Sceptique

Réflexions sur l'actualité, politique, économique, scientifique, les phénomènes de société. Billets d'humeur ou d'humour à l'occasion.

18 décembre 2009

L'irrésistible échec de Copenhague

Le sommet de Copenhague n'a pas de chance. La chaleur des manifestants, les incendies qu'ils ont allumés, ne sont pas parvenus à empêcher la vague de froid qui s'est étendue sur l'Europe. La douceur du début de Décembre n'était qu'un clin d'oeil d'une Nature perverse. "Vous ne perdez rien pour attendre!" a-t-elle dit*, mais personne n'a entendu.

La météo du jour est, de toute façon, le cadet des soucis des négociateurs. Leur question, lancinante est: "combien vous nous donnez?", d'un côté, et "combien ça va coûter?", de l'autre. Quand "ils" mettaient leurs exigences et leurs propositions sur la table, ce n'était qu'un double cri:"le compte n'y est pas", "vous nous assassinez!"

Du côté des donateurs, les deux plus gros pollueurs (donc payeurs) se surveillaient. Enfin, l'un des deux voulait absolument savoir tout. Et l'autre ne voulait rien faire savoir. Leur dispute, aux yeux des autres, absorbait toute l'énergie, tout le temps.

Et du côté des receveurs, il n'est pas possible d'écarter que quelques uns y verront l'opportunité de compléter leur compte en Suisse. Ce manque de confiance nuit à la générosité**.

Pour couronner le tout, les lobbies qui gravitent autour des responsables politiques sont très particuliers. Ils dénient à ces politiques le droit de tenir compte des peuples qui les ont mandatés. Ils doivent obéir à ces gens auto-proclamés compétents, qui détiennent toutes les certitudes sur le changement du climat, et les solutions drastiques qui en découlent: mettre les peuples à la diète la plus sévère. 

Comment faire bonne chère avec peu d'argent et peu de CO2? Comment éviter un chômage massif avec une économie en décroissance réelle? Ce sont forcément les préoccupations omniprésentes des responsables politiques, malgré leurs prosternations aux pieds de la déesse Nature offensée.

La main sur le coeur, ils promettent, ils jurent, de faire tous les efforts et les sacrifices nécessaires pour "sauver la planète". Mais s'il y a la moindre faille, la moindre hésitation, d'un des grands pays, à s'engager dans le pari fou, il faut s'attendre, il faut espérer, plutôt, qu'ils préféreront LEUR peuple, quitte à lui demander de faire un effort vers un mode de vie plus raisonné.

Notre Président, à nous, se voulant un modèle, un porte-drapeau, a dramatisé avec véhémence l'éventualité d'un échec. Il aura fait vraiment tout son possible. Mais à l'impossible, français ou non, nul n'est tenu.

Sceptique

*La vague de froid en cours pourrait persister ou recommencer en cours d'hiver. Il semble y avoir de bonnes réserves de froid du côté de la Sibérie.

**La dispute entre chinois et américains porte sur les arnaques dont la Chine a déjà usé, à partir des points faibles des accords de Kyoto. La crainte qu'elle continue taraude les États-Unis de Barack Obama, qui insistent pour que la Chine consente à un contrôle international. L'honnêteté est naïve***!

***cf "La fille du gangster" de Francis Blanche

Conclusion du 19/12/2009: ILS se sont mis d'accord: pas plus de 2° supplémentaires à la température du monde à l'échéance de 2020. Comment? On ne sait pas. À quel prix? On verra.

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17 décembre 2009

Monsieur Tiger Wood saisi par la vertu

Monsieur Tiger Wood n'était pas de bois. À ses performances sur les greens, il ajoutait celles qui comblaient des roses à peine ouvertes.

Mais l'Amérique n'est plus la France depuis longtemps. Là bas aussi, les hommes beaux et forts plaisent aux belles femmes, et l'étayage réciproque est banal. "Je suis un homme fort parce que j'ai une belle femme". "Je suis une belle femme puisque j'ai un homme fort".

