Notre connaissance de l'univers est depuis longtemps assez avancée, pour que nous puissions imaginer, en raison du nombre, à l'échelle du milliard, de "systèmes solaires" possibles, qu'il existe d'autres mondes que le nôtre, où la vie, phénomène lié à des conditions particulières, a pu apparaitre.

L'évolution de la biosphère terrestre, qui nous concerne, et que nous commençons à connaitre plutôt bien, comporte une logique, que nous a légué Jacques Monod: "la vie est apparue par hasard, et s'est perfectionnée par nécessité". La vie est compétition, avec tout ce qui la menace, et la compétition sélectionne le plus adapté.

En admettant que les conditions d'apparition de la vie sont restreintes, nous privilégions dans nos recherches les "exo-planètes" dont la masse et la distance à leur soleil sont compatibles avec la rétention d'une atmosphère et de l'eau à l'état liquide. Leur forme sphérique suffit à l'existence de régions humides et chaudes où une vie a pu apparaitre, comme nous avons le droit de le supposer pour notre terre.

Ça fait bien vingt ans que les astronomes chasseurs d'exoplanètes scrutent le ciel lointain, en dépistent par des moyens indirects, et peuvent même estimer leur distance à leur soleil et leur grosseur. Jusqu'à présent, il fallait vraiment se forcer pour imaginer une vie possible. Un nombre infime approchait des exigences requises.

Mais comme les systèmes possibles, dans notre galaxie, se chiffrent par milliards, les astronomes n'ont pas baissé les bras.

Enfin, la NASA en a trouvé une très présentable, dont le volume, la masse, et la distance à son soleil, très proche des 150 millions de kilomètres, autorisent la comparaison avec notre terre, celle de la température moyenne de la surface (14 degrés centigrades) et la sauvegarde, par sa force de gravitation, de son eau et de son atmosphère. Rappelons-nous que c'est la vie végétale qui a transformé notre atmosphère, la rendant respirable par les animaux évolués que nous sommes.

Cerise sur le gâteau, ce système planétaire serait notablement plus âgé que le nôtre*. J'en connais qui en déduiront que l'espèce intelligente, qui y tient notre place, a un degré de développement technologique très supérieur au nôtre, et qu'il faut s'attendre à en recevoir la visite!

Hélas, ne délirons pas! Ce système solaire et sa planète miracle sont à mille quatre cent années-lumière du nôtre, et comme la vitesse de la lumière est indépassable, mais aussi, hors d'atteinte par un mobile de notre fabrication, nous devrons nous contenter d'imaginer nos semblables, comme nos cinéastes de science-fiction savent si bien le faire.

Sceptique

* "Ils" sont peut-être déjà cuits dans leur jus, asphyxiés par leur CO2, comme "on" nous le promet!