Le climat de la terre et son devenir, sont, depuis quelques années, l'objet d'une polémique entre les climatologues "officiels", auxquels ont été confiés par les gouvernements la mission de les informer de l'évolution du climat, fortement soupçonné d'aller vers un réchauffement global(dont serait responsable la consommation d'énergie fossile par l'ensemble de l'humanité), et les groupes de pression que sont les fabricants de machines de toutes sortes, les fournisseurs de gaz, de pétrole*. Ces derniers, bien entendu, auraient pris à leur service d'autres scientifiques, qui, moyennant finances, contesteraient, tant les effets que leurs causes, exposés par les premiers. 

Il est postulé que les citoyens ordinaires ne sont absolument pas blessés par ces accusations, et seraient prêts à renoncer à tous les bienfaits de la civilisation matérielle, si, à ce prix, ils pouvaient sauver la planète. Je confirme cette information: tous ceux que j'ai rencontrés et interrogés m'ont déclaré que leurs voisins exagéraient vraiment.

Pour éviter d'apporter des arguments aux climato-sceptiques, arguments qui pourraient semer le doute dans l'esprit des profanes de la science météorologique, les climato-convaincus évitent carrément tout débat public avec un climato-sceptique. Attitude qui émeut tous ceux qui voient d'un mauvais oeil une telle attitude, contraire à la recherche de la vérité. 

Mais, c'est logique, puisque le réchauffement climatique anthropique est La Vérité , et sa mise en doute, une marche vers l'Erreur.

Laisser l'opinion publique s'emparer avec autorité de cette négation serait une faiblesse insigne, une fragilisation des politiques chargés de mettre en actes toutes les mesures de réduction de la consommation d'énergie, soit par réduction volontaire des besoins (baisser la température de l'habitation, s'y couvrir plus chaudement), soit par renoncement à des conduites énergivores, comme manger des oranges, ou partir en vacances.

Par contre d'autres sujets scientifiques, comme les OGM, les nano-technologies, les ondes électro-magnétiques, doivent absolument être débattues publiquement, et non abandonnées aux seuls spécialistes. Car le bon peuple pourrait cesser d'avoir peur, faute de rappel des dénonciations.

Sceptique (source: Cahier "Sciences et Médecine", Le Monde daté du 23 Octobre 2013)

*Si le prix des carburants semble freiner, au sens propre, un certain nombre d'utilisateurs, ce qui fait baisser la consommation et le kilométrage parcouru de 1 à 2%, dès que la hausse met en émoi les médias, la menace d'une pénurie se heurte à une totale indifférence.