisation. Ceux qui restent désespérément pauvres n'ont d'autre choix que d'essayer d'atteindre notre paradis, au péril de leur vie. Les survivants, emballés, suscitent par leurs récits, et leurs mandats, de nouveaux projets d'émigration. 

Les nantis que nous sommes devenus, craignent que le développement atteigne une limite, et que son partage diminue la part de tous. Et s'il est facile d'avoir plus, il est plus dur de se contenter de moins. Les plus sévères d'entre les hommes ont vite fait de déduire de leurs calculs qu'il sera à jamais impossible d'assurer le boire et le manger à l'humanité, doublement dérégulée. Combat après combat, "elle" se débarrasse des fléaux qui la mettent en péril, ou freinent son développement.

Crise après crise, celui-ci ralentit, traite les causes du ralentissement, et ré-accélère, fait reculer les limites entrevues.  Les recettes de ralentissement, élaborées par les penseurs dévoués à cette cause, sont régulièrement bousculées, sous la pression de leurs victimes, qui veulent vivre "comme avant". Les restrictions ne concernent que les autres.

Au fond, les hommes ont pris la place des dinosaures. Chacun, avec son poids de quelques dizaines de kilos, consomme l'énergie qui était nécessaire à un dinosaure de plusieurs tonnes(j'exagère un peu!). Ils sont accusés, par d'autres, de faire courir à sa perte l'ensemble de la planète, qui se détraquerait par leur faute. 

J'y pense, et puis j'oublie, constate chaque pécheur, qui vit sa vie de dinosaure vorace.

"On" annonce qu'une solution radicale pourrait provenir d'une petite mouche, blanche, couleur de l'innocence, par dessus le marché, qui se nourrit de la sève des plantes, de toutes les plantes. Tout lui est bon. En plus, elle est sale, bourrée de virus, qu'elle inocule dans ses proies, et qui en crèvent un certain temps plus tard. Cette mouche, connue depuis longtemps, serait parvenue à devenir résistante à tous les pesticides inventés par l'homme pour se défendre des plus petits que lui-même. On doit s'attendre à ce qu'elle anéantisse tout le monde végétal, utile, ou non**, à l'humanité. Celle-ci s'étant désormais interdit d'inventer de nouveaux pesticides, d'utiliser les plus efficaces, prestement interdits pour cette raison, et, enfin, d'inventer des plantes artificiellement rendues résistantes à ce ravageur, la fin du monde est enfin en vue.

Sceptique

*Les plaques continentales étaient plus resserrées et plus proches de l'équateur que de nos jours. Elles se sont beaucoup balladées depuis!

**Tous les végétaux sont utiles à la vie dans son état actuel. Même s'ils ne sont pas comestibles, ils participent à l'oxygénation de notre atmosphère, à l'épuration du CO2. Mais il y a eu une autre vie, avant, qui compte encore quelques représentants. Tout repartirait à partir de la case départ, en fait, et disposerait d'un temps comparable à celui déjà écoulé. Pourvu que la nouvelle vie ne ré-invente pas l'homme!

 

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22 août 2016

HOLLANDE, DÉMISSION!

Son appel implicite à la médiation de l'Église, auprès de Dieu-le Père, ou de la Vierge Marie, peut-être, donne la nausée.

Son règne-catastrophe me fait douter de la valeur des primaires comme dispositif de sélection. Si celles qui sont prévues à droite, et maintenant, aussi, à gauche, aboutissent à un "four" pareil, à quoi bon?

François Hollande ferait un geste noble, patriotique, en démissionnant tout de suite ou presque, ce qui nous obligerait à élire un nouveau président dans les semaines qui suivront.

Les primaires étaient conçues pour limiter le nombre de candidatures, valables, fantaisistes, ou grotesques. Puisque, en fait, ça ne les empêche pas, et même, brouille les cartes et induit en erreur, "laisse béton!"

Le parlement pourrait se réunir en congrès pour durcir les conditions de candidature, tout en respectant la diversité politique. Ce sera sûrement difficile, car si la diversité des idées n'est pas foisonnante, celle des ambitions et prétentions est grouillante. Une caution conséquente et égale, souscrite par les généreux partisans, éliminerait les mal-aimés.

Mais, quand bien même il faudrait un premier tour de cent candidats, seuls les deux premiers auraient le droit de se présenter au second. À eux de convaincre les éliminés entre les deux tours.

