C'est une information* évidemment "exploitée" par les climato-sceptiques. Un prix Nobel de physique, américain d'origine norvégienne, a démissionné avec éclat de sa société savante, pour la raison que cette dernière exigeait de ses membres qu'ils acceptent, bien que sans objet en science physique, le dogme du "réchauffement climatique d'origine anthropique". Or ce savant, non climatologue, n'ignorait rien des réfutations de ce dogme, et, surtout, ne pouvait accepter une telle condition idéologique.

Il n'y a plus, de nos jours, de discours politique qui ne contienne une incantation s'y référant, une courbure de l'échine en direction de la nouvelle idole. Cette conviction détermine lourdement notre futur. Mais il faut convenir que le temps qu'il fait ou qui est annoncé avec une exactitude grandissante, occupe une grande part de nos conversations, et parfois de nos propres pensées. Un projet de voyage, de week-end, et le paramètre "météo" surgit.

Si, à l'échelle de la semaine, un sentiment de malédiction frappant ses deux derniers jours est patent, à l'échelle de l'année, parsemée de vacances petites ou grandes, la nourriture de notre paranoïa est abondante. Le ciel (le réel) nous persécute. Vacanciers et restaurateurs se partagent la souffrance.

Notre vie se déroulant majoritairement dans des villes, qui se sont étendues pour assurer leurs services à de nouveaux arrivants, en grand nombre, nous sommes témoins de ce que ces artifices humains au service de nos chaussures, posent beaucoup de problèmes aux trombes d'eau déversées par les orages.

Quant aux campagnes, pratiquant autrefois l'autarcie, dont seuls les surplus nourrissaient les proches citadins, elles ont maintenant la mission de fournir en masse à une échelle très large, dépassant nos frontières, le produit le mieux adapté à la terre et à son climat moyen. Que ce dernier se permette une fantaisie, et dérègle, en plus, ou en moins, la production programmée, et c'est la catastrophe de la pénurie, ou celle de la chute des prix.

Enfin, l'information en temps réel couvrant le monde entier nous fait vivre le plus intensément possible les calamités banales de régions du monde qui ne connaissent jamais la modération habituelle....de notre petite France. Comment ne pas transpirer à la description d'une canicule, frissonner à l'évocation d'une vague de froid, trembler devant le spectacle des effets terrestres d'un cyclone? Qu'on l'oublie après y avoir pensé n'annule pas le trouble ressenti.

C'est ce partage en temps réel des méfaits de l'atmosphère du monde, partout, absolument partout, qui nous rend perméables aux prophéties modernes. Nous sommes peut-être dans une phase "initiale", appelée à se développer, à s'aggraver, à se traduire par des pouvoirs sauveurs, entreprenant notre rééducation. 

Notre expérience d'autres rééducations, d'autres libertés obligatoires, nous empêchera-t-elle de tomber dans le piège qui nous est tendu?

Sceptique

*cf le site "pensée unique" (lien avec mon blog, catégorie "blogs à penser")