Sceptique

17 mai 2012

Les nantis du monde ne veulent plus de science (II)

L'enthousiasme

La première étape, déterminante de notre présent, va de la chute de l'Empire romain d'Occident à la Renaissance. Elle se caractérise par un monopole du savoir détenu par les religieux, prêtres, et surtout moines. Ce qui est livré aux gens ordinaires est ce qui est nécessaire à l'entretien de leur foi. Rien de ce qui pourrait les faire douter ne leur est permis. Les religieux détiennent-ils le savoir élaboré par les grecs, notamment l'héliocentrisme de notre monde accessible? Le savoir officiel, compatible avec le mythe fondateur, c'est la place centrale de notre terre, plate et immobile, autour de laquelle tournent le soleil,la lune, les planètes, et la voute céleste avec ses étoiles fixes.

À cette époque, la nécessité d'une science ne s'impose pas. L'Église s'appuie sur les monarques qui sont en même temps des chefs de guerre, et cette activité n'a pas encore besoin de beaucoup de science, mais par contre, de courage et de puissance musculaire.

Le dévoilement de la science grecque oubliée serait du aux lettrés arabes, qui ont redécouvert ces textes, et les ont traduits. Les contacts de l'Occident avec le monde arabo-musulman sont rudes, leur limite est encore loin d'être stabilisée, mais ils sont plus "normaux" entre lettrés, catégorie encore très réduite de part et d'autre. Mais la diffusion, "restreinte", de ce savoir entame le monopole de l'Église, exposée par ailleurs à une crise interne, en raison de sa sécularisation, s'éloignant de la pureté du mesage christique. Sur la défensive, l'Église cherche à faire taire les perturbateurs, comme Galilée.

À la fin de cette crise, des schismes luthérien et calviniste, de celui, politique, de l'Église d'Angleterre, la séparation des savoirs religieux et profane est admise. L'Église ne défend plus comme vérité intangible la vision du monde transmise par la Bible. La science est libre, mais a tout à découvrir. Il lui faut une méthode, et des instruments. Si on observe, à partir du 17ème siècle, un intérêt des puissances politiques pour les sciences, leur progression, en termes de découvertes et de place dans les sociétés, sera lente pendant encore deux siècles. Elle s'accélère au dix-neuvième siècle et transforme profondément la vie des hommes qui la côtoient, notamment par ses applications à la médecine, mettant fin à l'effroyable mortalité maternelle et infantile. Mais toutes les possibilités offertes par la révolution industrielle participent à la transformation des sociétés. Grâce à la science, tout parait possible. Le succès de l'oeuvre de Jules Verne témoigne de cet engouement.

(à suivre)

Sceptique

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16 mai 2012

Les nantis du monde ne veulent plus de la science (I)

Préambule

À quoi a servi la science, qui s'est développée très lentement au cours de la déjà longue histoire de l'humanité, puis a été l'objet d'un engouement flatteur, qui l'a stimulée et l'a chaussée de bottes de sept lieues?

À s'affranchir, pas complètement, mais massivement, de toutes les fatalités qui s'abattaient sur notre espèce comme sur n'importe quelle forme de vie, avec cette différence que nous étions capables de nous poser la question: pourquoi?

Face à ces malheurs répétitifs, composés de maladies, de blessures, de famines, de caprices des saisons, les hommes se sont d'abord retournés contre eux-mêmes: qu'avaient-ils fait à leurs ancêtres, dont les esprits semblaient les punir? Puis, plus tard, c'étaient les dieux qui géraient les divers phénomènes de la nature qui manifestaient leur colère. Et ainsi de suite jusqu'au Dieu unique qui n'en pouvait plus de son oeuvre ratée.

La culpabilité accompagnait l'humanité partout où elle avait pris pied et essayait d'y vivre le mieux possible. Il y avait toujours et partout des esprits chagrins pour "lui chercher des puces" et lui mettre le nez dans ses fautes réelles ou imaginaires. 

Des juges d'instruction d'un genre nouveau sont apparus, qui ont repris ce procès de l'homme, en admettant les faits à décharge. Car, au fond, c'était d'abord ça, la science, la recherche d'une cause et non d'une faute, à l'origine de tout, existence de l'homme comprise. C'était une bête, comme une autre, mais affligée d'une conscience, vivant dans une nature vivable par le plus grand des hasards, mais parfaitement indifférente au sort de cette vie, qui était apparue, et, depuis, s'accrochait désespérément sur cette terre, en subissant des cataclysmes capables d'anéantir d'un coup quatre-vingt-dix pour cent des espèces, les plus développées en premier lieu. 