Par contre la force du verbe "avoir" penche du côté féminin. "J'ai" un homme "fort" ne préjuge pas de la force de la propriétaire. Elle a à son service toute celle de la loi. Et la loi est fanatiquement égalitaire. Tout champion ou président qu'il est, l'homme doit ranger ses attributs au vestiaire, quand il sort. Ou alors, il faut qu'il fasse le mur. Et qu'il ne tombe pas sur la M.P. (mother's police)!

Ce n'est pas vraiment ce qui lui est arrivé. Apparemment, la belle Madame Wood lui a mis le nez dans ses turpitudes. Il s'est fâché si fort qu'il est parti comme une flèche dans sa belle voiture et qu'il est rentré dans un obstacle aussi coriace que sa femme. Il en a été tout estourbi. 

Comme c'est un homme riche et célèbre, ce n'est pas seulement le quartier qui a jasé. C'est toute l'Amérique. Seul contre tous les tartuffes, il a du concéder qu'il n'était pas un bon mari, donc pas un bon américain. Il a promis de rentrer dans le rang, "la queue basse", comme on dit chez nous en toute innocence.

Seulement, voilà, il a décidé d'arrêter le golf. Plus de petites balles dans des petits trous! Décision quand même curieuse pour un français. Quel rapport? S'ils fallait que tout homme infidèle arrête son boulot....

Forcément, il y en a un. J'ose le dire. À mon avis il a a du trouver que les hommes américains étaient vraiment... trop cons. Qu'ils ne méritaient pas de jouir à voir des petites balles entrer dans des trous.

Sceptique

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16 décembre 2009

DICTON MÉTÉOROLOGIQUE

 

BROUILLARDS EN NOVEMBRE

GRÈVES EN DÉCEMBRE

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14 décembre 2009

La mondialisation, un avatar du masochisme!...

ou:"Le bonheur est dans la diète, cours-y-vite, cours-y-vite...."

Sous la cravache cruelle du millénarisme climatique, notre monde gémit de douleur, mais il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il se pose la question:"ces coups ne seraient-ils pas mérités?"

Oui, c'est bien fait pour nous, répondent Bruno Fay et Stéphane Reynaud en page 20 du "Monde" du 12 Décembre 2009.

Car c'est de notre faute si la Chine est devenue le second pollueur du monde, ou si le Maroc épuise ses nappes phréatiques. C'est parce que nous courons tous (français et autres "visages pales"), non pas après le meilleur rapport qualité-prix, mais après le plus bas coût possible. Et, pour nous satisfaire, il n'y a que les pays en voie de développement, ou, "émergents", dont les travailleurs sont payés au lance-pierres. Résultat, nous impo rtons de très loin, et malgré le coût en monnaie du transport, le prix final est encore avantage ux pour notre bourse, réellement plate, ou simplement radine.

En fait, ce qui fait l'essentiel de notre dépense n'est pas délocalisable et doit être payé à son prix. Loyer, transport quotidien, fourniture d'énergie, soins médicaux, bagnole, week-ends et vacances, quelques impôts quand même, n'ont pas un prix négociable et il faut bien se rattraper sur les fringues courantes et la nourriture de base, qui ont pris une place nettement plus modeste, mais irréductible, dans notre budget.

Bon, admettons, arrêtons de pécher, faisons repentance et pénitence, et....fermons nos frontières aux tentations du monde!

Que chinois, marocains, tunisiens, kenians, indiens, vils tentateurs, suppôts du démon, aillent se faire voir ailleurs! Qu'ils se gardent leur camelote, qu'ils mangent leurs tomates, leurs haricots verts, leurs asperges, leur filets de perche du Nil...

Nous mangerons de la brioche, nous, na! Et nous irons, à vélo, en vacances à la campagne, qui sera bien heureuse de nous revoir. Nous en profiterons pour faire nos courses à la ferme, comme sous l'occupation.

Plus de bateaux, de pêche, de transport de marchandises ou même de pétrole. Plus d'avions, sauf ceux du GLAM, car il faudra quand même maintenir nos relations internationales avec nos complices d'Amérique du Nord et d'Europe de l'Est.

