Sceptique

20 septembre 2017

KIM JUNG UN, LE NOMBRIL DU MONDE.

Il a des raisons de jubiler. Une journée entière de l'assemblée générale de l'ONU à parler de Lui. Il a de quoi être fier, lui, le petit roi de la Corée du Nord*, qui fait trembler le monde, de peur ou de colère. Les uns voulant le laisser tranquille, les autres, le pulvériser, préventivement. Mais la raison dicte à tous qu'il faut prendre le risque qu'il passe à l'acte. L'exécuteur de la punition sera tiré au sort. Même ses frères, grands ou petits, en ont assez de ses provocations. Mais l'esprit de famille les empêche de voter une action préventive.

On redoute une foucade du Président américain Donald Trump. Pourtant, il serait en communication permanente avec le Président chinois, protecteur officiel de la Corée du Nord en tant qu'état. On ne voit pas quel intérêt Xi Yinping aurait à laisser faire, ou à absoudre son protégé après un acte grave réel. "Il" doit savoir ce qu'il en est réellement, et il doit sermonner son protégé, lui interdire de dépasser les bornes. S'il ne le fait pas, il manque à ses devoirs de dirigeant d'une grande puissance, à l'ambition internationale. La solidarité idéologique a des limites, qu'on peut espérer "non franchies".

Notre Président s'est nettement démarqué du bouillonnant Président américain Donald Trump. On ne peut que l'approuver. De même pour sa défense d'un Iran...présumé assagi. Quant à sa marotte bien française, le pauvre climat victime des vilains hommes, il finira bien par constater que les grands serments ne sont pas suivis d'effets. "Ils y pensent, tous, et puis, ils oublient...tous!"

Quelques pays, dont le nôtre, se sont autorisés à se doter de l'arme nucléaire, qui a gardé sa valeur symbolique, la possession et la maitrise de la technologie, de la bombe et d'un vecteur fiable. L'équilibre de cette terreur est tel, que son usage devient de plus en plus impossible. 

Le petit roi nord-coréen laisse croire qu'il n'en a pas conscience, ou qu'il s'en fout, mais ses protecteurs sont probablement rassurés par ses soins. Dans le cas contraire, il ne pourraient qu'être réellement inquiets.

Sceptique

*Le nom officiel de l'état nord-coréen est plus long et plus compliqué. Il peut rester confidentiel.

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19 septembre 2017

LE SECRET MÉDICAL DOIT IL ÊTRE ABSOLU?

Dans un article de la publication numérique Contrepoints, un médecin conteste les mises en cause de ce secret, à la suite du drame de l'avion de la German Wings, que son copilote, ayant disposé des commandes, a précipité contre une montagne, entrainant dans sa propre mort, 151 personnes, les passagers et les autres membres de l'équipage.

L'enquête a révélé que le jeune copilote était suivi pour des troubles bi-polaires, dont la clinique a évolué, dans le contexte de l'évolution de la culture occidentale, qui a remplacé la culpabilité ,véhiculée par le christianisme, par la rancune paranoïaque. Aux États-Unis, en Allemagne, des massacres suivis du suicide de l'auteur ont fait des dizaines de victimes.

Le co-pilote de la German Wings, soigné par des spécialistes extérieurs au service médical de la compagnie, n'a donc pas été reconnu inapte à sa profession, grâce à la protection du secret médical. Ce qui pose un problème de conscience. On ne peut être indifférent, se réfugier dans le fatalisme, quand on constate ces conséquences.

En fait, il n'est pas absolu, l'intérêt général pouvant prévaloir.  Les maladies contagieuses à déclaration obligatoire en constituent un exemple. La communication entre médecins, l'un attendant de l'autre un avis, confirmant, ou non, un diagnostic, comporte un partage du secret logique, conforme à l'intérêt du malade. Dans le cas du co-pilote, le psychiatre traitant était en droit de signifier à son patient son inaptitude à ce métier, de lui exposer sa position, et de faire part aux médecins de la Compagnie, du poids de ses doutes. À ces derniers d'entendre, ou non.

Le secret médical, implicite (Serment d'Hippocrate) a été renforcé dans un autre contexte, celui de l'occupation, et des soins clandestins aux blessés. Mais dans le contexte que je viens de rappeler, il me parait clair que le médecin doit notifier à son patient ses réserves, et informer son confrère, médecin du travail. 

