Des problèmes, disent les uns.

Pas de problèmes, s'écrient les autres. Arrêtons de stigmatiser ces pauvres gens! Laissons les tranquilles!

Et entre les deux?

Que ce soit à la ville ou à la campagne, les nomades ne passent pas inaperçus. Ils occupent les terrains qui leur sont réservés, ou parfois d'autres, qui n'ont que le défaut d'être d'accès facile. Certains, tous français, sont sédentarisés partiellement (en caravanes) ou complètement (en maisons ou appartements). 

Comme dans toute population, la majorité ne pose pas de problème, n'est pas agressive, exerce des petits métiers utiles, mais, par contre, aucun qui soit incompatible avec l'envie de bouger. Elle compte peu de fonctionnaires, d'agents de services publics, de professionnels ayant besoin d'investissements importants et d'une clientèle stable. 

Et elle comporte une minorité délinquante, pratiquant essentiellement le cambriolage, et plus si affinités.

Et alors? Où est le problème?

Elle accompagne la majorité dans ses déplacements, évacuant tôt ou tard le territoire qu'elle a écumé, et rendant difficile l'enquête des policiers ou des gendarmes. Et, point important, cette frange délinquante bénéficie de la solidarité sans faille de la communauté. Elle n'a à en craindre aucune dénonciation, ou une quelconque imprudence de langage. Un drame comme celui de Saint-Aignan-sur-Cher les a pris par surprise. À la douleur du deuil s'est ajouté le déni. Le fils tué, "bien connu des services de police", était innocent.

C'est cette solidarité élargie qui creuse un fossé d'incompréhension. Dans la société ordinaire, la complicité avec le délinquant, parfois douloureuse, se limite à la proche famille. Elle ne s'étend jamais au delà. Mais dès qu'il y a communautarisme, c'est toute la communauté qui fait bloc, quelle que soit la gravité du délit. 

Et il est difficile de nier que cet esprit communautaire ne concerne plus seulement, en France, que la communauté des gens du voyage  (romanichels, manouches, gitans). La plupart des immigrés forment des communautés solidaires et défensives, couvrant toutes les conduites de ses membres. C'est peut-être un échec de notre peuple* qui les accueille, mais, qu'est-ce qu'on en fait, de cet échec? On ne fait RIEN ? 

Que pourra faire, concrètement, efficacement, notre gouvernement? La difficulté de la tâche ne doit pas faire choisir l'abstention...militante. De même, dans le domaine de ce terrorisme qui s'exerce hors de notre territoire, sur nos humanitaires, qu'il est peu dangereux, pour le moment, d'enlever et d'assassiner. On ne peut rien, on ne peut rien, tel est le leitmotiv presque unanime exprimé par les médias. 

Je ne méconnais pas la difficulté des coups à porter, mais pensons pendant une minute à ce que feraient les israéliens, dans ces circonstances? 

Sceptique

* Qu'on ne me dise pas que c'est un échec du gouvernement. C'est celui de deux peuples, un à un.