Sceptique

18 avril 2019

LA MÉDIOCRITÉ A REÇU SON PETIT CADEAU. NE LUI GACHONS PAS SON PETIT PLAISIR!

J'ai un souvenir de Mai 1968, de la mise"cul par dessus tête" de tout ce qui faisait une apparence d'ordre social. 

Mais, très vite, l'ordre en question, qui assignait telle place à untel, telle autre à un....autre, s'était ressaisi. La confrérie des titulaires faisait bloc contre ceux qui s'en croyaient. L'égalité montrait les dents. Les avoir longues restait un avantage.

En deux ou trois semaines, les va et vient des ascenseurs cessèrent leurs grincements. Les places acquises par concours....le restèrent. La force se fit force officielle. On était "in", ou "out". Les révolutions ne réussissent pas toutes.

Quand l'ordre revint, après quelques semaines de merdier, un arrosage d'argent noya les dernières braises. Une dévaluation compensatoire corrigea les erreurs de calcul, les arithmétiques fantaisistes.

Depuis quelques mois, le Lycée Papillon est redevenu l'établissement de référence. Il vaut mieux nier avec force son certificat d'études primaires,, mettre au coffre de sa banque ce qui l'éclabousse de sa lumière. La passion de l'ignorance s'affiche, glorieuse, le cadeau Bonux a, de nouveau, la cote.

Notre Président, pur produit de la méritocratie républicaine, il est vrai, sans handicap congénital, a fait un geste pour se faire pardonner ce qu'il est. Il a annoncé la fermeture de l'École Nationale d'Administration, dont il fut un brillant élève. Mais qui lui vaut d'être jalousé par les cracks en gilet jaune, engagés dans le grand remplacement, pas l'ethnique, le culturel.

Était-ce le prix à payer pour avoir le droit de dire le mot égalité? Ètant fier du rejeton passé sous cette toise, je professais l'élitisme attendu de nos grandes écoles. 

Pourtant, je ne confonds pas l'intelligence et l'instruction. Mais la somme ignorance + incompétence, c'est le zéro pointé de nos vieux profs.

Sceptique

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17 avril 2019

LE DOUTE QUI NOUS RONGE: TECHNIQUES MÉDIÉVALES? OU MODERNES?

Chaque catastrophe, accidentelle, ou criminelle, qui affecte notre "patrimoine", nous replace devant la question bien française: la remise en état doit-elle se faire à l'ancienne, comme la version originale, ou en usant des nouvelles techniques disponibles "en la matière". 

La réponse fut longtemps systématiquement "conservatrice". "à l'ancienne", "for ever"!. Les "monuments historiques" avaient le monopole du choix, jusqu'à l'absurde, la disparition de toute personne compétente dans la technique employable.

Une situation critique, comme celle qu'a créée l'incendie de la cathédrale de Paris, ces jours-ci, nous a rûdement placés devant ce choix. Si le réflexe privilégie  systématiquement l'ancien, il n'est plus forcément disponible, faute de techniciens compétents. La question se pose maintenant, systématiquement, de plus en plus souvent. Pourquoi s'accrocher à une technique dépassée?

Les créateurs n'ont pas ces scrupules. S'ils avaient à bâtir une cathédrale, ils recourraient sans hésiter aux technologies qu'ils ont eux-mêmes développées.

Mais il ne s'agit plus d'une création, mais d'une reproduction. D'un élément dont on connait les "conditions d'existence.

C'est un choix, qui n'est pas forcément "fantaisiste", mais résulte de la nécessité, de re-créer, dans les conditions du budget, une copie conforme à l'original, indisponible.

L'importance du chantier ouvert par l'incendie de Notre-Dame de Paris, va couvrir un nombre considérable d'éléments à reconstituer. Il sera nécessaire de faire des choix, en prenant compte de "la souffrance" qu'aura à subir l'élément à remplacer, de sa visibilité dans les conditions "normales".

Faudra-t-il faire passer l'identité, entre l'élément ancien, et le nouveau, en s'interdisant une amélioration de la résistance à des conditions identiques? Je pense, par exemple, à l'amélioration de la résistance au feu.

