Sceptique

23 juin 2017

INJURES "PSYCHIATRIQUES","TRANS-PACIFIQUES"

Kim Jung Un, le petit père du peuple nord-coréen, a traité son homologue nord-américain de "psychopathe". Dont il a, il est vrai, quelques traits.

Donald Trump ne sait pas assez de coréen pour avoir pu lui demander:"T'es tu regardé?" C'est la question qui surgit immédiatement.

Leur différence réside dans le degré du contrôle auquel l'un comme l'autre est soumis. 

Il est permis de penser que le nord-coréen, dictateur incontesté, n'en subit aucun de son entourage, dont chaque membre tient à sa vie, en sursis au jour le jour.

Même si Trump l'estime insuffisant, le contrôle du pouvoir chinois, volontairement discret, ne permettra pas au nord-coréen d'aller trop loin. Personne ne voit dans un conflit ouvert un intérêt pour la Chine. Mais, sur la question des droits de l'homme, de part et d'autre, ils ont le même mépris, qui fait habituellement partie du bagage des psychopathes, classés sous ce nom par les psychiatres.

De son côté, le Président américain, par son impulsivité, à laquelle il ne s'oppose pas immédiatement, suggère ce diagnostic, propre à inquiéter le monde, très dépendant , en permanence, de la santé mentale du Président américain, de son contrôle.

Il est permis de penser que le dirigeant chinois doit éprouver une jouissance infinie, à tenir entre ses mains la sérénité de son principal rival.

Sceptique

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22 juin 2017

ALLONS-NOUS VERS DES CABINETS SECRETS?

Ce qui vient de se passer à l'occasion de la composition du deuxième gouvernement de la présidence Macron, donne à réfléchir.

Quatre ministres, dont l'allié François Bayrou, qui avait apporté les voix du Modem, et consolidé le projet présidentiel d'Emmanuel Macron, obligés de démissionner, parce que touchés à des degrés divers par les rumeurs d'emplois fictifs aux dépens du Parlement Européen. 

La justice ne s'en est pas encore mêlée, mais aurait déjà de quoi remplir une dent creuse, avec ce que "ON" dit. ELLE ne le tient que des médias, qui harcèlent du matin au soir les "povs" ministres en service, ou annoncés.

François Bayrou, qui s'affairait à un contre-feu, sous la forme d'une loi pour la moralisation de la vie politique, a eu les pieds léchés par les flammes. Comme ancien Président d'un parti, dont les élus au parlement européen auraient profité d'un système: des attachés parlementaires payés par Bruxelles, mais s'occupant des affaires du parti hexagonal. 

Le Président Macron avait fixé une limite à sa tolérance, la mise en examen d'un ministre. Il est vite apparu à toutes les parties concernées, que le harcèlement permanent serait invivable.Qu'il valait mieux désinfecter l'atmosphère.

Le Président a du fouiller dans ses réserves pour trouver....quatre femmes appropriées aux fonctions en deshérence. Je n'imaginais pas qu'elles fussent si nombreuses, et disponibles. Ce qu'un Président veut, Dieu le veut.

Mais à l'avenir? Les roquets renifleurs et mordeurs ne vont pas lâcher le morceau. Il en va de leur pitance quotidienne.

C'est pourquoi je ne vois qu'un futur où seul le Président connaitrait l'identité de ses ministres, tous et toutes masqués*, et dans une tenue neutre.  Le Président et son Gouvernement assumeraient une responsabilité collective.

Sceptique

*Les règles d'accord ou de prédominance des adjectifs n'ont pas encore été modifiées. J'espère que "ON" voudra bien attendre que j'y sois devenu indifférent.

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21 juin 2017

LE CÉNOBITE NE RÉPOND PLUS!

Le cénobite est un breton, d'abord bretonnant, féru de l'histoire de cette terre que partagent la Manche et la mer d'Iroise. Ellle revenait presque chaque jour dans ses billets d'une rare culture. Notre ami avait de multiples passions, toutes violentes, mais pacifiques. Ses torsions de cous ne laissaient pas de traces, ne tuaient pas.

Anarchiste, phobique des banques, passionné du jazz, féru de botanique, je me suis régalé en faisant mon marché dans son blog, dégustant des pages, en posant d'autres sur le bord de l'assiette. 

Certains de mes commentaires le rendaient furieux. Il les censurait! Il en approuvait d'autres, avec une pointe de circonspection. Il me rendait visite, mais sur la pointe des pieds, sans commenter. J'avais d'autres passions, non compatibles.