De grande extinction en grande extinction, sur une planète qui se calmait, quand même, en prenant de l'âge, l'évolution avait fini par laisser apparaître notre espèce, dotée d'une inventivité particulière et d'une aptitude à parler, et à transmettre ses découvertes*. Elle a quand même mis un temps certain à créer les bases d'un développement s'affranchissant du hasard, de plus en plus décevant, car incapable de nourrir un nombre croissant de rationnaires. Ce furent l'invention de l'élevage et de l'agriculture, qui constituèrent un avantage décisif pour leurs inventeurs. Ils colonisèrent, en quelques millénaires**, les parties du monde aptes à l'utilisation de ces nouveaux savoirs, et qui leur étaient accessibles. La jalousie qu'ils suscitèrent, la faim périodique qui frappait les hommes soumis au hasards climatiques, furent à l'origine des premières guerres, du développement des castes militaires et de la nouvelle organistion politique de l'humanité, fondée sur les rapports de force. Ce changement créa un nouveau marché, celui des experts expliquant le pourquoi des victoires et des défaites. Les fautes étaient plus graves. Le nombre et la puissance des intervenants divins suivit le mouvement. À côté de la caste militaire qui se confondait avec le pouvoir politique, se formait celle des prêtres qui transmettaient les avis des dieux. Les sorciers et les chamans avaient pris du galon. Les armes des guerriers ne pouvaient rien contre ces dieux qui décidaient de leur sort: vaincre ou mourir.

Il semble bien que le développement de cette nouvelle organisation de  l'humanité, là où elle était concentrée sur un territoire pas trop vaste, autour de la Méditerranée, favorisa l'alliance "du sabre et du goupillon" comme on le dira plus tard, au détriment de la philosophie au sens large du terme. Les premières réflexions scientifiques sur la nature lui étaient redevables. L'alliance des mythes et des guerriers la contraint au silence pendant des siècles.

(à suivre)

Sceptique

*L'aptitude au langage articulé spécifie l'homme et constitue la première condition de la formation d'une culture, bien commun d'un groupe humain. C'est un saut qualitatif permis par le développement de notre cerveau, qui peut intégrer des fonctions isolées chez les autres espèces.

**C'est ce que semble proposer la science archéologique d'aujourd'hui, qui dispose de l'analyse des génotypes. La diffusion de l'élevage et de l'agriculture le long de la vallée du Danube, à partir du proche-orient, est accompagnée par ses inventeurs, d'un génotype spécifique qui les apparente. La diffusion du savoir comme on la constate de nos jours, de plus en plus rapide, n'était pas encore à la portée de l'humanité de cette époque. 

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15 mai 2012

La droite a sa sainte héroïne, Jeanne d'Arc. Ouf, la gauche, aussi...

....je vous le donne en mille: Nafissatou Diallo!


Dans la ligne de "si le nez de Cléopatre avait été plus long, l'histoire du monde (quelle prétention!) aurait été changée", le "Monde" fait cette découverte, et n'hésite pas à titrer son article de la plus explicite manière: 

"Ce que la Gauche française doit à Nafissatou Diallo".


Eh bien, le (ou la) journaliste qui a trouvé ça, a bien raison! Il(ou elle) a rendu un signalé service à son journal. Et, à notre époque, de presse souffrante, de presse martyre, un hommage à une sainte, même moderne, peut être lié dans le ciel!

Donc, remontons le temps d'un an, jour pour jour, à quelques heures près.

Le Parti Socialiste prépare la succession du Président de la République, dont le mandat se termine en Mai 2012. Depuis longtemps, il n'y a plus de Roi à faire sacrer à Reims pour qu'il soit légitime. Le successeur républicain du Roi de France est élu par le peuple français, divisé depuis très longtemps entre deux grosses moitiés, la gauche et la droite, après regroupement de tiers, de quarts, de dixièmes et de centièmes, pour faire le compte. Un déplacement de quelques pour cent de voix à la frontière crée la différence qui détermine le vainqueur.

Tout comme en ce début du quinzième siècle, le Parti Socialiste était partagé sur le choix de son poulain. Il y avait deux prétendants, un quasi officiel, Dominique Strauss-Kahn, en exil doré à Washington, USA, et un autre, audacieusement auto-déclaré, François Hollande. Pour la simplicité de la description je vous fais grâce des quelques princes et princesses légitimes pouvant également prétendre au trône. Le Parti était convenu d'une primaire pour faire le choix définitif. Mais en coulisse, DSK disposait d'amis sûrs, "anglais" et "bourguignons", qui feraient tout pour écarter le frêle prince de Tulle. Les bookmakers ne prenaient pas de paris sur ce dernier.

Mais voilà qu'à la mi-journée du 14 Mai 2011, heure de New-York, Naffissatou Diallo, femme de chambre africaine de l'hôtel SOFITEL de New-York, entre inopinément* dans la chambre du futur Président de la République Française. Or celui-ci est nu, car il sort de sa douche. Sous l'effet des rayons infra rouges émis par la somptueuse intruse, il prend feu, et il n'a à sa disposition que la recette de Ralph Nader pour l'éteindre, l'explosion de l'orgasme. 

