Sceptique

22 février 2018

L'IMMIGRATION, ENCORE, ET TOUJOURS.

Il ne se passe pas de jours sans qu'on en parle, sans qu'on la condamne, comme la pire des menaces, ou au contraire qu'on la multiplie, par cent, mille, ou encore plus. Siphonner l'Afrique, pour les uns, le Moyen-Orient, pour les autres. Au secours de tous les hommes qui ne disposent pas du même niveau de vie que le nôtre, ou de la paix. Et, surtout, que les premiers occupants n'aient pas l'indécence de protester.

Les deux points de vue ont leurs arguments, leur légitimité, au regard de lois internationales sélectionnées. Les deux points de vue s'opposent l'un à l'autre, avec la même vigueur.

Nos disputes ne font pas le poids, face à la pression de la misère, de la tyrannie, qui se portent mieux que la démocratie. Des milliers de jeunes hommes africains s'offrent en sacrifice à leur famille, risquent leur vie, ou leur liberté, dans l'espoir de mettre le pied sur le sol de l'Europe, à partir de quoi ils retrouverons l'espoir de vivre. Et de faire le bonheur, relatif, de leur famille.

Nous, sur ce bord-ci de la mer, nous ne pouvons nous empêcher d'avoir peur de cette invasion, d'imaginer notre remplacement violent et impitoyable par cette marée humaine. La peur n'a comme contrepoids que nos valeurs, encore solidement enracinées dans nos esprits. Quant à ceux qui en sont les militants, la pureté n'est pas toujours associée à leur charité sélective. Il faut recourir à nos lois internationales, élaborées par nous-mêmes, qui nous disent le bien et le mal. Aussi clivants l'un que l'autre.

Car, pour le moment, ce pompage, foulant et aspirant, des excédents démographiques de l'Afrique n'a pas d'effet visible sur sa situation globale. Ni, vraiment, sur notre vision de notre espace. À part quelques goulots d'étranglement, aux passages obligés, ou très désirés, comme notre rivage du Pas-de-Calais, chaque français n'a pas l'occasion quotidienne de croiser un immigré fraîchement arrivé. Les régions éloignées des voies de circulation, ou de concentration, n'en voient pas. Sans les journaux et la télé, ils seraient perplexes. Les médias, imprimés ou audio-visuels, qui diffusent 24h sur 24 les informations, bonnes, ou mauvaises, nous obligent à savoir, qu'on  constate, ou non, le phénomène.

Peut-on imaginer un épuisement, une fin, de ce flux du sud au nord, ou du nord, au sud,des tropiques aux terres tempérées?* À l'ère de l'information universelle et en temps réel, ça ne parait plus possible.

Entre les deux tropiques qui ceinturent le monde, il n'y a aucun endroit qui fasse le bonheur durable des humains. Au delà des cercles polaires, non plus.

Et l'hémisphère Nord est plus généreux, en quantités de terres vivables, que l'hémisphère Sud. La pensée magique de l'homme se brise sur cette vérité physique. Elle concerne aussi les migrants. Ils ne peuvent aller n'importe où! La géographie les conduit, par la main, chez nous, les européens.

Une autre remarque: partout, en tous points, bons, ou mauvais, du globe, l'homme ne subit une régulation naturelle. Il s'adapte à toutes les conditions, il les contourne ou les transforme. Depuis des millénaires il s'est affranchi de la chasse et de la cueillette pour se nourrir. Les échanges, pacifiques, avec ses semblables, contribuent à la satisfaction de ses besoins.

On ne manquera pas de me dire que le tableau que je dresse de la situation de l'humanité est tout simplement catastrophique!

C'est bien vrai. Dans quelque sens qu'on aborde le problème. Aux dirigeants que nous nous choisissons, de faire pour le mieux. Ne suivons pas systématiquement ceux qui se présentent comme les plus malins.

Sceptique

22 Février 2018

Ce billet n'étant pas encore en ligne, j'y ajoute ce que j'ai retenu des débats entendus depuis sur les chaines d'information. Ces débats opposent les fervents défenseurs d'un accueil illimité des migrants qui se présentent à nos portes, et les politiques qui évaluent les réactions de l'opinion, et s'inquiètent des conséquences électorales, ou sur l'ordre public, de la situation actuelle.