Je ne désespère pas, mais je suis inquiet, car il n'est plus accessible, mais comme si il n'avait jamais existé. 

Avait-il préparé sa disparition de l'internet, de sa présence, puis de son absence?

Il manquera à beaucoup de monde, vraiment beaucoup.

S'il revient, ce sera une fête.

Sceptique

Note du 21/06/2017: il parait évident que notre ami s'est retiré méthodiquement du WEB, en effaçant toutes traces, des plus anciennes aux plus récentes. Il nous faut accuser le coup, faire notre deuil, comme on dit.

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19 juin 2017

LÉGISLATIVES DEUXIÈME TOUR: UN "COUP DE MOU".

C'est l'abstention, particulièrement élevée, qui a affaibli les résultats de la République en Marche au deuxième tour. Comment l'expliquer? 

Je vois la chaleur, en marche (de son côté!) vers une nouvelle canicule, à la fin de cette semaine. La tentation d'aller se mettre à l'ombre, ou dans l'eau, pourrait avoir pesé. À quoi s'est ajouté le sentiment que l'affaire était pliée, qu'il y aurait un triomphe pour le parti du Président.

Son succès reste solide, promettant des coudées franches au Président et à son Gouvernement, pour la réalisation de leurs audaces.

Il y a eu, aussi, un sursaut sensible des anciens partis, de droite, du centre, et d'extrême-gauche, comme la France Insoumise de Mélenchon. La fonction multiplicatrice de sa calculette a chauffé. Ses 26 divisions sont devenues autant d'Armées, en marche, elles aussi, sus aux troupes de Macron.

Le centre et la droite ont moins perdu que prévu. Ils sont, l'un et l'autre, tentés par le "constructif", et c'est habile.

Ce sont ces choses sérieuses que les français attendent, soit avec ferveur, en majorité, soit l'arme au pied.

Sceptique

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18 juin 2017

COLLISION DE BATEAUX EN MER DU JAPON, OU LA SENTINELLE ENDORMIE"

Cette incroyable collision entre deux navires modernes, à l'équipement électronique dernier cri, ou presque, me rappelle ce passage de Citadelle, l'essai "philosophique" d'Antoine de Saint Éxupéry*, où il médite sur l'importance de la vigilance et de la responsabilité dans la vie sociale. Il revient à plusieurs reprises sur l'image de la sentinelle endormie. Mon vécu de la guerre d'Algérie me rendait sensible à cette image, et à la méditation de l'auteur.

Tous les accidents qui surviennent dans la vie des hommes, seuls, ou en groupe, sont dus, "in fine", à une défaillance mineure de l'attention d'un quidam qui en est chargé. La vraie fatalité est extrêmement rare.

On peut être certain que tant sur le porte-conteneurs que sur le destroyer américains, les instruments de surveillance, maintenant banalisés, étaient en fonctionnement. Mais les hommes chargés de réagir à leurs informations? 

Il semblerait qu'à bord du navire de commerce, "on" ait vu l'imminence de la collision. Mais de réaction, sous forme d'alerte sonore, ou d'une tentative d'évitement, rien.

Quant au navire de guerre américain, c'est en plein sommeil que ses victimes ont été surprises, par l'éventrement de leur compartiment. Les personnels de quart n'ont rien vu. Ni avec leurs yeux, ni avec leurs instruments. Les capacités de manoeuvre d'un navire de ce tonnage auraient pourtant été précieuses.

On travaille, aujourd'hui, à améliorer les artefacts humains, à les rendre moins dépendants de leur créateur, à le remplacer totalement, comme s'il en avait toutes les capacités, mais sans jamais dormir*. On ne met pas à la poubelle des navires qui ont à peine vingt ans d'âge. Mais ils sont nés un peu sourds et à l'esprit lent. L'âge ne les arrange pas!

Sceptique

Saint-Éxupéry était, à l'époque, classé parmi les existentialistes.

*On ne pourra, malheureusement, éliminer les pannes.

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17 juin 2017

ÈRE MACRON: LA SCIENCE SERA-T-ELLE RÉHABILITÉE?

La science, la vraie, pas celle qui affirme, mais celle qui démontre, vient de passer cinq années pénibles, après cinq précédentes déjà chaotiques. 

Ces dix années ont vu la montée en puissance des affirmations tranchantes, ou des dénis catégoriques. En médecine, il y avait même du beau monde qui participait aux autodafés des legs des deux siècles précédents.

