Ils auraient pu ajouter, tant qu'ils y étaient, l'interdiction de prescrire les médicaments pas encore généricables, par nature très chers, comme les belles et jeunes femmes. Incidemment, ça ferait partir les industries pharmaceutiques, au grand soulagement des naturopathes et des herboristes. 

La prochaine étape, si la désobéissance est constatée, ce sera le visa par le commissaire de police, ou le chef de brigade de gendarmerie, des ordonnances!

Faire de la bonne-médecine-pas-cher, c'est sur, c'est dur! Plus d'une majorité, plus d'un gouvernement, ont essayé d'atteindre ce but enviable, en vain. La plus logique, celle concoctée par la première ministre de la santé du premier gouvernement de François Mitterand, visant à remplacer, en douceur, la médecine dure par les médecines "douces", a tourné court, prise dans le tourbillon de la première crise économique du premier septennat. Après, tous ont fait ce qu'ils pouvaient, avec ce qu'il y avait. Les claques électorales se sont succédées, également réparties entre la belette et le petit lapin. Raminagrobis est un traitre!

Les rapports de la médecine et de la politique, c'est une respiration, ample. Inspiration à fond, au Ministère et/ou, au Parlement. Expiration bruyante, mélange de sifflements et de râles, dans les cabinets et les hôpitaux.  La médecine étouffe, le Parlement ne manque pas d'air!

Bon, l'histoire continue, mais les étudiants ont du nez. Ils se pressent à la porte des Facultés de Médecine. Certains vont même porter leur obstination jusqu'en Roumanie. Devinent-ils que le "scrongneuneu" d'aujourd'hui, sera un "petits, petits" demain?

Sceptique