La France est co-fondatrice de l'Europe, elle en constitue un élément essentiel(au moins, à son idée), et lors de la crise financière qui vient de s'abattre, il n'est pas niable qu'elle a tout fait pour obtenir de ses partenaires une réaction coordonnée, et éviter un recul de l'idée européenne.

L'acte brutal du vrai maître du Kremlin, prétextant un client indélicat pour pratiquer le refus de livraison à l'ensemble de l'Europe de l'Est, y compris à ses frères serbes, ne semble pas, effectivement, émouvoir profondément l'Europe de l'Ouest, qui peut recevoir son énergie d'autres points du globe. C'est malheureusement un signe de ce que l'Europe n'est pas encore dans les coeurs.

Les questions déversées par les honorables parlementaires dans les oreilles du gouvernement, semblent se résumer à une inquiétude pour le confort des français, si l'on comprend bien les réponses de la Ministre envoyée...au charbon: "NON, la France ne risque pas de manquer de gaz. Qu'elle dorme au chaud, et tranquille."

À Bruxelles et dans les autres capitales, on s'efforce bien sûr d'élaborer une attitude digne et efficace, mais de quels moyens de rétorsion disposons-nous? C'est en pleine crise économique, de faiblesse du beau bijou acheté avec le fric du gaz et du pétrole, que Poutine sacrifie son propre peuple, en entrant en guerre commerciale avec ses principaux clients.

Connaissant notre veulerie, sans doute, il en attend la fissuration de notre solidarité, notre imminent "mourir pour Kiev?"

SES milliardaires ont de quoi voir venir, SON peuple n'a pas encore perdu l'habitude d'attendre des jours meilleurs.

J'espère me tromper, avoir tout faux!

Sceptique

P.S. Vu dans Courrier International (résumé numérique) "l'Europe n'envisage pas de sanctions" (contre le fournisseur russe). Quelles sanctions??