Il est vrai que nous avons vécu avant la mondialisation, et pas si mal que ça. L'orange à Noël était un luxe dont le coût en CO2 était modeste par comparaison avec la gabegie d'agrumes que nous pratiquons aujourd'hui. Je n'ai pas de mon enfance, qui ne date que de soixante-dix ans, le souvenir d'avoir eu faim. Un peu froid l'hiver, mais la maman bassinait le lit avec les braises du poêle à charbon, et l'édredon conservait la chaleur. Le bain n'était pas quotidien. J'allais à pied à l'école. Mes vacances, à la campagne, exclusivement, m'ont laissé un meilleur souvenir que mes quelques voyages.

Comme ça, à première vue, et je l'entends confirmer autour de moi, nous survivrons au grand ménage que nous ferons dans nos soit-disant besoins. Pour commencer, adieu à la bagnole. Même les trains seront supprimés. "Pédibus comme jadis" disait mon adjudant qui avait des lettres. Nous pourrons nous débrancher sans souci d'EDF et de GDF. Le gros sel remplacera le congélateur, les veillées remplaceront la télé. Avantage, nous ne serons rien des malheurs du monde (ni même de ceux de nos compatriotes citadins). En particulier de ceux qui nous auront approvisionnés pendant nos années de folie, hystérique, disent les auteurs, et qui retomberont de tout leur poids (on ne peut pas maigrir très vite) dans leur misère millénaire. 

Autre avantage, ni moi, ni même mes descendants*, ne saurons jamais si ce retour à l'autarcie aura eu un quelconque effet sur la planète, sa température moyenne, le niveau de ses mers, la transparence de son air, l'espérance de vie plus raisonnable de ses habitants. Mes descendants s'enfonceront tout doucement dans l'ignorance la plus crasse, renouant avec ce que nous avons retenu de la mésaventure d'Adam et de Ève: la Connaissance est subversive**. Elle n'est qu'objet de tentation et notre intérêt est qu'elle le reste.

Sceptique***

*Même pas jusqu'à la septième génération. C'est trop loin pour ma tête.

**C'est ce que semble avoir compris le christianisme, en tout cas. Et si ce n'est pas comme ça qu'il a compris, le fait est là, pour les prophètes d'aujourd'hui, c'est la Connaissance scientifique qui nous a foutu dans la M....!

***Si j'étais sincère en écrivant ces mots, je serais de ceux que De Gaulle désignait comme "les nostalgiques de la lampe à huile et de la marine à voile". Cependant, si ce dernier parti devient majoritaire, il faudra bien s'y faire!

 

Posté par Sceptique à 12:11 - Économie et Politique - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hervé Morin au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro

Hervé Morin était attendu, car son parti, le Nouveau Centre a fait parler de lui ces derniers jours, en particulier par le retour (en provenance de l'UMP) d'Hervé de Charette, qui souffrait de ce que l'UMP "était trop à droite"!

Hervé Morin et nombre de ses amis ont souffert, eux, de ce que le débat ouvert sur le thème de l'identité nationale tournait au...déballage. Des mauvais sentiments, des haines recuites et des orgueils itou.  Moi, je, lui, il. Bref, l'étalage, pour commencer, de notre fond gaulois rassemblé à grand-peine entre nos frontières "naturelles", à l'exception de la passoire nord-est. Peuple "gaulois", qui plus est, maintenant mixé avec une immigration venue de loin, et qui ne demanderait qu'à être "gauloise" aussi, mais, pour commencer, à sa manière.

