Grand émoi chez les pourfendeurs des châtiments corporels, que des parents excédés s'autorisent encore. Le Pape François est venu à leur secours, à l'occasion d'une réflexion à haute voix, sur ce que devait être un père, un homme aimant suffisamment ses enfants pour ne pas être indifférent à leur conduite, soit contraire à la convivialité avec leurs semblables, soit risquée pour leur propre vie. À leur intention, le chef de l'Église Catholique, présumée être celle de la majorité des nations "occidentales", a validé le "qui aime bien chatie bien", et son exprssion courante, la fessée.

Objet du ressentiment à la mode, il faut le rappeler. Ce qui fut fait par les prêcheurs de l'abolition radicale des châtiments corporels, y compris de la classique fessée, non dangereuse, mais...humiliante.

Ce serait à prouver, sous la forme d'une enquête établissant que les meilleurs des hommes (comment les définir?) n'en ont jamais, ou rarement, reçues, par comparaison avec les pires (là encore, comment les identifier?), aux fesses encore cuisantes.

"On" parle des pères, mais la majorité des fessées est administrée par les mères, en première ligne, même encore maintenant, de l'éducation de leurs enfants. Dont la majorité sont "actifs" et, quelques uns, "hyper-actifs". Ce qui n'est pas une sinécure, si "on" tient à leur vie.

Les vrais mauvais traitements sont le fait de parents pathologiques, soit qu'ils n'aiment pas leurs enfants (plus souvent les enfants du conjoint), soit qu'ils répètent les mauvais traitements qu'ils ont eux même subis. C'est l'affaire des intervenants divers, soignants et éducateurs, de dépister la maltraitance, et de s'interposer. L'existence de ces cas ne doit pas conduire à un contrôle étatique systématique de l'ensemble des familles. Il se fait à certaines étapes de "l'élevage", scolarisation, obligatoire, vaccinations, en principe toujours obligatoires, mais auxquelles des parents se dérobent, sous l'influence de rumeurs, mais avec le soutien de médecins.

Homme public, le Pape parle comme pasteur des catholiques, mais aussi à tous les hommes. Peu contestent son autorité morale, la valeur universelle d'une bonne partie de ses commentaires sur les sociétés d'aujourd'hui. Sont discutées âprement les prescriptions liées à la religion, qui sacralise la vie, n'en fait pas la propriété des vivants, mais celle du créateur. Là, il ne s'agit que de formation morale, à la prise en compte des autres, avec lesquels l'enfant vit. 

L'évolution de notre société se fait vers la compétence universelle, sur tout. À ceux qui le sont vraiment, et, en même temps responsables, de ne pas se laisser impressionner par les critiques. "On" n'est pas près de finir de discuter du bout de gras!

Sceptique