Sceptique

26 mars 2017

LA GUYANE ET LES BOURGEOIS DE PARIS.

J'ai bien connu la Guyane, quelques années après sa départementalisation, qui a été l'occasion d'investissements dans des infrastructures surdimensionnées, et abandonnées, dès que la facture est parvenue à la Métropole, comme on appelle là-bas l'origine de tous les maux.

J'avais découvert un pays très pauvre, car très ingrat envers les hommes, leurs efforts divers pour vivre de leur travail. Donc, tenu à bout de bras par la Métropole, encore, dont les fonctionnaires faisaient, au moins, tourner un commerce élémentaire de produits importés.

Les projets de manquaient pas. Peu avant que je la quitte, des entreprises américaines de pêche à la crevette avaient été accueillies avec joie, dans le port de Cayenne. Rapportaient-elles beaucoup d'emplois et d'argent à la Guyane? Je n'en suis pas sûr.

Depuis, grâce au centre spatial de Kourou, la Guyane dispose de plus d'emplois, et absorbe une immigration clandestine en provenance des pays voisins, des Caraïbes, que la différence réelle de niveau de vie a attiré, et sa population a plus que triplé . 

Ce serait ce problème d'immigration, et l'insécurité qui s'y associe, qui serait la raison de cette révolte, de ce blocage. La géographie ne facilite pas le contrôle des frontières! Encore un souvenir de mon séjour.

Si son économie, tertiaire, a suivi, elle n'est pas allée au delà, semble-t-il* L'acuité des conflits sociaux tient à ce qu'il s'y mêle un indépendantisme refoulé, car impossible à concrétiser. L'ingratitude n'en est qu'exacerbée.

De quelles solutions la Métropole dispose-t-elle? Peut-elle réussir là-bas ce qu'elle est impuissante à réaliser ici ?**

Les exigences humiliantes des syndicats ont-elles un rapport avec la fin imminente de la présidence de François Hollande et de son gouvernement généreux? On est tenté de le penser. Il faut faire vite, et "mettre la pression"!

Sceptique

*Voir mon article "Économie des DOM-TOM, principes et réalités." Je ne pense pas qu'il ait pris une ride.

**Il ne s'agira que de subventions, de créations d'emplois publics, d'augmentations de traitements sous formes de primes. Que veulent précisément les grévistes?.

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25 mars 2017

"QUI NE DIT MOT CONSENT", OU LA NÉCESSITÉ DU DÉMENTI.

Le Président François Hollande a démenti, sur un ton offusqué, les accusations d'être à l'origine des ennuis judiciaires du candidat François Fillon.

Personne ne pouvait imaginer qu'il ne le ferait pas. Mais personne n'est assez naïf pour s'en tenir à ce qu'a dit le Président.

Personne n'ignore qu'une bonne partie de l'action politique au plus haut niveau, reste secrète un "certain temps". Soit parce qu'elle pourrait être contrée, soit parce qu'elle est "moins que glorieuse".

Le démarrage, "sur les chapeaux de roues", de l'affaire Fillon, manifeste une organisation soignée, une bonne coordination des diverses parties prenantes. Rien ne peut être attribué à un hasard. C'est du travail bien fait. Comme en musique, l'absence de fausses notes en témoigne.

Pour ma part, je n'en ai jamais douté, et j'ai été écoeuré de ce qu'un gouvernement d'une démocratie en arrive là. "On" finira par connaitre la vérité.

Quant à la victime, on ne peut s'offusquer qu'elle enfonce le clou, qu'elle cherche à démontrer le coup fourré, à en révéler les étapes et les relais. Il y a du travail d'état-major dans le déroulement de l'affaire, "la mariée est trop belle!"

Les "dispositifs techniques" de l'attaque, les perquisitions, les interrogatoires, la mise en examen, font partie des rites judiciaires, mais affaiblissent réellement le candidat. Il était parti de loin lors de la primaire de la droite et du centre, il repart de loin après le coup. 

Les doutes des électeurs, le retournement de l'opinion, un gain massif des soupçons d'un coup monté par l'Élysée, pourraient sauver le candidat Fillon. On ne le verra qu'à la sortie des urnes des résultats du premier tour. Le second sera simple. Il faudra vaincre Marine le Pen, grâce au rassemblement des électeurs de tous bords du premier tour.

