Quand le scandale "Bygmalion" et des fausses facturations de l'UMP a éclaté, au lendemain des élections européennes, beaucoup de personnalités de ce parti ont réellement tremblé pour l'avenir de leur formation politique. La crise interne a poussé à la démission son président, Jean-François Copé.

Les prévisionnistes de la vie politique future ont inscrit cette donnée dans leurs équations, et en ont déduit que la présidentielle de 2017 consisterait en un duel entre Marine Le Pen et le candidat socialiste.De quoi mobiliser toutes les grosses têtes de l'UMP et ses militants. 

Mais à gauche, celle qui gouverne, et perd chaque jour quelques points de la confiance du peuple, les rats qui mettent ostensiblement leur gilet de sauvetage sont chaque jour plus nombreux, et bien organisés. Leur conviction est que le désaveu des électeurs qui ont porté François Hollande à la présidence de la République ne s'est exprimé que par l'abstention, et que les succès de l'opposition aux municipales et aux européennes, n'ont de sens que "par défaut".

Il suffirait donc que François Hollande se sépare de son Premier Ministre Manuel Valls, et appelle aux responsabilités ce que la gauche du PS, les Verts, et le Front de Gauche ont de meilleur dans leur "who is who?". 

Sous les applaudissements des français et de Wladimir Poutine. Avec le consentement admiratif des partenaires de l'Union Européenne.

N'y comprenant rien, à son habitude, le Premier Ministre prévient les trublions d'une perspective contraire: un choix "républicain" entre Marine Le Pen et un challenger de l'UMP EN 2017.

On comprend mieux les succès du PMU et de la Française des Jeux* dans notre pays.

Sceptique

*Le gain au jeu est la seule manière juste et honnête de se sortir de l'ordinaire, en France