La cible principale est le Président que nous avons élu. Pour les uns, il est laxiste, pour les autres, il écoute trop les inquiets, les peureux. Qui ne devraient pas exister, ou ne pas avoir le droit de voter.

Ce qui confirme que la situation créée par les migrations de toutes sortes, politiques ou économiques, divise l'opinion, et n'en satisfait aucune moitié. 

Il en résulte que les débats sont inaudibles et ne mènent à rien. Les yakas sont tout autant divisés, entre ceux qui veulent qu'on donne tout ce qu'on peut, et ceux qui rappellent que les français ne sont pas encore tous au niveau de vie souhaitable.

Nous sommes bien en France. Il est hautement probable que les français moyens et les immigrants moyens ne donnent pas le même sens à cette proposition.

Sceptique

 

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21 février 2018

GÉRARD DEPARDIEU DÉMÉNAGE POUR L'ALGÉRIE.

Gérard Depardieu, notre acteur fantasque, sans doute lassé de se peler, ou de se geler, va quitter la Russie pour l'Algérie. Il est sûr qu'en cette saison, le climat sera meilleur. Il saisit l'occasion pour donner sa vision de l'histoire: un pays à la culture raffinée conquis par des brutes. 

Il y a toujours des critiques possibles de l'histoire. Je ne suis pas le dernier à critiquer l'aventure, à la déplorer. Pourquoi avoir transformé une opération punitive en conquête, partielle, et superficielle? Né cent ans plus tard, engagé avec ma classe d'âge dans la défense de notre "possession", j'ai pu prendre la mesure de notre échec global. Mais maintenant, la France et l'Algérie sont marquées réciproquement, et doivent faire avec ce bout d'histoire liée, en partie commune.

Je pense que nos rois de la Restauration étaient jaloux des conquêtes de l'imposteur, et ses officiers, nostalgiques des aventures du même. "Ils" n'ont pas pu s'empêcher. Tout le monde occidental (Europe et États-Unis), entrant dans la deuxième révolution industrielle, n'a pas tardé à partir à la conquête du monde, pour s'attribuer des marchés. Un siècle plus tard, ces empires ont été largués, sans regrets pour les uns, douloureusement pour quelques autres, dont nous-mêmes.

Les "opérations vérité" ont donné des résultats divers. la plupart sont indolores, les autres font durablement mal. Les nôtres, en particulier. 

Pourquoi? Parce que, nous sentant coupables, nous avons continué à intervenir, à nous porter au secours, économique, ou militaire, les troubles dépassant nos successeurs, qui nous appelaient au secours...Que nous ne refusions pas. Toujours pas.

Est-ce à notre honneur? Peut-être. À nos dépens, sûrement! Mais "on" est comme çà, on ne se refait pas.

L'Histoire non plus! J'espère que Gérard Depardieu l'examinera de plus près.

Sceptique

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18 février 2018

QUAND LAURENT WAUQUIEZ NOUS LES BROIE, MENUES, MENUES! ou, ON EN VERRA LA FUMÉE JUSQU'À PAMPÉRIGOUSSE !

Sans être concerné, c'est ce que je ressentirais si je l'étais: la réaction de Lino Ventura dans "les tontons flingueurs"

À sa décharge, si on veut, il a dit ses conneries à micros fermés....qu'il croyait. Ils ne l'étaient pas. Bonjour la gaffe! Unificatrice....dans le mauvais sens, hélas.

À mon avis, le mouvement LR ne devrait pas s'en remettre, ou frimer encore plus.Il ne devrait garder que les Godillots. Il y en a toujours.

Le mouvement gaulliste ne méritait pas ce "commencement de la fin". L'amertume, la rancoeur, la jalousie, ou la suffisance, sont mauvaises conseillères.

Et j'en vois pas mal qui ne voleront pas au secours du gaffeur. Ils se feront rares, muets, que sais-je? Quel gachis!

À suivre, pas longtemps, sûrement.

Sceptique

Un supplément. Comme il fallait s'y attendre, les propos de Laurent Wauquiez ont attiré sur lui des tombereaux de commentaires et de protestations, qui l'ont ramené à la conscience. Il s'est platement excusé en direction de Nicolas Sarkozy, qui a, par ailleurs, démenti les propos de son succcesseur. En les réécoutant, j'ai été révolté, et accablé, par la méchanceté déversée sur le Ministre Darmanin, ses allusions à sa formation, solide, mais moins huppée que la sienne*. Et, cerise sur le gâteau, une comparaison odieuse avec la conduite du député PS Jérôme Cahuzac.