 François Hollande ne peut que souhaiter la défaite de François Fillon, son élimination par le premier tour. Personne ne peut croire à une absence de préférence, à une neutralité*, de sa part.

Sceptique

*Il sait, d'avance, que François Fillon fera un inventaire très sévère du quinquennat "Hollande". Rien de bien agréable, puisqu'il sait ce que c'est, pour avoir chargé Nicolas Sarkozy à propos de tout.

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24 mars 2017

"ÉMISSION POLITIQUE"

François Fillon, le candidat de la droite et du centre, était hier soir l'invité de cette émission de France 2.

C'était un élément important de sa campagne, un test de sa résistance, de sa combativité. Car il n'a rencontré, n'a été confronté, qu'à des ennemis, plus ou moins "jurés", davantage voués aux coups de dents qu'à des cadeaux.

Le dossier monté par le PNF et la presse est revenu sans cesse sous les crocs d'un François Fillon pas défaitiste du tout. D'autant plus que les preuves d'un coup monté par l'Élysée arrivent de toutes parts et s'accumulent, selon la victime, ragaillardie par la perspective d'une défense à armes égales.

L"organisateur en chef avait composé son menu avec ce qu'il y avait de mieux comme ennemis et ennemies. La plus agressive, la moins compétente, Christine Angot, surfant sur ses passions, va se souvenir du dernier coup en retour.

Il n'y a pas de doute, faire de la politique, à la fois sa passion et son métier, nécessite un épaississement conséquent de son cuir.

Sur le fond, François Fillon a martelé la situation financière de la France, et ses conséquences économiques et sociales. Vouloir sauver les secondes en laissant filer la première, nous promet une situation "à la grecque".

La légèreté de ceux qui préfèrent (se) mentir n'en est que plus désespérante.

Sceptique

Note du 25/03/2017: un article de La Lettre de Causeur qualifie cette émission, en général, de "honte du service public"

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23 mars 2017

L'ATTENTAT DE LONDRES.

L'attentat de Londres, dont l'unique auteur a été tué, a fait quatre victimes, trois par collision volontaire sur le trajet du terroriste, et un policier poignardé mortellement après que le terroriste ait du abandonner sa voiture, accidentée. C'est en voulant s'attaquer à un deuxième policier que le terroriste a été tué.

L'émotion, en Grande-Bretagne, d'abord, dans toute l'Europe, aussi, a été, naturellement, forte. Nos médias ont insisté sur la politique communautariste des anglais, qui ne s'émeuvent, ni des accoutrements, ni de l'existence d'un usage de la charia par certains musulmans.

Mais il faut remarquer que cette politique n'a pas d'effet sensible sur la vie politique anglaise, sagement conservatrice depuis quelques années, sans développement particulier d'un extrémisme d'extrême droite*, islamophobe. Elle ne se traduit pas, non plus, par un taux anormalement élevé du terrorisme ordonné par Daech. Il y a davantage de menaces déjouées en France, grâce à la vigilance de nos services de renseignement et de police. Mais cela veut dire qu'il y a chez nous davantage de fanatiques rêvant de mourir glorieusement pour la cause de leur religion.

Je n'en conclus pas que la politique anglaise est un modèle à imiter, et la nôtre, à atténuer. Je ne m'attarderai pas à chercher les facteurs déterminants qui font aboutir nos deux peuples à des solutions opposées.

Ce ne sont pas des facteurs rationnels, mais au contraire, irrationnels, de part et d'autre. Indifférence de fond en Grande Bretagne, non indifférence, ou même, hypersensibilité à la différence, de ce côté-ci de la Manche. 

Nous ne sommes rassurés que par l'intégration ou l'assimilation, qui fait disparaître toutes les différences, qui les rend invisibles. Nous avons la passion de la normalité, qui est définie par la statistique.

Nous sommes obsédés par la différence des religions, et nous soupirons en nous rappelant l'époque bénie où notre immigration était composée par les miséreux ou les réprouvés européens, présumés chrétiens.

En fait, pour la première génération, en tout cas, ils étaient très fraichement accueillis, et sûrement pas   heureux d'être chez nous. Ils se regroupaient, quand ils le pouvaient, dans quelques quartiers. Mais l'école effaçait les différences dès la génération suivante, et leur nostalgie du pays d'origine restait une affaire privée.

Réagir à notre "formatage", le relativiser, faire l'effort d'accepter les différences originaires, compter sur l'assimilation, lente, mais inéluctable, seront toujours une meilleure solution, individuelle, que la culture de la peur, et de la haine qui s'y associe.

