J'ai la plus grande estime pour cette oeuvre humanitaire, symbole de la non-indifférence française. Je la soutiens depuis des années.

Mais le dossier du drame, publié par le Monde daté du 9 Octobre 2015 est clair. L'appui aérien a été demandé par le commandement afghan, informé de tirs talibans en provenance de l'hôpital. Si un hôpital est un site préservé pour une armée régulière, il devrait l'être aussi pour n'importe quel combattant. 

Dans un échange de tirs, il est souvent dificile de savoir de quelles directions ils proviennent. La confusion est facile. Les combattants tirent devant eux, pour se rassurer. 

Quant à l'avion de combat, de nos jours volant à une vitesse inadaptée à l'appui au sol précis, il est pris en charge par un guidage à distance. L'avion reçoit ses instructions de tirs ou de lâchers de bombes d'un centre de commandement automatisé, informé par les satellites militaires. Le pilote s'occupe de maintenir son avion en l'air, son armement est assisté par le système de guidage.

On sait que la technique acquise permettrait la complète prise en charge de l'aeronef et de son armement, à partir du sol, à distance. Pour des raisons de fierté, les militaires sont réticents à cette évolution vers la robotisation de la guerre.

En attendant, la perception par le pilote de ce qu'il fait est sûrement très sommaire. Sa tâche de maintenir en vol son appareil doit le monopoliser.

Les américains, jusqu'au plus haut niveau, se sont confondus en excuses. La faiblesse de leur allié afghan les oblige à intervenir dans les batailles, imposées par l'ennemi tenace, qui veut reprendre le pouvoir. Les conflits d'aujourd'hui réalisent le mélange de la guerre éternelle et du jeu vidéo.

Je ne suis pas sûr qu'un simple jeu, sans morts, civiles et militaires, sans destructions, satisferait les hommes. La gloire leur manquerait.

Sceptique