Le résultat sera à l'image de notre aptitude démocratique, pas triste, mais nous devons nous accepter comme nous sommes. Ça ne pourra pas être pire qu'au passé et au présent.

Sceptique

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L'INFORMATION, ET LE DÉSIR D'INFORMATION

Je suis en deuil d'une de mes sources. Ça ne fait que deux jours. Grève ou faillite, le site sur internet n'est pas vide, mais il est muet. 

Je l'aimais bien, ma découverte était récente, mais en valait la peine, quelques euros de plus pour moins d'une heure de lecture, facile et condensée.

Si elle doit disparaitre de ma liste, j'aurai perdu un point de vue, une brève interprétation d'une réalité sans limites, celle de l'humanité, avatar de notre planète, peut-être unique, peut-être multiple. 

Certains hommes sont délégués à la recherche d'autres mondes "médiatisants". Ils existent peut-être, mais au minimum à quelques poignées d'années-lumière. Si notre désir, communiquer avec "eux", avec patience, est brûlant, sa réalisation est encore hypothétique, surement lointaine. Je n'en serai pas témoin.

Je l'ai été de ce développement d'une information provenant de l'ensemble de notre monde en temps réel, quasi instantané. Seul notre temps de sommeil nous empêche de savoir tout, tout de suite. Une bonne partie des bonnes ou mauvaises surprises nous saute à la figure à notre réveil.

Imaginons un silence total, un matin, de tous les médias sonores. La radio, muette, la télévision, pareil et sans image, même fixe. Quelle angoisse! 

Parfois, lassés, saturés, nous désirerions ce silence, cet arrêt du flot d'images et de paroles. "J'y pense, et puis, j'oublie."

Il est la cause des problèmes de l'humanité d'aujourd'hui. Un homme, où qu'il soit, sauf une île déserte, connait l'état du monde. Il sait où on a faim, où on a peur, où on ne connait, ni la faim, ni la peur. S'il doit aller quelque part, fuir la guerre ou la misère, son itinéraire est dans sa tête, dans les grandes lignes. 

"L'ignorance ne s'apprend pas", a écrit Gérard de Nerval, au détour d'une phrase, sans nécessité pour le sens, comme une subite découverte, à livrer sans attendre. Ce que nous ne savons pas nous attend au tournant! Et si ce n'est pas notre source préférée, ce sera une autre!

La sagesse serait-elle d'ignorer, de se fermer à ce bruit permanent, trait principal de notre développement? 

Si quelques potentats en rêvent, passent même à l'acte, censurent, caviardent, mettent au trou leurs bavards, leurs voyeurs, c'est en vain, il y a des fuites de tous côtés, leur paix n'est que fictive.

Dans le flot, il y aurait des mensonges? Il suffit d'attendre, la vérité arrive toujours, même avec retard.Elle est attendue.

Malgré les protestations, les appétits coupés, les nausées, les insomnies, les cauchemars, à tout prendre, l'homme préfère savoir. Il ne reviendrait pas en arrière.

Sceptique

 

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18 août 2016

MISÈRE ET MÉDIAS, LE RISQUE D'EN DIRE TROP?

Grand émoi et grincements de dents dans un des plus pauvres départements de France, la Somme, une des principales victimes de la dés-industrialisation. Une série d'émissions de la chaine M6, Rue des Allocs, sur les victimes de la misère, a débuté par un quartier défavorisé d'Amiens, le chef-lieu. Paradoxe, il est à deux pas de la zone la plus touristique de la ville.

Les victimes interviewées se sont montrés d'une franchise admirable, n'ont rien laissé ignorer du cheminement qui les a amenées à leur misère réelle, à leur situation d'assistés. Alcoolisme pour les hommes, maternités en chapelet pour les femmes, débrouille pour certains, assistance pure et simple pour d'autres. Et impasse générale dans un département cogné par la crise de nos industries de main d'oeuvre, qui ont périclité il y a une quinzaine d'années, face à la concurrence chinoise. 

Certaines, les plus lourdes, se sont battues avec l'arme de la négation, de la pensée magique, et ont fini par faire fuir leurs patrons et leurs actionnaires. Les petites et moyennes ont mis en silence la clef sous la porte.

En attendant le rebond et son effet sur la Somme, la misère est la principale affaire du département, de ses élus. Leur ressources, assurées par ce qui tient encore, ne peuvent être que des rustines, des cache-misères, pour tout dire. Elle reste digne et discrète dans les familles qui peuvent s'appuyer sur quelques emplois.