Plus il y aura d'individus réalisant cet apaisement, ce refus de la peur, de la haine, plus la réciproque se développera. J'ai remarqué que les actions collectives provoquaient plutôt un rejet, une crispation? Autre remarque, les actions terroristes rapprochent les témoins et victimes potentielles. Si c'est possible dans la foulée d'un attentat horrible, il ne faut pas l'oublier au fil des jours qui nous en éloignent.

Même si elle se fait attendre, l'harmonisation de notre société se réalisera. Nos valeurs de liberté, individuelle, d'égalité, des chances, ont une force méconnue. Il ne faut pas croire à une future guerre civile et de religion réglant le problème par la loi du plus fort.

Le germe d'une guerre civile affecte plus les français "de souche", que ceux-ci d'un côté, et les immigrés de l'autre.

Vous aurez remarqué que je n'ai pas évoqué la fraternité, troisième partie de notre devise républicaine. Elle est encore, hélas, fictive. C'est celle qui nous donne le plus de mal, dont nous doutons le plus, que nous cultivons le moins.

La haine qui s'y substitue déborde au sein des réseaux sociaux, dans les commentaires qu'accueillent les journeaux de toutes tendances. Elle a une mission de défense!

Notre campagne présidentielle en est ravagée. Il faut aimer "son" candidat, haïr les autres un par un. Nous ne nous demandons pas:"ce programme est il raisonnable?", mais "est-ce qu'il est bien méchant, est-ce qu'il, ou elle, me débarrassera de mes voisins, mes ennemis?

Mettons-nous dans la tête: la haine, c'est ce que les auteurs et les commanditaires d'attentats veulent nous faire éprouver. Leur résister est la meilleure réponse. Mais aussi, réfléchir à ce que nous demandons à notre futur président. De réaliser le bien de tous, ou de nous, ses électeurs bien-aimés?

Tous les habitants de notre pays doivent être présumés utiles, et ayant droit à une place dans notre société. Il revient à l'État, par notre délégation, de mettre hors d'état de nuire ceux qui constituent une menace ou un désordre, insupportables. 

Sceptique

 

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22 mars 2017

MESSAGE À MES LECTEURS.

Un problème informatique interrompt la réception des divers journaux numériques qui me nourrissent et m'aident à ma cuisine. Il est possible que je réduise ma production, et je vous remercie de votre compréhension.

Sceptique

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PLAIDOYER POUR UNE SOCIÉTÉ TOLÉRANTE.

On n'en a pas pris le chemin, et les progrès divers de l'homme n'affectent pas, ou plus, ses moeurs "de base". 

"Il" n'a jamais été vraiment bon, mais s'est toujours critiqué d'être autant porté à la haine pour ses semblables. "Il" a inventé des lois, des principes, des idéaux. Il les a attribués à des dieux, pour leur donner plus de poids.

Mais au mom de ces même dieux, il a commis les crimes les plus horribles. Et, par ci, par là, sur notre terre, ça continue, non moins férocement.

Il parvenait à faire douter de sa propension au mal en témoignant de sa capacité à l'inverse, dans le cercle de sa famille, premier niveau d'organisation de toutes les sociétés humaines. Tendresse pour sa femme, pour ses enfants, pour ses parents, aussi, ajoutée au respect.

Mais des crises peuvent interrompre ou inverser cette exception, temporairement, ou définitivement.

Capable d'élaborer un jugement sur lui-même, l'homme valorise ces capacités positives. C'est toujours avec un sentiment de culpabilité qu'il déchaine sa capacité à haïr, sur ses proches. Et les lois qu'il élabore et auxquelles il consent formellement, sanctionnent ces débordements.

Il n'y en avait pas, jusqu'ici, pour sanctionner les expressions de l'amour dans la famille. Il était considéré comme "normal" qu'un père aime ses enfants, et désire pour eux ce qu'il a lui-même conquis dans la société, le cadre qui englobe les familles et les individus qui les composent.

Celle qui nous contient a de telles dimensions que nous ne pouvons plus les appréhender. Nous sommes conscients de la toute petite place dont nous disposons, du peu d'importance que nous y avons, en général, de la parcimonie de ce que nous pouvons en attendre.