J'ai lu que les fournisseurs de bois s'excitaient à la perspective du remplacement des poutres de la charpente. Une meilleure résistance au feu, aux autres atteintes du bois ne serait pas superflue. Mon choix, s'il m'était demandé, écarterait de toutes les manières possibles, ce risque inhérent à la matière première utilisée!

Le choix politique sera peut-être résolument différent.

Sceptique                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

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15 avril 2019

NOTRE DAME DE PARIS BRÛLE. ELLE SERA RE-CONSTRUITE!

c'est en revenant de notre conseil municipal, consacré au budget de l'année, que j'ai découvert l'actualité. L'empêchement du Président d'avoir annoncé les actes attendus de lui, la cause majeure de cet empêchement, l'incendie de Notre Dame de Paris.

Mon village avait son projet pour l'année, mais la France devrait attendre. Que notre Dame de Paris ait fini de brûler, sous nos yeux incrédules. Comment un tel désastre avait-il pu se produire, sous les yeux du Président, sous les miens, inexorablement! 

Mes seuls mots, muets, ont été: "elle" sera reconstruite!

Une condition "sine qua non. Une obligation! S'imposant à tout responsable politique du pays, d'où qu'il vienne, quoi qu'il pense!

Déjà, bien avant que je reprenne pied dans l'actualité, j'avais pris acte de la gravité significative de l'évènement, de la pause de l'histoire qu'il avait imposée instantanément.

Bien sûr, elle continuera, elle reprendra son cours, elle comblera le vide laissé par une sorte de deshérence du récit humain. Que peut-on faire dire à un feu?

C'est le sort de tant de cathédrales, depuis la passion des hommes pour ces constructions.

Je comprends, comme un geste....théâtral, la pause que le Président surpris s'est imposée.

Sceptique

 

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13 avril 2019

SAMEDIS JAUNES ET GROSSES FATIGUES.

Les tambours et les trompettes ont été entendus, cet IXième samedi de manif, envers et contre la loi qui devait les modérer. Mais la fête a cessé tôt, n'a pas atteint les pires niveaux, n'a pas malmené les forces de l'ordre. Elles ont contenu le zèle des casseurs, mais n'ont pas pu empêcher quelques exploits, comme la mise sur le flanc d'un lanceur d'eau, auxiliaire précieux des policiers. Il sera redressé, mais les clichés de son humiliation seront diffusés et conservés.

Mon impression globale de cette journée est celle d'une bataille incertaine, triomphale pour aucun camp. C'est un début encourageant! Le reflet sur les politiques est également neutre, ni défaite, ni triomphe. Il fallait bien que la LOI gagne un jour! Ce Dimanche est à ranger parmi les bons.

Ne cherchez pas, quand même, un bulletin de victoire dans les médias. Ils restent muets, ou presque! L'avenir médiatique sera sobre. Mon pronostic le sera aussi, nous allons, malgré les efforts désespérés des partis prenants, vers un silence dominateur. Pour éviter de réveiller les fatigués, il faudra s'empêcher de crier fort!

Ceux qui s'excitent les samedis font plaisir à leurs parrains, mais donnent des idées aux catéchumènes qui rêvent de l'Élysée, d'y être de droit, d'y jouer au Président.

Jusqu'à ce jour, rien n'est joué, le patron l'est toujours. ON espère toujours, on se repait de Ruffin pour y prendre des forces, mais le journal officiel n'a pas encore annoncé de numéro spécial. Attendre, toujours attendre!

Le bras de fer va continuer, une manif chaque samedi, un goût amer à l'hostie du Dimanche!

La Vème République, ras le bol!....depuis 1968, il me semble!

Et si c'est pire? C'est ce qui me retient!

Sceptique

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10 avril 2019

DES MORTS POUR QUELQUES PHOTOS, EST-CE RAISONNABLE?

C'est le sort promis et accepté des participants à une expédition sur la planète Mars, en préparation. Le retour n'est pas prévu. Trop coûteux en énergie, semble-t-il.

