Les résulttats des élections "européennes", destinées à désigner les députés du parlement européen, ont été dévoilés ce soir, à 20 heures. Moins d'une heure auparavant, le taux de l'abstention avait été estimé, à un niveau un peu plus bas que lors des précédentes.

Aux résultats, le Front National est en tête, avec 25% des voix, tandis que l'UMP n'a que 21%, et se console des 10% des centristes. Le PS "fait" autour de 15%, les Verts, autour de 9%, le Front de Gauche 6,5%.

Le jeu habituel est de gonfler ses résultats, d'en retirer des droits au pouvoir majorés. Ségolène Royal reconnait la leçon et les demandes pressantes des électeurs. Le FN pose des exigences outrancières, transforme ses 25%....en majorité!. L'UMP, je l'ai dit, "annexe" le score du proche allié centriste.

Pas question, pour tous (les "autres"), d'accepter un quelconque "leadership" du FN, à partir de ses résultats. Ses dents longues sont "son" problème!

Je craignais le pire. Ma commune rurale de Picardie exprime souvent sa mauvaise humeur en votant FN. Un chouïa au dessus de 50% aujourd'hui!

Pas de panique. Ce vote sanction, plus sévère que celui des municipales, ne bouleverse pas au dela des limites de la commune.

La soirée électorale s'est achevée sur l'intervention de Manuel Valls, Premier Ministre. Le "vent du boulet" a fait serrer les fesses, et a décrassé les neurones. C'était du "présidentiel"...en l'absence du Président . Son programme est clair, limpide, tranché. Pour ses troupes, et pour les autres, c'était nécessaire.

Notre rapport à l'Union Européenne est "notre symptôme". Nous en sommes "malades". La fièvre et les boutons qu'elle nous donne s'aggravent ou s'améliorent sans qu'elle en soit la cause. On ne peut parler que de prétexte.

Sceptique

Note complémentaire: La tribune de Nicolas Sarkozy parue dans le Point ne semble pas avoir modifié les votes de ceux auxquels il s'adressait, en faveur de l'UMP, "son" parti. Quant à l'activisme forcené de Jean-François Copé, il est loin d'avoir été payant. Il devrait passer la main.