Quant à ceux qui sont marginalisés par leurs divers handicaps non physiques, comme une absence de formation, générale, et/ou professionnelle, ils ne peuvent compter que sur la solidarité de la société, obligée, elle aussi, de se cacher, tellement elle est méchamment critiquée.

Quel âge n'est pas sans pitié? Je n'en connais pas. La crise ne nous rassemble pas. La crise, c'est l'autre!*

Pour revenir à cette émission, quel est son avenir, après ce cachez-moi cette misère que je ne saurais voir?

Qu'elle continue ou non, la solution ne peut être que politique, et pas n'importe quelle. Ciblée sur l'économie marchande, exclusivement. La laisser se remettre, reprendre confiance, ne pas la rançonner au premier tournant, maitriser les démangeaisons des doigts crochus, ne pas écouter les prophètes et les joueurs de flûte.

Sceptique

* La crise ne nous rassemble pas aussi bien que le terrorisme. Dont l'effet n'est pas pour autant éternel.

Note complémentaire du 21 Août 2016: Dans le Courrier Picard du Dimanche 21 Août, un réalisateur amiénois, Mourad Laffite, spécialisé dans le traitement des luttes sociales, critique vigoureusement l'aspect voyeuriste, indécent, irrespectueux, de la production. Tout en affirmant son attachement à la liberté d'expression, il serait favorable à un contrôle des projets (pré-censure), et un souci des réalisateurs de la dignité des personnes qu'ils observent et filment (auto-censure).

 Considérant l'effet de cette émission sur les journalistes et les responsables politiques de la ville d'Amiens, je pense que par sa crudité, elle a relancé la prise de conscience de la partie cachée de la réalité française, et des propres obligations de la ville d'Amiens, sur l'état des logements dans la zone étudiée, en particulier. Bien sûr, ses responsabilités ne sont pas les principales.

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17 août 2016

L'ISLAMOPHOBIE ET LA RAISON.

L'islamophobie, peur, voire, haine de l'islam, fait partie des passions, dont les humains font un usage courant, tant elles sont plus faciles que les produits de la raison. 

C'est pourtant de la raison que les hommes sont les plus fiers. Mais elle "ne prend pas aux tripes", elle fait rarement jouir. L'homme commun, sûrement pas Tout le monde ne peut pas être Archimède!

Ce qui mène les hommes "au quotidien", ce sont les passions, toujours mauvaises, à bien réfléchir, mais tellement agréables, "un certain temps".

Monsieur Marwan Muhammad, porte-parole du CCIF appelle à la raison tous ceux qui rejettent avec mauvaise humeur les expressions visibles, faites pour être vues, de l'appartenance à l'islam. Il conteste la légitimité des réglements municipaux qui interdisent le plus récent objet de scandale, le burkini, que des femmes musulmanes arborent pour faire trempette. Je les plains de l'après, garder sur leur corps un vêtement trempé et salé. J'espère pour elles qu'elle disposent d'un endroit discret pour se changer, remettre des vêtements secs.

Je n'invoquerai pas la présumée contrainte actée par le mari, ou le père de famille, motif de la croisade à leur secours, qui occupe les premières pages des journaux, papier ou télévisés. Je suis sûr que ces femmes sont volontaires, militantes de cette exposition à visée moralisante, et...narcissique!  Il ne s'agit pas d'un choix entre ce militantisme et la gêne de ne pas pouvoir être "comme les autres", être encore plus visibles, sans qu'il s'agisse d'admiration.

Comme il ne peut l'ignorer, la révolte de Marwan Muhammad contre la discrimination sonne faux. Cet usage vestimentaire est avant tout une provocation en direction d'une société désavouée. Si la majorité du peuple français ne dit rien, mais "n'en pense pas moins", la provocation a rencontré en Corse une opposition mobilisée, musclée, et passionnée, nécessitant l'intervention de la force publique.

Monsieur Marwan Muhammad est en mesure de comprendre qu'on obtient rien par la provocation, sauf à vouloir le conflit. Qu'on ne voit pas, en effet, comment garantir la paix civile en en contestant les moyens.

Des millions de musulmans vivent en France, en s'accommodant de ses moeurs, de sa culture, de ses lois, en vivant leur foi dans leur intimité. Pour vivre heureux, vivons cachés. En étant comme les autres, extérieurement.

