L'écotaxe devait-elle être le "denier du culte écologique", ou l'amende infligée à tous ceux qui brûlent du carburant fossile ? L'une ou l'autre fonction étaient possibles. Mais également pas bonnes à dire.

Nicolas Sarkozy, ou un de ses porte-plume, avait laissé entendre que l'argent collecté permettrait de financer des infrastructures de transport remplaçant les routes, écologiquement incorrectes. "On" citait les canaux et les voies de chemin de fer. Le problème, pudiquement chuchoté, est que les écologistes, enthousiasmés par l'écotaxe, ne veulent, à aucun prix, de canaux ou de voies ferrées. À la limite, ils ne pourraient, décemment, protester contre des pistes en terre pour chars à boeufs. Mais, il est trop tôt pour en parler.

"On" a repris l'antienne quand la nouvelle majorité a eu le temps de se pencher sur le sort des quelques sous qui restaient au fond des poches des français. Mais comme les premiers désignés pour casquer étaient les bretons, et qu'ils étaient, depuis peu, de fort méchante humeur, l'écotaxe est sortie en lambeaux du passage à tabac qu'ils lui ont infligée. À l'hosto la taxe! En vie, mais amochée pour un moment.

Elle serait maintenant présentable, mais c'est Ségolène Royal qui l'a en charge. Et elle sait ce qu'il en coûte de déplaire aux électeurs.  Et il n'est pas dans ses idées de les mépriser. Alors, elle cherche à se débarrasser de cette taxe adhésive qui colle aux doigts de qui la touche.

Sa dernière idée est de la faire payer par les Sociétés d'Autoroute, des "dealers" incontournables de la drogue préférée des français. Les dites sociétés ajouteraient quelques centimes au péage payé par les usagers. 

Ils crient fort, ces derniers, mais ils préféreront toujours payer, plutôt que renoncer à rouler. Entre les taxes, TIPP et TVA, et les péages, rien n'a réussi à dissuader les français balladeurs. Les grands départs sont toujours des grands départs. Les "ponts" sont toujours désirés et surchargés.

Par contre, payer sans pouvoir rouler, ça, je ne sais pas, et j'ai des doutes.

Sceptique

*Sur l'air de "Qui a peur du Grand Méchant Loup?", chanson enfantine désormais interdite dans cette version originaire.