L'idéalisme giscardien a été ressorti pour l'occasion, avec sa déploration de cette division chronique des français, droite-gauche à grande échelle, Trifouillis-les-Oies-Clochemerle à la plus petite. Bien sûr, oublié l'oubli de l'angélisme (politique) par le président centriste et son UDF triomphante, de 1974 à 1981. Même s'il est vrai que les français modérés apprécieraient que tous les autres le soient à leur tour, ce n'est pas la réalité, et il faut faire avec ce que nous sommes. Le centrisme ne peut être qu'une force d'appoint (et de freinage), à une majorité clairement identifiée à un programme classable à droite, tant que ce sera le gaullisme qui en constituera l'essentiel. Le centrisme n'est pas moins capable d'être une force d'appoint à une majorité de gauche qui aurait des problèmes avec son extrême-gauche, et voudrait s'en débarrasser. 

Le centrisme a toujours été plus nettement "européen" que le gaullisme. J'ai donc été surpris par l'idée exprimée par Hervé Morin, selon laquelle l'Europe des 27 ne pouvait marcher, et qu'elle devait être suppléée par un noyau dur, forgé autour du couple franco-allemand. D'abord ce dernier assemblage ne doit rien à une affinité naturelle, mais tout, à la raison raisonnante. Que diverses nations européennes, lâchées enfin par la dictature soviétique, aient vu leur intérêt à l'adhésion à l'Union Européenne, signifie effectivement qu'elles doivent recevoir plus qu'elles ne donnent, qu'elles sont provisoirement assistées. Mais n'en a-t-il pas été de même pour certaines nations entrées plus tôt, mais dans un état économique très loin de celui des fondateurs, et qui sont devenus par la suite, grâce aux coups de pouce de Bruxelles, des partenaires à part entière*? Il ne peut être question de revenir sur le contrat européen, au détriment des derniers arrivés et des candidats examinés**. Là encore, il faudra "faire avec". 

Responsable, apparemment très attentif, de nos troupes engagées en Afghanistan, Hervé Morin ne s'engage pas sur la question de la participation de l'armée française à l'augmentation d'effectifs demandée par le Président Obama, la décision étant pour le moment réservée. Il souligne les progrès accomplis, au moins en matière d'image ("il ne manque pas un bouton de guêtre")par l'armée Afghane, mais souligne les retards de la police. Il faut bien expliquer l'insécurité et l'impunité de ceux qui l'entretiennent.

Sceptique

*Il faut se rappeler les propos et les actes hostiles à l'encontre de l'Espagne, concurrente de nos agriculteurs sur le marché des fruits et des légumes.

**Parmi ceux-ci, il y a la Turquie, qui ne parvient pas à régler les problèmes intérieurs qui ont résisté à l'unification républicaine kémaliste, en particulier la question kurde. Les gardiens de l'orthodoxie kémaliste sont les militaires et les juges. Ce sont ces derniers qui ont fichu par terre les approches pragmatiques d'Erdogan, en interdisant le Parti Kurde, ne laissant que la répression comme méthode. L'Europe a une position logique mais périlleuse....pour la Turquie. Elle exige que les verrous installés par Mustapha Kemal "Atatürk" soient retirés, qu'il n'y ait plus, ni risque de coup d'état militaire, ni, de blocage juridique. Mais c'est alors que les tendances centrifuges ou obscurantistes de la Turquie profonde pourraient "reprendre du poil de la bête", et provoquer une crise institutionnelle.

 

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13 décembre 2009

Le déni de grossesse, une pathologie "culturelle"

Une nouvelle affaire entrant dans cette catégorie, présentant quelques aspects choquants, propres à renforcer le dégoût, m'incite à reprendre ce billet rédigé il y a quelques mois, auquel il manquait les éléments fournis par le procès d'une mère meurtrière de nouveaux-nés, à l'insu du père.


J'ai rencontré ce problème à plusieurs reprises pendant mes années de généraliste avec activité d'accoucheur, en Algérie, en Guyane française, puis dans la campagne française. Et une fois, en garde, en banlieue parisienne.


En aucun cas, les faits n'avaient atteint la gravité de ceux qui ont fait irruption dans la rubrique faits divers, ces derniers mois, où plusieurs affaires d'infanticide et de dissimulation de cadavres, ont été révélées. 


Il y avait toujours eu des affaires d'infanticide, mais considérées, à tort ou à raison, comme simplement criminelles, sans interrogation des motivations.


