Réhabilité par sa gestion des attentats islamistes du mois de Janvier 2015, François Hollande s'est montré plus sûr de lui, depuis. C'est un fait récurrent que les événements politiques, survenant en France, ou dans le monde, sont plus faciles à gérer et plus gratifiants que nos handicaps socio-économiques que nous trainons depuis trente ans. 

Après-tout, nos présidents, dont l'actuel, François Hollande, ne se verront reprocher que mollement, ou avec une évidente mauvaise foi, les évolutions négatives d'événements survenus dans le monde, dont ils se seront mêlés par solidarité, ou compassion.

Mais, une fois résolus, ou non résolus, ces événements, ils auront à répondre des malheurs non résolus de notre propre société. Malheurs qu'ils avaient promis de réduire....pour être élus.

Aux trois-cinquèmes de son mandat, plus très loin, François Hollande n'aura amélioré aucun indice de notre économie, frappée de non-compétitivité, et paralysée par la pression réglementariste de l'État. L'hostilité de principe d'une partie de la majorité, et des principaux syndicats de salariés, est toujours vigilante. Ils sont tous intoxiqués* par une théorie mirifique, le marxisme, abandonnée presque partout, pour cause d'inefficacité. 

Malgré le refus obstiné des syndicats "durs", récitant le même catéchisme, François Hollande invoque toujours le "dialogue social", "de sourds" depuis des années. Les patrons veulent faire marcher leurs entreprises, les syndicats "durs (CGT, FO, SUD) veulent la disparition des patrons. Peut-on parler de dialogue? Sans un arbitrage autoritaire de l'État, qu'on attend toujours, il ne se passera rien de global. Les situations réglées grâce à la bonne volonté des autres syndicats, majoritaires en voix, sont exceptionnelles. Il me semble que ces "majorités" possibles ne sont plus sollicitées par l'actuel gouvernement.

La loi Macron, catalogue de mini-mesures, prometteur d'un mini-relâchement des freins de notre vie économique, est détricotée systématiquement par la majorité parlementaire. Les amendements proposés par l'opposition vont à la poubelle sans examen. Ni le président, ni son Gouvernement, n'oseraient forcer la main à leurs députés ou sénateurs. Ces derniers sont redevenus minoritaires, mais le dernier mot appartient à l'Assemblée Nationale encore disponible, avec réserves.

Quand l'effet "Charlie" sera épuisé, le Roi sera nu. "Il" ne dispose que d'un peu plus de 20% d'opinions favorables. Si les français approuvent son volontarisme sur le plan international, ils apprécieraient que leur sort s'améliore. Ils n'attendront pas deux ans pour ouvrir les yeux. Parier sur 2017, sur une menace réelle du FN, contraignant la droite à sauver Hollande, est, pour le moins, léger, léger!

Sceptique

*Il fallait entendre, lors du Politiquement show de Michel Field (LCI), la "profession de foi" de la passionaria Marie-Noëlle Lienemann. Du Karl Marx comme panacée.