J'aimais la pensée de cette homme, sage et sincère, qui luttait pour un islam moderne, arraché à son intégrisme, dont le caractère défensif, négatif, ne m'a pas échappé. 

Sera-t-il écouté un jour, lui et quelques autres sages, de même ouverture d'esprit, de même tolérance, prônant une conciliation concrète entre les immigrés et les réfugiés musulmans en Europe, et les européens façonnés par le christianisme, dégageant l'avenir des craintes et des désirs réciproques, pain bénit des extrêmes? J'en suis convaincu.

Dans une Europe entièrement laïque*, dans ses lois et son esprit, il n'y a plus de place, heureusement, pour une guerre de religions, d'où que viennent les premiers coups. 

Ce sont les États, et les hommes politiques qui les dirigent, qui portent la lourde responsabilité de maintenir la paix civile, la sécurité réciproque des religions, le travail patient d'une éducation à la tolérance, par plus de savoir, sur sa propre histoire religieuse, sur celle des autres**.

Le "n'ayons pas peur", du Pape polonais  Jean-Paul II, à propos d'un communisme persécuteur, doit s'appliquer à la dérive minoritaire de l'islam intégriste. Il ne gagnera pas, jamais, nulle part. Le temps des conquêtes religieuses ou idéologiques est révolu.

Sceptique

*Il n'y a plus de religion d'état, nulle part en Europe, mais aucune laïcité équivalente à celle qui a été adoptée en France en 1905, contre l'église catholique, majoritaire. Ce qui, paradoxalement, rend les français plus frileux, plus angoissés que les autres. Mais, sur le territoire français, cette particularité doit être respectée par tous. L'Union Européenne n'a pas encore de loi unique sur cette question.

**Pour la même raison, la rigidité de notre laïcité, notre enseignement public est très mal équipé, intellectuellement, pour dispenser cet enseignement. L'abandonnant....aux religieux.