Le gag, c'est qu'en raison de départs volontaires, cet abattoir en difficulté dans une Bretagne sinistrée, qui avait été mis en faillite, puis repris, avec un effectif moindre, s'est aperçu, en se remettant en route, qu'il lui manquait dix-sept ouvriers ou ouvrières pour faire face à la charge de travail.

L'émoi négatif fut instantané et général. Comment le repreneur avait-il pu faire endurer un tel choc aux laissés-pour-compte? "On" parla, d'abondance, de stress. Je ne sais pas si "on" songea à constituer une cellule de soutien psychologique. L'affaire fut réglée trop vite, hélas, trois fois hélas, pour les psychothérapeutes désoeuvrés.

Toute honte bue, le repreneur odieux convoqua 17 des anciens salariés désespérés. Ils et elles s'empressèrent de rejoindre leurs camarades. "On" ne les interviewa pas. Na!

Sceptique