Sceptique

26 avril 2018

RENART ET TEDDY BEAR

Renart, le très malin, espérait séduire, de nouveau, le butor qui a réussi à se faire élire, par un peuple désemparé, Président des États-Unis. Il ne voulait pas l'abaisser, l'humilier, mais, j'oserais le dire, le rééduquer, refaire ce que sa mère (celle de Donald Trump) n'a pas fait.

Tout indique que Renart n'y est pas parvenu, que ce voeu, très courant chez les femmes, échoue, heureusement.

Prendre conscience de sa malfaçon, entreprendre de rectifier le mal fait par la mère à son enfant, par excès ou par défaut, n'est possible que par le sujet lui-même, demande du temps, des efforts, et la conviction de sa nécessité. Quant au résultat, il ne peut être parfait, le "sujet"rencontre une limite, ou se révolte contre la contrainte, bien qu'elle vienne de lui-même....ou d'elle-même!

Autant on sent qu'Emmanuel Macron est heureux d'être ce qu'il est, et se fait confiance, autant Trump est bardé de défenses brutales, se méfie de tout le monde, parce qu'il commence par lui-même. Sa crainte de se faire "rouler" est patente. C'est pourquoi il prend l'initiative. De rouler, de tromper. 

Son élection est le résultat du doute qui a saisi les américains, et leur a fait écouter Donald Trump. La constitution américaine a fixé la durée du traitement. Elle doit être respectée, dans les conditions qui en font partie.

Nous ferions bien, nous français, de prendre exemple de la patience américaine, au lieu de vouloir une Nième Révolution, dès que ce n'est pas notre Président qui a été élu, mais celui des autres.

L'enjeu principal de ce voyage était la paix du monde, parce qu'elle n'est pas "la tasse de thé" du Président américain. Il vient d'accepter un jeu dangereux avec l'insupportable dirigeant nord-coréen, qui, heureusement, s'est fait administrer un calmant par le Président chinois.

Car, au fond, toutes les fièvres bellicistes importantes, sont traitées vigoureusement. Ne sont tolérées que les auto-destructrices. Si des hommes formant une nation ont envie de s'entre-détruire, ce sont "leurs oignons". Ce qu'ils font subir à leurs femmes et à leurs enfants bouleverse les témoins, les incite, parfois, à s'en mêler, mais les résultats ne sont pas convaincants. Quant à l'ONU, elle ne peut que peu. Elle constitue un indéniable progrès, mais seulement préventif.

Il va falloir tourner la page des problèmes du Golfe Persique, ,et revenir aux problèmes français, naturellement naturels, historiquement marqués, jouissifs pour ceux qui les créent. Je me demande si la répression de nos tendances "chauds lapins" ne fait pas de nous des enragés? On voit ce que donne l'erzatz de Mai 1968, que rejouent nos jeunes! Destructeur, mais austère*. Et inversement.

Sceptique

*En quantité de pensée.

 

 

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25 avril 2018

QUAND L'IGNORANCE SE FAIT PÉREMPTOIRE.

Un "fait divers", rapporté par le Courrier Picard de ce jour, me parait illustrer le déficit scientifique qui caractérise notre culture, l'ordinaire, celle qui peut servir tous les jours.

Il s'agissait de la mésaventure imposée à un enfant, refoulé par le personnel d'un Parc d'Attractions, parce qu'il portait un masque médical. En traitement pour une leucémie,  qui s'accompagne d'un déficit des défenses immunitaires, l'enfant portait un masque, pour être protégé des agents microbiens pouvant être présents dans l'air inspiré.

Tous les agents du parc affectés à l'entrée ont considéré que ce masque protégeait le public d'une contagion pouvant provenir de l'enfant masqué.C'est la fonction du masque du chirurgien, protéger le site opératoire des germes pouvant se trouver dans l'air que le praticien expire. C'est une exception, face à la fonction habituelle de ces masques.

La déception, l'humiliation, ont été douloureuses pour l'enfant et sa famille. La Direction du parc a demandé à être excusée de cette attitude, et a offert sa réparation adéquate.

