Un divorce, ça libère. On n'est plus obligé de faire semblant de s'aimer, pour la galerie. Cécile Duflot avait toutes les dispositions naturelles pour tirer la première sur l'infidèle.

"Hollande est incapable de prendre une décision". Constat qui rassemble de plus en plus d'approbations, mais c'est méchamment envoyé!

Bien sûr, on peut l'entendre autrement:'Hollande est incapable de prendre une décision...conforme aux exigences de "l'allié" EELV.

D'un côté, tant mieux, car ces exigences sont exorbitantes, et annuleraient tout espoir d'une sortie de crise, nous ramenant dans la norme encore en cours dans le monde.

Si Hollande est délié de ses promesses inconsidérées, enfin, de celles de Martine Aubry, qui les a négociées avec Jean-Vincent Placé, il est permis de douter qu'il ait renoncé à les séduire en en rajoutant. Des concessions sur le nucléaire, les énergies fossiles, et les contraintes sur l'agriculture. Leur appétit est féroce. Pour essayer de les faire revenir, Valls leur a fait des promesses alléchantes. Méfiants, "ils n'y ont pas répondu.

La nomination de Ségolène Royal à "leur" ministère de l'envireonnement, celui qu'ils réclament depuis Mai 2012, ne leur plait pas. Surtout depuis qu'elle a rappelé son hostilité à "l'écologie punitive", fondement du parti vert, et proposé de rééxaminer l'écotaxe, vomie par les bretons, apostats de leurs convictions écologistes, dès lors qu'on a voulu prélever la dite taxe. 

C'est un symptôme de notre passivité en politique. "On" vote selon son coeur, et c'est la tête qui s'aperçoit des vacheries que les élus ont concoctées, à l'intention des électeurs des "autres", et auxquelles les élus locaux, chargés de protéger les citoyens, n'ont pas prêté attention. L'effet de (mauvaise) surprise rend furieuses les victimes, punies de travailler.

D'autres appétits ont donné de la voix, cherchant à intimider leurs obligés, invités par les vainqueurs du scrutin à les prendre en compte. Ils tentent de prévenir une obéissance à la "vox populi", en disqualifiant cette réaction de l'opposition, à laquelle il faudrait au contraire répondre par un déni absolu, sous forme d'une politique vraiment à gauche, passant au dessus de la tête du peuple ingrat. La nomination de Manuel Valls au poste de Premier Ministre, la reconduite de l'essentiel du précédent gouvernement, ont tout pour les enrager.

Si les élections municipales, transformées, envers et contre tous, en votes-sanctions, constituent un avertissement valable pour la suite, la composition du gouvernement, le travers présidentiel rappelé par Cécile Duflot, n'inspirent pas vraiment confiance. Il faut s'en remettre au "on verra", casserole accrochée à ce pouvoir.

Sceptique