Hélas, les saintes ont ce trait commun d'être farouchement fidèles à leur époux, Dieu en personne. Bouleversée par le péché accompli, la sainte femme, une fois ses esprits retrouvés, s'en plaint auprès de ses employeurs, qui préviennnent la police, etc, etc..Le lendemain matin, la France qui se réveille découvre avec consternation le sort infligé à son prince, l'arrestation dans son avion en partance, les menottes, la comparaison immédiate devant un juge qui le fait jeter dans une prison infâme.

La suite est dans toutes les mémoires. Brûlé, grillé, même, le meilleur ami ne pouvait plus être poussé vers le trône, que ce soit pour ses mérites, ou par les coups de pouce de ses fidèles. La compétition devait être ouverte, chacun devait avoir une chance égale. Tout le monde croisait les doigts pour que le sort écarte le prince de Tulle. Mais il était le mieux préparé, il était le plus fort, et ses rivaux et rivales durent se rallier à Lui.

Comme en 1431, celle qui avait permis la résolution du conflit dynastique avait été sacrifiée, en 2012, celle qui a changé le cours de notre histoire par l'effet incendiaire de ses charmes, pouvait être tout autant sacrifiée, mais par l'oubli. L'accélération de l'histoire permet sa réhabilitation avec une confortable avance. 

Sceptique

*Il y a eu une rumeur nettement moins sainte, et méchante, pour la belle africaine: elle aurait été l'agent de notre DCRI, mobilisée par son vrai chef, Nicolas Sarkozy, pour faire tomber le sérieux rival, dont l'inflammabilité était connue dans le milieu de la politique. "On" dit même que l'affaire du Carlton, de Lille, était sous le coude en cas d'échec du "coup du canapé", modernisé, de New-York. Une fois officielle la candidature de François Hollande, il n'y avait plus de raison à laisser fermée la boite du Carlton. On ne prête qu'aux riches!

Note du 16 Mai 2012:

L'article au titre...racoleur, dont j'ai reçu aujourd'hui la version "papier", ne fait pas beaucoup de place à l'héroïne involontaire, dont la plainte aurait épargné la France et son Parti Socialiste de bien des ennuis, dont le premier aurait pu être la mise à l'écart de l'élu François Hollande. C'est la peur rétrospective qu'il n'y ait pas eu de bombe à New-York, et que ce fusse le scandale du Carlton de Lille qui vienne disqualifier le Parti Socialiste dans son ensemble, et retourner l'électorat annoncé par les sondages.

Curieusement, les soutiens de DSK voulaient être aveugles aux faiblesses comportementales de leur champion, et François Hollande, pourtant pris à témoin des mésaventures de Tristane Banon, se serait contenté d'être sibyllin sur sa réaction à une entrée en lice de DSK. Le scandale du Sofitel, la plainte de Nafissatou Diallo, sont apparus après coup comme une chance pour tout le Parti Socialiste. La dette du P.S. à Nafissatou Diallo, ce n'est que ça. 

 

 

 

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14 mai 2012

Xavier Bertrand au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro-(Mai 2012)

Le Grand Jury et son équipe, Jean-Michel Aphatie, de RTL, Éric Revel de LCI, et Étienne Mougeotte, du Figaro, reprenaient hier soir, Dimanche 13 Mai, une semaine après la conclusion de la présidentielle 2012, et l'élection de François Hollande, le rival heureux de Nicolas Sarkozy.

Leur premier invité de ce nouveau cycle était Xavier Bertrand, un fidèle parmi les fidèles du Président vaincu.

Jean-Michel Aphatie attaque par une question: Nicolas Sarkozy a-t-il été battu: -à cause de son proframme?,-à cause de sa tactique (s.e. son recours à des arguments frontistes), ou en raison de sa personnalité?

"Je vois une quatrième", interrompt Xavier Bertrand, avant même la fin de l'énumération.

"Et c'est?....demande le journaliste? "un vote de crise", répond Xavier Bertrand."tous les chefs d'état ou de gouvernement sont successivement victimes de la crise, de son atteinte particulière de l'Europe, et des difficultés réelles de tous ses peuples. Les classes populaires doutent des capacités des politiques à traiter la crise.

Jean-Michel Aphatie, toujours, lui fait remarquer que Jean-Pierre Raffarin met en cause le comportement de Nicolas Sarkozy. "Je ne suis pas d'accord avec Jean-Pierre Raffarin", répond fermement Xavier Bertrand.

"Nicolas Sarkozy a fait preuve d'un courage exemplaire", reprend Xavier Bertrand, "tout autre que lui n'aurait pas obtenu ce résultat."

