L'hémisphère Nord est actuellement en hiver, et cette évidence n'échappe à personne, même si il, ou elle, se subit pas la galère des routiers et des voyageurs. L'évolution de nos sociétés s'est ainsi faite que nous n'aimons la glace qu'en été!

Le problème est que les climatologues sont actuellement en majorité à nous annoncer, depuis dix ans, que le climat "moyen" de notre terre se réchauffe inexorablement. Chaque année qui passe est annoncée comme la plus chaude jamais vue. Les preuves de l'assertion ne sont pas montrées. "On" est prié de le croire. Et d'accepter sans broncher, aussi, notre culpabilité de producteurs de CO2 et de méthane.

D'accord: il y a eu, à partir de la fin des années 90, une dizaine d'hivers plutôt doux, des températures négatives rares et peu marquées, une pénurie de neige dans les stations d'altitude moyenne. "C'est bien fait pour vous!", disaient les nouveaux prophètes. 

Mais dès l'hiver 2008/2009, "on" a vu revenir la neige en montagne et les gelées intenses dans les plaines du Nord. 2009/2010, pareil. En cette fin de l'année 2010, nous connaissons un hiver plus que précoce, plutôt tenace, et accompagné d'intempéries auxquelles, ni notre civilisation, ni notre administration, ne sont plus adaptées. Nos responsables de tous niveaux, complètement bluffés par les discours des scientifiques majoritaires et fiers de l'être, avaient mis le cap vers des tropiques remontés de mille kilomètres au moins! Confrontés au dérèglement "réel" du temps, nos concitoyens ont commencé à se tapoter le menton. 

La méthode scientifique repose sur deux principes: les faits observés et confirmés permettent d'élaborer une théorie, qui les réunit dans une cohérence. La nature est régie par le principe de non-contradiction.

Si des faits nouveaux apparaissent, en raison de l'affinement des observations, et sont confirmés par d'autres observateurs, c'est la théorie admise jusque là qui doit être mise en question, et non les faits contradictoires. Il faut élaborer une nouvelle théorie. À toutes les époques de l'histoire de la science, depuis Copernic et Galilée, les nouveaux faits et les révisions théoriques ont rencontré des résistances acharnées. Aucune révision n'est passée "comme une lettre à la Poste". 

Alors, que lit-on dans la presse, qu'entend-on sur tous les journaux télévisés, en réponse à nos doutes? "ON VOUS L'AVAIT BIEN DIT!" Tout simplement! Et d'expliquer que l'Océan Arctique, en se réchauffant, se débarrasse de ses glaces flottantes, et chauffe l'air au dessus de lui, qui fait une bulle de haute pression, qui pousse tout autour d'elle l'air froid qui s'est formé sur les terres émergées qui l'entourent (Scandinavie, Sibérie, Alaska, Terre de Baffin,  Groënland septentrional). Comment ils "voient" tout ça? Sur leurs écrans d'ordinateurs, tout simplement. Cela s'appelle des "simulations".

Ces déductions ne font pas l'unanimité des chercheurs, bien qu'ils utilisent tous la "simulation assistée par ordinateur", plutôt que l'inconfortable observation sur le terrain. Mais, si les médias se sont emparés avec gourmandise de ces suppositions, provenant de DEUX CHERCHEURS, c'est qu'elles vont dans le sens "correct" de la théorie en vigueur.

Ce qui me parait particulièrement grave, c'est l'affirmation par certains médias (écrits ou parlés) qu'en même temps que l'Europe pelait de froid, le Groënland jouissait, lui, de températures particulièrement douces, positives. Une simple vérification comme le permet Google, démontre la fausseté de ces affirmations: le Groënland habitable connait actuellement des températures négatives, de -2° à -8°, en milieu de journée et sous abri. Mentons, mentons, il en restera toujours quelque chose!

Déjà, le simple bon sens fait douter d'un tel mécanisme, qui impliquerait que l'air polaire, chauffé en été, le reste en hiver, tandis que la banquise s'est reconstituée sur la surface de l'Océan Arctique. Or l'air a une faible capacité calorique, se refroidit aussi vite qu'il s'est chauffé, et les hautes pressions polaires sont plus explicables par le refroidissement, la contraction et la densification de l'air qui s'y trouve.

Sceptique