Le "Monde", daté du Dimanche 20 Décembre & Lundi 21 Décembre 2015 publie une "lettre ouverte", ou une supplique, de François Fillon, l'ancien premier ministre du quinquennnat de Nicolas Sarkozy, adressée au Président de la République, François Hollande.

Dans ce texte écrit avec gravité, François Fillon expose l'état alarmant de nos agents économiques de base, entrepreneurs, artisans, paysans, ne gagnant pas leur vie malgré leurs heures de travail, celui des millions de chômeurs, sans espoir d'une quelconque reprise, fondée sur un retour de la confiance, celui de deux millions de jeunes, qui ne sont, ni à l'école, ni en formation, ni au travail. 

Cet état de la France explique les désastreux résultats des élections, en particulier des dernières, les Régionales, qui ont nécessité des contre-feux politiques pour éviter un triomphe du Front National, le rassemblement des mécontents.

La poursuite de cette "montée", premier symptôme de la "descente", rend incompréhensible l'immobilisme du pouvoir, en particulier sur les verrous législatifs de toutes sortes qui affectent, par leur excès en nombre et la rigueur de leurs effets, l'activité marchande, le moteur de tout le reste. La reprise d'embauche de fonctionnaires, l'absence de rigueur financière, alourdit nos handicaps, notre endettement, artificiellement masqué par le bas niveau des intérêts. Si ceux-ci remontaient, nous nous retrouverions étranglés.

L'insécurité ressentie par les français est encore niée par une partie de la majorité du Président de la République. Le respect des"droits fondamentaux" est brandi, face aux demandes d'une prévention plus efficace.

Il s'ajoute à ces maux spécifiquement français les actions terroristes menées par l'État Islamique, installé en Syrie et en Irak, principalement, qui envoie sur notre sol ses recrues françaises, dûment conditionnées et formées pour tuer en nombre des civils. 

La dislocation, encore seulement morale, de l'Union Européenne, contribue à la vulnérabilité générale, au chacun pour soi.

C'est un resaisissement, un plus d'autorité, d'actions nationales sur nos maux, d'actions internationales sur les dysfonctionnements de l'Union Européenne, que demande François Fillon.

On ne peut qu'approuver.

Sceptique