J'ai écouté "in extenso" l'entretien  donné à un panel de français ordinaires, par le Président François Hollande. Il s'est fait le même bonhomme sympathique, parfois rigolard, aimable avec tous ses interlocuteurs "civils", sortant parfois de ses gonds avec les harpies des médias.

Il a été mis en face des dures réalités vécues par les français et françaises: le chômage de longue durée des séniors, celui des jeunes diplômés, les affres d'une cheffe d'entreprise performante, qui ne voit encore, ni allègement, ni simplification pour les entreprises nationales, les angoisses d'une ardennaise, constatant l'abandon de son territoire, accompagnant l'effet de la crise, sévère pour ce département au climat dur, abritant de nombreuses industries traditionnelles.

À tous et à toutes, il a promis que ça irait mieux avant la fin de son mandat, que lui et son gouvernement s'activaient à remettre en marche l'activité industrielle, la formation des jeunes et des chômeurs, et y ajoutaient toute la gamme des pansements propres à calmer les douleurs, et à éviter l'aggravation des cas.

Mais il a montré une franche résistance à la mise en cause des comportements des "partenaires sociaux", leur gardant une confiance que le bon peuple n'a plus depuis longtemps. À propos de la France, qu'il continue de porter aux nues "au présent", il ajoute un futur grandiose, la plaçant au premier rang dans tous les domaines.

Y compris dans celui de la casse de tous ses atouts, au nom de la croisade contre le réchauffement climatique, auquel il croit dur comme fer, ou qu'il juge indispensable à la cohésion de sa majorité.

La dose de réalisme que la confrontation à la réalité a semé dans son esprit, n'a pas balayé ses convictions. "Il" a trouvé un adjectif qu'il prononce doucement, comme un souffle: la RÉPUBLIQUE sociale. Il faut se rassurer de ce qu'elle n'est pas SOCIALISTE.

Quel résultat concret peut-on attendre de cet exercice de mi-mandat? Une belle présentation de thanatopracteur, je le crains.

Sceptique