Même si les partants sont volontaires, enthousiastes et décidés, le suicide, de fait, qui lui est associé, me gêne.

Je suppose que les proches, parents, conjoints, enfants, sont prévenus et consentants. Mais l'imaginé n'est pas une réalité, tant qu'il n'est pas accompli. 

On me dira, "des morts, il y en a un grand nombre tous les jours. Le risque est accepté, conscient, assumé. 

Mais ça me gêne, cette issue inévitable. Imposée à ceux qui vont en souffrir.

Mes réserves n'empêcheront rien. Si je suis encore là au moment où l'événement sera accompli, j'en dévorerai les résultats, en termes de connaissances.

Après....? Rien. Mercure est un four sans flammes., Vénus, aucun charme potentiel, non plus. Et au delà de Mars, c'est vraiment trop loin, trop froid, trop hostile à l'homme. Il faudra se limiter aux robots.

On aurait pu être plus patient avec Mars, élaborer des mobiles viables. "On" a compensé par le rêve de coloniser....sans faire de tort à personne. On s'est rabattu sur le séjour court, et sans retour.

L'humanité sera-t-elle satisfaite? J'en doute. Ce n'est pas dans ses habitudes. Une bonne raison pour recommencer!

À suivre!

Sceptique

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VIE FRANÇAISE, VIE DE HAINE!

Mes insomnies ont un remède, le spectacle de la France, tel qu'il est donné par les chaines d'information.

Ainsi, cette nuit, je suis "tombé" sur le plaidoyer du Premier Ministre, au secours du grand débat et de ses suites.

Tandis qu'il parlait, avec la sonorité rocailleuse, grave, de sa voix, les commentaires "in live", de ses auditeurs, les députés, les commentaires haineux et injurieux figuraient sur les marges de l'image. Les artilleurs de la France Insoumise étaient tous à leur pièce, qui crachait leur mépris, leur négation du droit à gouverner de quiconque n'est pas de leur chapelle.

Oui, en France, de nos jours, on ne parle pas chacun à son tour, mais tous ensemble, afin que nul n'entende. C'est la nouvelle courtoisie politique.

L'inventivité des préposés au brouillage fait rire, sans être drôle. Le dernier prospectus de leur "grande surface", celle qui dessert leur circonscription, suffit bien à leur inspiration!

De temps en temps, la figure de Marine Le Pen apparait, et lâche un propos méprisant, avec la moue adéquate.

Oui, la vie politique en France se réduit à insulter le voleur qui a pris la place qui était due à l'insulteur.

Comme aucun signe de retour à une civilisation n'apparait jamais, comme aucune dignité humaine n'est accordée  par l'adversaire, la facilité de la réciproque s'impose. En changeant de Président, on gardera les manières qui auront servi pour traiter le précédent!

Soyons-en sûrs, c'est parti pour durer!

Sceptique.

 

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08 avril 2019

RÉUNIFICATION DE LA LIBYE: POURQUOI CHOISIR À LA PLACE DES LIBYENS?

Même si la première unification fut l'oeuvre des italiens, elle fit l'affaire des libyens qui eurent la chance de se saisir du pouvoir par la force. À ma connaissance, il n'y en a pas encore eu d'autre. La force est celle d'un libyen audacieux, ou d'un occupant soucieux d'ordre.

Depuis l'élimination par la force de Khadafi, la Libye est sans pouvoir reconnu par le concert des nations. Il y en a deux, "de fait", constitués par des forces, l'une à l'Ouest, à Tripoli, l'autre à l'Est, à Benghazi, celui du Maréchal Aftar, un officier général de l'armée Lybienne, qui a méthodiquement organisé un État, en Cyrénaïque, mais ayant vocation (dans la tête du Général) à reconstituer une Libye unifiée.

Aucun accord politique ne semblant possible entre les militaires de l'Est et de l'Ouest, ce sont les armes qui parlent depuis quelques jours, le Général Aftar et ses forces attaquent Tripoli à revers, par le sud, après avoir fait mouvement par le désert. L'avantage semble être au Général Aftar, a priori plus professionnel que ses adversaires, et avantagé par ses ressources....pétrolières.