Mais l'attitude spontanée et initiale des personnels responsables de l'entrée témoigne d'une ignorance de ces faits, non exceptionnels. Aucun savoir ne s'invente, il est toujours transmis par l'instruction.

À méditer, en ces temps d'obscurantisme, parfois militant.

Sceptique

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24 avril 2018

LES ÉTATS-UNIS, L'IRAN, ET LA FRANCE.

Pour les États-Unis, il n'y a qu'un Iran, le méchant, l'odieux, même. Celui qui les a humiliés dès la chute du shah, en traitant tous les citoyens américains qui se trouvaient là, personnels diplomatiques en particulier, comme de vrais ennemis.

Quant aux doubles nationaux, ils ont du éviter de mettre un pied dans leur pays natal, s'ils ne voulaient pas se retouver en prison, puis au cimetière, pour cause de trop vigoureuse affection. Encore récemment, des imprudentes, surtout, des intellectuelles de renommée internationale, sont passées par la case prison sans raison sérieuse, pour leur faire voir qui commande.

Pour les autres étrangers, il y a un bon Iran, accueillant, chaleureux, civilisé, qu'il fait bon fréquenter. Et il y a toujours l'odieux, qui traque les mal-pensants, et leurs interlocuteurs. Pour cet Iran là, la paix qui dure entre l'occident et lui-même, ne peut être définitive. Sa mécréance est toujours, par elle même, un "casus belli".

La France, les français, expriment leur affection, leur intérêt, pour le bon Iran. Ils ont rétabli le courant d'affaires qui avait précédé la Révolution Islamique et la chute du shah.

Les américains ont toujours en travers du gosier l'Iran odieux. Ce n'est que du bout des lèvres qu'ils ont accordé leur tolérance au bon Iran, mais ils maintiennent à un haut niveau leur méfiance envers le "mauvais" et ses deux obsessions, l'existence d'Israël, et l'envie de se doter de l'arme nucléaire.

Pour des raisons diverses, difficiles à résumer, l'Iran, dans son ensemble, irrite particulièrement le Président des États Unis en exercice, Donald Trump. Qui veut retirer les États- Unis de l'accord de renoncement à l'arme nucléaire, obtenu de l'Iran, en échange d'un desserement du blocus économique imposé à l'Iran, en raison, précisément, de ses efforts de s'armer, les USA et Israël étant en vue comme motifs. 

Donald Trump, tout seul, se précipiterait sur la dénonciation de ce traité. Notre Président, Emmanuel Macron, est convaincu de ce que ce serait une bêtise, et propose, au contraire, d'envelopper l'accord en question, par un autre traité d'apaisement des conflits loco-régionaux. Rassurer les américains, rassurer les israéliens, serait la fierté de notre Président.

Comme pour les conflits en germe en extrême orient, ceux des pays du Golfe, de la péninsule arabique peuvent à tout moment déraper. Sans qu'on puisse espérer un bénéfice à la paix du monde.

Sceptique

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22 avril 2018

LES FRANÇAIS, ET LES TROIS CENTS IMAMS.

J'avais entendu parler de ce recours provisoire, liée au Ramadan, mois sacré de l'islam, mais dans l'état de mon information, je n'en comprenais pas la nécessité.

Il ne s'agit que d'une spécialité de la religion musulmane, les imams "psalmodieurs", dont le rôle est de maintenir sous pression pieuse les fidèles réunis à la mosquée pour une prière continue. Malgré notre degré de mécréance, je pense que nous sommes encore capables de définir la psalmodie, l'action de psalmodier.

Pour notre part, il y a quelques dizaines d'années, quand les festivités de Pâques étaient encore principalement religieuses, les paroisses importantes recrutaient un prédicateur, souvent un jésuite, particulièrement expert dans la religion catholique, en l'occurrence. J'imagine que cet effort en direction des fidèles, n'est plus, ni utile, ni financièrement soutenable, malgré la frugalité de l'église d'aujourd'hui.

L'islam,plus jeune de six siècles, est dans une phase militante, car il subit, comme toutes les religions, la pression destructrice de la pensée moderne, de son matérialisme, de son relativisme. Et la nécessité d'appeler à l'aide les pays d'origine témoigne de l'impact de l'esprit laïc qui domine en France, plus fortement qu'on peut l'imaginer.