"Il" a "envoyé sur les roses" Jean-Pierre Chevênement*, pressenti pour organiser le financement à la fois privé et transparent du culte musulman, qui vit beaucoup trop de subsides d'États étrangers. Il s'offusque de ce que ce soit un non musulman qui en soit chargé, comme s'il ignorait qu'il a été jusqu'ici impossible d'obtenir une entente efficace entre les diverses mouvances de l'islam, représentées en France.

Sceptique

*"Il" reproche à J.P.C. son appel à la modération en direction des musulmans. Lui semble préférer le "bras de fer".

 Note du 21 Août 2016

Purement "hexagonal" au début, le débat s'est internationalisé, sous la houlette des pays anglo-saxons, qui postulent que l'acceptation du communautarisme est un facteur positif d'intégration. Leurs médias sont très critiques envers les français, jugés "absurdes". Notre point de vue sur "leur succès" est globalement symétrique. Nous sommes sévères envers nous-mêmes sur les faits communautaristes qui se sont créés sur notre territoire du fait de notre inconséquence (création précipitée de Cités concentrationnaires) et de notre lenteur de réaction, à l'apparition du phénomène. Dont la correction ne peut qu'être lente et coûteuse. L'éducation "républicaine", sur laquelle nous comptions beaucoup, a des effets très insuffisants, du fait de sa rigidité, de ses méthodes pédagogiques.  Le dégagement de classes moyennes et moyennes-supérieures, se fait au "goutte à goutte", réel, mais peu visible. Un "plafond de verre" fait obstacle à la progression des couches populaires de toutes origines, mais ses effets frustrants touchent plus sévèrement les immigrés, sur plusieurs générations.

Mais, ni l'abandon au communautarisme, ni une discrimination positive bâclée ne seraient une solution acceptable. C'est en amont que des efforts d'imagination doivent être faits, pas en aval.

Sceptique

 

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16 août 2016

SPORT OLYMPIQUE: UN HOMMAGE APPUYÉ D'ÉRIC LE BOUCHER(L'OPINION)

L'économie est une discipline sévère. Si les sentiments font partie des paramètres de la conjoncture économique, l'évaluation de leur influence reste subjective.

Éric Le Boucher, un de nos meilleurs journalistes se consacrant à cette matière, la plus fluide, la plus incertaine, m'a surpris ce matin par un billet uniquement consacré aux sportifs de haut niveau, offrant leurs exploits aux millions de spectateurs des Jeux Olympiques.

Il exalte leur volonté, la rigueur de leur préparation, la ténacité dans leur participation, et, pour finir, le caractère exceptionnel, inatteignable par l'homme commun*, de leurs performances.

Une sorte de "loto du muscle", qui n'est pas ouvert à beaucoup de sportifs, mais qui fascine, et tire les humains dans la bonne direction. Éric le Boucher exécute en deux mots le dopage, méfait exclusif des politiques.

Je n'aurais pas pensé à placer sur un tel piedestal nos super champions. Il ne me semble pas que leurs exploits font oublier les faiblesses de l'humanité, qui se rappellent vite, dès l'extinction des lampadaires.

Mais le talent du journaliste économique, investi dans ce dithyrambe, m'a beaucoup touché, au point d'en parler, d'en faire état.

Sceptique

*Éric Le Boucher souligne que ce niveau d'exploits n'est atteint que par une infime proportion des hommes et des femmes se consacrant au sport. Le gros lot a été gagné à la loterie génétique, et l'heureux gagnant l'a fait fructifier avec rigueur et sagesse.

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15 août 2016

LE BURKINI, "CASUS BELLI" EN CORSE.

Il y a une semaine, je traitais ce sujet, et j'en soulignais le caractère provocateur, de "donné à voir", par un vêtement destiné à cacher.

Des projets, privés, soulevaient l'émotion de politiques, certains soucieux d'ordre public, d'autres, défenseurs de la laïcité, mise en cause par cette pratique, logique de la part de musulmans rigoristes, observant à la lettre la séparation, par le vêtement, des hommes et des femmes dans la société.

