Pendant vingt-quatre heures, plus ou moins, le véritable siège du pouvoir s'est installé de part et d'autre de l'autoroute A1, au niveau de la sortie 12, desservant la commune de ROYE (80700). Le gouvernement provisoire, formé par les nomades dont un des membres a "pété les plombs", et tué trois membres de la communauté, plus un gendarme qui intervenait sur ordre, a posé un ultimatum au gouvernement officiel, que nous situons habituellement à Paris, pour qu'il fasse accorder une permission de sortie au fils, et au neveu, d'une des victimes, emprisonnés à Amiens pour des délits communs, assez graves, à l'époque des faits, pour mériter la prison à bonne dose.

Le début de la réponse à l'ultimatum ayant été contrarié par le Juge d'application des peines, la réponse de notre gouvernement provisoire a été de bloquer dans les deux sens le trafic de l'autoroute, créant la pagaille qu'on peut facilement imaginer. Il a fallu que notre République fasse appel de la décision du juge du siège, et obtienne une décision contraire du Tribunal d'Amiens. Décision propablement plus, de "raison", que de droit.

Le gouvernement provisoire, satisfait, s'est retiré dans sa capitale au nom prédestiné, laissant l'autoroute "hors-service" pour quelques jours.

Notre gouvernement officiel s'est bien gardé de cocoriser* sur l'événement, laissant à la presse et à ses lecteurs, outrés, l'exclusivité de l'indignation. J'espère que notre Président et ses principaux Ministres n'ont pas ouvert leurs ordinateurs. Ça siffle dans les revues de presse.

Ça n'ira pas plus loin. Le peuple est résigné. Il attend le tour suivant, qui pourrait être pire. 

Sceptique

*néologisme fabriqué par mes neurones, mais pour lequel je vois un avenir!