On peut observer, par contre, l'avantage que tirent les enfants, de la situation acquise par leur famille dans la société considérée. Il n'y a généralement pas de perte d'avantages sur un petit nombre de générations. De même pour les gains, qui s'élèvent d'une génération à la suivante, sur quelques nivaux. Les progressions jusqu'au sommet ne sont plus un droit depuis longtemps, et sont nettement raréfiées. Au grand regret des intéressés.

Mais, malgré le caractère aléatoire de la tentative, un père de famille désire fort que sa progéniture profite de sa propre ascension, y ajoute, si possible, un degré de plus. En plus des études, socle de la "méritocratie", le "piston", la sollicitation des amis mieux placés est un facteur de plus d'une ascension sociale.

Il s'y ajoute l'initiation, la participation à des tâches d'une probabilité très faible, constituant un avantage sur les autres, et créant, de ce fait, une inégalité des chances.

La vigilance des jaloux, isolés ou en groupe, peut alller jusqu'à empêcher ces profits indirects. Mais elle s'accompagne de sentiments négatifs réciproques, qui ne peuvent être un avantage pour la société. Empêcher X de monter ne facilitera pas forcément celle de Y, ou de Z.

Quand, en plus, une société est réduite à confier à son appareil judiciaire le jugement des manquements à l'égalitarisme de principe, elle noircit à l'excès ce travers humain qu'est la préférence pour ses enfants. Elle sanctionne d'infamie un sentiment positif, souhaitable comme tel.

L'affaire Fillon n"avait d'autre but que d'empêcher l'homme politique, candidat à l'élection présidentielle pour obtenir les pouvoirs indispensables à la réalisation de son projet, audacieux mais, dérangeant.

Quand les mêmes reproches ont pu être faits à Bruno Le Roux, fraichement élevé à la fonction de Ministre de l'Intérieur, il était difficile d'y réagir moins fortement. Le PNF s'est dépêché de pratiquer l'égalité de traitement, contraignant l'homme politique, enfin Ministre, à démissionner.

Si Monsieur le Ministre Bruno Le Roux n'avait pas hurlé avec les loups à l'occasion des déboires de François Fillon, je l'aurais plaint, comme j'ai plaint Fillon, dont le sens de la famille ne m'a pas semblé exorbitant.

L'affaire Le Roux fait plutôt sourire, ne fait pas grimper aux rideaux les médias, plutôt gênés, et les Magistrats du PNF s'en seraient volontiers passé. Ils ne pouvaient faire moins.

C'est ce minimum d'intolérance, d'un niveau maintenant élevé, que je déplore. L'atmosphère de notre société y perd beaucoup. 

La "nature humaine", une réalité selon moi, a beaucoup de traits dont nous n'avons pas à être fiers. Qu'elle compense par d'autres,, les uns naturels, les autres, réfléchis, forcés, contraints. 

Vouloir être parfaits, élever toujours plus haut le niveau d'exigence concernant ceux qui s'engagent dans le fonctionnement de nos sociétés modernes , nous tartuffie.

Sceptique

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21 mars 2017

LE GRAND DÉBAT DE TF1 (AVEC LES CINQ CANDIDATS LES PLUS CRÉDIBLES) D'HIER SOIR.

Le grand show organisé par TF1, rassemblant, pour une confrontation disciplinée, les cinq principaux candidats à la Présidentielle de 2017, s'est vite transformé en foire, et a largement débordé le temps prévu. J'ai décroché bien avant la fin, mais pas insatisfait. 

Il a, je pense, été utile aux électeurs-téléspectateurs, mais aussi à des participants qui avaient tout à gagner à y paraitre. Tandis que d'autres, par leurs excès, ont du donner des frissons aux plus prudents de leurs électeurs.

Deux postulants à la magistrature suprême ont pu faire valoir leurs idées, leur diagnostic posé sur le présent, le pragmatisme de leurs remèdes. François Fillon, tout son calme, toute sa force de conviction retrouvés, devrait regagner des confiances et des  projets de votes.

Je n'ai pas été surpris par la clarté de l'analyse, et le pragmatisme des remèdes d'Emmanuel Macron*, qui a balayé, sans le dire, le reproche d'être une créature de François Hollande.

Quant aux trois autres, Mélenchon**, Hamon, et Marine le Pen, ils ont plaidé, chacun à leur façon, pour le retour du pays à son passé, son autarcie, son économie d'autrefois. Tournant le dos à tous les progrès soulageant les hommes, tant à la terre qu'à l'usine. L'avantage de leur vision, c'est la simplification de la définition de la pénibilité, qui sera le lot de tout travail productif.