Comme la Libye n'a aucune unité "naturelle" ou historique (elle fut l'oeuvre des italiens, entérinée par les alliés, puis par l'ONU), toute attribution "exogène" serait arbitraire, intolérable pour la partie écartée. C'est malheureusement notre tentation typiquement occidentale.

De part et d'autre de la Libye, de l'est à l'ouest, de l'ouest à l'est, les postulants au pouvoir sur l'ensemble sont libyens, ni plus, ni moins légitimes que les autres. La force a vocation à désigner un vainqueur. Pourquoi vouloir choisir à la place de l'un ou de l'autre?.

Les particularités du champ de bataille avantagent les manoeuvres plutôt que la puissance de feu. Il ne devrait pas en résulter des pertes  choquantes. Gagnants et perdants pourront se réconcilier sans rancune. On ne peut que le leur souhaiter.

Sceptique

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07 avril 2019

DÉBUT DE LA FIN?....OU LA FIN DE TOUT?

Ce samedi a été marqué par la baisse des effectifs des manifestants, par la diminution des violences, sur les personnes, et sur les objets, mais par les serments de ne pas relâcher la pression, de ne tenir aucun compte des décisions ou propositions du gouvernement. Il n'existe pas, il ne devrait pas exister.

La fracture de la nation persiste, car tel est le désir des gilets jaunes, qui ne reconnaissent qu'eux-mêmes,mais  pas tous! Les plus radicaux, tout en ne sachant pas quoi faire de "laprès", ne veulent pas évoquer une remise en marche avant l'élimination du pouvoir de fait, celui qui fait tourner le pays pendant la semaine, fait le ménage le samedi soir et le dimanche.

On attend, "comme le messie"...les futurs pouvoirs, celui que chacun veut. Pas celui des autres, en tout cas. Me rappelant la distinction au siècle dernier entre pays légal et pays réel, je suis réduit à penser qu'il n'y a aujourd'hui, ni l'un, ni l'autre, niés, censurés.... Eppure, se muove, redirait Galilée, s'il revenait. Si chaque fraction du peuple reste jusqu'auboutiste sur cette question?...C'est déja le cas!

Le soi-disant Président de la République, et son soi-disant gouvernement, préparent les décisions émanant du soi disant grand débat. J'avoue que je n'ai pas eu la moindre envie d'y réfléchir, sceptique sur l'aptitude créatrice des foules. Forces de nettoyages, oui, mais autrement....?

Nous vivons actuellement un épisode de déprofessionalisation de la politique. Tout le monde est cap! Un effet du leurre qu'est le suffrage universel! Une bouffée délirante la dessus....nous y sommes!

Pour le moment, les portes des cloisons étanches sont fermées, vérouillées. La nouvelle arche est remplie d'indispensables, sur lesquels l'avenir des "bons"français repose. Qui sont ils?, la surprise du chef, et des sauvés qui découvriront qu'ils le sont!

C'est un fait, aujourd'hui, il est impossible de percer les intentions de ceux qui sont à la manoeuvre, ou de pronostiquer les vainqueurs.

Très, très....Sceptique!

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06 avril 2019

L'ANARCHIE AURA-T-ELLE RAISON DE LA RÉPUBLIQUE?

La République appartient à tout le monde, est synonyme de liberté ("en République, on fait ce qu'on veut!, disait le Robert)

C'est encore vrai six jours sur sept. Du Lundi au vendredi, les français sont au travail, bien sagement. La société fonctionne harmonieusement.

Mais le samedi, les foules se précipitent vers les villes réputées "ouvertes", les envahissent, et trop souvent encore, elles détruisent tout ce qui est sur leur passage. C'est chez l'autre, évidemment!. Le quartier voisin, la ville voisine. Quand on est fatigué "on" va au plus près"! Pas de frontière à traverser! On casse chez le voisin! On ne le connait pas, et réciproquement. 