"Les deux millions de votes blancs, probablement originaires d'électeurs du FN, ont manqué à Nicolas Sarkozy, et provoqué sa défaite, remarque Étienne Mougeotte .

"Nous n'aurons aucun accord avec le Front National, mais nous parlerons avec respect à ses électeurs, sans renoncement à nos valeurs."

"Et avec François Bayrou?"-"Nous n'avons pas de contacts". "S'il perd son siège de député?"-"Il aura payé son incohérence, dans son choix entre une question personnelle et l'intérêt du pays."

"Croyez vous au retrait de la vie politique de Nicolas Sarkozy?"-"C"est ce qu'il a annoncé, tout en affirmant sa fidélité à sa famille politique."-A-t-il dit "jamais"?" interroge Mougeotte, qui ajoute:"moi, je ne l'ai pas entendu dire "à jamais, plus jamais".-"Je n'étais pas présent à la Mutualité....j'étais sur les plateaux de la télévision, participant au débat."

"Quel compromis sera possible entre Hollande et Merckel?"-"Il" a annoncé que ça se passerait mieux après son élection.Dès Mardi, il sera confronté à la réalité!"

En deuxième partie est abordée l'ambition de l'UMP pour les législatives: conserver la majorité, contraindre à une cohabitation. Cette ambition est défendue par un collectif de personnalités de l'UMP."Je crois à notre victoire, dit Xavier Bertrand." Qui précise que sera proposé...imposé...à François Hollande, un premier ministre de grande expérience "choisi" dans une génération plus ancienne que la sienne...et de quelques autres. Il ne peut viser que François Fillon et Alain Juppé.

La politique qui sera suivie par ce gouvernement de cohabitation poursuivra la politique menée jusqu'ici par Sarkozy et son gouvernement: opposition aux hausses d'impôts, poursuite de la baisse des charges de l'État, maintien de la TVA anti-délocalisation, du nouveau modèle du RSA, vote de la Règle d'Or....Cette fois ci, l'opposition rappelée aux affaires n'aura pas besoin d'improviser. On prend les mêmes et on continue.

Ce sera un vote pour l'équilibre des pouvoirs, conclut Xavier Bertrand.

Et l'UMP?  Dès après les Législatives seront organisées des élections pour désigner un Président de l'UMP..

Le rôle de ciment de l'unité du mouvement, de cette ambition improbable, est "une première". Un défi à l'histoire de la Vème République, qui a permis de mesurer les inconvénients de la cohabitation, et dont le quinquennat est supposé la préserver

Sceptique                                                    

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13 mai 2012

Sarkozy: sorti par l'élection, il reviendra par l'Histoire.

Il faut d'abord atténuer, en se basant sur les résultats du deuxième tour, la dimension du désaveu qu'on peut imaginer à partir de la violence verbale, écrite, ou dessinée, ce ceux qui l'ont haï et qui ne lui ont accordé aucun mérite, au contraire. Il aurait fait tout mal. Ce sont, j'y pense, ceux qui voudraient habituer nos enfants à ne se reconnaitre aucun mérite, à retirer de leur coeur une estime de soi, à n'avoir aucune ambition, arracher à leurs parents leurs désirs pour leur progéniture, qui distribuent ,à tout va, les zéros pointés et les bonnets d'âne à celui qui a perturbé leur classe (sociale).

Déjà, élu contre une opposition conséquente, en 2007, sur un programme affiché de réformes inouïes, dont tout citoyen raisonnable reconnaissait l'intérêt, mais doutait, à partir de la même raison, de leur faisabilité, il s'est lancé, à la tête de sa majorité, à l'assaut des forteresses réputées imprenables. 

Car la France n'a pas tardé, après sa révolution de 1789, à reconstituer son tissu de féodalités bardées de privilèges, et hostiles à l'État, substitut du monarque avec lequel il s'était confondu. La différence résidait dans la cooptation des admis à ces nouvelles aristocraties. Elles vendaient cher, à l'État honni, leur compétence et leur nécessité. Tout doucement, année après année, la dette de l'État, qui ne pouvait servir aux citoyens les services indispensables sans les payer au prix fort, et s'endettait pour les satisfaire, gonflait et s'alourdissait des intérêts à verser aux prêteurs. En face de cette dette, le freinage continu de l'activité économique diminuait les ressources correspondantes. Il fallait bien arrêter ce cercle vicieux. Nicolas Sarkozy et son équipe s'attaquèrent à ces rigidités, commencèrent à dénouer queslques entraves, à programmer une réduction des dépenses publiques.