Leur France devra vite être entourée de trois rangs de barbelés, pour l'une, empêcher les étrangers d'entrer, pour les autres, tournées vers l'intérieur, empêchant les français de fuir, d'emporter leur savoir-faire. Ils seront obligés de laisser leur argent, ce qui importe le plus à ces candidats.

Finalement, le choix qui se dégage de cette confusion inéluctable, est plutôt clair: marche en avant, toute, ou marche arrière, toute !

Sceptique

*Macron et Fillon se sont mutuellement asticotés, mais ont, en fait, des analyses et des projets très proches. Leur rivalité n'est que de personnes, ce qui n'est pas rien!

** Le pompon appartient à Jean-Luc Mélenchon, qui voit la résorption du chômage par le moyen d'un retour à l'agriculture d'avant-guerre 39-45, dite "paysanne",sans intrants, sans phyto-sanitaires, sans mécanisation.                             Il est vrai qu'elle employait alors beaucoup de monde. Peu, ou pas payé du tout, nourri-logé par le propriétaire. La mécanisation, inspirée des États-Unis, a supprimé tous ces emplois, et déclenché l'exil des campagnards vers les villes, et les emplois d'O.S. dans les usines. "Ils" ont découvert une autre façon de vivre, et ne seraient  retournés à la campagne pour rien au monde. Cette génération là a disparu, leur mémoire avec eux, permettant le rêve écologiste, dont le tableau de Millet, "l'Angelus", est la meilleure représentation.

Comme quoi, des esprits brillants, au verbe facile et efficace, peuvent véhiculer un obscurantisme militant.

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19 mars 2017

DOUTES ET ÉTONNEMENTS DE DOCTEURS, SOUS LES TROPIQUES.

C'est la lettre du Figaro, qui rapporte cette perplexité, à l'origine d'une publication médicale. Les gynécologues-obstétriciens de Pointe-à-Pitre, épluchant les statistiques des accouchements dans leurs services, observent un pic en automne. 

En comptant sur leurs doigts, ils sont forcés de constater qu'il (le pic) suit de neuf mois les festivités du Carnaval. 
Dont le but, admis par l'Église, a toujours été de soulever le couvercle des interdits divers qui font les sociétés policées, même, pas trop.

Il n'y avait sans doute pas lieu de compliquer le lien de cause à effet entre le grand mélange festif des deux jours du Carnaval et le quart supplémentaire d'accouchements. Mais les bons docteurs s'étonnent de ce qu'une épidémie de pathologies sexuelles ne recouvre pas, dans la même proportion, cette période de grossesses supplémentaires. 

Une hypothèse vient à mon (mauvais) esprit: les maladies sexuellement transmissibles ont une période d'incubation bien plus courte que celle de la grossesse (qui en est une, aussi). Et, si infection il y a eu, elle aura été traitée bien avant la date prévisible de l'accouchement.

Je suggère à ces chercheurs de profiter du prochain pic de 2017 pour questionner les parturientes du mois de Novembre, et recueillir la notion de prises d'antibiotiques dans les semaines suivant le Carnaval. Elles ne devraient pas en avoir perdu la mémoire.

Il y a peut-être aussi, dans la conscience de ces populations, qui savent leur sang chaud, la puissance du facteur climatique, une préoccupation pour leur santé sur ce chapitre. Qui atténue les risques du débordement annuel. 

Mais, je conclue, le temps du gonocoque, n'est pas celui de la grossesse. Il manque un supplément à cette étude.

Sceptique

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18 mars 2017

DONALD TRUMP, SON AMÉRIQUE, ET LE RESTE DU MONDE.

Je redoutais son élection, je ne pouvais y croire, et, comme beaucoup de monde, j'ai été surpris et attristé par son succès. À un poste d'un tel niveau à l'échellle mondiale, même un non-américain peut craindre d'avoir à en souffrir.

J'espérais, après avoir assisté à ce que les médias ont pu diffuser de son entretien avec le président sortant, Barack Obama, qu'avec les précieux conseils de son prédécesseur, que j'estimais beaucoup, il ne ménerait pas la politique inquiétante qu'il avait annoncée.

Mais il a retrouvé "le poil de la bête", très rapidement, et dès sa prise de pouvoir, il s'est montré comme il s'était annoncé.

