Non, je n'évoque pas le sort de Danton, ou d'un girondin inconnu, sous la terreur.

C'est le raisonnement d'un républicain américain*, face à la déconfiture possible du pouvoir installé à Bagdad, attaqué par une armée de sunnites formée au nord de l'Irak, et endoctrinée, pour plus d'efficacité, par les djihadistes. 

Se faisant "faucon", s'il ne l'était pas déjà, ce parlementaire américain imagine déjà, que si les américains ne mettent pas le paquet pour arrêter l'ennemi de l'Amérique, l'Irak livré à "lui" sera le lieu idéal pour préparer un nouveau "11 Septembre".

Il semble avoir oublié, s'il l'a su, que le 11 Septembre a été préparé sur le sol des États-Unis, par des terroristes profitant de la liberté "à l'américaine", pour faire tous les repérages nécessaires, et acquérir de solides notions de pilotage. Le reste relève de l'organisation banale. La "cerise sur le gâteau"fut la confiance de la société américaine.

Un tel coup en a fait une bête furieuse, de douleur, et de s'être fait avoir. Elle est maintenant d'une méfiance exacerbée, et elle s'est dotée d'un dispositif de surveillance automatique, palliant aux défaillances de la vigilance humaine. Il n'y aura pas un nouveau 11 Septembre de sitôt.

Si les États-Unis ont quelque chose à faire, maintenant, c'est de contribuer à l'arrêt de la progression des hommes de l'EILL par le concours de leur aviation embarquée, et, plus tard, de revenir sur leur bêtise causale, d'avoir forcé l'ensemble de l'Irak à accepter un gouvernement chi'ite, sous prétexte que les adeptes de cette hérésie de l'Islam étaient majoritaires. Une religion n'est pas une opinion politique, et les guerres de religion ont toujours en vue l'extermination réciproque. Il avait fallu la brutalité turque, puis celle de Sadam Hussein, après l'intermède anglais, pour faire tenir ensemble les communautés de cette région. Il s'est ajouté entretemps l'exacerbation de l'islam, sous ses deux formes, par l'effet de la création d'Israël.

L'Irak de 1918 n'est plus viable sous la forme unitaire. Au mieux, il faudrait aider ses parties à définir une structure fédérale. Mais il est bien tard, après les massacres commis, et les mauvaises habitudes prises..

Sceptique

* Linsay Graham, Sénateur.