Une grave question est posée à la majorité au pouvoir : la France a-t-elle besoin, ou non, de tous les citoyens français ? Non pas uniquement pour leur soutirer de l’argent s’ils en ont encore, mais aussi de leur activité, de leur participation à la vie économique et sociale du pays ?

Son premier réflexe a été de répondre qu’elle ne se souciait que du « peuple de gauche », que c’est au tour des ces 52% de citoyens (en 2012) de bénéficier de toutes les attentions positives, que les autres n’ont d’autre droit que d’accomplir leur tâche.

Comme le rappelle Martine Aubry, les industriels n’ont à s’occuper que de faire marcher leur affaire et fournir des emplois. Elle a du apprendre ça dans feue la société Péchiney, qui a, un moment, utilisé ses compétences.

Le « de quoi je me mêle ! » a échappé de la bouche d’un paquet de congressistes du P.S., dérangés pendant leur messe par le pavé lancé par les patrons de grandes sociétés, en particulier du CAC 40: »si vous voulez qu’on assure les fins de mois de vos mandants, abaissez nos charges de 30 milliards ! »

Pour rester logiques avec eux-mêmes, les responsables politiques de l’économie avaient bien été obligés d’entendre ceux sur lesquels ils font reposer le futur, les entrepreneurs innovants, pouvant soutenir la concurrence. Ces derniers, encore petits, mais actifs sur d’autres créneaux que le presse-purée à manivelle, avertis de ce qu’ils auraient 65% d’impôt sur la plus value de leur entreprise, s’ils réussissaient, sont allés dire qu’à ce tarif là, ils préféraient arrêter tout.

« Quels ingrats, ! » ont crié quelques uns, « alors qu’ils ont bénéficié de l’aide d’Oseo ! » Une dette envers l’État, même remboursée, principal et intérêts, ne s’efface moralement jamais ! », ont-ils conclu*.

L’offensive des patrons des sociétés de dimension internationale, admonestés par le Président de la République, qui leur a signifié qu’ils n’avaient rien à attendre en échange de ce qu’ils allaient avoir à donner, se sont rappelé, une fois passé l’effet de surprise, la recommandation divine : »Demandez, et on vous donnera ! »

Le Président François Hollande leur a annoncé qu‘il serait tenu compte du rapport Gallois, devant être remis au gouvernement le 5 Novembre 2012. Mais son Ministre Pierre Moscovici a déjà écarté tout allègement des cotisations sociales.

Les arbitres seront les chômeurs.

Sceptique