Sceptique

 

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ÉCOTAXE, LE RETOUR?

En France, on se lamente sur le chômage, mais on tire sur le travail. Incohérence? Sûrement, mais "on" continue, "on"recommence. 

Il y a des prélèvements justifiés, ceux des assurances ciblées sur la santé, le chômage, et la retraite. Mais il y en a qui n'ont d'autre sens que les besoins des divers niveaux d'administration: communal, départemental, régional. 

Une activité de production ou de service est taxée dès qu'elle commence. Les parties prenantes ne peuvent attendre la fin de la trajectoire du produit ou du service. 

L'écologisme n'a pas manqué, lui aussi, de faire valoir ses droits punitifs sur toutes les activités, exigeant une certaine quantité d'énergie, produisant des déchets, solides, liquides, ou gazeux. Leur utilité, leur caractère indispensable, même, ne les excuse en rien. Elles produisent du CO2, d'autres polluants, leur compte est bon.

Comme les machines ne votent pas, comme leurs servants ne comptent que pour un, ils et elles ont tort. Mais si les machines se taisent, leurs servants se rebiffent, braillent, et cassent.

C'est ce qui s'est passé avec l'écotaxe. Le principe "pollueur-payeur" a été pris à la lettre, dans les bureaux des ministères concernés, et à l'Élysée, et un beau jour, le filet a été lancé, à titre expérimental, sur les bretons. Ils sont loin, en bouts de lignes (routières et ferroviaires). Chaque passage d'un véhicule professionnel devant un compteur discret, donnait droit à l'État de prélever une taxe. 

Pour le budget général. L'État a l'exclusivité de l'usage de l'argent qu'on lui verse. Même si le peuple est représenté, "on" lui fait valoir qu'il a donné mandat à l'État de gérer la dépense. Le chef d'orchestre est à Bercy.

On connait la suite, la révolte violente des petits entrepreneurs bretons, avec leurs petits camions ,brinqueballants et fumants. La ministre a pris peur, le Président ne lui a pas demandé de continuer, ce que femme veut a prévalu, l'affaire a coûté des millions d'euros de dédommagements divers, et des milliards de recettes présumées. 

Si les responsables avaient réfléchi et consulté, ils auraient pu flairer l'impasse. Les gens qui travaillent pour eux, seulement, pas pour un patron ou un actionnaire, sont à la fois plus faibles, en capitaux, en nombre d'emplois en jeu, en influence politique, mais, n'ayant rien d'autre pour vivre, ils défendent bec et ongles leur outil de travail.

Comme mon titre l'annonce, les successeurs regrettent....les recettes prévues, et ne savent pas comment satisfaire la déesse Gaïa et son serviteur zélé. On cherche, parait-il, les "bonnes poires" bien gentilles. Désespérément, car le fond de notre peuple est méchant.

J'espère que la sagesse reprendra le dessus, qu'elle choisira l'homme, qui a le droit de vivre, et pas comme une bête, car il ne saurait plus. La recherche devra changer d'objets, remplacer les tracasseries par des inventions propres à une meilleure adaptation à un réchauffement, dont on s'accuse, mais qui a eu des prédécesseurs, qui excluent toute responsabilité des hommes.

Sceptique

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17 septembre 2017

L'ENFANT, ENCORE L'ENFANT, TOUJOURS L'ENFANT.

En promettant la procréation médicalement assistée à toutes les femmes, sur simple demande, donc, Emmanuel Macron, le futur Président de la République, a semé un paquet de germes de discorde. Pas tellement entre les citoyennes lambda, qui ne s'attristent pas d'un intérêt pour elles, mais entre les spécialistes des deux sexes, qui se sont positionnés sur ce créneau. Leur question lancinante est:"quel sera l'avenir des enfants mis au monde, pour la satisfaction de la seule mère?"

La question subsidiaire est:"un enfant peut-il vivre heureux dans l'ignorance de sa filiation exacte?"

La réponse est majoritairement NON, mais la demande de savoir est rarement spontanée. Elle est le plus souvent déclenchée par une suggestion: "comment peux tu être heureux si tu ne connais pas ton vrai père, ta vraie mère, les deux?

