Comme je l'ai analysé à l'époque, l'écotaxe, élaborée...laborieusement, sous Sarkozy, et relancée par le gouvernement rose-verts, est tombée sur les bretons en pleine crise économique et sociale. Exaspérés, ils ont tout cassé, et ils ont fait reculer le gouvernement. 

Les spécialistes de la galénique* politique, mis au travail par le Gouvernement, sous la pression des Verts qui tiennent à leur joujou, n'ont pas encore trouvé la potion douce ou le suppositoire apppropriés. Les parlementaires de la majorité sont donc divisés entre ceux qui veulent repartir à l'assaut du Finistère, et Ségolène Royal, ministre de l'environnement, et très "politique", qui ne veut surtout pas qu'une majorité affaiblie se fasse tailler en pièces dans un ultime combat.

Au point où elle en est, il m'est difficile de comprendre que la majorité nouvelle veuille garder, telle quelle, une mesure prise par un gouvernement responsable de tous nos maux depuis Clovis. Mais il est vrai que cette mesure là avait été un cadeau fait à leurs interlocuteurs Verts. Qui, eux, sont toujours pour, et ne récusent pas le caractère nécessairement punitif de toute politique écologique.

Seulement, réchauffement climatique ou pas, les français qui travaillent encore, et font vivre tout le pays avec leur travail, ne comprennent pas qu'on vienne les emmerder, justement parce qu'ils travaillent! Ah, oui, mais ils font du CO2, et de la pollution! Avec l'argent de l'Écotaxe, on pourrait faire creuser des canaux avec des pelles et des pioches, et faire poser, de même, des rails de chemin de fer récupérés sur des voies désaffectées. On retarderait la fonte des glaciers de l'Antarctique, le recul de nos côtes, la reforestation du Mont Blanc.

Le suspense est angoissant. L'armée des anges va-t-elle vendre ses âmes au Diable, celui qui sussure:"Après vous, le Déluge!"? Le Diable a de plus en plus de suppôts, qui, élection après élection, grignotent l'autorité de l'armée des anges.

Mon scepticisme me souffle la réponse: les français ont plus à perdre de ne pas assez travailler, que de trop travailler. Faire le pari, douloureux pour tous les détenteurs de pouvoir, qu'il faut laisser les gens qui travaillent, travailler, au lieu de les persécuter, de les mettre à l'amende.

Sceptique

*La galénique rassemble les manières de préparer les remèdes, en vue d'améliorer leur administration (eh oui!), sans diminuer leur efficacité.