Un commentaire d'un journal québécois ramène mon attention vers la crise de l'UMP. 

Pour "calmer le jeu", Alain Juppé, accepté par les deux parties comme médiateur, a demandé expressément que les personnes ayant exprimé notoirement leur soutien à l'un ou à l'autre, ne siègent pas lors de la réunion de la Commission de Recours. François Fillon approuve cette demande, mais Jean-François Copé refuse cette précaution, en invoquant le droit. Les membres de la Commission de Recours ont été nommés antérieurement à l'explosion de la crise.

Que peut-on penser de ce qui parait pouvoir constituer un obstacle redhibitoire à la médiation d'Alain Juppé?

Cette Commission aura pour tâche de recompter les suffrages, après la mise à l'écart des résultats de certains bureaux de votes suspects de fraudes, et réintégration des résultats des fédérations "oubliées". Ces vérifications, si j'ai bien compris, se feront sous l'oeil vigilant des deux parties, et de leur arbitre. L'arithmétique n'est pas relativiste, les résultats de soustractions et d'additions ne se décident pas "aux voix". Après ce qui s'est passé, dont personne ne se réjouit, il faut penser que tout le monde sera "bien élevé".

Au bout de ce nouveau décompte, les résultats ne devraient pas être très différents de ceux de la COCOE. Le vainqueur n'aura qu'un nombre faible de voix d'avance. Il serait alors le plus raisonnable de tenir ce scrutin pour nul, et d'en prévoir un nouveau dans quelques mois. Et, en attendant, d'organiser une direction collégiale équilbrée, ou même composée de personnalités n'ayant pas exprimé de préférence pour l'un ou l'autre candidat.

Sceptique

P.S.:Il n'est évidemment pas impensable, que certains créent un incident déplorable. C'est, je pense, la raison pour laquelle le médiateur préfère l'absence des trop chauds partisans.