La Cour de Justice de l'Union Europénne, dont la compétence en matière de science et de médecine est universellement admise, a tapé du poing sur la table, pour que la France lève l'interdiction des dons du sang par les homosexuels. L'injonction semble accueillie avec soulagement par certains de ceux qui se croyaient obligés de leur refuser les dons de sang, pour tous les usages connus. Elle a rencontré, du côté des responsables politiques d'aujourd'hui, un désir de se conformer aux idéaux permanents de la majorité de gauche. Leur ancienneté leur a conféré un statut de Vérité.

Donc, une Vérité va en supplanter une autre: la fréquence de l'infection par le VIH dans la population masculine homosexuelle est évaluée entre 8 et 20% de cette population. On compte 3000 nouvelles contaminations annuelles.

Dans l'état actuel de prohibition, le risque d'une contamination par transfusion est évalué à 1 sur 2millions 900mille dons, accident rattaché à des rapports non protégés dans les jours précédent le don.

Pour ne pas affoler les potentiels receveurs par une telle levée des précautions, les apprentis-spécialistes de la transfusion sanguine, prévoient une franchise de douze mois pour les candidats au don, reconnaissant des rapports non protégés multiples dans les jours précédant leur demande. Le calcul du risque à partir de ce changement le multiplie par 4 . Soit, une contamination produite par un prélèvement sur 700.000. "On" se rassure en prenant exemple des pays qui ont déjà assoupli leur réglementation.

Oubliés, les procès intentés au nom des victimes de contaminations par des transfusions ou par des fractions sanguines, et le sort inéluctable des victimes à l'époque. Je serais étonné que les victimes de nouveaux "accidents" et leurs défenseurs soient plus indulgents avec les auteurs de ces mesures politiquement correctes, mais scientifiquement absurdes.

La liberté s'arrête où commence celle des autres. Il faut que les apprentis sorciers se ressaisissent, qu'ils abandonnent ce projet.

Sceptique