Un an après, ce fut la crise mondiale: il fallut jeter de l'argent dans les brèches de nos banques et de nos grandes industries. Des sots critiquèrent ce sauvetage des banques au prétexte de leur imprudence. Les laisser faire faillite était la punition qu'elles méritaient. C'était l'alpha et l'omega d'une certaine pensée économique française. Les mêmes sont d'avis que la société doit se porter au secours des plaisanciers ou des skieurs imprudents, surpris par des tempêtes ou des avalanches, mais pas des banques qui abritent leurs comptes courants!

Cette crise mondiale, comparable à celle de 1929, a été contenue plus rapidement, et l'énergie de Nicolas Sarkozy contribua à mobiliser les principaux états de monde pour la freiner et restaurer une confiance. Elle fut suivie par une crise spécifiquement européenne, dont toutes les économies n'avaient pas la force de résister à la tempête. Plus particulièrement celle de la Grèce, massivement falsifiée.Là encore, Nicolas Sarkozy intervint pour maintenir la cohésion de l'Union, défendre l'idée d'un sauvetage de la Grèce, et arracher à l'Allemagne, la meilleure élève de l'Union Européenne, un peu plus de compréhension, de solidarité, un peu moins de politique du pire, qui ne lui rapporterait pas un euro, et lui ferait perdre un marché. Sans compter les dégâts collatéraux infligés aux autres nations de l'Europe.

Le chantier de réformes, inachevé et contesté, les dégâts causés à notre économie par la crise, la cassure Nord-Sud qui affecte l'Union Européenne, dont les fourmis nordiques sont toujours réticentes à sauver de la famine les cigales méditerranéennes, voilà ce qui a été remis entre les mains de notre nouveau Président. S'il s'en sort, son mérite sera d'autant plus grand qu'il n'a pas été élu pour une prolongation des sacrifices, mais pour leur arrêt, et ses partisans ont une vision particulièrement candide et manichéenne du problème.

Parmi ceux qui comptaient sur l'impopularité de Sarkozy pour prendre la place enviable de président de la République, d'autres étaient bien plus inquiétants que François Hollande, qui l'a emporté avec habileté, et manifeste maintenant une judicieuse prudence. À suivre....Mais qu'il reprenne finalement les réformes de Sarkozy, en les présentant autrement, ne m'étonnerait pas.

Sceptique 

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11 mai 2012

Législatives 2012: les alliés de Hollande présentent leur facture

Il n'y a, évidemment, rien d'anormal à ce que chaque parti politique s'imagine "faire un tabac" à ces élections. Avoir des députés,  voire, un groupe, à l'Assemblée Nationale, qui a le privilège d'avoir le dernier mot dans l'exercice du pouvoir législatif, ça pose à l'échelle nationale.

La nouvelle opposition, formée par l'UMP et le Nouveau Centre (qui doit se féliciter d'avoir résisté au chant de sirène du "looser" François Bayrou), se verrait bien tailler des croupières à la gauche réunie derrière François Hollande pour le porter à la Présidence, et forcer le nouveau Président de la République à une cohabitation humiliante et paralysante. Non seulement, ça ne s'est jamais vu depuis la Vème République, mais dans le contexte européen et international, ce serait un lourd handicap. Des législatives dans la foulée de la Présidentielle, d'abord par dissolution de l'Assemblée, puis fixées par le calendrier électoral,  ont évité jusqu'ici une telle éventualité*. 

Les Verts (EELV), ne doutent de rien après les 2,5% de leur candidate Éva Joly, qui ne fait pas plus mal que la précédente candidate verte, finalement. Elles, et ils, avaient pris leurs précautions en vendant à terme, comme à la Bourse, leur soutien. À un prix nettement surévalué! Le P.S. va-t-il payer? Il n'y a pas encore de Code de la Politique, comme il y en a un du commerce. Avant même d'être élu, François Hollande ne se sentait pas engagé par le volet nucléaire de ce contrat léonin. Il y aura sûrement de la résistance de la part de socialistes priés de s'écarter au profit de copains ou de copines vertes. Avec la bénédiction discrète du P.S., car Noël Mamère, qui se voit déjà à la tête du groupe Vert à l'Assemblée, lui voit une mission de "charnière", pesant sur la politique du Président et de son gouvernement (dans lequel les Verts "voient" trois ou quatre ministres de leur couleur). Ce message de prétention donnera à réfléchir au P.S.

Jean-Luc Mélenchon, lui, n'envisage pas de se compromettre dans une action gouvernementale trop tiède à son goût, mais se voit à la tête d'une quarantaine de députés trublions. Il ne manque pas d'affirmer que c'est "grâce" à lui et à ses partisans que François Hollande a été élu. Lui aussi veut peser sur la politique du quinquennat, en s'opposant, et non, en participant. Les communistes, ses alliés, font bande à part, ayant obtenu du P.S. le respect de leurs dernières chasses gardées. 

