Comme n’importe quel français, j’ai du mal à comprendre la société américaine, et le modèle de vie démocratique qu’elle s’est donné. Mais j’ai le sentiment que les français sont sensibles aux traits d’humanité qui font la différence entre les candidats aux élections présidentielles américaines, et qu’ils ne se trompent pas dans leur choix. Moins que les américains, même !

Nous avons porté l’Obamania en 2008, et en cette année 2012, le choix entre le Président sortant et son challenger conservateur Mitt Romney, est de nouveau très franc. « Nous » croisons les doigts, malgré notre impiété, pour que les électeurs américains votent bien, comme nous le préférerions.

Que Barack Obama soit un pur américain, faisant passer les intérêts de son pays avant toute autre considération, n’altère pas « l’identification » que ressentent les français à son égard, comme à la plupart des candidats démocrates. En bon catholiques, même, « ex », nous avons du mal avec le culte du fric.

Au delà de ces sentiments épidermiques, il y a une part de raison et de mémoire. Les démocrates ont toujours été pour nous plus amicaux et plus généreux. Le monde a moins souffert à cause d’eux que des conservateurs, qu’ils appellent « républicains ».

Sceptique

Note du 4/10/2012 : Le Monde du 4 Octobre 2012 consacre plusieurs articles à Britt Romney et à Barack Obama( p. 22, 23, et 32)