Tout indique que le "dialogue social" entamé depuis deux jours est toujours dans le monologue bilatéral. Les représentants du personnel attendent patiemment que la direction, et les actionnaires représentés par Manuel Valls, se rangent sagement à leur avis. Réduction de voilure si la direction y tient, mais sans licenciements. Cela fera une réduction du temps de travail sans réduction de salaire.

L'augmentation à prévoir du déficit* reste, bien sûr, l'affaire de l'employeur. L'État, qui l'est, partiellement, aura sa part. Le peuple français doit en être solidaire. 

Il y a un exemple....exemplaire, l'impôt sécheresse. Les français avaient été invités à une quête obligatoire pour secourir les professions agricoles, assurément victimes de l'avatar climatique. Le temps n'était pas encore à l'imputer aux gabegies des peuples développés. La solidarité, seule, a été invoquée.

De nos jours, il est licite d'accuser l'homme, en bloc, de ce qui ne va pas dans le monde. La France en fait partie, les français, par cela même.

Je suggère donc aux parties du litige, la compagnie Air France, et les agents exploités, de souffler au patron "de facto", d'instituer... un impôt "Air France". Chaque citoyen majeur serait taxé du montant d'un billet représentant un nombre de kilomètres à définir entre les parties, permettant le rééquilibrage des comptes. 

Le lieu de résidence du contribuable serait considéré comme le lieu de départ. La présence d'un aéroport n'a rien d'indispensable. La destination, encore moins. Aucun impôt ne doit faire rêver.

Mieux, l'absence d'une destination, décharge, symboliquement, la compagnie et son personnel de leur responsabilité d'arrivée à bon port. Le passager fictif est supposé disparaitre au terme du parcours, pour un an, renouvelable aux mêmes conditions.

Ce coup de main national** ne peut qu'apaiser le conflit aigü déclenché par la maladresse de la Direction, et rassurer les personnels de toutes les catégories. Quant à la concurrence des autres compagnies, elle cessera d'être un problème.

Sceptique

*Pour la première fois depuis longtemps, le compte d'exploitation a dégagé un bénéfice. Quelle sottise de l'avoir claironné! Même à 0,01% du chiffre d'affaires, il ôtait toute raison de se lamenter.

**Cette "distorsion de concurrence" ne sera pas du goût de Bruxelles, mais nous sommes braves!