Le pouvoir politique ajoutait la légitimité qui sort des urnes. Pourquoi la science échapperait-elle à la liberté des opinions?

Les intéressés, assommés par la contestation des bien-pensants, ont fini par faire profil bas. L'ampleur des autres malheurs, le chômage de masse, le terrorisme exogène, la peur globale de l'avenir, invitaient à taire des revendications catégorielles. En faveur desquelles, en plus, le peuple n'arbitrait pas.

Bien que cette question n'ait pas fait partie de la campagne  (quand le feu est au chateau, on ne s'occupe pas des écuries), les premiers choix faits par le jeune Président bien élu sont franchement rassurants. Au sein de son premier gouvernement, la Ministre en charge de la santé est du métier*, du côté scientifique.

Elle vient, après consultation des spécialistes de la question, de remettre sur la table la question des vaccinations.

Cette méthode de prévention, apparue fortuitement au dix-huitième siècle**, s'est considérablement développée au dix-neuvième, étayée par le constat d'un fait naturel propre au vivant, l'immunisation***.

En quelques décennies, la mortalité infantile s'est effondrée, les familles sont devenues systématiquement nombreuses, pour quelques générations. Au fil des décennies, les vaccinations contre les maladies reconnues comme infectieuses sont venues s'ajouter aux premières. Des fléaux redoutés, comme la poliomyélite, ont été les derniers servis, il y a maintenant soixante ans, bon poids.

Les progrès de l'hygiène publique ayant participé à la victoire, sur un autre front, des voix se sont élevées pour contester l'obligation des vaccins, toujours plus nombreux. Quelques maladies neurologiques, rares, semblant augmenter de fréquence, la tentation de les mettre en relation avec la vogue des vaccins s'est faite de plus en plus insistante.

La fin de l'angoisse de voir mourir un enfant en bas âge, expérience répétée de nos ancêtres, jusque dans les années 1900, s'est retournée en peur des vaccins, tant du côté des parents que des enfants. Il a fallu qu'ils deviennent obligatoires, soumis au contrôle de la médecine scolaire.

L'opposition, dogmatique:"ils" ne servent à rien, "ils" induisent d'autres maladies, s'est alliée à l'insouciance de toutes les parties, y compris de la médicale. Un médecin qui n'avait qu'une connaissance livresque de ces maladies devenues rares, pouvait-il plaider avec conviction leur nécessité? 

Les lobbyistes anti-vaccins, plus nombreux et moins contestés, ont fini par avoir le dessus. Le taux de vaccinations correctes, efficaces, a dangereusement baissé, au risque de la propagation foudroyante d'une épidémie. La rougeole, par exemple, a fait des réapparitions et quelques morts d'enfants.

Si la plupart des maladies infectieuses infantiles sont rarement graves et mortelles, la possibilité de s'en protéger à bon compte ne devrait pas être aussi contestée.

Mais le phénomène de refus, ou de négligence, prenant toujours plus d'ampleur, la Ministre de la Santé prône l'obligation de vacciner contre onze maladies infectieuses affectant les enfants. Ça ne pose pas de problème pour la santé, et toutes les maladies visées ont la possibilité d'être mortelles, même rarement.

De quoi faire hurler les gourous anti-vaccins! C'est un vrai changement après cinq ans de vide.

Il y a bien d'autres conflits où la vérité scientifique est balayée, ou remplacée par une légende idéologique. Le Président Macron laisse percevoir une crédulité dans ce domaine qui n'est pas le socle de son savoir. Mais à la différence de ses prédécesseurs, il est capable d'écouter d'autres avis. Son intelligence le protègera de l'obstination.

Son approbation d'une ministre compétente est rassurante.

Sceptique

*Elle est médecin, vouée à la recherche.

**La constatation, fortuite, d'une protection "naturelle" des personnels affectés à la traite des vaches, contre la petite vérole, ou, variole, a donné à Jenner l'idée d'inoculer le cow pox à des personnes non exposées. Celles-ci se révélant résistantes à la variole, Jenner a recommandé la méthode, avec le succès qu'on connait.

***À partir de ce constat, d'autres essais, pour d'autres maladies, ont mis en évidence cette propriété d'acquérir une protection durable contre une maladie, après une première rencontre avec l'agent infectieux.

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16 juin 2017

ILS ONT CAPTURÉ UN HOMME, ILS RENDENT UN "LÉGUME".