Ne pas confondre intelligence et instruction, me disait une amie, enseignante dans le secondaire. L'intelligence du coeur étaye l'autre, la contrôle, la raffine. L'énarque normalien s'est fait butor dans une circonstance qui va lui coûter cher, qui va coûter à son parti. Un sursaut d'intelligence, celle de la tête, devrait l'amener à sa démission. L'ambition, "brute de décoffrage", celle qui raye le parquet, est une auto-destruction, une sottise sociale.

* Gérald Darmanin, d'origine modeste, est diplômé d'un Institut Universitaire de Sciences Politiques. À un peu plus de vingt ans, il a été élu député et maire de Tourcoing. Au sein de l'UMP-Les Républicains, ses talents d'organisateur de campagnes ont été très sollicités, toujours avec succès.

Sceptique, le 18 Février 2018

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17 février 2018

ERDOGAN TRANSFORME SA TURQUIE EN BAGNE POUR JOURNALISTES.

Depuis le putsch militaire qui lui a fait très peur, Tayep Raycip Erdogan pourchasse tous ceux qui sont suspects d'esprit critique. Au premier rang desquels, les journalistes, qui ont pris de mauvaises habitudes aux temps où la Turquie était un pays libre et moderne.

Les juges qu'il a triés pour leur instinct de survie n'ont pas eu d'états d'âme. Ils ont condamné trois journalistes indociles à la prison à vie. Rien que ça!

Était-ce pour consoler leur Patron d'avoir du céder à la pression de l'Allemagne d'Angela Merckel, défendant bec et ongles un bi-national mal-pensant? Lui, auquel le dictateur turc en voulait autant qu'à tous les autres, a regagné l'Allemagne après Xmois de rétention. La Turquie a besoin de l'Allemagne, l'Allemagne impose le respect des lois internationales.

Se faire mal voir fait partie des risques que prennent ces professionnels. Dans "mal voir", il y a "voir". Dans nos pays libres, "on" les supporte. Si on les craint, pour leur mauvaise foi, la seule solution est de les éviter. Ce n'est pas toujours la bonne solution. Il faut compter sur la pluralité des médias et de leurs plumes. En tout cas, on se ridiculiserait en leur cherchant querelle. De toute façon, dans nos pays libres, nous le sommes de douter de tout.

Au présent le dirigeant turc semble vouloir profiter du grand désordre du Moyen Orient pour reconstituer l'Empire Ottoman. Il se fait fort de mettre au pas tous ceux qui lui résisteraient, au premier rang desquels les kurdes, ce peuple indéfiniment rebelle.

Il se croit, ou se sent, soutenu par le Président Russe, qui lui, place ses pions, là où la Russie des Tsars n'avait jamais pu le faire, par la faute des autres nations européennes. Une place dans les fourgons de l'armée russe sera mieux que rien. Les peuples écrasés au passage par les russes devraient préférer un musulman. 

À suivre!

Sceptique

 

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16 février 2018

RÉFORMER LA SNCF? IMPOSSIBLE! D'ABORD RÉFORMER LE SYNDICALISME.

Le rapport Spinetta, demandé par le gouvernement, est entre ses mains depuis quelques heures, et dans les médias, à la disposition de ceux qu'il intéresse. Il fait hurler les comptables, comme tous les précédents, et empêche les Yakas de dormir. Nettoyer les écuries d'Augias est d'une urgence absolue. Bien sûr!

Il y a eu, avant le quinquennat de François Hollande, qui n'a jamais pris de risques de cette ampleur, des crises socio-économiques qui ont fait oser les politiques responsables. Oser les réformes chirurgicales prescrites par les comptables, consultés. YAKA, ont-ils prononcé comme premier mot. La suite a été  rendu inaudible par les clameurs.

Celles des cheminots, qui se sont mis en grève, et de leurs défenseurs. Puis, celles des usagers, étouffés, embétaillés*, criant grâce. Les gaz délétères émis par les milliers de voitures immobilisées dans les inévitables bouchons, brûlaient les gorges et les poumons des malheureux usagers, pas mis en vacances par leurs employeurs. En 1995, dernière expérience d'ampleur nationale, les ORL et les Pneumologues n'ont pas chômé dans les six mois qui ont suivi. Qui a gagné? Pas l'État!

