CRISE DE L'UMP

La crise de l'UMP n'est qu'une affaire d'hommes, et non de doctrines politiques ou de statuts, qui ne sont que des armes, entre les mains des protagonistes.. Déjà, en Juillet de cette année, lorsque cette rivalité entre le Secrétaire Général de l'UMP, et l'ancien Premier Ministre, François Fillon, devenait "visible", le premier, Jean François Copé, se trompait en disant voir des divergences de projets politiques, et non une rivalité d'hommes ambitieux*, "libérés" par la défaite de leur chef commun naturel, Nicolas Sarkozy. Jean-François Copé, plus que jamais à cet instant, mettait son mouchoir sur l'aspect "rencontre d'un homme avec un peuple" de l'élection présidentielle, qu'il a programmée pour lui en 2017. Chef d'une armée, chef de guerre, la valeur et la discipline de ses "petits soldats" lui assurerait la victoire. Prendre les militants et les électeurs comme des bidasses, et leurs parlementaires comme leurs caporaux, était de l'aveuglement. Qui se prolonge par sa manière cassante de prendre le conflit comme une simple désobéissance, à mater. Quand on se réclame du gaullisme, il faut placer la désobéissance comme une option possible de l'homme libre et responsable.

Il a plus de quatre ans devant lui pour faire son "come back", comprendre son erreur tactique. Comprendre que la discipline, réelle, de tous ceux qui composaient l'UMP jusqu'au Dimanche 18 Novembre, était volontaire, un choix conscient, et conditionnel. Qu'il y ait tout d'un coup une "désobéissance", allant jusqu'à la scission temporaire de la représentation parlementaire, justifierait une analyse moins "caporaliste". Elle justifie toujours une conciliation, fruit d'une intelligence politique, et surement pas d'une générosité royale. Ce n'est pas la Présidence de l'UMP qui désignera le futur Président de la République issu de ses rangs.

VICTOIRE À LA PIRE RUSSE À FLORANGE?**

Il l'a dit sans le dire à l'Assemblée Nationale. "Il" a dans sa poche, le Ministre Montebourg, un repreneur plein aux as, qui se fait fort de faire marcher les hauts-fourneaux avec du coke et du minerai, acheminés par les trains de la SNCF ou par péniches, c'est à voir. "Il", le repreneur, lorgne aussi sur le laminoir, rentable, lui. Si Mittal ne veut pas, "on" le lui prendra, par raison d'État, en l'indemnisant, aux frais du même, parce que la spoliation à la soviétique n'est plus convenable que pour quelques nostalgiques de la lutte des classes. La rumeur tenace dit que ce repreneur est un "oligarque", c'est à dire un ancien cadre de l'industrie soviétique qui a privatisé, à son profit, des biens nationaux de l'URSS. Notre gouvernement va donc nationaliser un bien privé pour donner le coup de pouce nécessaire à la dévolution du bien en question. Le passé garantit l'honnêteté du repreneur, n'est-ce-pas?

Sceptique

*Je suis convaincu que Jean-François Copé a les compétences pour assumer cette fonction. Mais la compétence ne suffit pas. Il faut le charisme, ou le "feeling", en plus (les compétents sont plus nombreux que les aptes). L'aptitude "psychique" est elle innée, ou acquise, demandera-t-on? L'acquis s'appuie sur l'inné.

**Entendu ce matin d'un responsable syndical de Florange: "la victoire est proche!" Où peut-on trouver la liste des victoires, réelles et constantes, d'une action syndicale en France? 

Post-scriptum: Sur le site Telos, Élie Cohen "exécute" l'incompréhensible intention du Ministre Montebourg, suivi par le Gouvernement et le Président Hollande, de nationaliser l'implantation de Mittal à Florange, pour sauver des emplois non rentables. Il n'y a d'autre argument pour, que le droit de le faire! Et de payer.