Le régime nord-coréen était tout heureux d'avoir pu mettre la main sur un visiteur ennemi, un étudiant, qui s'était permis de mettre dans ses bagages une affiche exposée dans son hôtel.

Condamné à quinze ans de travaux forcés, il est resté au secret, jusqu'à ce que, brusquement, "IL" le libère, et le renvoie dare dare par avion sanitaire, vers son pays, les États-Unis.

En effet, le travailleur forcé n'est plus bon à grand chose. Il est dans le coma depuis un an, à la suite d'une toxi-infection botulique.

Celle-ci, liée à la consommation de nourriture avariée, commence par des paralysies diverses, pouvant affecter la respiration. Ce sont très certainement les lésions cérébrales irréversibles créées par l'hypoxie, qui ont plongé le jeune homme dans ce coma. Cet état est définitif jusqu'au décès, que les moyens de compenser les fonctions naturelles perdues, reculent "indéfiniment".

Il ne faut donc pas qualifier cette "restitution" de "libération". Otto Warmbler est définitivement privé de sa liberté, car prisonnier de la bêtise et de l'inhumanité de son geolier, Kim-Jong-Un.

Le contentieux entre le monde et le régime de la Corée du Nord est bien plus vaste que cette affaire symbolique. Protégé par les puissances communistes, en force dans ce secteur, le petit dictateur utilise son temps et son argent à essayer de fabriquer des bombes atomiques et des fusées pour les transporter jusqu'aux Amériques, où règnent ses ennemis jurés. "Étonnant, non?"*

Personne, d'un bord, ou de l'autre, n'a envie de suivre Kim Jong Un dans sa folle équipée, mais du côté de ses protecteurs "institutionnels", la pression permanente exercée par "l'idiot utile" semble servir à quelque chose. Mystères de la pensée!**

Sceptique

*Un précieux legs de Pierre Desproges.

**Dans les années 50, un philosophe russe, Ignace Lepp, transfuge dans le monde libre, nous expliquait la "morale" du communisme: est moral ce qui contribue à la victoire du prolétariat, est immoral ce qui la retarde.

 Note du 20 Juin 2017: Le décès du jeune homme a été annoncé ce matin (La Presse, de Montréal). Les examens d'imagerie cérébrale ont confirmé les lacunes attribuables à l'hypoxie. Due aux paralysies respiratoires, peut-être aggravées par un sédatif inapproprié. 

Bref, du n'importe-quoi à tous les stades de la capture du jeune étudiant. 

Ce régime devrait être mis au ban du monde. La lâcheté des états, sous les prétextes les plus nuls, constituent des égards injustifiés. La mesure la plus urgente sera de dissuader les voyageurs occidentaux de se risquer dans ce pays sans principes, comme le sort de cet étudiant le démontre.

 

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LES GROS SOUS DE CARLOS GHOSN.

Ouvrez votre télé sur une chaine "commerciale", vous vous apercevrez que la bagnole est encore une "chose" très sérieuse. Elle vaut le coup, elles doivent valoir le coup de cette débauche de publicités. Très sophistiquées, très inventives, luxueuses, pour tout dire.

Elle ne font pas scandale. Pour quelques esprits chagrins, sûrement. Ellles doivent être efficaces, car les "capitalistes" ne dépensent pas leurs sous pour rien. Tout relâchement doit retentir sur les ventes et le chiffre d'affaires, et rappeler à l'ordre les radins.

Par contre, un scandale annuel éclate régulièrement en cette saison, le montant de la part variable du PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Ça se chiffre en millions d'euros, bien que ça ne représente qu'un modeste pourcentage des bénéfices de la firme Renault. Ce qui veut dire, en passant, que Renault, dont notre État possède un paquet d'actions, fait de somptueux bénéfices. 

Dans notre pays, la question est récurrente: la réussite appartient-elle à celui qui a réussi, ou est-elle imputable à la chance? Chaque année nous avons le droit au couplet, affirmant que le succès de Renault est anonyme, qu'il est du à l'ensemble du personnel.

Logiquement, Carlos Ghosn devrait être viré pour abus de prétentions. Si Renault n'appartenait qu'à l'État, ça serait fait depuis longtemps. Depuis la faillite de Renault. 

Les autres actionnaires défendent leurs biens, et ne veulent pas jeter Ghosn. Et au vu des résultats, ils acceptent même de l'augmenter! Étonnant, non?

