À peine en ai-je une idée, en lisant mon journal, en écoutant un bulletin d'information télévisé, qu'au suivant, je ne suis plus sûr de rien. Grâce aux événements dignes d'émotion, comme le suicide du Sénateur Jean Germain, ancien maire de Tours, de la libération, voulue, ou fortuite, d'un otage néerlandais d'AQMI, par nos forces spéciales, nous savons que François Hollande est toujours Président de la République. Que ce n'est toujours pas, malgré les apparences, la mère de presque tous ses enfants, Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement Élargi.

Aux dernières nouvelles, encore, Manuel Valls est toujours Premier Ministre, mais encerclé par ses innombrables ennemis, les patrons, les artisans, les médecins, les commerçants, les ouvriers, les paysans, auxquels se sont joints récemment les personnels de Radio-France et les Aiguilleurs du ciel. J'en oublie, sûrement, mais aussi, je ne lui en souhaite pas plus. Il doit tenir deux ans encore, dans cette fâcheuse situation.

De temps en temps, pour desserrer l'encerclement, il lance un feu d'artifice, qui distrait l'ennemi. Ainsi, en direction du patronat, échaudé et méfiant, une proposition de crédit à l'investissement, adossé à un raccourcissement de l'amortissement des machines améliorant le rendement, comme les robots. Ça retire des emplois peu qualifiés, mais ça en crée de très qualifiés, pour leur utilisation et leur maintenance. Mais les patrons font la moue. Ça ne fera que différer le paiement de l'impôt qui sera du à l'État affamé.

En direction des automobilistes, confondables avec les électeurs à 99% ou pas loin, il annonce que les péages payés aux sociétés d'autoroutes n'augmenteront pas pendant deux ans. C'est Ségolène Royal qui a imposé ça aux concessionnaires, faute de pouvoir confisquer tout simplement les installations concédées. C'est elle qui a ajouté, de sa propre autorité, une deuxième année de blocage des péages.

Toujours à son propos, c'est à Elle, et à Elle seule, que revient le droit d'intervenir sur la circulation dans Paris, sérieusement polluée en cette période anticyclonique. Paris est victime, on le sait, d'une circulation automobile uniquement "de fantaisie", que la municipalité voudrait bien interdire purement et simplement. Mais les conducteurs fantaisistes sont aussi des électeurs, et Madame Royal ne veut pas se les mettre à dos.

Un énorme doute, semé par les services de la Garde des Sceaux. La demande circonstanciée adressée au Parlement Européen pour obtenir la levée de l'immunité parlementaire de Jérôme Lavrilleux, élu député européen juste avant sa révélation de l'affaire "Bygmalion", du nom de cette société qui a fourni toutes les prestations de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2012. Les demandes du candidat dépassant les limites fixées par la loi, le supplément aurait été dissimulé sous forme de fausses factures de commissions bidon, payées par l'UMP, le parti du Président candidat. Dénonciateur, mais complice, le député européen se trouve à l'abri de son mandat. Il fallait fournir un argumentaire au Parlement Européen pour qu'il lève l'immunité du français.

Il parait que cet argumentaire n'est fait que de coupures de presse, et conclut sur le rôle essentiel de Jérôme Lavrilleux dans l'élection à la fonction de Président de la République, en Mai 2012, de....Nicolas Sarkozy!!!

Le doute, toujours le doute!

Sceptique*

*Dans la foulée, je conseille la lecture de l'article de Arnaud Leparmentier, "La France, une Grèce qui s'ignore", publié par le "Monde" daté du 9 Avril 2015. Pas triste!