Cette importation temporaire d'imams "psalmodieurs" est une nécessité récente. Elle ne peut qu'être défensive, tournée vers les fidèles. Sera-t-elle capable d'enrayer le déclin de la religion musulmane? Je ne le pense pas. Risque-t-elle de réactiver des convictions affaiblies? La mise en question de la foi est un processus interne et personnel. Son inversion vers un renforcement l'est aussi.

Les religions le savent bien, en ne laissant pas leurs fidèles réfléchir sur les fondements de leur foi. À cet égard, la pratique de la psalmodie, même simplement auditive, ne peut que retarder la mise en question de la foi. Retarder seulement.

Sceptique

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21 avril 2018

ZADISTES, OU...SALISTES?

On en parle beaucoup, en ce moment, où se cherche une solution, si possible durable, pour le lieu dit "Notre Dame des Landes. Mais nos médias saisissent l'occasion de parler des autres implantations, attirées par les projets de l'homme contemporain, tous "artificiels".

Du coup les reportages, courageux car dangereux, prolifèrent, affluent sur nos écrans, stéréotypés.

Si les zadistes vomissent la société contemporaine, et ses artefacts, ils sont nettement post-néolithiques, agriculteurs ou éleveurs, très accessoirement chasseurs-cueilleurs...d'affaires qui trainent, de produits honnis, mais bien utiles, comme l'électricité. Comme il n'est pas question de l'acheter, ils la volent, grâce à des branchements audacieux.

Ils ont restauré, là où ils se sont installés, le mode de vie de nos ancêtres ruraux, tel qu'il était avant l'extension à nos communes rurales de l'invention du préfet Poubelle. Leur différence est l'absence des matériaux de construction, remplacés par les produits plats de bois, de plastique, de métal.

Les enfouissements au fond du jardin, c'est fini, et c'est tant mieux, car les matériaux modernes, comme les plastiques, ne sont plus dégradés par les bactéries du sol. De ces dépôts, il ne subsistait quelques décennies plus tard que le verre, non dégradable dès son invention. Le seul métal utilisé, le fer, était désagrégé totalement.

Dans toute la France, à la campagne ou à la ville, on bénéficie de l'action collective de propreté, mais à condition d'exister officiellement, d'être nommé, de cotiser. Il faut payer l'évacuation des déchets, au prorata des quantités mesurables. La gratuité de fait concerne les dépôts "sauvages", dont les civilisés décident l'évacuation quand ils débordent, aux frais de ceux qui payent.

Comme on l'aura compris, les emplacements zadistes, précaires, puisque révocables, par la faute des humains accrocs au matérialisme, appartiennent à la catégorie des "bidonvilles", mais sans en accepter le nom, péjoratif, offensant. Leurs habitations, typiquement "masculines", ne peuvent convenir qu'à ce sexe, accomodant de toujours, en la matière. Si leurs constructeurs-occupants tiennent à leur tranquillité, ils n'ont pas intérêt à y installer une femme, et il semble qu'il en soit ainsi, pour la majorité.

Ce qui pose la question de l'avenir. Le zadisme est-il un grand retour? Et en même temps, LE FUTUR, reprenant, comme une grande flaque d'huile, tout le territoire national?

Je pense qu'ils le croient, que la civilisation actuellement en vogue est une impasse, et qu'une marche arrière s'impose, au moins jusqu'à l'ère pré-pastorienne, ou pré-Semelweiss. Sauf si le célibat qui semble marquer et contenir cette culture  se laisse aller à des faiblesses coupables.

Bonne et longue vie au zadisme, je ne suis plus concerné, et il semble plaire aux générations qui suivent la mienne.

Sceptique

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20 avril 2018

PRÉMICES D'UNE SORTIE DE CRISE?

 L'évacuation de la Faculté Tolbiac est le premier geste en direction de la normalisation, faisant écho à l'échec de la mobilisation citoyenne. Elle n'est pas sortie du cadre des actions syndicales. Personne ne ressent la nécessité de s'y associer. Ce qui est dit de cet événement par les médias insiste sur les dégâts causés, ce qui ne peut pas être interprété comme un soutien aux étudiants.