Quant aux grossesses ignorées ou niées, elles pouvaient être mises sur le compte d'une ignorance réelle de la sexualité par des filles élevées à l'abri de cette réalité, renforcée par les courantes menaces d'exclusion de la famille. L'évolution rapide des moeurs après la guerre de 39/45 a fait quelques laissées pour compte, toutes surprises d'expulser un jour un enfant, qu'elles abandonnaient sur place.


Depuis cette période des années 50, les familles se sont vu imposer, pour commencer, la nécessité d'informer mieux leurs filles. En attendant l'apparition de la contraception dans les années 60. Les défaillances ou les négligences de ces recommandations étaient nombreuses, mais les grossesses précoces et "accidentelles" étaient habituellement "encaissées" par les partenaires et leurs familles.


Au bout de cinquante ans d'information sexuelle par les familles, les médecins, le Planning Familial, et l'échange quotidien entre les jeunes adultes concernés, plus aucune fille n'est sensée ignorer sa capacité naturelle à la maternité et les circonstances qui la rendent possible. Il est étrange de constater que la pression exercée par cette information sexuelle qui s'étale partout, a fait apparaître des réactions psychiques déjà décrites, par S.Freud, en tout cas: le déni et le désaveu (je sais, mais je ne veux pas savoir). L'élimination de l'objet du savoir nié ou désavoué devient nécessaire. Une sorte de refoulement "physique", en complément du refoulement psychique, constitutif de l'inconscient, ou du déni (délirant).


Il est probable que pendant quelques décennies, ces grossesses niées et cachées se sont terminées par des infanticides actifs ou par abstention de soins, que les corps ont été enterrés clandestinement ou détruits, et que les faits sont restés définitivement inconnus. Mais, sûrement, une insatisfaction taraudait ces mères. L'apparition du congélateur et sa banalisation comme appareil électro-ménager indispensable, ont permis la conservation des enfants morts. Un meurtre, oui, mais sans abandon.


Il faut s'interroger sur l'influence sur les esprits de ces femmes, de la pression culturelle qui sur-valorise la grossesse et la natalité, leur retire leur qualificatif de devoir sociétal, pour en faire au contraire et tout à la fois l'exercice d'une liberté et l'exploit d'une femme, ou d'un couple. Accomplir un exploit demande au préalable qu'on lui donne cette qualité, puis qu'on s'en sente capable. Y associer le géniteur nécessite que la communication soit aisée. L'exercice d'une liberté n'est pas davantage une évidence. Tous ces cas, que le point faible de la conservation non limitée des corps a fini par révéler, met sous nos yeux des femmes effacées, silencieuses, ou , plutôt, "taiseuses"*, bonnes épouses et bonnes mères, sans déficit intellectuel, sans trouble manifeste de la pensée.


D'une manière générale l'évolution des idées et du discours normatif rencontre des résistances individuelles qui ne se révèlent que dans cette circonstance de nouveauté. Un désaveu s'oppose au savoir-vivre nouveau. Il n'y a pas de doute que notre civilisation rencontre une pathologie nouvelle qui est le contrepoint de ses normes non moins nouvelles.


Il y a une difficulté évidente à nommer et à comprendre toute pathologie nouvelle assimilable à une déraison révélée par une "nouvelle" raison. La perplexité s'exprime dans la glose déclenchée par ces affaires de grossesses ignorées ou cachées, annulées par l'infanticide, révélées par la nouvelle conduite qui consiste à garder l'objet rejeté, parce que c'est devenu possible**.


Sceptique


*Le latin distingue le "sileo", conduite systématique, et le "taceo",mutisme de circonstance. "taiseux" est un vieux mot qui s'emploie encore dans les campagnes, où la parole est considérée comme dangereuse.


