Sous le titre "Manuel, Vincent, Arnaud, et les autres", Michel Noblecourt, éditorialiste du "Monde", nous offre dans le numéro du 21 Août une description de la situation du Parti Socialiste qui se veut une aide à sa compréhension. Utile aux militants eux-mêmes? Peut-être, mais sûrement pas jubilatoire.

Chaque "partie prenante" du Parti Socialiste pourrait être schématisée par la formule suivante: <--O->, O représente le sujet, et les deux vecteurs, dont l'un est deux fois plus puissant que l'autre, les deux oppositions qui lui sont "consubstantielles": celle dirigée contre Sarkozy, le paradigme de la droite, et l'autre...contre "les autres".

La formule se complète donc ainsi: S<--O->a

Si l'image des comètes s'est imposée, c'est que ces astres légers ont du mal à retenir leur propre substance, et, lorsqu'ils approchent du soleil, le "vent solaire" repousse les poussières et les particules ionisées qui forment la queue de la comète, TOUJOURS orientée dans la direction opposée à celle du soleil.

Cette situation est, pour les personnalités socialistes "candidates à l'investiture pour les présidentielles 2012", C.I.P-2012, pour être plus simple, à la fois nécessaire: le vent sarkozien les projette sur la scène et les illumine, et problématique: elles prennent toutes une orientation qui les dispose parallèlement les unes par rapport aux autres. Leur vecteur "anti-autres" est neutralisé.

Le Parti Socialiste en subit-il un préjudice? Je n'ai pas le droit d'en décider. Je ne peux que remarquer que cette situation de comète illuminée par le soleil sarkozien lui donne une cohérence et une visibilité qu'il n'aurait peut-être plus en l'absence de ce champ puissant.

Sceptique