Sûr de lui et dominateur, le PDG garde son sourire entendu. À l'an prochain, pour un nouvel épisode.

Sceptique

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15 juin 2017

LÉGISLATIVES DEUXIÈME TOUR: UN DÉBAT À VALEUR DE TEST.

Je n'apprendrai rien à personne, sur la situation créée par l'engouement des électeurs pour le Président Macron, et ceux qui se réclament de lui, rassemblés dans le mouvement LA RÉPUBLIQUE EN MARCHE.

Le deuxième tour, qui aura lieu Dimanche prochain 18 Juin, sera fait majoritairement de duels entre un candidat (ou candidate) de LREM, le plus souvent en tête, et le survivant de l'Assemblée Nationale sortante. 

Survivant, ou survivante, qui compte rallier les électeurs des partis vaincus, en leur faisant valoir le "danger" d'une victoire trop brillante du parti du Président.

Nathalie Koscsiusko-Morizet, héritière désignée du siège de François Fillon, qui a renoncé à la vie politique, est sortie du premier tour en ballottage défavorable, face au candidat de LREM, un homme d'âge mûr, chef d'entreprise.

Elle a reçu le soutien et la participation de la chaîne BFM-TV, de sa principale journaliste, Ruth Elkrief, pour un unique débat, diffusé à une heure favorable par la chaîne, bien appréciée.

Malheureusement, c'est, en tout cas, mon impression globale, sa démonstration agitée de ses mérites, de ses "droits" à ce siège, n'a pas bousculé son adversaire, calme, posé, et pouvant revendiquer une expérience acquise sur le terrain des applications des "produits" des parlementaires. Il a pu démontrer, sereinement, qu'il pouvait passer du statut d'assujetti à celui de "persécuteur," éclairé, justement, par ses épreuves réelles. Il n'était pas une "Marie-Louise", mais un "grognard" aguerri.

Les électeurs de cette circonscription auront le dernier mot. Je n'ai pas de doutes quant aux résultats. Il ne bouleverseront pas ceux du premier tour. Le Président Macron aura sa "Chambre Introuvable"!

Sceptique

Note du 15 Juin 2017: Deux faits peuvent prendre place dans ce billet. L'agression dont Nathalie Kociusko-Morizet, assez brutale pour entrainer une syncope, et démontrant, s'il en était besoin, la dose de haine et de violence qui infiltre notre société, exaspérée par son vécu d'échecs à répétition. Le second est ma "rencontre", via Google, avec le candidat LREM qui reste en lice dans ma circonscription, avec celui du FN. Un homme très bien, maire d'un village, et Président efficace d'une comdecom. Pas un beau parleur, mais un gestionnaire dynamique et efficace. "What else?"

 

 

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13 juin 2017

MACRON: "TOO MUCH?"

Entre la jalousie, et le dépit, le triomphe des partisans du Président fait siffler les serpents. Ils se voient déjà contraints au silence, mais aussi, "raides comme passe-lacets".

Ce n'est pas la mouise qui les tracasse le plus, mais le pouvoir que promet une telle majorité. En principe, dans une démocratie, on ne devrait pas s'en plaindre. La nôtre a connu des "chambres introuvables", et a survécu. Celle de fin 1968, dès l'accalmie obtenue par le pactole déversé, n'a pas réussi à rassurer complètement le Général Président. Qui, pour être sûr, a rejoué le pactole sur le tapis redevenu vert, et a tout perdu (de son point de vue, exigeant).

On peut imaginer que la leçon a été retenue, et que notre jeune surdoué de Président ne se laissera pas enivrer par le magot ramassé.

Je relisais tout à l'heure un de ses tracts de campagne présidentielle, qui trainait sur mon bureau, et je retrouvais sa simplicité et sa concision d'alors. 

Si Mélenchon craint le temps long, on ne va pas pleurer avec lui. Car ce n'est pas LUI qu'on choisirait (en majorité), s'il fallait recommencer.

Dès qu'il y a crise, d'où qu'elle vienne, nous pouvons constater la solidité de nos institutions. Bien défendues, elles ne sont pas à la portée de n'importe quel prédateur. D'ailleurs, si elles sont si désirées, elles le doivent à leurs qualités. Elles ne sont pas faciles à reprendre, comme à prendre.

Nous avions besoin d'un commandant de bord, après cinq ans d'errance, et un équipage épuisé par le mal de mer.

Pourquoi le Vendée-Globe aurait-il l'exclusivité de ce service?

Sceptique

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