Il s'agit, on le sait, d'une sur-interprétation des recommandations du prophète, qui n'a jamais été générale au monde musulman, mais limitée à son coeur moyen-oriental et nord-africain. Le sursaut de religiosité face à l'influence d'un occident libéré de ces contraintes a accentué la signification de ces signes extérieurs d'appartenance, leur but de séparation active. La France, au nom de sa laïcité, a légiféré en interdisant ces signes vestimentaires, dans les établissements scolaires, et dans l'espace public. Dans certains quartiers à forte proportion de population musulmane, la transgression de la loi est fréquente. En dehors de ces lieux "privilégiés", jamais. Quant aux écoles, collèges et lycées, la loi y est respectée. Ne s'appliquant pas aux Universités, lieux de liberté, la présence d'étudiants et d'étudiantes imposant aux regards leur appartenance religieuse est courante. 

Un nouveau motif de conflit a été découvert, récemment, l'inégalité subie par les femmes musulmanes dans les lieux comme les piscines et les plages, où l'on découvre son corps, suffisamment pour donner à voir son appartenance sexuelle, sa capacité de séduction. À la différence des hammams qui ne sont pas fréquentés les mêmes jours par les hommes et les femmes, permettant la nudité de celles-ci, les piscines et les plages, dans les pays "occidentaux", sont mixtes. 

La "solution" proposée aux femmes musulmanes a été un survêtement cachant tout le corps à l'exception des mains et des pieds, rappelant les tenues de bain de notre dix-neuvième siècle. Ces "burkinis", il me semble, enveloppent la tête, et réduisent la visibilité du visage, participant à la séduction.

Mais dans une société qui abolit les différences par une exposition explicite des corps, couverts au minimum, ce burkini aura plutôt l'effet d'une attention, curieuse, hostile, ou moqueuse. Rien qui puisse être agréable aux "victimes", davantage obbservées, scrutées, commentées, taquinées, que si elles se fondaient dans la masse.

Rien qui contribue à les mettre à l'aise, qui garantisse leur tranquillité.

C'est ce qui vient de se passer en Corse, où une communauté maghrébine a fait souche, à partir des besoins de main d'oeuvre des plantations de la côte orientale. Un groupe de femmes en burkini, installé sur une plage, a subi les moqueries de jeunes corses, dont certains les ont même photographiées, ce qui peut être reçu comme une offense. Leurs hommes sont intervenus avec violence, initiant une rixe générale, chaque camp rameutant ses renforts. C'est la gendarmerie qui a séparés les combattants, et maintient les corses vengeurs à distance.

Le contexte politique est on ne peut plus défavorable. La région corse est actuellement "gouvernée" par une coalition nationaliste. Les nationalistes ont "dans le nez", bien sûr les "continentaux", mais aussi ces maghrébins "introduits" par des "colons", rapatriés d'Afrique du Nord, et rapidement affairés à mettre en valeur la plaine orientale.

Il est difficile à un nationalisme d'éviter une dose de racisme. Cette affaire impliquant des maghrébins n'est pas la première. Il s'agit d'une minorité plus visible que peut l'être celle de continentaux. 

L'indépendantisme corse, qui voudrait bien transformer son pouvoir régional en pouvoir national, a forcément une épuration ethnique dans ses cartons....et les esprits!

L'ordre actuellement assuré par la République Française n'est pas bénit par les nationalistes. Il est indispensable, précieux, pour ceux qui ont fait leur vie dans cette partie de la France. Leur avenir est mis en doute. Les "jamais", et "toujours", déclamés par nos politiques au pouvoir, ne sont pas en béton. Ça dépendra des autres aspects de la gouvernance nationaliste, de la satisfaction des électeurs .

Sceptique

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13 août 2016

DISPARITION DU VOL MH370. NOUVELLES SPÉCULATIONS.

"On" a reparlé ces jours ci de cette mystérieuse disparition, corps et biens, de cet avion de ligne de Malaysia Airlines, dans l'Océan Indien, au large de la côte Ouest de l'Australie. Le lieu de la chute, contesté, a été prouvé par la découverte, sur la côte Est de l'Île de la Réunion, d'un aileron, authentifié comme provenant de l'avion disparu. Il avait été transporté là par un courant connu, circulant d'est en ouest, entre l'Australie et la côte Est de l'Afrique méridionale. Par la suite, d'autres débris, présumés de la même provenance, ont été retrouvés sur les côtes d'îles, ou continentales, "desservies" par le même courant.

Une des hypothèses évoquait la possibilité d'un acte délibéré du pilote, entrainant l'équipage et les passagers dans son suicide. Le silence total, la neutralisation complète des collègues et des victimes, dont aucune n'avait tenté de lancer une alerte, n'avait pas d'explication. La reconstitution de la trajectoire devait tout aux données fournies par le système satellitaire militaire, américain.