Pendant des générations et des générations, des enfants devenus adultes ont vécu dans l'ignorance de leur vraie origine. Il ne savaient, parfois, que celle qu'on leur avait attribuée n'était pas la vraie. Mais l'accès à la vraie se heurtait au silence des adultes, qui se transmettaient l'idée de la nuisibilité de la vérité. C'était pire que le mal.

J'ai vécu, comme témoin recevant le récit, un certain nombre de rencontres d'adultes avec leur vrai père, ou leur vraie mère. Toujours décevantes et sans suite. Un soulagement, et un "bof!", en conclusion.

Pour autant, je n'ai jamais déconseillé cette recherche, car faire le deuil d'une illusion, la paix avec son passé, ne peut être une mauvaise opération.

Un autre évidence m'est apparue avec l'expérience: la "normalité" d'une maternité, toujours sûre, celle d'une paternité, toujours présumée, mais avec des degrés de certitude, n'est jamais une garantie de qualité, d'efficience, sur le destin* de l'enfant. 

Le mot "destin" *est-il convenable? Oui, et non. Oui, l'enfant reçoit des soins, de la nourriture, de l'amour, une éducation, un langage, une culture, qui lui permettront de construire une base à sa vie future. Volontairement, je n'attribue aucun adjectif qualificatif à ces matériaux de base, à leur agencement.

La grande affaire d'un enfant, objet de tous les soins, bons ou mauvais, est de devenir un sujet, qui se sentira libre de ses choix, mais aussi responsable. Les conseils qu'il sollicitera ne créeront pas de lien de dépendance avec le conseilleur, de dette envers lui.

Malgré l'angoisse de ses "parents", "génétiquement" vrais, ou non, leurs conseils deviendront, ou non, la propriété du conseillé. "Ils" lui étaient dus, de toute façon. La fonction parentale est faite de devoirs, et de très peu de droits, qui concernent les rapports de ces parents avec la Société. La société a un droit de regard, sur le respect de la loi commune, qui garantit les moyens, comme la scolarité obligatoire, les soins préventifs et curatifs, tout ce qui est considéré comme indispensable par une société donnée. Cette dernière garantit à l'enfant son accès à l'état de sujet. Une limite d'âge est fixée par la loi commune. L'inaptitude, possible, doit être confirmée, "de l'extérieur".La Société exerce alors son devoir de protection de tout citoyen qui en a besoin.

La dernière question revient sur l'influence éventuelle des moyens par lesquels l'enfant vient au monde, qui se sont élargis depuis la base originaire et aléatoire appartenant à la Nature, terriblement gaspilleuse, et, surtout, pour l'homme "moderne", jugée injuste. Cette injustice doit elle être abolie, ou compensée? 

L'homme se libère progressivement des insuffisances de la NATURE. En a-t'il le droit, se demandent certains? La possibilité matérielle de passer outre le crée-t-elle? C'est sur ce point particulier que porte le débat: la limite des libertés.  Certains les demandent, les réclament à corps et à cris, d'autres les combattent de même. Les sociétés diffèrent par leurs décisions, la facilité, ou la véhémence, des débats. Nous appartenons à ce dernier groupe

Sceptique

* Le mot destin (ce qui est donné) n'a plus la cote. Chacun peut choisir librement sa voie vers chaque aspect de la vie, du corps, sexe compris, de l'esprit, tout est pensable. La société est sommée de satisfaire les désirs,les plus "abracadabrants" compris.

 

 

 

 

 

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14 septembre 2017

DES RELIGIONS ET DES HOMMES...MODERNES.

Les religions sont vieilles , mais moins que le monde. Et elles vieillissent moins bien, car elles ne s'adaptent pas, ne se remettent jamais en question, se cramponnent au schéma initial.

Elles choisissent d'ailleurs, pour diminuer le risque de se tromper, de s'appuyer sur le contenu d'un Livre, que leurs scribes ont rempli de leur histoire, de leurs bases intangibles, des prescriptions éternelles. Même si l'auteur  lointain du texte s'est retiré du monde des hommes, sa parole, noir sur blanc, est disponible, présumée intacte, dans le Livre. Il suffit à chaque génération de le lire.

Pour ceux qui n'ont pas appris à lire, les clercs lisent les textes pour eux, et vérifient qu'ils les ont bien retenus.

Pendant des siècles, composant des millénaires, les fidèles, avec le soutien des clercs, ont apppris par coeur les prescriptions divines. Ils les ont appliquées à la lettre, et pour défendre cette dernière, ils n'ont pas hésité à punir jusqu'à la mort, les tièdes et les discutailleurs.

