Ne cherchez pas ce Parti sur Google. Il est plus discret que les Loges maçonniques. Mais il a adopté des trotskistes la pratique de l'entrisme, et il occupe dans l'entourage des politiques des places de choix qui lui permettent un "lobbying" vigilant et efficace. Aucune décision dans le domaine de l'innovation ne se fait sans leur permission.

La quasi unanimité qui a adopté les conclusions législatives du Grenelle de l'environnement montre bien que tous les sujets qui fâchent ont été écartés. Parmi lesquels les bio-technologies.

La cause est entendue: la France n'a pas besoin des OGM*, ces végétaux modifiés par l'artifice des hommes afin qu'ils résistent par leurs propres moyens à leurs prédateurs naturels. Comme, pour le moment, les pesticides que les OGM devaient permettre d'éviter, ne sont pas (encore**) interdits, il n'y aura, à moyen terme, aucun risque de jacquerie pour cause de récolte perdue. Comme de la dette publique, les "autres" s'en occuperont en temps voulu.

Aujourd'hui, plus qu'hier, en 2007, la France est plongée dans la tempête mondiale, la crise financière, la récession, le naufrage de multiples coquilles de noix, les secousses violentes subies par les poids lourds de l'économie, les cris de colère poussés par ceux qu'on prie d'évacuer leur navire en train de couler.

Elle a d'autres "chats à fouetter" que les états d'âme des chercheurs sérieux qui se sont vus disqualifiés par les esprits partisans qui ont crié plus fort. Les chercheurs sérieux sont toujours à leur place, ils peuvent continuer leurs recherches en secret, en respectant l'interdiction de faire sortir quoi que ce soit de leurs laboratoires.

Le Décideur ne veut pas l'ouverture d'un importun second front. Il sait que ceux qui rêvent de l'ouvrir ne seront pas arrêtés par les difficultés réelles de la société française, que leur idéologie transcende la réalité. Le sauvetage de l'humanité d'aujourd'hui et de demain n'est pas à leur programme.

Sceptique

*Si la formule vous rappelle ce qui fut dit à Lavoisier quand il fut arrêté, c'est que la situation, multipliée avec la place de la science dans la civilisation d'aujourd'hui, est bien la même. Les scientifiques sont catalogués comme aristocrates.

** "encore": l'interdiction des produits "phyto-sanitaires" est programmée, à terme. Le souci n'est pas le revenu des arboriculteurs, qui en ont le plus besoin, mais les emplois dans l'industrie chimique. Ce ne sont pas les électeurs d'aujourd'hui qui mangeront les quelques fruits véreux qui parviendront à sortir de nos vergers. Demain est un autre jour.

Livre suggéré: "L'expert, le décideur et le citoyen" de Bernard Chevassus-au-Louis, Quae éditions, 2007