À entendre le porte-parole du SNPL qui vient de "lever" l'avis de grève notifié  quotidiennement au patron d'Air-France et à ses clients, c'est de guerre lasse et de bourse plate, que la décision a été prise.

Il ne faudrait pas croire à un geste limltant la casse de l'entreprise et la gêne des demandeurs de voyages, d'affaires ou de loisirs.

Ce n'est qu'un constat d'échec d'un "dialogue social" accordé à l'employeur et à son actionnaire minoritaire, présumé timoré, l'État*.

L'échec d'un dialogue social est défini par 1)L'absence d'avancée, sous forme d'augmentation des salaires, à temps égal, ou de réduction du temps de travail, à salaire égal. 2) L'absence de recul, sur un projet de ré-organisation, ou de filialisation, annoncé par l'entreprise pour s'adapter à l'environnement évolutif de la profession.

Un dialogue social ne peut être conclu par un oui, oui. Il ne peut garder sa définition qu'au prix d'un non, oui. Le non, non n'est pas prévu. Il sort de la définition.

Le porte-parole du SNPL a bien insisté sur l'absence de signature d'un accord avec la direction. Il lui faut un peu de temps pour refaire ses forces, faire oublier aux autres personnels d'Air-France le chômage technique imposé. Quant aux clients, qu'ils s'adressent à la concurrence! Il n'en manque pas!

Sceptique

*Devenu actionnaire minoritaire après avoir été propriétaire, notre État a des démangeaisons d'ancien patron. Il se mêle de la négociation, donne son avis, suggère, surtout à son successeur, des concessions aux pov'pilotes. En l'occurrence, l'abandon d'une filiale européenne, au profit d'une nationale, contrôlée par le....SNPL. Il est notable que le Premier Ministre et le Ministre des Transports n'ont pas parlé d'une même voix. Obligeant Air-France à céder sur ses projets. L'injonction ferme du Premier Ministre a-elle été déterminante? On ne sait pas.

P.S.:Le Figaro, mieux renseigné que moi, évoque des concessions mineures de la direction pour entamer le jusqueboutisme des pilotes.