Quand Michel Rocard a lancé sa Contribution Sociale Généralisée, au taux de 1%, il a annoncé en même temps qu'elle ne serait pas déductible du revenu à déclarer. Il fallait apporter un peu d'argent frais à la Sécurité Sociale, mais ne pas le retirer au fisc. C'était, en fait, un impôt de plus, et non un prélèvement obligatoire.

Je n'imaginais déjà pas, à l'époque, que les besoins des assurances sociales s'arrêteraient là, et ce principe de non déductibilité, si le taux grimpait, arriverait vite à l'insupportable. C'est ce qui se passa quand le taux atteint 2%. Au delà, la CSG ajoutée devint déductible, comme toute charge obligatoire. Pour la commodité des employeurs, il fallut une ligne de plus sur les bulletins de salaire!

À cause de Sarkozy, bien sûr, notre gouvernement est toujours aux abois. À moins que ce soit aux aboiements. Il ne sait plus où trouver l'argent qui lui manque et que l'économie ne lui fournit plus. Il ne reste que les contribuables, chatouilleux et criards. Comment leur vider les poches sans qu'ils s'en aperçoivent, tel est le dilemme soumis aux technocrates de Bercy. Il est sûr que les 5,5% de CSG, s'ils devenaient non déductibles, feraient une perte de pouvoir d'achat du même ordre pour tous les foyers, et quelques milliards de plus pour l'État. Les parlementaires de l'opposition ont déjà commencé à crier.

Tant qu'à faire, et ce serait encore de l'anti-sarkozysme sacré, pourquoi ne pas déclarer non déductible l'ensemble des prélèvements obligatoires et imposer le revenu brut?

Sceptique