J'emprunte ce titre à un ouvrage de Tahar Benjelloun, et je lui en demande pardon. Les événements réels qui ont environné la désignation "sur le fil" du Président de l'UMP, cet "oubli" de trois DOM-TOM dans le décompte des suffrages, font un choc  qui met à mal mon scepticisme, pour le coup "optimisme béat". Il est sûr qu'il y a, qu'il y aura abcès, et que le coup de bistouri sera nécessaire.

Je reconnais l'habileté et le sens de l'avenir de François Fillon, de refuser publiquement un poste qui lui reviendrait si ces voix oubliées étaient prises en compte. Tenir pour nul et non avenu un scrutin aussi équilibré, et lui substituer un "médiateur" consensuel se chargeant de recoller les morceaux, et de reporter la compétition aux "primaires" de 2016, est un bon compromis.

Jean-François Copé serait tout aussi raisonnable de l'accepter. L'erreur pèse sur sa légitimité, et, finalement, sa victoire, de toute façon, courte, lui enlève de l'ascendant nécessaire sur l'ensemble du mouvement. Déchargé de la conduite des troupes* de l'UMP, il pourrait, à loisir, peaufiner son programme de candidat à la candidature présidentielle de 2017. 

Autre habileté, l'intention, en cas de refus de Jean-François Copé, de soumettre à la Justice le litige, annoncée par François Fillon? En ne poussant pas la Justice dans les reins, en lui laissant prendre son temps, le gros pétard n'éclatera qu'à l'approche de la Présidentielle 2017.

Pas de doute, "il faudra raison retrouver!"

Sceptique

*Jean-François Copé a beaucoup exprimé, pensant la dernière campagne présidentielle, et pendant la sienne propre, son penchant pour la charge de cavalerie à la Murat. Bonaparte au Pont d'Arcole a du l'inspirer aussi. Si ce "panache" imprègne toujours nos esprits, il ne convient plus à la fonction présidentielle d'aujourd'hui. Un Président n'a pas besoin de s'exposer aux coups. Il sera servi, de toute façon.