**On méconnaît habituellement le rôle déterminant du "c'est devenu possible", dans les évolutions des cultures.


 

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12 décembre 2009

Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose

Le maniement de l'épuisette dans la mare du "net" ramène périodiquement, non seulement des "hoaxs" qui agitent des dangers imaginaires, mais aussi des "documents", soit-disant émanant de mouvements hostiles à notre société, qui exposent avec force détails les recettes propres à détruire nos lois et institutions, pour les remplacer par celles du conquérant (sur de lui et dominateur). La domination sexuelle fait partie des moyens d'humiliation qui seront mis en oeuvre dès que notre décadence aura fait le lit des vainqueurs naturels.

Ces programmes aussi décontractés qu'ambitieux ont une ressemblance  frappante avec les fameux "Protocoles des sages de Sion", qui ont servi de combustible d'appoint à l'antisémitisme. C'est d'un autre "allogène" qu'il s'agit, et l'origine de la fabrication est la même. On ne peut rien dire sur la qualité. Le produit satisfait ses clients, qui en vantent les mérites et le diffusent.

Il semblerait que le succès de la méthode inspire d'autres causes, qui visent à émouvoir l'opinion, toujours prompte à verser dans la compassion coupable. C'est ainsi que le très sérieux "Monde", daté du 20 Novembre 2009, s'est fait le relais d'une cause exemplaire, celle d'un immigré, travailleur sans papiers depuis neuf ans, et participant à la demande collective de régularisation.

Cette situation dramatique prenait un visage, la forme d'une histoire, et nul doute qu'elle allait arracher des larmes, des signatures de pétitions, et, qui sait, un certain nombres de chèques.

Hélas, cet homme, dont la photo accompagnait l'article, avait un patron-lecteur-du-Monde. Et ce dernier a mis "les pieds dans le plat".

Il a révélé que le soi-disant Toumani Traoré avait une carte d'identité française valide, qu'il était employé depuis 2007 seulement, qu'il avait un salaire moyen de 2000 euros, et qu'il avait bénéficié de tous les avantages, en espèces et en nature, prévus par une entreprise sérieuse se conformant aux lois en vigueur. 

La vraie question qui se pose maintenant, c'est le montant de son cachet d'acteur.

Sceptique

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11 décembre 2009

Copenhague, Noël, nos camionneurs

À Copenhague, ils sont des milliers de croyants à assiéger les responsables politiques présents pour obtenir de ceux des pays "riches", non seulement qu'ils sacrifient leurs économies, réduisant leurs productions et leurs consommations, avec maintien des emplois, bien sûr, mais qu'ils versent aux pays pauvres la rente nécessaire à leur renoncement à suivre le chemin diabolique qui nous aurait rapprochés, les pays riches, de la fin du monde.

La parole s'y déploie sans complexe. C'est à qui se vantera, se posera en exemple, de réduire en dix ou vingt ans au maximum, le rejet dans l'atmosphère du carbone issu de ses machines, de ses cuisinières, de ses chaudières, de ses voitures. Tels Mucius Scevola, ils mettent la main qui jure, au feu, bravement.

Pendant ce temps là, le brave peuple laissé à la maison, prépare Noël, cherchant l'économie, mais pas trop qu and même . Il ne faut pas d'un Noël triste, sans sapin, sans guirlandes, sans jouets pour les enfants, sans bons vins, champagne et foie gras. Les magasins, "ouf" pour eux, sont pleins, les commandes par internet affluent, les services d'expédition s'activent, chargent les colis dans...les camions.

Ah, oui, les camions, justement. Ceux qu'on maudit sur les routes, où ils filent à une allure qui pousse aux fesses les pauvres voitures. Après le plus fort de la crise qui a vu leur activité s'effondrer, asséchant les trésoreries, mettant en faillite les plus faibles entreprises, les voilà de nouveau sollicitées, appelées au secours d'un premier Noël de fin de crise (pour les optimistes*).