Le Front National, enfin, fort de ses 18%, trouverait légitime d'obtenir quelques sièges, mais toujours isolé, il n'est pas avantagé par le mode de scrutin majoritaire, uninominal à deux tours.Or c'est celui que rétablit le parti gaulliste dès qu'il reconquiert la majorité, car il symbolise l'efficacité de la constitution de la Vème République.

Sceptique

*En 2007, cependant, la majorité réunie derrière Nicolas Sarkozy, a "senti le vent du boulet" à cause d'une indiscrétion de Jean-Louis Borloo sur un projet de TVA sociale. Cet incident a valu un manque à gagner d'une cinquantaine de sièges. Notre nouveau président et ses fidèles sont d'un mutisme parfait. Les affaires européennes les obligent à botter en touche, de toute façon.

 

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07 mai 2012

Et maintenant?

François Hollande a gagné: 51% et des poussières. Nicolas Sarkozy a perdu: 48% et des poussières. 6% des voix ont été perdues, pour le second plus sûrement que pour le premier.

Si ces résultats sont constitutionnellement acceptables et légitimes, ils n'en restent pas moins les preuves d'une division droite-gauche profonde et durable du peuple français. La Constitution de la Vème République a pris acte de ce clivage et a rendu la France gouvernable à une faible majorité, mais liée par un contrat de gouvernement, rédigé comme celui d'un actionnariat de société anonyme: les droits sont proportionnels au nombre d'actions. D'où l'intérêt de l'étape suivante, les élections législatives, avec le même type de scrutin....pour le moment.

À droite comme à gauche, ce sont deux conservatismes qui s'opposent. Conservatisme de valeurs et d'une hiérarchie, d'un côté, conservatisme d'idées devant transcender la réalité, et d'avantages acquis, de l'autre. Des traits communs subconscients les réunissent: une défiance globale à l'égard de la liberté, à droite, une tentation d'en faire le privilège des bien-pensants, à gauche. Une approche différente de l'égalité: des chances, à droite, réelle et si besoin contrainte, à gauche. L'unanimité se réalise sur la fraternité: c'est une belle fiction. De part et d'autre, à un degré de franchise différent, la recherche d'un leader, d'une personnalité dominante qui puisse être une référence. La durée de vie de cette référence peut être longue, surtout après nettoyage et restauration soigneuse. François Hollande s'est efforcé de marcher dans les pas du père(adoptif) des socialistes, François Mitterrand. Nicolas Sarkozy, ce ce côté là, a été en manque. Au sens propre, et au figuré. Il ne peut être confondu avec le refondateur de la droite, De Gaulle, et il y a un vide historique réel entre les deux. C'est plutôt lui, Nicolas Sarkozy, qui fera figure d'ancêtre et de référence aux présidents de droite du futur. Car les handicaps structurels, auxquels a essayé de s'attaquer Sarkozy, ont été sauvés par la crise, qui a fait lever leur siège, pour aller colmater de vraies voies d'eau. C'est maintenant à François Hollande et à sa majorité de s'occuper, même en maugréant, du navire malmené par la tempête, et d'en revoir les points faibles. Car ils ne se sont pas transformés en points forts du simple fait du changement de majorité!

Si "la France seule", pièce maîtresse du patriotisme français, domine également tous les courants de pensée...française, la réalité est différente. C'est toute la flotte européenne qui est endommagée, plus particulièrement la méridionale...dont nous sommes les plus proches. Or, le rassemblement des États de l'Europe, la mise sous le même pavillon de l'escadre, était, et reste une fabuleuse idée. Même si le désaveu de ce rassemblement a réuni une bonne proportion d'électeurs, tant à droite qu'à gauche. Si chaque parti noniste de 2005 revendique pour lui la totalité des NON, la vérité est que le NON est, refoulé, ou assumé, dans le coeur de chaque français. Le OUI n'a jamais eu d'autre défenseur que la RAISON. Elle est quand même nécessaire! 

Nicolas Sarkozy, perdant, s'est retiré avec une grande dignité, appelant ses partisans à respecter les résultats de l'élection, et de rester unis autour des valeurs de cette droite là, et dans la structure qui les représente, l'UMP. Même si on ne peut jurer de rien, c'est certainement le bon sens.

Sceptique

 

 

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05 mai 2012

La raison du plus fort est encore la meilleure.

Il est logique qu'une Société vouée aux chemins de fer se fasse "pot de fer" dès qu'elle le peut. Malheur, alors, aux "pots de terre"*!

C'est une histoire qui tient une modeste place au bas d'une page du "Monde". La 14 du numéro du Vendredi 4 Mai 2012.

L'histoire d'un conflit "sans fin" qui oppose notre SNCF à 744 cheminots marocains, qu'elle a du recruter dans les années 1970, se trouvant alors en pénurie d'effectifs et de vocations hexagonales pour la combler. Il y a, comme ça, dans notre histoire sociale, des moments, plutôt rares, où les emplois publics sont boudés.

