La résistance des enseignes de bricolage, astreintes à fermer le Dimanche, a été le révélateur d'un lot de casseroles à en faire un concert. 

Benoît Hamon, Ministre puisé dans l'aile gauche du parti, s'est drapé dans la défense de la justice, pour une fois douce à ses oreilles et à son coeur. Auparavant, ses mêmes oreilles avaient été sourdes aux  souhaits des travailleurs concernés, n'ayant que ce seul emploi là, bien payé, pour vivre.

Marisol Touraine, bien que pas concernée par la question, ressent la décision comme révélatrice des absurdités de la loi. Elle appelle à la réflexion, en vue d'une réforme pragmatique. 

Michel Sapin, sans doute comblé par les derniers chiffres du chômage (pas les vrais, les faux!), ne voit pas la nécessité d'un changement.

Mais le plus énorme, révélé par un journaliste de BFM, c'est la motivation des syndicats qui montent des procès et les gagnent. Ce sont eux qui encaissent les pénalités payées par les contrevenants. C'est bon pour leurs caisses et celles de leurs avocats chéris. Des travailleurs, ils n'ont rien à cirer.

On se demandait comment les syndicats arrivaient à vivre avec 8% d'adhérents. On comprend mieux maintenant.

"La force des puissants est faite de notre faiblesse."(La Boétie). Encore une occasion de le vérifier. Il faut féliciter les commerçants et leurs personnels d'avoir tenu bon, et préféré l'audace à la soumission. Le pavé dans la mare aura provoqué des remous salutaires.

Avant d'être élu, François Hollande dénonçait "la Finance", sans la localiser, sans donner les moyens de la traquer. Cette affaire nous rappelle ce que nous savions déjà: l'argent n'a pas d'odeur.

Sceptique