Une histoire à faire pleurer Ségolène dans sa chaumière! Les rêves de conduire au gnouf Balladur, Copé, Sarkozy, Léotard, et quelques autres "copains", pour financement de campagne électorale grâce à des rétro-commissions sur des ventes de sous-marins "classiques" au Pakistan, semblent devoir se muer en cauchemars tissés de frustrations.

Comme chacun sait, la séquence s'ouvre sur un attentat au véhicule piégé, déclenché par un kamikase, qui a tué, à Karachi, Pakistan, onze techniciens et ingénieurs de la DCN (Direction des Constructions Navales), détachés au Pakistan pour la mise en service des sous-marins vendus. Il paraissait vraisemblable que cet attentat, visant à la fois le gouvernement pakistanais et son allié occidental, la France, avait été commis par les islamistes pakistanais, qui veulent se substituer au pouvoir militaro-bourgeois qui régnait sur le Pakistan d'alors.

Je ne me souviens plus du moment précis où surgit une nouvelle hypothèse: l'attentat était une vengeance de pakistanais, "sucrés" de leurs commissions après la décision de ne pas les verser, prise par le président Jacques Chirac, élu en 1995. Il s'était vu menacé par la candidature d'Édouard Balladur, Premier Ministre de la deuxième cohabitation des années Mitterrand. Il ne résista pas, semble-t-il, à la tentation d'annuler quelques  décisions prises par son rival.

Les familles des victimes de l'attentat de Karachi, en manque d'explications, s'empressèrent de se porter parties civiles dans le procès instruit par la justice sur un possible financement illégal de la campagne du candidat Balladur, en 1995. Un témoin très spontané, proche, de plus, des politiques impliqués dans cette histoire, offrit ses services au magistrat instructeur. Ses témoignages furent très impressionnants par leur précision. Les défaiseurs de réputation se frottèrent les mains. Mais voilà que, un par un, les témoignages du chevalier blanc donnèrent des signes de faiblesse, puis s'écroulèrent. Ceux qui étaient désignés par lui comme ses informateurs démentaient à tour de rôle le connaitre ou l'avoir rencontré.

Ce sont les divers journalistes qui se sont intéressés à cet homme, dont vous pourrez découvrir les mensonges dans le "Monde"(il faut remarquer sa rigueur dans cette affaire) du 23 Mars 2012, page 16, qui l'ont finalement lâché.On peut imaginer que le juge d'instruction sera, lui aussi, amené à réviser son dossier.

Sceptique