Tout d'un coup, d'un siècle à l'autre, dans notre monde chrétien, les discutailleurs n'ont plus eu à avoir peur de contester le christianisme, sous ses diverses formes, mais plus âprement sur sa forme la plus puissante, le catholicisme. Très catholique, la France s'est trouvée en tête de la contestation. Le Siècle des Lumières porte notre marque. Notre Révolution a été sa traduction politique, allant jusqu'à la violence. C'est à cette occasion que nous nous sommes aperçus que la violence faisait pire que bien sur ce champ particulier. Un concordat constitua le traité de paix.

Mais le ver était dans le fruit, et les religions ne retrouvèrent plus le statut et la puissance qu'elles avaient encore à la veille de la Révolution. En France, le siècle suivant s'ouvrit sur la séparation des églises et de l'État, d'une manière plutôt rude, allant au delà du nécessaire. L'État, en la personne morale des communes, a sur les bras les églises, dont il assure l'entretien. Il appartient cependant aux communes de décider des travaux nécessaires, parfois indispensables à force d'être différés, et d'en monter le financement. Il faut vraiment que le monument en vaille la peine, quand il n'est pas classé.

Quant à la population catholique, sa demande religieuse s'amenuise au fil du temps, et privilégie la fin de vie. Le "on ne sait jamais" conclut les doutes ou les négligences du long de la vie. Le dernier office comme assurance-éternité. Valable quel que soit la méthode du traitement du corps, inhumation ou crémation.

L'Église catholique ayant un chef, dont l'autorité couvre tous les aspects de la vie religieuse, y compris la morale spécifique, les oppositions entre l'usage qu'en font les fidèles, et les valeurs que défend l'Église, par la parole du Pape, concernent toutes les offres de la société laïque. La contraception et l'IVG restent dans le collimateur, l'Église ne pouvant prendre en considération les inconvénients de l'effondrement de la mortalité infantile, très installé depuis plus d'un siècle dans notre société, mais déjà notable dans toutes les autres.

Le conflit entre les fidèles et le Pape sur les sujets touchant à la sexualité n'a pas de solution. La relativité des prescriptions de la volonté divine, ne devrait même pas, logiquement, exister! Le Pape n'est pas élu, comme un politique, pour changer les choses, mais pour les maintenir, éternellement, comme son auteur.

Les églises sans chef, gardien de la Vérité, sont évidemment plus souples, plus accomodantes, mais on ne peut que "tiquer", car ce sont alors les textes fondateurs qui sont disqualifiés. 

Je pensais que seul le catholicisme connaissait ce handicap. Un semblable vient de concerner le judaïsme, à Paris, où un rabbin très âgé est venu d'Israël*pour y prêcher, c'est à dire dénoncer toutes les libertés que les fidèles ont prises avec les interdits et prescriptions qui régissent la sexualité, expression de la parole divine. Colligée dans la Bible et ses interprétations. Nous avons puisé les nôtres à la même source, et nous sommes au même point, en décalage profond avec les textes sacrés.

À Jérusalem, l'honorable rabbin conservateur n'a pas l'autorité d'un pape, mais les fidèles contestataires expriment la même demande, que les autorités religieuses s'adaptent aux....mauvaises, mais agréables évolutions des moeurs.

Ce qui m'a toujours étonné, c'est la demande faite aux clercs de moderniser les textes, de les nettoyer, mais jamais reprise dans les prières directes à Dieu.

Par crainte que pour une fois, il réponde, peut-être?

Sceptique

*Une lecture trop rapide de l'article rapportant ce conflit entre un rabbin et ses ouailles, m'a fait commettre une erreur...qui ne change rien au sens général: les religions sont conservatrices, puisque leur fondateur ne s'exprime qu'une seule fois.

Note du 15 Septembre 2017  Coïncidence qui me surprend, un courrier m'arrive ce matin, émanant d'une association inconnue, AVENIR DE LA CULTURE. Par contre, la typographie, le ton du texte, et sa conclusion (des sous!) me sont familiers. Il s'agit d'une Nième cause saisie par la Nébuleuse Karman(cf Agriculture & Environnement). Cette fois-ci, et c'est pourquoi je la signale, il s'agit d'une suggestion de Dahlil Boubekeur, Recteur de la Grande Mosquée de Paris, de mettre à la disposition des musulmans des églises désaffectées.