Mais parce qu'ils étaient étrangers, le statut des cheminots français, dont on connait les avantages divers, ne pouvait leur être accordé.

C'est ainsi que ces marocains, au nombre de 2000 à l'époque de l'embauche (les 744 sont-ils ceux qui se sont regroupés pour entreprendre une action en justice?) ont fait une carrière sans aucun parallélisme avec celle de leurs collègues français, ont cotisé au régime général, n'ont pu prendre leur retraite qu'à 60 ans, calculée sur la moyenne des 25 meilleures années (au lieu des derniers six mois), n'ont jamais bénéficié des avantages en nature(voyages gratuits ou à prix réduit pour les familles), ni des possibilités d'évolution de carrière offertes à ses agents par la SNCF(trois échelons au lieu de neuf).

Une autre discrimination, bien étrange**, ne prévoit pas de réversion de leur pension. À leur décès, leur veuve se trouve sans ressources.

Évidemment, des français n'auraient pas accepté de telles conditions. La SNCF n'aurait jamais osé les leur proposer.

Bizarre, quand même, cette histoire! Il y aurait comme un "chaînon manquant". Personne ne peut croire que la gestion du personnel à la SNCF n'est qu'entre les mains de la Direction.

J'ai attentivement relu l'article. Je n'ai trouvé nulle part les trois lettres qui s'associent habituellement à toute mention de notre entreprise publique: CGT***.


Sceptique (très)

* Les "pots de terre" les plus nombreux sont bien sûr les voyageurs victimes des retards de plus en plus fréquents et de plus en plus importants, que la surcharge du trafic et le vieillissement du matériel et des infrastructures, multiplient. Dans ce cas là, aussi, les actions en justice des associations d'usagers ont fait fléchir la compagnie. Elle n'en attend plus le verdict pour indemniser, en nature ou en espèces. 

**Les retraites de la CNAV, et celles des caisses complémentaires, comportent une réversion au profit des veuves.

***Ni les sigles de ses concurrentes, surenchérissantes.

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04 mai 2012

Brèves politiques(V)

Et la santé, bordel?

C'est le Quotidien du Médecin qui fait cette (aigre) remarque: à aucun moment, ce sujet n'est apparu dans le débat entre les deux protagonistes. Et d'ajouter que ce silence va rendre perplexes un bon tiers des électeurs. Lesquels? Les indécis?

Allons donc! Leur silence vaut bien mieux que le n'importe quoi habituel sur la question, pétrie, d'ailleurs, de faux problèmes. Aucun homme politique de pays développé n'a jamais trouvé de réponse valable à la question cruciale:"comment faire de la bonne médecine avec peu d'argent?"

Quelques uns ont essayé, ou ont passé commande d'une astuce miracle. Cautère sur jambe de bois! Ou la médecine s'en moque, ou elle dépérit. Il faut arrêter la mauvaise politique.

Le problème lancinant du présent, c'est LE désert médical, malgré les 200.000 médecins en exercice. Désert de généralistes, dans les campagnes et les petites villes, et désert de spécialistes dans les villes, toutes les villes, à des degrés divers.

Nicolas Sarkozy a des sentiments normaux à l'égard des médecins, mais il doit trouver les économies nécessaires pour réduire le déficit. Les problèmes de la médecine ont une place, mais seulement une place, dans le problème plus global des moyens. La France a-elle encore les moyens de...? Vous pouvez mettre ce que vous voulez à la place des trois petits points.

François Hollande a une autre vision. D'abord il sait que le problème démographique est la conséquence de la politique (pénurie quantitative et qualitative) menée par son parti de 1981 à 2002, les courts intermèdes n'ayant pas eu d'effet correcteur. Simplement, la bombe a mis les dix ans prévus pour éclater. Et il faudra encore dix ans pour réparer les dégâts. Si ses encombrants amis ne sont pas en peine d'imaginer les contraintes à exercer sur les médecins pour qu'ils aillent combler les vides, leur description "urbi et orbi" ne serait pas payante. "Botus et mouche cousue!"

 

François Bayrou...ah!


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Il ne faut pas confondre intelligence et instruction" me répétait une amie enseignante. Grâce à l'Instruction Publique, devenue Éducation Nationale, la France dispose de beaucoup de "têtes bien pleines", comme elle les aime, et "qui s'en croient", bien naturellement. Mais, plus précocément que ceux qui ont la chance d'avoir la "tête bien faite", ils sont guettés par le Principe de Peter. Ils atteignent, et dépassent, leur niveau d'incompétence. Ce sont les "autres" qui s'en aperçoivent, et le prennent en compte. C'est aussi l'histoire du Roi nu. C'est ce qui vient d'arriver, au terme de quinze ans de natation dans la mare politique, à François Bayrou. Désespéré, il a décidé, et a proclamé, qu'il voterait pour François Hollande. Un suicide politique. 