Je n'userai pas d'adjectifs. C'est une catastrophe, au jour le jour, au futur. Il n'a pas changé, il n'appréhende toujours pas la dimension mondiale de son pouvoir, de ses responsabilités. La sagesse a émigré. Les États-Unis et le monde vont ils tenir deux ans, la durée qui le sépare d'un verdict électoral.

Sa popularité est sur la pente descendante, ses décisions concernant l'immigration sont régulièrement bloquées par des juges à la compétence nationale. Ceux de la Cour Suprême, y compris le dernier, qu'il a choisi lui même, veillent à ce qu'il ne touche pas à la constitution, texte sacré du pays.

L'administration ne lui obéit pas, ou fait semblant, la presse, qu'il déteste, s'informe dans son dos, et informe de même les citoyens américains.

Il n'est question que des collusions avec les représentants de Vladimir Poutine pendant la campagne électorale, qui font désordre.

On a évoqué, dès l'élection du Président Trump, les procédures d'empêchement. Très compliquées, en fait. Il semble plutôt qu'il va se heurter à la résistance du congrès, républicains compris, ou, même en tête de l'attaque, contre le peu de projets raisonnables qu'il annonce. Les congressistes conservateurs le sont encore plus que lui!

Une description plus précise de la situation créée par la présidence de Donald Trump, fait l'objet d'un article du site Telos (lien avec mon blog), signé Antoine de Tarlé. J'en recommande la lecture.

Sceptique

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POURRIEZ-VOUS VOTER POUR UN CANDIDAT MIS EN EXAMEN?

C'est la question posée par un sondage du Point numérique, auprès de ses lecteurs. Le résultat, stable sur quelques jours, est étonnant et rassurant pour les malheureux candidats (ils seront plusieurs, semble-t-il, d'ici au premier tour.) 67% des sondés affirment qu'ils pourront voter pour un candidat "mis en examen". Il est licite d'avancer qu'il s'autorisent à évaluer eux-mêmes les faits ayant conduit la justice à faire ses réserves sur les droits du candidat à participer à la compétition. Un droit "moral", puisque, effectivement, la mise en examen n'est pas une condamnation, mais une suspicion de faute condamnable.

Les flots d'injures déversés dans, et par les médias, qui publient les commentaires de leurs lecteurs ou auditeurs, ne laissaient pas supposer une telle fidélité, une telle résistance au battage d'une foule invisible. "Elle" est pour le moins partagée, et sa majorité garde son sang froid.

Cette résistance à l'influence du "quatrième pouvoir" est d'autant plus nécessaire que son effet global devrait aboutir à une abstention massive. Si certains sont accablés de soupçons et de reproches "personnels", aucun ne sort indemne de l'examen de passage médiatique. Quand on cherche, on trouve! Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin "elle se casse", au sens argotique de l'expression.

Il devrait, aussi, cet "hallali", toucher la majorité des candidats qui comptent. Il y a déjà, à côté de François Fillon, Marine Le Pen, en bisbille avec le Parlement européen. Et une association de chercheurs de puces monte un dossier contre Emmanuel Macron, trop bien placé dans les sondages pour être honnête. 

Honnêtes, les candidats de la vraie gauche, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon semblent, en tout cas, insoupçonnés. Mais personne, aussi, ne les donne gagnants du scrutin.

On en est là, à quatre semaines du premier tour. Quel remède à imaginer, à cette manie juridico-médiatique, qui perturbe systématiquement notre principale échéance électorale? 

Je ne vois qu'une institution temporaire, formée par une dizaine de journalistes tirés au sort, avec parité hommes-femmes(les femmes ne s'en laissent particulièrement pas conter. Elles n'écoutent pas) , et un jury de cent personnes, un minimum pour compter au moins un(e) représentant(e) de chaque parti politique français.

Chaque candidat devrait se soumettre pendant au moins une semaine à cette chambre d'investigation, rendre compte de ses revenus et de ses avoirs au centime d'euro près, de son comportement conjugal "blanc comme neige", de la solidité de ses convictions, y compris en matière de sciences, domaine des hérésies les plus graves.

Ce n'est qu'en possession d'une autorisation en bonne et due forme de la part de ce jury, qu'il pourrait passer à la phase suivante, les parrainages des élus. Le choix des électeurs couronnerait le tout. Incontestable...

Inch'allah!

Sceptique

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