L'État, responsable de l'ordre, est très inhibé. L'ordre est-il un "droit de l'homme"? Nos politiques sont divisés. Ce n'est inscrit nulle part. Verbalement, on dit oui! Mais l'écrire? On hésite! Comme A casse chez B, et réciproquement, on ne peut pas critiquer la seule répartition. Il faut prendre un peu de hauteur, mais pas trop, pour ne pas ressentir la stupidité de la situation.

Je te casse un lampadaire, tiens pour ta bouche d'égout! Merci, voilà pour ta banque, ou ton parterre de fleurs!

Il y a eu beaucoup de gnons....pas assez....tout le monde n'a pas été servi...l'intendance a du mal à suivre. 

La conclusion du Dimanche matin....hardi les gars, le sol  n'est pas net, il y a encore des obstacles, il faudra re-travailler samedi prochain!

Pourquoi pas dès Lundi? Et la paye, Ducon! Tu crois que le patron te paiera à ne rien faire! Le job du samedi n'est pas payé, mais il est super! Refaire la France d'avant la Gaule! Remonter à l'âge du galet aménagé, c'est super!

Heureusement, ces cons d'agriculteurs (se)font du blé pour faire du pain, pas de soucis à se faire. Si d'autres les emmerdent, les écolos, ,c'est pas nous! Nous, on s'occupe des villes. Les effacer, c'est du boulot sérieux, ça prendra un certain temps.

D'aucuns suggèrent une vraie guerre....pour tuer tous les costumes-cravate qui réapparaissent en semaine. Ils bossent pour payer les impôts-pour-payer la police-et les-vitriers.

Voilà où nous en sommes cinq mois après le début. Les mal-élus votent loi sur loi pour nous ramener à la raison, à la primauté de l'ordre public. L'ENNUI, en majuscules, quoi!

Il y a quelques raisons de devenir sceptique pour de bon! Non?

Post scriptum: contrairement aux samedis précédents, la mobilisation d'aujourd'hui a été particulièrement pacifique. Les manifestants se sont montrés, mais n'ont rien cassé. Faut-il y voir un signe positif? Il vaut mieux se tromper dans ce (bon) sens!

Sceptique (nom déposé).

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03 avril 2019

À QUOI SERT "L'ÂGE LÉGAL" DE LA RETRAITE?

Je ne pense pas me tromper en le définissant comme l'âge en dessous duquel "on ne peut pas prendre sa retraite", même si le nombre de trimestres de cotisation est atteint. Le trop jeune possesseur de droits devra attendre....un certain temps.

Inversement, atteindre l'âge légal de la retraite ne suffit pas, non plus. Il faut aussi avoir cumulé le nombre nécessaire de trimestres de cotisations, pour avoir acquis tous les droits à une retraite au taux plein.

Indépendammant de ses avantages comptables, notre système par répartition masque efficacement le financement immédiat des retraites par les actifs. Les réserves des caisses n'ont pas besoin d'être confortables.

Ces conditions légales ne concernent que le régime général. Des régimes spéciaux, attribués à certaines catégories de salariés, comportent des dispenses d'arriver à l'âge légal ou à la quantité de trimestres cotisés. L'employeur, essentiellement public, comblera les lacunes en durée ou en volume, des cotisations nécessaires.

L'attachement à toutes les mesures créant une inégalité, toutes avantageuses, traduit le besoin d'exceptions qui singularise les professions concernées, annoblies, sorties du commun, par des avantages, financés par les employeurs. Le sentiment d'injustice ne taraude pas les bénéficiaires, qui tiennent âprement à leurs privilèges, à leur sens, à leurs aspects concrets. 

Finalement, l'âge légal de la retraite n'est que le symbole d'une égalité qui n'existe à aucune étape de l'élaboration du droit à une retraite. Au terme de cette élaboration complexe l'apparence d'une égalité se dégage. Il me semble que la part retraitée du peuple français n'est pas dupe. Mais le soupoudrage de petites inégalités qui font chaud au coeur referme les plaintes.

Sceptique

 

 

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