Les entrepreneurs de transports se frottent les mains. Ils ont traversé une période de vaches maigres, partagée avec leurs conducteurs, monde à part, vivant sur la route, chargeant, déchargeant, fonçant d'un point à un autre de la France ou de l'Europe. Et ce monde des conducteurs, qui avait courbé le dos et rentré les épaules pendant la période de chômage partiel ou total, veut profiter du redémarrage, même circonstanciel, pour avoir de l'augmentation. Tout euro de plus pour le chauffeur en fait presque deux de plus pour le patron. Qui se relève, lui aussi, d'une longue période de ralentissement. Qui va avoir à payer, sur ses dépenses de fuel, la taxe carbone....et les autres. Alors les patrons renâclent, veulent des compensations à un effort sur les salaires.

Une grève des camionneurs en plein Noël, c'est la catastrophe, le gâchis intégral. Ce n'est que lorsqu'il y a une grève des camionneurs qu'on se rend compte de notre dépendance à ce moyen de transport. Des États y ont perdu la vie. 

Et nous, les hommes de peu de foi, qui ne voulons pas de la vie sainte et austère, d'un Noël face à un verre d'eau et un morceau de pain sec, que la nouvelle religion attend de nous pour notre salut, nous devons nous couvrir la tête de cendres, celles de nos illusions.

C'est Malraux qui a dit, dans un de ses moments d'exaltation, "ce siècle(le nôtre) sera religieux, ou ne sera pas!".

J'ai heureusement peu d'années devant moi, et ce sera bientôt plus mon affaire.

Sceptique

*Les pessimistes:1)ne croient pas à la fin de la crise, en prévoient des rechutes, de plus en plus graves, des empoignades meurtrières, des famines affreuses. 2)ils ne veulent surtout pas qu'il en soit autrement!

Note du 12 Décembre 2009: le risque d'une grève des conducteurs de camions est écarté par un accord entre les syndicats des salariés et une organisation patronale qui rassemble les grandes entreprises. Le gouvernement devrait étendre à toutes les parties prenantes les concessions obtenues, mais ce ne sera pas si simple. Les salariés des petites entreprises auront à choisir entre le statu quo salarial ou le chômage. En attendant les jours meilleurs.

Quant aux compensations offertes par l'Europe aux pays pauvres, encore en situation de gaspiller l'énergie, elles ne se montent qu'à sept "petits" milliards d'euros, dont certains seraient déjà inscrits aux budgets d'aide directe. "C'est tout?" ont-ils crié en choeur? Les "riches" sont toujours radins, mais c'est pourquoi ils sont riches, justement. Et parmi les 27 pays de l'Union Européenne, il y en a un certain nombre qui partagent l'honneur d'être considérés comme riches, mais qui ont des fins de mois difficiles, en raison de la crise.

 

Posté par Sceptique à 03:57 - Chronique des peurs ordinaires - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 décembre 2009

COPENHAGUE

PUBLICITÉ*

Si vous voulez connaître le point de vue des climato-sceptiques, (ou "négateurs", pour les croyants), allez sur EURONEWS.

"Ils" leur donnent la parole, "eux".

Sceptique

*gratuite!

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07 décembre 2009

Sacrée Ségolène!

"Embrassons-nous, François!"

La madone des Charentes-Poitou continue de crocheter fort, dans le panier des crabes qui attendent leur heure de gloire en 2012. 

François Bayrou n'est pas le plus gros, mais sa chair doit être délicieuse. Il ferait une très convenable entrée, a du se répéter la moqueuse croqueuse.

L'ex-futur Président de la République n'est évidemment pas si bête. Une fois dans la cassolette, c'en serait fini de son rêve d'être le maître de l'Élysée. Le pouvoir de son parti dans les instances régionales, il n'en a rien à foutre, si le prix à payer est la plus haute marche du podium!

La posture de Philippe-Égalité*, flirtant avec les constituants de la VIème République-à-gauche-toute, lui laisse une chance de soutirer les marrons du feu, profitant de la dispute des cuisiniers. Ce n'est pas négociable!

Sceptique

*cousin du Roi Louis XVI....par la cuisse gauche. Son ralliement ne lui profita pas. Il fut guillotiné sous la Terreur (entre-nous, François Bayrou devrait se méfier)

 

Posté par Sceptique à 06:02 - Vie politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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