Avant propos à l'intention des"gens" du Nôôôrd: Georges Frèche, Président de la Région Languedoc-Roussillon, qu'il avait voulu renommer "Septimanie", a réellement revendiqué la propriété des trouvailles arlésiennes, sans aucun autre fondement qu'une foucade. Arles est dans le département des Bouches du Rhône et la Région PACA
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"Il y a bien quarante ans, les habitants de la Gaule vivaient encore dans l'ignorance totale de leur vraie histoire. Ils étaient persuadés que les romains, sous la conduite de Jules César, avaient conquis et décrété province romaine l'ensemble de leur territoire. Puis, quelques siècles plus tard, d'autres vainqueurs, les francs, conduits par un roi, Clovis, avaient pris la place des romains, bien en peine de tenir leur empire. Par étapes, le royaume des francs était devenu le royaume de France, et ses habitants, les français.

Bien longtemps plus tard, la France avait aboli la monarchie et proclamé la République, et aucune portion du territoire n'avait échappé à ce destin.

Je n'étais plus un enfant depuis longtemps quand les historiens Goscinny et Uderzo ont révélé à leur concitoyens cette énormité: non, Jules César n'avait jamais été maître de la totalité de la Gaule. Pendant un temps encore indéterminé, un village gaulois avait résisté à l'occupation romaine, car ses habitants disposaient d'une force magique extraordinaire. Non seulement ce village tint en échec les légions de César, mais ils allèrent lui tailler des croupières un peu partout dans le monde d'alors, qui se limitait aux territoires bordant la "Mare Nostrum", appelée maintenant, prosaïquement, la Méditerranée (littéralement: (la mer) au milieu des terres).

Jules César, étant juge et partie, ne souffla jamais mot, dans sa chronique de la Guerre des Gaules, de ce caillou blessant dans sa chaussure gauche. Et comme pendant longtemps, les historiens s'en tinrent à son récit pour écrire l'histoire de la Gaule, nous, gaulois, vécûmes pendant des siècles dans l'ignorance. L'ignorance, c'est un trou, un manque, un rien. Maintenant, nous savons, et rien n'est plus pareil. Tout le mal que Jules César à dit des gaulois est devenu notre bien, notre gloire.

Ce préambule, stigmatisant la censure qui nous a privé pendant des siècles de notre véritable identité, était nécessaire pour dénoncer son obstination à cacher, non seulement les méfaits de Tchernobyl, mais aussi notre légitime histoire d'après 1789.

Non, la France (elle a gardé son nom officiel) n'est pas une République, une et indivisible. Il y persiste un petit royaume, niché dans le Languedoc, entre la mer Méditerranée, au Sud, les Monts des Cévennes, à l'Ouest et au Nord, et le Rhône, à l'Est.
Ne le cherchez pas sur une carte. La censure sévit toujours.
Mais ce royaume a un nom: la Septimanie, et un roi, Georges. Son numéro d'ordre dans la dynastie n'est pas connu avec certitude. La censure, vous dis-je.

De temps en temps, le Roi Georges arrive à échapper aux argousins qui le surveillent et à gagner un micro. N'importe lequel. Il confie à ce micro une déclaration qui rappelle son existence et sa contestation de l'ordre établi contre son gré dans ce qui est son royaume. Vous avez compris qu'il ne reconnaît pas la République française. A fortiori la souveraineté de cette "entité", comme on dit aujourd'hui, sur ses terres septimaniennes.

Or, il y a peu de temps (au regard de l'Histoire), des stipendiés de la République française, s'étant mis en tête de draguer le Rhône, fleuve frontière oriental du Royaume, comme je l'ai rappelé, et, à la hauteur de la ville d'Arles, ville contestée, puisque à cheval sur le fleuve, ont remonté un trésor, non d'argent ou d'or, mais d'objets d'art de la période de l'occupation romaine. Notamment, une énorme tête de marbre blanc, tellement impressionnante qu'elle a été attribuée au conquérant Jules César, né et mort bien avant l'invention de la photographie.

Personne au monde n'échappe à la nécessité d'avoir une généalogie, qui annonce et consolide la place qu'on occupe au présent. La gloire du jour doit être reliée à celle d'hier. Sa Vérité ne peut résulter d'un mensonge. La Gloire d'aujourd'hui prouve le Bon Sang d'hier. Les historiographes et les généalogistes du royaume de Septimanie se sont empressés de révéler au Roi Georges ses augustes origines: Il descendait de Jules César, par la cuisse gauche, justement. Doublement glorieux!

Il était donc l'héritier légitime du trésor, et il en réclama la restitution, menaçant de lever ses armées pour faire valoir son droit.

Passée la stupéfaction initiale, les représentants locaux de la République française ont dénoncé les prétentions du Roi Georges de Septimanie: le trésor avait été trouvé dans les eaux territoriales de la République et lui appartenait donc. Il serait exposé dans le Musée de la ville d'Arles, qui ne manifestait aucune velléité séparatiste.

On informa cependant le Président (de la République), qui demanda à son Ministre des armées d'avoir l'oeil sur le rebelle.

de notre correspondant particulier en Languedoc.

pcc Sceptix