Le réflexe, face à un attentat de cette nature et de cette ampleur, survenant en Norvège, point faible des nations, membres de l'OTAN, a été d'y voir la main d'Al Quaida ou d'un groupe terroriste éclos dans la communauté immigrée. 

Il n'en était rien: le poseur de bombe et le tireur fou qui a vidé ses chargeurs sur un rassemblement de jeunes d'un parti politique ne faisaient qu'un. Un norvégien pur sang, "pur aryen" auraient dit les nazis, se revendiquant "chrétien", d'une variété qui existe, certes, mais fausse, impossible, intolérable.

On est même en droit de douter de la santé mentale des fanatiques de cette catégorie, d'ailleurs, c'est à remarquer, agissant seuls, car incapables d'attirer qui que ce soit dans leur délire.

Ses victimes, des passants dans la rue, tués par la bombe, mais surtout des jeunes gens, tués de sang-froid, à l'arme automatique. Ceux qui ont échappé aux balles, s'exprimant devant les caméras, sont très certainement les enfants de ces immigrés, honnis par l'extrême-droite, à laquelle le tueur s'abreuvait, selon les dernières précisions.

Je présente mes excuses aux quelques lecteurs qui ont lu mon premier billet, rédigé à chaud ce matin, après avoir pris connaissance des bulletins d'information de la veille et de la nuit.

Sceptique

Note additionnelle du 26 Juillet 2011: "On" commence à s'apercevoir que des "alertes" sont parvenues aux services de sécurité norvégiens, mais qu'elles n'ont pas été prises en compte. "On" découvre que le parcours de cet homme a été "carencé", en tout cas du côté paternel. Loin des yeux, loin du coeur! Le refuge dans l'histoire, une histoire, bien entendu, mythifiée, est typiquement masculin*. La recherche de "ce qu'on aimerait être" sélectionne les héros, les guerriers, les conquérants. Passer au statut de martyr fait partie des solutions...attendues, car les plus vraisemblables.

*Parmi les bêtises qui circulent dans notre culture "moderne", l'idée d'une nature purement culturelle de la différence des sexes, la nature, corporelle, hormonale, n'ayant aucun rôle avant d'être reconnue par un discours identificatoire, du genre "tu seras un homme, mon fils!", est au service de la liberté des choix sexuels. Ces derniers ont-ils besoin de ce déni?