Sceptique




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03 mai 2012

Présidentielle 2012: "Le Match"

Le débat était attendu comme la première confrontation directe entre le Président sortant, candidat à un deuxième mandat, et le candidat de l'opposition, adoubé par la gauche. Elle fut violente et confuse. Et hommage soit rendu aux deux arbitres, Laurence Ferrari, et David Pujadas, qui pendant les deux heures trente, parvinrent à grand peine à faire respecter les temps de parole et à calmer les outrances de part et d'autre. 

Les deux candidats cristallisent la division nationale, la "bipolarisation" française, qui cette fois-ci, semble se deséquilibrer au profit de la coalition de gauche, sauf coup de théâtre niché dans un nombre improbable de crânes.

Nicolas Sarkozy avait l'avantage de pouvoir faire état d'un grand nombre d'actions contre la crise, de délicates manoeuvres pour concilier le rigorisme de l'Allemagne, et l'indispensable secours aux pays de la zone euro, entraînée vers une faillite possible par la perte de confiance (auprès des prêteurs) de l'ensemble de l'Europe du Sud, et plus seulement de la Grèce. La France était entre les deux, et menacée par la contagion. Si François Hollande ne s'est pas privé de brandir les mauvais chiffres de notre chômage, de notre production industrielle, de notre balance des paiements, en les comparant à ceux des années Jospin, Nicolas Sarkozy pouvait démontrer avec force que ce qui se passait en Europe du Sud était d'une toute autre gravité.

Le candidat de la gauche promet, bien sûr, quelques recettes keynésiennes anti-rigueur, et se fait fort de faire fléchir la chancelière allemande sur les questions du traité "budgétaire" et des manoeuvres possibles de la BCE. Mutualiser la crise de l'euro est sa grande idée, et Sarkozy l'attaque avec vigueur, en montrant le peu de cas que son rival fait des réticences des pays bien gérés. François Hollande, de son côté, fait valoir les doutes qu'il a semés en défendant une politique de croissance, seule capable de restaurer de la confiance des peuples, auxquels les politiques de rigueur promettent une pauvreté durable. 

Il est évident que l'Europe relativement prospère serait fatalement entraînée dans la régression par la faillite de ses clients. Qu'il ne faut, en aucun cas, les laisser arriver là. Au fond, les deux candidats sont d'accord sur le rôle de charnière de la France. Nicolas Sarkozy défend une politique s'imprégnant des vertus "allemandes" et passant par ses réformes structurelles en matière d'impôts, de TVA, de dialogue social, de primauté des contrats issus de ce dialogue sur le carcan légal cher à la France. Puisque le modèle allemand réussit à l'Allemagne, imitons-le, insiste-t-il. "Pourquoi ne l'avez-vous pas fait plus tôt?", questionne François Hollande, mettant sous son mouchoir la résistance des forces de gauche à ce modèle.

Sur la question du nucléaire, qui garantit notre indépendance énergétique à un prix avantageux, Nicolas Sarkozy est très offensif. Mais son adversaire se dérobe en récusant l'accord signé par son parti avec les Verts, et en se limitant à fermer la Centrale de Fessenheim, la plus ancienne de nos centrales. La réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d'électricité est de toute façon fixée à une date au delà de la fin de son mandat. Il n'en parle plus.

François Hollande a, de toute évidence, pris pour modèle François Mitterrand, ses airs de grand seigneur de la politique. On croyait revoir par instants, les débats entre Mitterrand et Giscard, entre Mitterrand et Chirac. Sauf que Sarkozy se défendait, défendait toutes ses actions, ou contre-attaquait, avec sa fougue habituelle.

La situation réelle qu'ils auront, l'un ou l'autre, à gérer, n'est, de toute façon, pas saisissable par un discours politique. Du côté de Sarkozy, on connait maintenant son style, sa pugnacité, son absence d'idéologie, de rigidité. Il est apparu inconstant parce qu'il a toujours adapté ses actes aux circonstances. 

François Hollande a énoncé, sous forme d'une tirade, une liste impressionnante de limitations à sa liberté d'action, à sa capacité d'adaptation à la réalité. De vouloir être à tout prix l'anti-portrait d'un Président de la Vème République le ramène à celui d'un ancêtre de la IIIème, ou de la IVème.

Ce n'est pas tenable. Mitterrand, qui parlait de "coup d'État permanent" pour qualifier la présidence de De Gaulle et de ces premiers successeurs, a trouvé du bon à ces pouvoirs. Si Hollande est élu, il devra se mouiller. Il se mouillera, par force.

Sceptique

 

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