Du côté de la ZAD de Notre Dame des Landes, une délégation s'est exprimée devant la presse pour dire qu'elle acceptait l'idée d'un accord....à condition....qu'elle soit d'accord avec tout (c'est ainsi que j'ai entendu la déclaration.  Le "c'est à prendre ou à laisser" est très tendance, dans chaque camp.

Du côté des trains, on ne pavoise pas, mais par prudence, pour éviter une provocation. Chaque jour qui passe s'accompagne d'une érosion du nombre de grévistes, et d'un rajout de quelques trains dans la circulation.

Ce n'est pas en sautant de joie que les commentateurs parlent d'un succès final du Président et de son Gouvernement.

J'ajouterai que l'illogisme des divers mouvements de blocage ne pouvait qu'aboutir à cette fin de crise, totalement artificielle et infondée.

Scxeptique

 

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19 avril 2018

RESSAISISSEZ-VOUS, MONSIEUR LE PRÉSIDENT!

On vous marche sur la tête, on ne respecte pas votre fonction, et en amont, la décision de vos électeurs. Dont, pourtant, des sondages affirment que si le scrutin était refait, ses résultats seraient les mêmes. 

Ne désespérez pas ceux qui vous ont confié les instrruments du pouvoir. Que les divers vaincus, de gauche, et de droite, vocifèrent la haine qu'ils ressentent, leur jalousie, fait partie de notre culture politique, de la négation intime de la démocratie, peu adaptée, pour ne pas dire incompatible, avec les éléments de notre histoire: ruralité, monarchie, catholicisme. Dès qu'on la gratte, on met à jour le fond anarcho-totalitaire*.

Oui, notre pays ne s'est pas formé par lui-même, mais résulte du projet des hommes forts qui en ont pris possession. Les parties de la France "embarquées" dans l'aventure lui étaient complètement indifférentes. Elles le sont toujours, simplement voilées par les symboles de l'unité républicaine, territoriale, politique. Les forces centrifuges s'expriment en permanence, parfois subtilement, comme dans cette affaire des 80 kmh.

Plus gravement, aussi, la patience, la complaisance, la tolérance, toutes des vertus, ne sont pas récompensées, mais excitent les jalousies, les frustrations. Vouloir être aimable est une qualité sociale, mais une faiblesse politique, au niveau présidentiel. S'il est vrai que pour être élu, il vous a fallu plaire, il n'y aura pas d'hypocrisie à défendre rudement le mandat, que les français vous ont confié. Ceux qui vous haïssaient vous haïssent toujours, ceux que vous décevrez se retireront, perdront un peu plus de leur confiance en la démocratie.

Donc, en leur nom, par la légitimité qu'ils vous ont assurée, vous avez le droit de sévir envers ceux qui nient le civisme en général, et le leur en particulier.

Si ceux qui seront rappelés à l'ordre seront mécontents, tous ceux qui rêvent d'un pays qui marche avec le souci de tous ses habitants, sans exception, sans favoritisme, vous en seront reconnaissants. En vous désignant comme leur Président, ils ont accepté votre autorité, ses actions.

Nos institutions ont pris en compte nos défauts, les simplement humains, les spécifiquement français. Vous avez reçu le droit d'en user, pour le bien général.

Notre démocratie fonctionne, de la meilleure manière, mais il est vrai qu'elle n'est pas enregistrée de la même façon par tous les esprits. Dès qu'on agit, on en fâche un certain nombre, qui est tenté de se prendre pour la totalité, ou de se réserver la Vérité. 

Vous n'aurez pas trop de dix ans pour accomplir le projet que vous avez présenté. Mais ces dix ans dépendent des cinq premiers, qui ont besoin d'énergie, et de bons soins.

Je compte sur vous, avec beaucoup d'autres.

Sceptique

* Chaque français rejette, en partie, ou en totalité, le pouvoir issu des élections, mais ne supporte pas l'idée qu'il en soit de même pour celui ou celle qu'il aura choisi.

