J'oserai le dire: je n'ai pris qu'une fois dans ma vie, des vacances, avec ma famille, dans un village du Club, mais j'y ai pris un plaisr extrême. J'ai regretté qu'il ne fut pas unanimement partagé.

Il y a longtemps que la formule n'est plus de mon âge, mais je ne l'ai jamais dénigrée. Ce sont les goûts qui changent. Pour ceux qui découvrent ce droit, acquis avec l'élévation du "niveau de vie", c'est une prise en charge totale, de tous les instants, une offre pour tous les goûts. À l'auditorium de musique classique, j'étais toujours seul. Le bonheur.

Mais, tout passe, tout lasse. Sur ses lieux de naissance, le Club s'est essouflé, a commencé à perdre de l'argent. Il s'est redressé en apportant son savoir-faire en Chine, où il a rencontré un succès rapide, auprès d'une société laborieuse, qui vendait de tout à tout le monde, sans prendre le temps de souffler. Le Club Med lui a fait découvrir les plaisirs des sports d'hiver, pour commencer. Mais ce n'est qu'un commencement, et ce créneau a attiré l'attention des investisseurs chinois, qui ont de l'argent à ne plus savoir qu'en faire. 

C'est ainsi, que déjà actionnaires, ils se proposent d'acheter le tout, et leur "OPA" a fini par vaincre celle de leur rival italien.

Les acquéreurs chinois n'ont aucunement l'intention de casser leur beau jouet. Ils veulent qu'il leur rapporte encore plus d'argent qu'il leur aura coûté. L'essentiel de la trouvaille française, de son esprit, de son style, sera maintenu, et pour faire plus sûrement, à partir de la France, où sera maintenue la direction.

Le nouveau propriétaire apportera l'argent nécessaire aux investissements prometteurs. Il semble qu'il en reste encore.

Devons-nous être tristes, amers, voyant dans cette vente un signe de notre déclin? 

Nous sommes représentés dans le monde de l'économie par de très grandes entreprises, qui échappent à la voracité de notre État et au marasme de notre économie, car leurs actionnaires, et leurs théâtres d'activités sont en majorité hors de nos frontières. Elles ne remplissent pas nos caisses, mais elles témoignent de notre savoir-faire.

Il est mal traité chez nous, comme tout. Mais tout n'est pas maso!

Sceptique