Avant que l'homme apparaisse, notre terre a connu plusieurs bouleversements climatiques, ou physico-chimiques, qui ont mis à mal sa "biosphère" avec une réduction de la masse vivante de 90%. Les victimes étant toujours les plus volumineuses des formes vivantes, c'est par leurs plus petits que la vie continuait, et refaisait des formes plus complexes qui repartaient à la conquête des espaces. La toute dernière en date de ces extinctions massives, fut celle des dinosaures (entre autres), dont les savants se disputent la cause: chute d'une météorite massive dans la région mexicaine du Yucatan, ou éruptions volcaniques massives sur le continent indien. Les deux conjugués, peut-être, qui modifèrent la température de la surface terrestre, et la composition chimique de l'atmosphère .

Tout indique que les soixante-cinq millions d'années qui suivirent furent suffisantes pour encombrer la terre de formes vivantes les plus diverses, dont, hélas, l'homme. Qui, lui, trouva le moyen, grâce à son aptitude à la parole, à l'échange des connaissances, et à la formation de cultures, de maitriser peu à peu l'environnement, et le mettre à son service. Son ingéniosité l'aide tellement bien à capter à son profit les ressources de la nature, qu'il en resterait moins ou plus du tout pour les autres espèces.

Une étude, forcément "sérieuse" publiée dans la revue "Nature", établirait avec une quasi certitude, que les modifications causées par la prolifération de l'homme et des artifices qu'il a inventés pour que cette rupture d'équilibre devienne certaine, feraient que le basculement de la biosphère de la vie vers la mort, devrait se produire "à la fin de ce siècle". Et de manière ir-ré-ver-si-ble 


C'est parfaitement clair: sans nous, ou même avec quelques humains misérables et abrutis qui auraient survécu au déréglement du climat, ou à l'atroce empoignade des peuples soucieux de sauver leur peau, la vie sur terre s'éteindra totalement sans qu'aucune bactérie ou monocellulaire ait le temps de relever le défi. Quand bien même elle y parviendrait, une nouvelle évolution aboutissant à un nouvel homo sapiens, un paquet de millions d'années plus tard, n'aurait rien de certain. Nous savons par ailleurs que la vie de notre soleil aura aussi une fin, que notre planète sera réellement invivable, bien avant ses derniers feux, dans cinq milliards d'années!.

Tout ça nous est rapporté en détail et avec de beaux schémas, par la journaliste du Monde, Audrey Garric. Elle ne pourra pas se plaindre de ne pas avoir été commentée: plusieurs centaines, d'accrocs à la vie, avant que je sois en mesure d'ajouter mon grain de sel...ce à quoi j'ai renoncé..
On aime, ou on n'aime pas, mais je dis "bof!!!". Rien ne pourra l'empêcher.

Sceptique

Note du 28 Juilet (suite au commentaire ci-après): L'existence d'un vrai chantage à la "Fin du Monde", avec ses intérêts à la clé, avait besoin d'être rappelée. Deux références me paraissent également mériter un rappel: celle de Jacques Monod, qui propose l'aphorisme: "La vie est née par hasard, et s'est perfectionnée par nécessité." (Le hasard et la nécessité, 1970), et celle de Stephen Jay Gould, qui propose une parabole, celle de l'ivrogne déambulant sur un trottoir bordé d'un mur, et finissant par tomber dans le caniveau(par nécessité!). Le mur représente la vie "primitive" des bactéries, leur prolifération, et leur présence dans les milieux les plus improbables, les plus hostiles. Elles constituent la réserve de vie, à partir de laquelle la biosphère pourra toujours reconquérir l'ensemble des parties de la terre compatibles avec la vie. L'ivrogne représente les espèces complexes, comme l'homme, dont l'adaptation au milieu est limitée. Il est évident que sans ses artifices divers, l'homme ne pourrait être si répandu et apparemment si bien adapté à toutes les conditions. Son goût pour l'ivrognerie, par excès désespérant de conscience, le mène à la rencontre de son sort funeste.

Deuxième note de ce jour: Une autre information findumondiste courait sur les ondes en même temps que celle que j'ai commentée: La couverture glaciaire du Groënland était le siège d'une fusion estivale accélérée susceptible d'en faire disparaitre 97%. Bigre! Il fait un temps sec et chaud sur les États-Unis, mais qui affecte les deux tiers ou les trois quarts sud. Le Groënland est bien loin et pas à la portée d'un coup de sirocco nord-américain. Sous le titre "une vraie fausse nouvelle", le "Monde" daté du 27 Juillet, tout en confirmant "un tout petit peu", l'information, lui fait perdre de son importance, et...de sa nouveauté. Il s'agit en fait de la formation à la surface du glacier d'une mince pellicule d'eau liquide dont les propriétés optiques sont détectées par les satellites d'observation. Bien sûr, cette mini-fusion témoigne d'une température positive de l'air qui est en contact avec la glace. C'est aussi la saison des effondrements de fronts glaciaires en contact avec la mer, et celle du détachement d'icebergs. 

En tout cas, ce phénomène de formation d'un film liquide en surface de la glace n'est pas inconnu. Ses traces se retrouvent dans les carottes de glace, étudiées comme archives du climat. Elle semblent avoir été relativement fréquentes  lors de "l'optimum médiéval", qui correspond à la colonisation du Groënland, dont on connait le triste sort: "oubliés" là-bas lors du refroidissement survenu à partir de 1.500 de notre ère, ces colons sont morts de faim et de froid.

Mais, ne nous faisons pas d'illusions, la part de bobard de ces informations ne sera pas perdue.

Note du 4 Août 2012: Pour des précisions plus savantes et plus complètes, voir le site "Pensée Unique"( cliquer sur le lien présent dans la colonne de droite, "Blogs à penser" ), article daté du 3 Aout 2012.