On va me dire:"alors, on va se laisser faire?"Céder sur tout? Oui, une telle bataille, toute justifiée qu'elle soit, ça se prépare. Les responsables de l'ordre public ne manquent pas d'expérience. Mais les donneurs d'ordres semblent avoir oublié la leur.

Impliqués largement dans les malheurs de la SNCF, et promis à la portion congrue, les cheminots se préparent au combat. En est-il de même du côté des responsables des comptes publics? Avoir raison semble leur suffire. Les martyrs des transports en commun feront honte à leurs bourreaux sans coeur. 

Pourquoi ces grèves s'achèvent-elles au bout de plusieurs semaines? Parce qu'elles posent des problèmes financiers aux cheminots, et des problèmes politiques aux responsables du même nom. "On" s'entend généralement sur un renoncement aux mesures "nécessaires". L'ardoise sera, de toute façon, refilée aux successeurs. Élus par la peur, ou la colère. Des passions mauvaises conseillères!

Sortir de ces situations par le retour au "statu quo ante" me semble d'une absurdité absolue. On repart de zéro pour zéro! Les problèmes réels le sont toujours et seront retrouvés en travers du chemin. Les Pouvoirs Publics mijoteront une Nième offensive, les syndicats peuvent compter sur l'efficacité de leur réaction. Le bras de fer aura le même résultat. La rancoeur réciproque sera rangée à portée de main.

Partout, dans le monde "normal", l'employeur exprime ses besoins et ses limites financières, et les syndicats, de même. La discussion entre les parties dure le temps qu'il faut, elle aboutit à un accord, ou non. Des compromis sont trouvés, ou non, des recours à la grève sont efficaces, ou non. L'inefficacité prend souvent la forme d'une faillite de l'employeur. Le combat cesse, faute d'un partenaire. La "culture économique", la "culture sociale", jouent leurs rôles. La reconnaissance réciproque est facilitante. La disqualification du partenaire, dans un sens, ou dans l'autre, est porteuse d'échec. En France, les désaccords de fond sur les définitions de l'économie pèsent considérablement. Comment s'entendre avec un partenaire qui ne devrait pas exister!?

Dans notre pays, les syndicats existent....parce qu'ils en ont...le droit! (Loi Grévy de 1898). UNE page, trois quatre lignes, rien de plus**. Aucune comparaison avec la Loi sur les associations, très détaillée, n'est possible. Ce vide juridique est à la foi commode, et handicapant. Pas de limites, mais pas de socle solide.

Nous sommes un pays "accroc" au droit écrit, dans ses plus infimes détails. Ce vide réel de notre droit sur ce chapitre particulier m'étonne, et me semble expliquer le malentendu fondamental entre le syndicalisme réel et la société. 

Élaborer un vrait statut, fixer les droits, les obligations, l'organisation,ses responsabilités, son financement, sa gestion, les droits et les devoirs des adhérents, ceux de l'organisation. Lier le bénéfice de l'action syndicale à l'adhésion, au paiement de la cotisation. 

Si nos syndicats sont si faibles en effectifs, si faibles financièrement, et contraints à divers expédients pour se financer, c'est en raison de la gratuité de leur travail, non limité à leurs adhérents. Ce qu'ils obtiennent profite à tout le monde. Ce qui permet à certains de dire non à tout, sans préjudice pour leurs adhérents. Ce fonctionnement, malsain, est, à ma connaissance, spécifique à la France. Que les intéressés y trouvent leur compte n'est pas surprenant. Mais notre société? On peut douter des bénéfices supposés.

Sceptique

*J'invente cet adjectif. Sans droits d'auteur.

**Je me demandais s'il y avait une loi fondatrice, dont personne ne parlait. Un ami magistrat m'a informé de son existence. J'ai trouvé grâce à Google la coquille vide. La seule préoccupation du "législateur" est l'usage que les syndicats feront de leurs ressources!

 

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14 février 2018

LA MAROTTE DU PRÉSIDENT.

Le projet du Président Macron, un service civique universel, répond à un constat, non discutable: notre société est divisée, clivée, et par conséquent, intolérante, haineuse. Et cet état négatif concerne la jeunesse, qui fait écho à nos haines d'adultes, mais rajoute les siennes.