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17 avril 2018

LA DÉPENDANCE ET SON FINANCEMENT.

L'allongement de l'espérance de vie, grâce aux progrès de la médecine et des conditions de vie, a augmenté, corrélativement, la fréquence des démences séniles, liées à une détérioration plus précoce du cerveau et de ses fonctions.

Les malades n'ont pas une santé plus fragile que les autres, mais les fonctions cérébrales, assurant l'insertion sociale, comme le langage, la mémoire des identités des familiers, l'orientation temporo-spatiale, sont anormalement altérées, provoquant, globalement, la rupture de la personne malade avec ses proches, qu'elle ne reconnait plus, et avec les soignants, qu'elle ne comprend plus.

Il en résulte que tous les comportements qui font la vie sociale, sont absents ou altérés, et doivent être pris en charge par les "aidants"ou les soignants. Les structures ordinaires n'y suffisent plus, le niveau EHPAD devient indispensable. Son financement va reposer sur une base plus large, car les moyens propres de la personne atteinte sont limités. Le budget social du département, de l'assurance maladie participent, sans parvenir, dans les cas les plus courants, à garantir toute la dépense.

La prise en compte des biens immobiliers, quand ils existent, se heurte à l'attachement des membres de la famille à ces biens, destinés à rester dans la famille. Une inégalité potentielle apparait, entre des familles qui seront dépossédées, et celles qui seront entièrement prises en charge par la société. La passion pour l'égalité ne va pas jusque là.

Il est donc nécessaire, pour apaiser les passions, de concevoir un système de financement pesant équita-blement sur toutes les familles, sur tous les bien-portants. Il en existe déjà deux, principales, l'assurance maladie, l'assurance vieillesse. Qui ne sont pas prévues pour assumer toutes les charges créées par la dépendance.

La solution imaginée il y a quelques années, une journée de travail des salariés versée entièrement à l'assurance maladie, était d'emblée inégalitaire. Beaucoup de professions ne peuvent définir un niveau journalier du revenu fourni par l'activité. Elles ne cotisent pas, tout simplement. Inégalitaire, cette ponction ne peut pas être doublée, dans les mêmes conditions. Le marché des prélèvements est très encombré. À l'annonce  d'en ajouter un supplémentaire, les couteaux sortent!

Comme il serait préférable qu'il soit modeste, mais sur une longue durée (avec la sécurité adéquate!), un supplément forfaitaire ou proportionnel* à la cotisation vieillesse serait logique. Le mécanisme de l'assurance a fait ses preuves. Il faudra calculer ce supplément avec rigueur, à partir des données épidémiologiques déjà connues**. La prestation sera forfaitaire, calculée à partir d'un panier de soins particuliers, et non réversible.

Sceptique

*le choix du proportionnel est le moins contestable.

**L'augmentation du nombre de cas est liée à l'allongement de l'espérance de vie. L'éventail des âges d'apparition est stable.

Note du 19 Avril 2018: La lecture de la synthèse de Serge Guérin, sur le site Telos, me révèle mon déficit d'information sur cette question, qui pourtant m'intéresse et me concerne. Mais les mesures prises par les politiques semblent poursuivre les problèmes réels sans jamais être satisfaisants et justes. Notre société a du  du mal à s'adapter à l'augmentation de la longévité, est toujours en retard d'une mesure.

C"est pourquoi je persiste à souhaiter un préfinancement en annexe de l'assurance vieillesse.

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LES ZADISTES NE VEULENT PAS DE CADEAUX, MAIS UNE SOUMISSION.

Les "zadistes" de Notre Dame des Landes, expulsés manu militari il y a quelques semaines, ont attendu que les gendarmes se soient retirés pour revenir par petits paquets, d'abord, puis, en masse, dès que cela leur a paru possible.

Ils avaient préparé ce retour, chargé d'éléments de charpentes pour reconstruire leurs "maisons". Les gendarmes sont revenus avec les engins de démolition. Pendant ce temps là, la préfète répétait à qui voulait l'entendre qu'il suffisait de présenter un projet agricole pour recevoir un lopin. Car l'État n'a que faire de ce territoire, racheté à leurs propriétaires en vue de la construction de l'aéroport.