La suggestion n'est pas réaliste....en France, où le clivage religieux est encore très vif. Aucun gouvernement ne prendrait ce risque politique. Mais du côté des médias ou des officines à la recherche de causes, il y a motif à mordre. Sous la surface, le magma volcanique bouillonne.

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13 septembre 2017

TRISTES TROPIQUES, 2017

Le déchainement des ouragans, saisonniers, sur les Caraïbes, a révélé la fragilité des implantations humaines, la plupart, indépendantes, quelques autres, pouvant compter sur la solidarité d'une puissance tutélaire, circonstance devenue rare.

C'est le cas avec deux îles, Saint-Martin, partagée depuis des siècles avec les hollandais, et Saint-Barthélémy, ex dépendance de la Guadeloupe, devenue auto-gérée depuis dix ans.

Ces deux îles seraient restées dans la misère, si leurs charmes habituels n'avaient pas attiré les touristes nord-américains et européens, ne lésinant pas sur les dollars ou les euros. 

Mais, cette année, elles se sont trouvées sur le trajet de l'ouragan Irma, qui les a coupées du monde pendant deux jours, et fait des dégâts considérables aux constructions humaines. Tout ce qui fait la vie moderne, eau-courante, électricité, téléphonie, a été mis hors d'usage.

La "Métropole", comme l'appellent les ultra-marins, a été prévenue de la forte probabilité de la catastrophe, par une météorologie devenue internationale. Les moyens d'intervention ont été "projetés" en Guyane et en Guadeloupe, hors trajectoire de l'ouragan, et les habitants des îles menacées prévenus et préparés.

Mais, comme prévu, Irma est passée pile sur les îles de Saint Martin et de Saint-Barthélémy, y a fait les dégâts  prévus, et quelques victimes. Toutes les communications ont été coupées, seules les observations aériennes ont rendu compte du désastre. 

Les secours postés à bonne distance ont été mis en route, sur un rythme accéléré, malgré la menace d'un ouragan suivant, heureusement passé cent kilomètres plus loin qu'Irma.

Tout était pour le mieux, donc, mais c'était sans compter avec notre caractère, hexagonal à l'origine, mais adopté par toutes les populations pouvant réclamer la qualité d'être français, ayant-droits à la solidarité de la patrie.

Cette Vérité, avec un grand V, a valu à tous les intervenants, affluant de leurs bases, de se faire copieusement engueuler. En attendant les distributions, le pillage des commerces et des maisons en ruine, du côté français, a été considéré comme de plein droit. Et le vrai droit manquait cruellement de défenseurs. 

C'est le Saint-Martin français qui s'est ainsi donné en spectacle, sans vergogne, en fait. Quant à Saint-Barthélémy, elle n'a pas fait parler d'elle de cette manière.

Notre Président, Emmanuel Macron, a témoigné de sa solidarité, mais a attendu un minimum de réorganisation pour visiter les îles meurtries, et annoncer les efforts de reconstruction....plus solide.

Victimes et commentateurs se sont accordés sur les insuffisances et les retards des secours, et les médias ont soigneusement répercuté les moindres rouspétances. Le Président et son gouvernement auraient droit à un zéro pointé, ajoutant à la suspicion d'illégitimité, depuis le premier Dimanche de Mai.

Les vrais dirigeants français, pendant ce temps là, étaient dans la rue pour désavouer ce Président et son Gouvernement, prétendant marcher sur leurs plates bandes. Mais, pour le moment, l'addition, même gonflée, des manifestants, et des populations victimes d'Irma, est encore loin d'atteindre une majorité des électeurs inscrits. "Ils" vont donc continuer la lutte!

Comment conclure? Par l'aphorisme de Rochefort: "La France est peuplée de..X...millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement!

Sceptique

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11 septembre 2017

MAIS QUI SONT LES FAINÉANTS?

En évoquant les opposants à sa réforme du Code du travail, le Président Emmanuel Macron a cité "les fainéants".

Le tollé était prévisible, et, bien sûr, il a eu lieu. Il est évident que sous le coup d'une émotion, d'une passion violente, Emmanuel Macron dérape facilement, et ses adversaires en profitent.

