Selon les études implacables de l'Inspection Générale des Finances, diligentées par le Ministre en charge, Monsieur Arnaud Montebourg, un scandale vieux d'un siècle et demi, bon poids, est dévoilé: la France, la République française, pour être précis, a créé des diplômes d'études supérieures, imaginés indispensables à l'exercice de professions...responsables. 

Certaines sont d'usage devenu courant, en raison de l'amélioration des conditions de vie. Les professions dites "de santé". Médecins, Pharmaciens, Dentistes. D'autres, auxiliaires, se sont ajoutées, ordonnées par les précédentes (kinés, ambulanciers, infirmiers libéraux). L'ensemble fait déjà s'arracher les cheveux aux gestionnaires de l'assurance maladie. 

Je plains particulièrement le Ministre Arnaud Montebourg de ne pas pouvoir faire grand-chose, de ce côté là du scandale, car, diplômés ou pas, les médecins, les dentistes, et même les vétérinaires (cités, mais pas accablés avec leurs 23% de rentabilité hors-taxes), ne se précipitent vers le travail qui les attend. Le fisc en pleure! Les maires des communes désertées l'ont mauvaise. Et rêvent de travail forcé.

Les professions juridiques, notaires, huissiers, greffiers (hors justice civile et pénale), juges des tribunaux de commerce,  enfin, celles qui sont dans le collimateur du Ministre et de l'IGF, bénéficient, en plus de l'exigence d'un diplôme*, d'un numérus clausus de fait, en raison du nombre limité de charges. De plus, héritables: le fiston doit faire les études "ad hoc" et passer le diplôme pour succéder à papa**.

On notera que les avocats ne sont pas cités. Normal! D'abord, c'est la profession, dans le civil, du Ministre. Ensuite, contrairement aux professions juridiques citées, l'avocat a une obligation de moyens, mais pas de résultats, dont les juges décident. 

Je ne sais pas à quelle fréquence, ou combien de fois, en moyenne, dans sa vie, un citoyen français a affaire à une de ces professions. Rarement plus que les doigts d'une seule main, je pense. Ça le met sur la paille, aux dernières nouvelles. Six milliards d'euros, parait-il. Grosso modo, cent euros par an. 

Dans une première étape, Arnaud Montebourg, épaulé par son ministère, veut réduire à 80 euros cette charge moyenne annuelle. Le comment n'est pas précisé: diminution autoritaire des honoraires, ou TVA à 20%? Chaque citoyen français disposera, de ce fait, d'un beau billet bleu de plus, par an***, par le premier moyen. Et d'un même billet en moins, du fait du second. Car la TVA est à la charge du consommateur.

Que resterait-il, comme solution, pour "rabattre le caquet" de ces diplômés? Lâcher la bride aux escrocs, aux usurpateurs, aux faussaires? Pour toutes ces professions libérales les amateurs frustrés ne manquent pas!

Il est absolument interdit: 1) de rire, 2) de calculer le nombre supplémentaire d'inscrits à Pôle Emploi.

Sceptique

* Avant cette manie du diplôme, l'héritier d'une charge apprenait le métier "sur le tas", auprès du papa, entouré de ses clercs, sans avenir, mais dévoués.

**L'évolution de la société poura faire (si rien ne change) que la transmission se fasse de mère en fille.

***Sauf à supprimer les honoraires, ou à les taxer à 100%, le bénéfice de l'État sera ridicule.