Les sondeurs ont reçu au moins une commande, en ces premiers jours de l'année: rendre compte du degré de croyance dans les voeux présidentiels!

J'ai peine à croire que les citoyens français d'aujourd'hui attendent autre chose des voeux présidentiels que l'expression d'une courtoisie. Si les déluges de voeux des premières heures du mois de Janvier avaient une influence sur les malheurs des français, ça apparaitrait dans les statistiques, et on les renouvellerait tous les matins.

Grâce au sondage, nous apprenons ce que nous savons depuis des mois: François Hollande a encore la confiance de 26% des français (21, un peu, 5, beaucoup), tandis que 71 % ne lui font pas confiance, et qu'un solde de 3% ne se prononce pas. On peut dire, aussi, qu'il a perdu la moitié des électeurs qui l'ont porté au pouvoir en 2012.

C'est bien parce que l'art de la politique est difficile, et l'opinion des citoyens, versatile, que des institutions et un calendrier de leur renouvellement ont été établies, et s'imposent à toutes les parties prenantes de la classe politique. Ce ne seront jamais les bons voeux qu'il fera les trois prochains jours de l'an, qui détermineront l'état de l'opinion, mais le vécu de la majorité des français au jour le jour, pendant ces trois ans et demi restants.

Les membres d'une majorité portée au pouvoir, du Président de la République, jusqu'au plus novice des députés, peuvent avoir, au début, l'illusion qu'ils peuvent faire n'importe quoi, qu'ils ont l'exclusivité de la légitimité, mais ils sont vite rappelés à la modération par l'émeute, ou par les douches froides du Conseil Constitutionnel. La tâche à accomplir reste, elle est due au pays en contrepartie de la confiance qui a été donnée. Il ne s'agit plus de souhaits ou de voeux, mais de devoirs.

Plus de sondages, alors? Il faut bien que les journaux vivent, et que les blogueurs aient quelque chose à dire. Vivement le suivant!

Sceptique