Est-ce à dire qu'il n'y a pas de "fainéants" parmi les partenaires sociaux et politiques? Tous ceux "qui ne veulent rien en savoir", qui ne veulent pas reconnaitre les effets pervers des encadrements juridiques de notre vie sociale ou économique, peuvent se voir reprocher cette  "passion de l'ignorance", ravageuse..

Bien sûr, les adversaires forcenés des réformes du droit du travail, de ses aspects caricaturaux, aux effets catastrophiques, savent bien qu'ils ont tort, pour ce qui est de la lutte contre le chômage, et contre sa cause, la langueur de notre économie marchande.

Mais ils veulent le pouvoir, et leur seul moyen de s'en rapprocher est le maintien de la crise économique et sociale, spécifique à la France. Ils ne peuvent être favorables à une solution qui les contourne, qui leur coupe l'herbe sous les pieds.

Quant au Président de la République, qui a postulé cette fonction pour changer les choses, pour sortir du marasme, il se met en colère, il "sort de ses gonds", se laisse aller à l'injure.

Quel est le plus important? La susceptibilité de ses rivaux, syndicats inclus? Ou le sort des millions de chômeurs?

La priorité de tous les politiques, de tous les dirigeants syndicaux, devrait être la situation économique et sociale réelle.

Les positions butées ne sont évidemment pas la conséquence d'une vraie paresse, mais celle d'un autre projet politique.

Le Président dispose de la légitimité. Mais cette forme  de légitimité ne repose que sur le respect de la démocratie, que son expression plaise, ou non.

C'est un dramaturge, Berthold Brecht, de gauche, mais lucide, qui a mis dans la bouche d'un de ses personnages:"Le peuple a mal voté. Qu'on démissionne le peuple!"("La résistible ascension d'Arturo Hui")

Ce constat a une valeur universelle.

Sceptique

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10 septembre 2017

LES QUESTIONS DE LA DROITE, ENTRE DEUX CHAISES.

Après cinq ans de pouvoir d'un François Hollande admettant lui-même son échec, les vaincus de 2012 ne pouvaient concevoir une nouvelle mise à l'écart.

L'irruption d'Emmanuel Macron dans le jeu politique, un peu plus d'un an avant l'échéance présidentielle, ne devait pas changer le résultat, le retour d'une droite revigorée, solidement préparée. Le pou trouvé dans la tête du candidat massivement choisi, François Fillon, a brisé l'élan d'un parti "sûr de lui et dominateur". Le troisième larron a imposé sa victoire, mais pas par défaut. Porté par une vague de confiance populaire, aidé, paradoxalement par une abstention inhabituelle, Emmanuel Macron a été élu Président de la République, dans les règles fixées, et sa majorité a raflé de quoi assurer un soutien parlementaire "introuvable" au vainqueur.

Ce n'est pas un Républicain qui est à l'Élysée, et le parti de ce nom ne le digère pas. Ne pouvant, non plus, se saisir d'un vrai "casus belli", d'une réelle incompatibilité politique, ou idéologique, il "fait les poubelles", à la recherche d'une peau de banane.

Sa dernière trouvaille est la création d'une idole, devant rassembler le peuple aux pieds de son écrin, LA DROITE.

Il est vrai que depuis l'origine de la vie démocratique de notre pays, la Droite n'était que ce qui n'était pas la Gauche, qui avait choisi ce côté de l'hémicycle pour elle toute seule. Il ne restait que l'autre. Qui défendait l'existant depuis toujours, un ordre social cependant marqué par une élimination, celle de l'aristocratie. La bourgeoisie en constituait l'essentiel, républicain, mais pas révolutionnaire. "Tout, sauf le bordel", c'est "la Droite".

Sur ce point du "bordel", il a, en fait, très peu de vrais partisans, attardés dans la nostalgie révolutionnaire. Pour la majorité de ceux qui se rangent à gauche, la possession et l'usage du pouvoir, la disponibilité de l'argent public pour entretenir l'affection de leurs électeurs les comblent. Le manque d'argent met en colère ceux qui l'attendent, qui rejoignent alors les mécontents qui le fournissent. Le pouvoir change de mains, jusqu'à la sortie du rouge, celui des comptes.

