Il y a un peu plus d'un mois, Steve Jobs annonçait son retrait de la direction d'Apple, la firme qu'il avait contribué à fonder, et qu'il avait remise sur ses rails, après des années de somnolence.

Il devait se savoir perdu, pour avoir ainsi précipité son départ, mais sur cette affaire intime, il n'a pas desserré les dents.

De nouveau la question va se poser: Apple peut-elle vivre sans Steve Jobs? Il est sûr que beaucoup n'y croiront pas, que la Bourse mesurera leur panique.

Pourtant, aucune des raisons qui entretenaient la fidélité des "afficionados", qui faisaient le plaisir d'utiliser les machines, petites ou grandes, de la "Granny Smith" entamée*, n'a disparu, avec les produits lancés par Steve Jobs à la suite de son retour.

Il ne semble pas possible que personne, dans son équipe, ne sorte de l'anonymat, pour prendre en mains la firme, et lui maintenir son dynamisme retrouvé. 

Et la défendre, surtout, des croque-morts voraces, qui abondent dans les eaux de l'économie.

Sceptique

*"Granny Smith": c'est la variété, sûrement pas choisie par hasard, qui est le symbole de la marque. C'est une coriace, que n'importe quelle bouche ne peut pas croquer.