Je n'ai jamais été passionné par les festivités et les grands serments des changements d'année. Un vilain virus s'étant invité à faire un festin dans mes bronches, malgré mes protestations, j'ai fait facilement mon deuil du menu obligatoire de la Saint-Sylvestre. 

J'ai écouté, quand même, plutôt deux fois qu'une, grâce à internet, les voeux et promesses du Président François Hollande. 

Le bla-bla-bla économique? Les effets miraculeux de dispositions entrant en application? "On verra!" La machine économique à la française est tellement lourde, qu'un frémissement est présenté comme un bond en avant. Nous allons, comme tout le monde, profiter de la baisse des cours du pétrole, et de celle de l'euro. À nous de nous engager dans la brèche. 

J'ai apprécié son appel à la concorde, à une sourdine sur nos peurs et nos haines. "N'ayez pas peur", l'invitation du pape Jean-Paul II, je m'en suis emparé. Le temps de conquêtes ou des reconquêtes est révolu, la dictature d'une idéologie ou d'une religion, ça n'a aucune chance. La dernière guerre a démontré la force des démocraties. L'effondrement, ou le pourrissement mafieux, derrière le décor, du communisme, sont la réalité d'aujourd'hui. Derrière les rodomontades de Poutine, il n'y a qu'un seul peuple, naïf et abusé.

Je suis beaucoup plus circonspect sur la candidature de la France au titre de "fille aînée de l'Église Écologique", sous la forme concrète de  sacrifices exemplaires, alors même que pour faire plaisir à son clergé, le Président s'est engagé à sacrifier une centrale nucléaire qui marche encore très bien. Les cubains font encore rouler des américaines des années 1950, en en fabriquant une avec les restes de deux ou trois. Nous n'en sommes pas là! De la fermeture de Fessenheim, on en est à chuchoter. 

Certes, l'année 2014 a été faste aux réchauffistes, après quelques années de vaches maigres. Nos têtes de myopes penchées sur les bulletins météo nous permettent-elles une saine vision de la situation. De toute façon une adaptation à un possible réchauffement, sans culpabilisation morbide, sera plus juste et plus efficace qu'une régression qui ne touchera que les plus faibles. Les mythes de déluge concernent la dernière déglaciation. Ce n'est pas de quelques mètres que les mers et les océans étaient remontés, mais de plus de cent mètres, sans notre aide!

Mon souhait pour 2015, c'est , que tous ensemble, nous essayions d'être....moins cons!

Sceptique