En ce temps là, sur les terres des Parisii, César avait affaire à une coalition de Belges, venus du nord, et de Pictons, remontés du sud-ouest. Devenue incertaine, la bataille n'était plus faite que d'escarmouches, de part et d'autre d'une palissade, nommée mur d'Honorius.

L'été était bien avancé, avec quelques jours ensoleillés, sans pluie, et chauds. Les sentinelles de César ne manquèrent pas d'être intrigués par la verdeur du gazon et l'opulence de fleurs insolentes, copieusement arrosées par les combattants gaulois, chaque matin.

Or, César avait bien pris la précaution de s'emparer de l'unique source du secteur, dont le débit était ralenti, phénomène mis sur le compte des caprices du temps. Si les assiégeants, ou les assiégés, ne manquaient pas d'eau, n'en amenaient par tonneaux, c'est qu'ils avaient réussi à détourner une partie du flot, ou que ce flot s'était lui même partagé.

La surveillance fut renforcée, maintenue toutes les nuits, et dès le deuxième petit matin, les légionnaires de garde surprirent les fontainiers gaulois en flagrant délit de détournement de la source, avec la complicité d'un centurion romain, Detritus.

César, pour son salut, et celui des siens, fit boucher la fuite, et chasser le traître. La saison était déjà avancée, la fraîcheur de l'automne, annonçant un hiver rude, rendait urgente l'installation des camps où les légions prendraient leurs quartiers d'hiver. À condition que les troupes gauloises ne montent pas une nouvelle offensive, ou une manoeuvre aussi subtile, propre à humilier le conquérant.

*Extrait de "César Jules, la Guerre des Gaules, Tome XXI, Chapitre II, 2007-2012".

p.c.c. Sceptique

Les faits qui m'ont inspiré cette parodie de la Guerre des Gaules étant maintenant bien loin, je les rappelle: les fuites vers les journaux Le Monde et le Canard enchainé, en provenance du Ministère de la Justice , et la réaction, discrète, de l'Élysée.

 

 

.