Mais la plupart des zadistes ne veulent pas de cadeaux, ils veulent des conquêtes, prises à l'ennemi, et ne créant aucune obligation civique. La zad, dans leur esprit, sera une enclave indépendante, sans frontières afin de pouvoir s'étendre au fur et à mesure du retrait de la soi-disant République Française, dont "elle" ne fera pas partie.

La fameuse République n'en est pas encore là (dans sa tête!). La colonie intérieure sera un bout de la République, et ses habitants déjà français le resteront, avec leurs droits et obligations. Les étrangers, selon leur origine, Union Européenne, ou non, auront un statut de résident.

Mais entre, leur poulailler, leur potager, et le rançonnement des passants par là, les zadistes n'auront besoin de rien dont ils ne puissent se servir (comme l'électricité pour recharger les portables, par exemple. Des broutilles).

Leurs enfants ne seront pas obligés d'aller à l'école, et encore moins d'être vaccinés. Le bon air les protègera de tout. Les savoirs n'auront jamais aucune utilité.

Notre société est sérieusement défiée. On imagine mal que le Président de la République, son gouvernement, et les représentants du peuple, s'accomodent de cette mise en demeure.

À suivre, donc.

Sceptique

P.S.On ne peut écarter l'hypothèse d'un épuisement de ces obstinés, au bout d'un certain nombre de démolitions des cabanes et autres abris, et qu'ils partent vers d'autres conquêtes, plus faciles.

Note complémentaire du 18 Avril 2018: Sur la chaine LCI, ce matin, Natacha Polony révèle, "en passant" que c'est un "pont juridique" que la représentante du gouvernement offre aux zadistes. En effet, la profession d'agriculteur, est, en France, réglementée, patentée, et comporte des obligations (cotisations sociales). Toutes choses que les zadistes n'accepteront jamais, au nom de leur conception de La Société.  Les agriculteurs français, qui subissent ces contraintes,apprécieront!

Nicolas Hulot, Ministre de l'Environnement, serait désormais chargé de la négociation...hum!!                               

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16 avril 2018

EMMANUEL MACRON DANS LA FOSSE AUX LIONS.

Je penchais pour les crocodiles, mais la vérité n'est pas utile au décor des jeux du cirque. Seul le fond contient une bonne part de la vérité.

Le choix du Président de la République, de mettre sa tête dans la gueule des deux journalistes les plus méchants de France, était calculé. Il avait confiance en la solidité de son crâne, et dans le bon sens professionnel des deux journalistes. Ils torturent, mais jamais à mort.

"Qu'allait il faire dans cette galère?" était le leitmotiv de tous les commentateurs avant la séance. Pourquoi ce choix morbide, pour ne pas dire masochiste?

Tout art est difficile, un martial autant qu'un autre. L'un et l'autre journaliste vivent de leur réputation de tortionnaires. Je n'ajouterai pas "de mauvaise foi", puisqu'il n'y en a pas d'autre.

Par contre, le Président Macron, handicapé par sa réputation de séducteur, par son esprit brillant, trouvait un intérêt à croiser le fer avec ces coeurs de pierre, tenant à leur réputation.

J'ai résisté une bonne heure. Le Président restait frais, tant sur la forme que sur le fond, les deux journalistes raclaient leur fond gauchiste, leur ignorance militante. Il y a longtemps, très longtemps, que les soit-disant vertus de la discussion-qui- amènent à la Vérité, me font rire. S'il n' y a pas de mort, comme prévu à ce niveau, le match est nul. Je pense que celui-ci a confirmé mon pronostic. L'exercice de rhétorique n'a pas dérogé à la règle. La presse étrangère n'en dit pas un mot ce matin, l'affaire reste franco-française, à l'écart de la Raison.

La France est elle gouvernable "gentiment"? Telle est la question posée au président. J'imagine que son débat d'hier soir a du le pousser vers un pessimisme, une perte d'illusions, s'il en avait encore. 

Pourvu qu'il tienne! Et sans douceur. Nous avons déjà donné...pour rien!

Sceptique

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