La perplexité créée dans les têtes de droite par l'apparition, puis, par la victoire triomphale d'Emmanuel Macron, tient à ce qu'il se dit lui-même, ni de droite, ni de gauche, qu'il passe de l'une à l'autre de manière très nuancée, et même, raisonnablement

Il a fait encore plus fort en allant chercher son Premier Ministre dans les rangs des Républicains, puis, en recrutant deux très bons éléments du même parti, Bruno Le Maire, et Gérald Darmanin, et en leur confiant une charge sensible et difficile. J'oublie, peut-être, d'autres enlèvements sans rançon.

Il contribue (toujours le Président) à la douleur des Républicains, ainsi renvoyés à leurs erreurs répétées de "casting", au détriment de leurs meilleurs éléments. C'est probablement le point faible des partis politiques. Le conformisme, la modestie des idées et des ambitions sont finalement préférées aux talents exprimés. À chacun son tour!

Mais surtout, au fond, il n'y a pas de bonnes places pour tout le monde, et les meilleures sont rares et recherchées. En créer une nouvelle, sur mesure, est, forcément tentant. Le Défenseur de la Droite, tiens, ce n'est pas mal. Une belle épée fendant l'air, prête à l'estoc ou à la taille, ça remonte le moral. Pendant ce temps là, on ne rumine pas sur le passé.

Hélas, le fantasme ne fait que cacher la vraie question: pourquoi le Parti des Républicains s'est-il pris les pieds dans le tapis? 

Pour les raisonnables, il vaudrait mieux que le parti analyse ces cinq ans passés, plutôt que les cinq ans d'un autre, qui commencent.

Sceptique

 

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09 septembre 2017

LA CHANCE QUE LA FRANCE A SAISI LE 7 MAI 2017.

Je n'avais pas pu acheter le numéro du Point, mettant à la disposition des français, l'entretien que leur avait accordé le Président Emmanuel Macron. Ses éléments essentiels ont été diffusés par les autres médias, selon leur gré, mais, les quelques distributeurs de presse de mon environnement n'ayant pas été resservis, je n'avais, depuis, pas pu me plonger dans le compte rendu de cet entretien.

Maintenant "dossier" du Point à part entière, j'ai pris le temps de l'ouvrir, de m'y plonger.

Génial, je n'hésite pas à l'écrire, nous avons élu un génie. Que les esprits chagrins et les jaloux s'en offusquent, j'en prendrai acte. Il n'y a qu'une foi, la mauvaise, la mienne, celle des autres. Il y a au moins un point de désaccord entre LUI, et MOI, le perroquet apocalyptophile qui décore son ministère de l'environnement. Même un génie a son point aveugle. Notre anatomie en porte la responsabilité.

Revenons au vrai de vrai. Son intelligence, le protégeant du dogmatisme, de l'entêtement, a été le principal argument de mon vote et de mon soutien, mais il arrive, de temps en temps, que des éclaboussures des calomnies me contraignent à me laver les yeux.

Le mérite des deux tiers des votants du 7 Mai est d'avoir choisi cette chance, de pouvoir espérer une remontée de notre rang, sur tous les plans, et, c'est moins sûr, un apaisement de nos haines et de nos divisions. 

Une bonne lecture de cet entretien, disponible sur le site du Point, est le souhait que je formule vers ceux qui liront ce billet.

Sceptique (autrement).

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07 septembre 2017

COMME TOUTES LES DROGUES, LES EMPLOIS AIDÉS CRÉENT UNE DÉPENDANCE. LE SEVRAGE EST PÉNIBLE!

Je ne peux m'empêcher de sourire quand j'entends les cris d'orfraie, protestant contre l'avarice des finances publiques.

Elles ne sont pas, d'ailleurs, en cause. C'est le gouvernement, pour ne pas dire "Le Président", qui a annoncé la fermeture du robinet, grand ouvert par le précédent Président.. 

Il est forcément dificile de trouver ce genre de ressources dans les sabots d'un cheval, comme "on" dit. On ne peut que pester contre le gouvernement. 

Cèdera-t-il? Un peu? Beaucoup? 

Je serais d'avis qu'il ne cède pas, que le marché de cette drogue se tarisse. Nous sommes entrés dans un autre ère politique, celui de la réalité, de l'effort à la place de la facilité, de la tenue rigoureuse des finances publiques, du choix prudent des engagements.

La tâche transférée à Emmanuel Macron est énorme et ingrate. Il faut qu'il ait le temps et la paix politique pour l'accomplir. Surtout qu'il n'a pas que celle-là.

Sceptique

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