J'aime bien écouter, en fin d'après-midi sur LCI, la brève émission de Michel Field, le OUI-NON. Qui consiste en une série de questions sur l'actualité politique, auxquelles l'invité doit répondre par "oui", ou par "non", sans se justifier. Les questions et leurs réponses sont ensuite reprises, dans le détail de leur élaboration.

Ces jours-ci, je n'ai entendu que des entretiens du journaliste avec des "personnalités de gauche". À tous, Michel Field pose, à la fin, la question suivante:"Croyez-vous à une réconciliation de Jean-François Copé et de François Fillon?" Un NON très convaincu est leur réponse constante, assortie d'un questionnement sérieux sur l'appartenance de ces deux personnalités à l'humanité, ainsi que celle de leurs partisans.

Comment peut-on imaginer que des personnalités engagées à gauche, au rôle plutôt secondaire, pourraient souhaiter la fin des ennuis de l'UMP, la principale force de "leur" opposition? Pour croire à (ou "en"), il faut engager son désir, souhaiter la vérité. En tout cas, c'est vrai pour la politique, qui n'est pas du domaine de la science.

On ne peut que rire de ces hommes qui analysent doctement la dispute des deux personnalités de l'UMP, comme s'ils étaient au fait de leurs tractations, de leurs bonnes ou mauvaises raisons. Ce n'est qu'un "à côté" de la "Comédie du Pouvoir", qui se joue, sans relâche, depuis l'avènement de la Vème République, où le mot "pouvoir" a pris du poids.

Michel Field, à mon avis, pourrait dispenser ses invités de cette question, comme il ne les inviterait pas à répondre, en public, à cette autre question:"Aimez-vous votre femme?"

Sceptique