Que ce soit dans l'émission "Think Tank", où elle débat avec Olivier Ferrand, de Terra Nova, think tank socialiste, et ,à mon avis, qu'elle subjugue, qu'elle "souffle"*, ou, hier,  dans le OUI-NON de Michel Field, ce bout de femme m'épate par son intelligence, sa maturité d'esprit.

Elle fut l'égérie de la campagne présidentielle de 2007, qui la fit découvrir par des foules enthousiastes. Récompensée par un secrétariat d'État dans le premier gouvernement de François Fillon, elle se fit remarquer par son indiscipline, qu'on appelle aussi franchise. "Essayée" dans un autre "job", elle s'y montra aussi indépendante que dans le premier. Elle finit par sortir du gouvernement et représenter la France à l'UNESCO. Probablement pas assez "actif" pour elle, elle en démissionna.

Et comme elle connaissait aussi, sûrement, les mêmes frictions avec l'appareil très militaire de l'UMP, elle est finalement partie apporter ses talents à son annexe radicale, personnifiée par Jean-Louis Borloo. Le retrait de ce dernier de la compétition présidentiele à venir, rend sa liberté de vote à Rama Yade.

On a beaucoup parlé, ces temps-ci, de son différend avec la Municipalité de Colombes, perdue par la Majorité en 2008, au profit de la coalition de gauche, mais dont elle, Rama Yade, est toujours conseillère municipale. Elle est accusée de ne pas avoir de résidence dans sa ville, et a donc été rayée des listes électorales. N'ayant pu faire visiter qu'un appartement vide, le Tribunal n'a pu soutenir sa contestation de cette radiation. Elle a une autre adresse, se défend-elle face à Michel Field, pour protéger sa vie privée. Elle entend bien présenter sa candidature aux législatives dans la circonscription qui contient Colombes, car c'est une élection toujours soumise aux règles de la Révolution Française: tout citoyen français peut poser sa candidature à un siège de député.

Soutiendra-t-elle Nicolas Sarkozy, faute de pouvoir le faire pour Jean-Louis Borloo? "C'est possible", répond-elle, en affirmant qu'elle apprécie toujours ses qualités, sa capacité à agir. Pourrait-elle se rapprocher de François Bayrou? Elle reste évasive. Lui-même l'a-t-elle approchée? Non, affirme-t-elle.

Quand on dit d'une personne qu'elle a du caractère, il y en a une part de mauvais. Celui de Rama Yade, seuls ses mentors l'ont essuyé. Rien n'en parait dans ses rapports avec les journalistes. Mais sa propulsion au niveau gouvernemental, récompensant sa collaboration efficace à la campagne, se heurta à son retard en langue de bois. L'usage de cette dernière n'est pas infamante en politique, et diablement utile.

Sceptique

* "Il"ne semble pas en être malheureux!