Une des principales missions du Président de la République, élu au terme d'une empoignade féroce, reflet d'une situation qu'on peut dire séculaire, est de tenter de refroidir les haines, de rapprocher les parties, leurs fragments, d'inverser leur énergie, de la destruction à la reconstruction. Il faut qu'il soit obstiné et persuasif, car ne n'est absolument pas l'état d'esprit des intéressés. La conclusion de la campagne présidentielle ne met pas fin aux clivages révélés ou approfondis. 

Il y a des présidents qui s'en sont accomodés, qui ont élargi et creusé les brèches, ne cachant pas qu'ils voulaient oeuvrer pour leur chapelle. François Hollande était sans doute allé trop loin dans sa pratique de la division, et l'élection d'Emmanuel Macron a été une réponse à son mentor et prédécesseur.

Il semblait, et semble toujours, conscient de la nécessité de ressouder la société française. Il y a du boulot, il ne peut pas tout faire, et des choix difficiles seront nécessaires.

Le "fantasme" de l'effet "mixeur", et "rassembleur" du service militaire, ne s'est pas affaibli avec le temps passé sans lui, depuis sa suppression, comme déjà mort, par le Président Chirac. Je n'ai jamais ressenti cet effet, avant, pendant, et après, l'accomplissement de mes obligations militaires. Je m'y suis convaincu que c'était comme sujet que je les ai parcourues, puis, les ai oubliées, ne cultivant pas l'esprit "ancien combattant".

La passion d'Emmanuel Macron pour un service civique universel et obligatoire, m'a surpris dès le début de son entrée en lice. Je n'attribue pas à cette parenthèse dans la vie d'un jeune adulte les vertus colportées. "On" le fait par ce qu'on ne rejette pas facilement un service civique, civil ou militaire. Le sentiment d'appartenance à une société se constitue sur la durée de notre intégration. Il se passe du service militaire s'il n'existe pas, ou plus, il l'intègre dans le parcours programmé s'il est maintenu, ou rétabli.

Se distinguer par un refus, une révolte, dépend de la réaction à attendre de "la société". On sait qu'elle est devenue faible, n'ayant pas de bonnes raisons à opposer aux rebelles. Pas assez nombreux pour la déstabiliser.

Ce voeu du Président prendra-t-il forme? Son prestige, le poids de sa parole sont engagés. Mais son renoncement raisonnable et raisonné, à partir des incertitudes sur l'efficacité, ou, au contraire, en raison du prix de revient, et son financement, ne devraient pas l'affaiblir massivement.

La plupart des nations libres, démocratiques, n'utilisent plus un service civique ou militaire pour resserrer la cohésion de leur société. Elle est présumée adulte, éclairée, digne de confiance, sans contrainte ou formation spécifique.

Notre tradition d'intervenir, soit au secours des états constitués par nos ex-colonies, soit pour arrêter les horreurs d'une guerre civile, est un trait spécifique de notre France. "ON" approuve, ou "on" n'approuve pas, en fonction de nos sensibilités humaines ou politiques.

Nous sommes maintenant les seuls à pratiquer un interventionnisme. Les français ne le condamnent pas massivement. Il appartient à la "noblesse"de nos sentiments.

Sceptique (pas sur ce point, en fait.)

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12 février 2018

PARIS, OU "LA POSSIBILITÉ D'UNE ÎLE"?

La Maire de Paris, Madame Hidalgo, dont l'ambition est de faire de sa ville le paradis des parisiens, des parisiens seulement, subit des "retours sur investissements" plutôt désagréables.

Sa guerre contre la banlieue et le reste de la France n'a pas eu les effets escomptés. Les mouvements de population nécessités par les fonctions respectives de Paris "intra muros", administrations, sièges sociaux, établissements financiers, commerces prestigieux, et de la banlieue, d'où proviennent tous les métiers qui assurent la maintenance des immeubles, quelle que soit leur destinée, logement, ou activités, impose une circulation de véhicules qui passe outre à tous les obstacles dressés par les édiles parisiens depuis une trentaine d'années. Les embouteillages continuent, s'agggravent, la pollution se maintient à un niveau élevé.

