Jacques Attali avait prévenu. Du G20 de Séoul il ne sortirait presque rien, en l'absence d'un compromis entre les USA et la Chine. Et en dernière analyse, c'est la Chine qui tient le reste du monde par le bout du nez. Mais il ne faut pas, pour le moment, qu'elle le laisse tomber! La dépendance inverse existe encore, tant que le marché intérieur de la Chine ne peut prendre la relève d'une exportation...que la Chine finance indirectement.

Dans le même panier que les USA se trouvent les pays développés, importateurs de leurs produits manufacturés courants. Dans l'ombre de la Chine, loin derrière elle, il y a les pays émergents, financièrement encore faibles, aux taux d'intérêt élevés pour retenir leurs propres capitaux, mais exposés à des afflux de liquidités, favorisant leur inflation.

Le déséquilibre concerne tous ces pays, mais les nôtres, les pays développés de l'Union Européenne, n'y sont pas prêts. Tout particulièrement la France, frappée par un obscurantisme économique chronique. Les autres paraissent, vus à une certaine distance, garder leur sang-froid, ou ne pas avoir déjà perdu l'expérience de la misère, sous la mainmise soviétique.

Les pays émergents comptent beaucoup sur le FMI. Mais dispose-t-il des fonds suffisants? Et surtout, ses dirigeants, exclusivement originaires des pays "riches"(il faut le dire vite!) sont présumés être regardants vis à vis des pays pauvres.

Nous, bien sûr, nous jurons de ne jamais avoir besoin du FMI, dont l'inquisition est tellement humiliante. Près de nous par l'esprit et le coeur, la Grèce a du l'appeler au secours en urgence. Et nous ne faisons "danser l'anse du panier" qu'à peine moins qu'elle!

Président de la République française, Président du G20 pour un an, Nicolas Sarkozy se sent de taille à relever le défi, à animer les responsables du G20 pour faire avancer les solutions, visant à rapprocher l'équilibre désirable.. 

Les défis, il adore ça.

Sceptique