Le mouvement écologique, qui s’est choisi le nom d’Europe Écologie-Les Verts, présente deux traits essentiels.

C’est un rassemblement d’hommes et de femmes dont la préoccupation unique est le sort de notre planète, malmenée par une espèce particulièrement nocive, l’homme ordinaire (non écologiste).

Ce rassemblement désavoue globalement les civilisations humaines existantes, toutes postulant le droit des hommes à vivre le mieux possible des ressources de la terre, amplifiées par les technologies diverses inventées par eux-mêmes.

Cette réussite de l’humanité a favorisé sa prolifération sans frein et, pour finir, depuis deux siècles, la consommation des ressources d’énergie fossile accumulées pendant des milliards d’années, dont l’épuisement est en vue*.

Cette consommation, uniformément accélérée, aurait déréglé le climat, par l’accumulation de gaz « à effet de serre », au premier rang desquels le gaz carbonique, produit de la combustion de toute substance contenant du carbone.

L’influence de la mise en garde écologiste se heurte à l’ampleur des sacrifices exigés de l’homme (ordinaire) occidental**, en tête de l’évolution technologique depuis plus d’un siècle, et maintenant suivi de près par les pays « émergents », de taille et de population respectables, rattrapant à grands pas le retard, grâce à un assimilation des méthodes, à une participation conséquente aux échanges mondiaux de matières premières et de productions industrielles, et à une amélioration concomitante de leur niveau de vie, c’est à dire de leur consommation de biens et d’énergie.

Né d’une prise de conscience au sein même de ce monde occidental, convaincu d’être le seul à avoir raison, le mouvement écologiste est cependant impuissant à enrayer la course folle, vers sa perte, de l’humanité. Il doit convaincre et mettre dans le coup d’autres forces politiques, disposées à lui prêter main forte. Toutefois, la logique propre du projet écologiste implique la satisfaction complète de ses exigences. Et c’est là, forcément, que, dans une démocratie, « le bât blesse ».

La situation actuelle créée par la victoire du candidat socialiste à l’élection présidentielle, la formation d’une majorité socialiste large au parlement, et un contexte économique tel, que « quand le feu est au château, « on » ne s’occupe pas des écuries », retire toute chance aux alliés écologistes de voir leur propre programme prévaloir sur celui du Président et de son gouvernement, déjà obligés d’en rabattre sur leur sentiment de toute puissance, de se colleter aux faits.

On peut douter que la situation se montre plus favorable à bref délai. Jean-Vincent Placé met le premier « les pieds dans le plat »….pour être « le premier ! »

Sceptique, 10 Novembre 2012

*Plus particulièrement des plus commodes, le pétrole et le gaz.

**Le peuple japonais a adopté très vite le mode de vie matériel de l’occident, et a participé, au plus haut niveau, à la compétition technologique et productiviste.

Post-scriptum du 11 Novembre : Sur le champ de bataille de Notre-Dame des Landes, Loire-Atlantique, où se joue le sort du combat entre l’agriculture bio et la manie des amateurs de voyages lointains, crimes contre la planète, « IL » était là, pas seulement pour se faire photographier, comme Monsieur Fenouillard, mais pour dire tout le mal qu’il pense de cette fantaisie, qui marque à la culotte le ci-devant Chef du Gouvernement.