Le réflexe de la municipalité est d'inventer de nouvelles restrictions, de nouveaux obstacles, la situation s'aggrave, et des "accidents", comme l'incapacité du dernier attributaire des vélos "écologiques" d'honorer son contrat, compliquent la vie des parisiens. Il s'ajoute à l'embarras de Madame Hidalgo la prolifération des rats. Poussés, dit-on, vers la surface par la crue de la Seine qui n'est pas encore terminée.

C'est la faute aux touristes, s'éxclame la bonne Maire! "Ils" jettent les restes de leur MAC'DO*, dont les rats raffolent

On sait l'animosité de Madame Hidalgo envers l'attirance touristique de la capitale. Tous les humains qui rêvent de voir Paris au moins une fois dans leur vie, sont importuns. "On" n'ose pas le leur dire, mais on n'en pense pas moins.

Faire de Paris une île, par des canaux, un Nord et un Sud complétant la Seine de son entrée à sa sortie étant trop coûteux, je suggère la reconstruction des fortifications, modernes, en béton, sans accès aux véhicules à quatre roues. Que des vélos, quand il y en aura!

Pour vivre heureux, vivons cachés, c'est valable en tous temps, en tous lieux/

Sceptique

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09 février 2018

UN MONDE À L'ENDROIT, OU UN MONDE À L'ENVERS?

Depuis quelques mois qui commencent à être longs, à lasser, on peut dire que nous sommes en période de...garde-à-vous!. Après quelques années plutôt libérales, sans exagération.

Cinquante nuances de Grey se vendaient bien, mais qu'en faisaient les lectrices assidues, rien n'a fuité!

Le monde est passé du beau temps à l'orage en quelques jours, sous la forme d'un chapelet, d'abord verbal, de dénonciations par des actrices américaines ou autres,  des abus d'un producteur américain, conditionnant ses offres de rôles, à un accord pour une partie de jambes en l'air.

Il en avait bien profité, quand tout d'un coup, une victime s'est rebiffée,et l'a dénoncé, "urbi et orbi". Suivirent quelques boites de Pandore pleines à craquer, concernant le milieu du cinéma, puis, celui de la politique. Sa partie masculine, une partie d'entre elle, pratiquait allègrement un paternalisme non incestueux, ou initiait les ambitieuses sur canapé.

Un vent de panique (ah,ah!) s'est levé, et a rapidement pris l'allure d'un ouragan. Le marché du chantage s'est ouvert. On en est là, sans qu'il ne se passe un jour où une femme dénonce comme vil et vorace séducteur un homme politique en vue.

Il tient quelques jours ou plus selon le sérieux ou la vraisemblance de l'accusation. Il n'y a que la parole de la femme outragée, rarement plus, sous forme de lettres, ou d'aveux, mettant en cause la part active de la victime...du chantage.

Mais comme notre monde politique a mis, maintenant, la main au feu en appui de ses serments de chasteté, les accusés ont maintenant la charge de la preuve de leur innocence, au moins face aux médias. Face à la justice;l'ordre des choses n'a pas changé, il faut que la plaignante apporte une preuve, ou un aveu du partenaire. Si c'est un "chaud lapin", d'autres...bonnes fortunes, peuvent trouver gloire à figurer au palmarès.

Entre ces "faits de nature", et les bons sentiments que toute position sociale peut motiver, nos hommes politiques, "naturels en somme", passent de mauvais quarts d'heure, talent véritable, ou non. La calomnie, s'il ne s'agit que de ça, fera des cicatrices.

En face d'ELLE, la confiance des électeurs, la compétence reconnue par les électeurs, les collègues et les rivaux, ne pèse plus lourd. Le soupçon peut conduire à la démission, pour retrouver la paix, publique, et privée.

Combien de temps durera encore cette chasse au cochon? Je suggère aux victimes potentielles un moyen de défense: changer de trottoir si nécessaire.

Tous les hommes en âge de désirer sont suspects, et n'ont plus intérêt à manifester leur...intérêt!

Il y a fort à parier que les femmes  se lasseront de cette censure des regards ou des compliments un peu lourds. Mais quand, et comment? Quel camp fera la paix le premier? Pour le moment, les nouvelles du front nous maintiennent sur nos gardes.

Sceptique

 

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08 février 2018

LE BEURRE, L'ARGENT DU BEURRE, LE SOURIRE DU CRÉMIER, TOUT ÇA, TOUTÇA!