La mise hors d'état de réagir, du pilote, de l'équipage, des passagers, par une dépressurisation massive et incontrôlable, par l'arrachement d'une porte, par exemple, faisait partie des hypothèses. Le pilote automatique avait gardé le contrôle du vol, et avait fini par choisir ce trajet, suivi pendant des heures, jusqu'à épuisement du carburant. Le pilote automatique, toujours, avait contrôlé la descente, permettant l'entrée dans l'eau sous un angle favorable, n'entrainant pas la dislocation complète de l'avion.

L'analyse du simulateur personnel du pilote, montrant la présence de données compatibles avec le trajet suivi, a subitement relancé l'hypothèse d'une conduite suicidaire du pilote. Mais une analyse plus complète de ces informations a abouti à éliminer cette hypothèse, déjà écartée par l'enquête minutieuse suivant l'accident.

Ne reste donc que l'hypothèse à laquelle je me suis rangé, compatible avec la reconstitution du trajet, et l'absence d'une dislocation, d'arrachage des ailes, en particulier. Quant à la difficulté de le retrouver, la profondeur de l'océan dans cette zone l'explique aisément. Que notre orgueil d'hommes très modernes en prenne un coup, est normal.

Sceptique (source, Le Monde, daté du 13 Août 2016, page 4)

 

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L'ITALIE ET LE TERRORISME DJIHADISTE.

L'Italie sait ce qu'est le terrorisme. Elle a subi celui des fascistes et des gauchistes. Mais, à ma connaissance, elle n'a pas encore connu le terrorisme djihadiste.

Pourquoi? À mon avis parce qu'elle est trop précieuse à ceux qui pénètrent en Europe en passant par son extrémité sud, en provenance de Libye. 

Déjà saturée de réfugiés, absorbés par les activités agricoles du sud, "Elle" les laisse remonter jusqu'à ses frontières avec la France et avec l'Autriche. 

"Nous" les arrêtons à Vintimille, où "ils" s'accumulent, campant "à la belle étoile", que permet le climat, et nourris par les organisations charitables, éclosant spontanément face à tous les malheurs.

Il y a aussi des soutiens politiques, actifs, cherchant à les aider à passer, à partir du principe selon lequel un état n'a rien à interdire. "Ils veulent passer? Qu'ils passent!"

Ce sont les policiers français qui capturent ceux qui sont passés, et les re-transportent du côté italien. Ceux qui ne sont pas pris parviennent facilement à l'étape suivante, les alentours de Calais et de Dunkerque, en vue du but suprême, passer en Angleterre. Qui n'en veut pas, mais s'interdit de les pourchasser sur son territoire.

Une telle passerelle, jouant le rôle de no man's land, est on ne peut plus précieuse. Pas question de chauffer la bile des italiens, en civil ou en uniforme, de fournir de la matière brûlante à leurs médias. 

Ce qui fait le bonheur du pouvoir italien fait enrager les autres, à commencer par le nôtre. C'est pourquoi tant de voix s'élèvent, en cette période de pré-campagne présidentielle, pour exiger la suspension des accords de Schengen. Aux fins de gêner les préparations d'attentats à accomplir sur les terres hostiles, dont la France est au premier rang. 

Une alerte, sérieuse, ou à classer dans les forfanteries, est venue troubler cette paix consensuelle. Un sujet tunisien, âgé de 26 ans, s'est vanté sur les réseaux sociaux d'un projet d'attentat à la Tour de Pise, haut-lieu du tourisme italien. Arrêté immédiatement, et jugé très vite, il a été expulsé du territoire italien. La Presse, de Montréal, qui rapporte les faits, ne précise pas la destination de cette expulsion.

On peut comprendre cette mansuétude, du, ou des juges. "Il" n'a rien fait de concret. Une simple jobardise. Mais en ces temps d'attentats de plus en plus pervers, de plus en plus meurtriers, les français, surtout, sont à cran. Le terroriste est "dans la nature". Il pourra revenir, fermer sa gueule, et préparer son acte. Peut-être non.

À notre époque, on ne parie plus sur le retour à la raison ou aux bons sentiments. Le gouvernement français, au premier rang, n'a pas encore commenté cette information très fraiche. 

À suivre.

Sceptique

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