Il serait établi que chaque famille* jette en moyenne 20 kgs de nourriture, présumée consommable, par an. Quelqu'un, au gouvernement, a réalisé que ce fait d'une société appauvrie, mais pas encore dans la misère, pouvait nourrir...une action de diversion. Dont la majorité de François Hollande a un formidable besoin. 

Cette action là a l'avantage d'avoir une odeur propre à rameuter l'allié écologiste, qui batifole au milieu des paquerettes printanières. Il les compte et les recompte.

La même statistique précise que ce sont les familles qui commettent ce sacrilège. Quand on voit ce qu'elles font à la majorité, il ne peut être question de les provoquer davantage. Elles fuiront, ou elles mordront.

La diversion se fera donc contre les grandes surfaces, qui seront considérées comme responsables. 

Bien qu'il soit patent que la plupart s'empressent de donner aux organisations caritatives leurs surplus non commercialisables, mais encore consommables, leur impossibilité de fuir ou de se révolter a dicté leur choix comme cible de la croisade en marche. "On" va faire une loi rendant obligatoire la cession des surplus aux organisations caritatives. 

Ça fera des emplois, car il faudra créer un corps spécial de fonctionnaires pour contrôler la bonne marche-au-pas des bons coupables.

Mais, revenons à la Raison, un instant...pas trop long. Les familles françaises produisent UN kilogramme d'ordures ménagères par habitant et par an. Cette quantité plafonne grâce à tous les efforts de tri sélectif. 365 kgs par an et par habitant. Plus d'une tonne pour une famille avec un enfant. Si on rapporte les 20 kilogs gaspillés à la tonne produite en moyenne, on obtient le pourcentage de 2% de "gaspillage" au maximum.

Observons que ce poids d'ordures ménagères, contenant ou non de délicieuses denrées, n'était évalué au Moyen-Âge qu'à un kilogramme par an et par habitant, et au moment de "l'invention" du Préfet Poubelle, de quelques dizaines de kilogs. 

Comment faisaient-ils, nos géniaux ancêtres? Plus pauvres, ils n'achetaient que l'indispensable et accommodaient les restes. Ne partant pas en vacances, ils nourrissaient des poules ou un cochon, qui se transformaient en nourriture fraiche et saine**. 

Interdire les vacances, rendre obligatoire la possession de poules ou d'un cochon, au choix, selon la religion, voilà qui plairait aux directeurs de conscience patentés!

Chiche? Eh, non, puisqu'on vous dit qu'on choisit la bêtise!

Sceptique

*Bien que le terme de "foyer fiscal" soit moins limité que "famille", je suis plus à l'aise avec le mot "famille".

**Que deviendront les règles d'hygiène transcrites dans les normes de fraicheur et de conservation des aliments périssables, après ce constat qu'elles "poussent au crime"? Il y aura une logique à les supprimer, car elles maintiennent en bonne santé ou en vie des consommateurs trop nombreux, et consommant trop, et portent atteinte au principe d'égalité entre les espèces vivantes.