C'étaient les demandes des nationalistes corses, que le Président de la République Emmanuel Macron a efusé de satisfaire. Il n'a accepté que la mention de l'existence de la Corse dans la constitution, geste symbolique, que l'opposition de droite (LR) lui reproche déjà. La vie politique française est une pièce de théâtre!

Les nationalistes corses pensaient-ils vraiment qu'ils obtiendraient ces concessions déterminantes, ouvrant la voie à une sécession de la Corse, tôt ou tard? La satisfaction hallucinatoire du désir n'est pas limitée.

En même temps qu'il leur refusait ces concessions majeures et initiales, le Président a invité des interlocuteurs à utiliser les nouvelles libertés, et les nouvelles responsabilités, contenues dans les modifications constitutionnelles dont ils sont les premiers bénéficiaires.

Ce n'est pas ce qu'ils voulaient. C'est du travail, pas LE POUVOIR.

Est-ce un simple report, une espérance en une autre présidence à venir? La Corse aura-telle un jour, de guerre lasse, son indépendance? Les exigences de ses nationalistes ne pourront être satisfaites sous la forme d'une simple autonomie. Si les habitants non autochtones de la Corse, jéjà majoritaires (mais pas en suffrages ecprimés) se désintéressent durablement de leur sort, ils pourraient bien se voir signifier d'avoir à partir, ou accepter un statut d'étrangers.

Comme un certain nombre de français revendiquent d'être "de souche", et en font un droit particulier, les nationalistes corses invoquent les mêmes racines et des droits afférents. Il appartiendra aux "immigrants" de réclamer leur "droit du sol", par leur participation aux élections. Aujourd'hui, on ne peut jurer de rien. La fermeté de Macron fait partie de son mandat. Précaire, et révocable en 2022.

Ma propre position, hostile à une autonomie dans les conditions exigées par les nationalistes corses, se fonde sur ce que je crains de leur part: une politique xénophobe poussant au départ un grand nombre de résidents "non de souche", et une régression de l'île en direction de son état originaire, au détriment de tous les corses. Dont bon nombre partiront aussi, se réfugieront...en France.

Sceptique

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QUE SIGNIFIENT CES IMMENSES BLOCAGES PAR LA NEIGE?

La neige fait partie des phénomènes météorologiques des pays où il fait froid l'hiver. Malgré la tropicalisation qui nous est promise, la nature complote, cache des réserves stratégiques, et, quand elle les trouve suffisantes, elle les déverse d'un seul coup, visant particulièrement le coeur politique et administratif de notre pays. Paris et sa région dégustent! Une nature "rabat-caquet", en somme!

La dépendance à la circulation automobile aggrave et dramatise le phénomène. J'ai le souvenir très vif du précédent, que je situe prudemment il y a huit ans, lorsque j'ai du abandonner ma voiture bloquée par des congères, à un bon kilomètre de mon domicile, en Picardie. Également très concerné par ce premier épisode froid, mais surtout abondamment neigeux. L'Aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle était particulièrement handicapé. Et l'impuissance des administrations dédiées déjà caricaturale.

Une étape cruciale de la décentralisation, venait justement d'être franchie. L'administration des "ponts et chaussées" venait d'être éclatée, partagée à l'échelle départementale. Les impuissances réunies me sont apparues comme la conséquence de cette décentralisation.

Qui a enthousiasmé le monde politique de l'époque. Il y avait sûrement des inconvénients à la centralisation léguée par l'histoire de notre pays*. Mais le blocage et l'impuissance des services techniques, face à l'extension du phénomène neigeux, semblait bien avoir un rapport avec l'éclatement des services. 

L'impression est la même avec le blocage subi par la région parisienne dans la soirée du Mardi 6 Février, un jour ouvrable ordinaire. L'effort accompli par les divers intervenants, mais apparemment sans coordination, et surtout, sans informations, n'a pas pu être reconnu à sa juste valeur.

Nous avons pourtant le sens du service public, la tradition d'une administration méticuleuse, et bien conditionnée. Pour la seconde fois, elle m'a semblé dépassée.

Il y aurait donc intérêt à analyser cette crise, à la rapprocher de la précédente, à étudier l'intérêt de reconstituer une force d'intervention mobilisable, et à la direction unifiée, en cas de phénomène important, concernant plusieurs départements ou régions.

Sceptique

*L'Histoire, ses aspects particuliers, me semble dépendante de la géographie physique, qui détermine le possible et l'impossible.

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